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26 Jan 2024 | Observatoire
 

Les adolescents s’assagissent en France : ils consomment de moins en moins de tabac, alcool et cannabis, des résultats « encourageants » voire « spectaculaires », selon des spécialistes qui n’observent pas pour l’heure de « transfert » vers d’autres addictions.

« Les résultats sont globalement encourageants », a déclaré, ce 25 janvier, Guillaume Airagnes, directeur de l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) au cours d’une présentation à la presse d’une enquête sur l’usage de substances psychoactives chez les collégiens et lycéens (voir 25 janvier). C’est ainsi que débute une dépêche AFP, signée Olga Nedbaeva, que nous reprenons. Lire la suite »

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21 Jan 2024 | Institutions
 

1 adulte sur 5

Proportion des fumeurs (ou consommateurs des dérivés du tabac) par rapport à la population mondiale adulte, en 2022. En 2000, la même évaluation faisait ressortir la proportion d’ 1 adulte sur 3. D’après l’OMS (voir 19 janvier).

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19 Jan 2024 | International
 

Le nombre d’adultes qui consomment du tabac dans le monde a régulièrement baissé ces dernières années, se réjouit mardi l’Organisation mondiale de la Santé qui prévient que l’industrie ne désarme pas.

C’est ainsi que débute dépêche AFP, signée Nina Larson, que nous reprenons.

En 2022, environ un adulte sur cinq dans le monde fumait ou consommait des dérivés du tabac, contre un sur trois au tournant du millénaire, a rappelé l’OMS dans un nouveau rapport. Elle y examine les tendances de la prévalence du tabagisme entre 2000 et 2030. Les données montrent que 150 pays ont réussi à réduire la consommation de tabac.  Lire la suite »

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29 Déc 2023 | Institutions
 

L’année qui s’achève a charrié son lot de flops, d’échecs et autres plantages. Celui du résultat effectif du Mois sans Tabac 2023 compte parmi ces flops, passés inaperçus des grands médias d’ailleurs.

Et pour cause, son bilan est tombé au moment des annonces fracassantes du nouveau Programme national de Lutte contre le Tabac (hausse de fiscalité, paquets génériques pour le vapotage, extension des zones non-fumeurs … / voir 28 novembre).

Quoi qu’il en soit, il y aura eu seulement 157 576 inscrits sur le site Mois sans Tabac en ce mois de « novembre sans tabac » (voir 11 décembre). C’est un recul par rapport à l’édition précédente (162 012 inscrits) alors que l’objectif officiel était de faire « aussi bien », voire « mieux » (voir 21 octobre). Il s’agit du plus mauvais résultat depuis la mise en place du « Mois sans Tabac « il y a 5 ans (hors années Covid / voir ci-dessous). Lire la suite »

24 Déc 2023 | Vapotage
 

« Les Français sont encore plus de 12 millions à fumer et la part des femmes a considérablement augmenté. La France est le second pire pays de lUnion Européenne en matière de tabagisme. À égalité avec la Bulgarie et juste derrière la Grèce. Si lon ne peut pas dire que la politique anti-tabac en France a été un échec, force est de constater quelle na pas fonctionné … »

Communiqué du CPV / Collectif des Professionnels de la Vape pour la santé publique (voir 20 décembre).

20 Déc 2023 | Vapotage
 

Le Gouvernement a publié son Plan National de Lutte contre le Tabagisme (PNLT / voir 28 novembre). Pour le Collectif des Professionnels de la Vape pour la santé publique (CPV), ce plan nest ni assez ambitieux, ni assez audacieux.

Son impact sera donc marginal. En se privant du recours à la cigarette électronique, véritable « game changer » dans la lutte contre le tabac, il se prive d’un outil efficace pour faire régresser le nombre de morts en France qui s’élève à 75 000 par an. C’est ainsi que s’entame un communiqué du Collectif des Professionnels de la Vape pour la Santé publique (voir 10 novembre, 13 et 4 octobre).

•• La lutte contre les méfaits du tabagisme a presque 50 ans. C’est en effet la loi Veil du 9 juillet 1976 qui a initié une mobilisation résolue et constante des pouvoirs publics contre un fléau qui tue 75 000 personnes chaque année en France. Loi après loi, le tabagisme a été combattu, circonscrit, endigué et stigmatisé. Campagnes de prévention, mentions sanitaires, interdictions de faire de la publicité et de fumer dans certains lieux, paquets neutres, augmentation des prix, aides à l’arrêt … Tous les leviers ont été actionnés. Pour quels résultats ?

Le principal succès de cette politique est à notre sens d’avoir réussi à « dénormaliser » le tabac. Tout le monde sait désormais que le tabac tue et pollue. La cigarette pâtit d’une image très négative, voire carrément ringarde.

•• Dun point de vue quantitatif, les résultats sont bien plus mitigés.

Si l’on s’en tient aux chiffres de Santé Publique France, la prévalence tabagique (usage occasionnel ou régulier) en France est passée de 42 % en 1974 à 32 % en 2022. C’est incontestablement un progrès. Pour autant, cette baisse s’est essentiellement produite dans les années 70, 80 et 90. Depuis 5 ans, la prévalence tabagique a même légèrement augmenté. Les Français sont encore plus de 12 millions à fumer et la part des femmes a considérablement augmenté. La France est le second pire pays de l’Union Européenne en matière de tabagisme. A égalité avec la Bulgarie et juste derrière la Grèce…

Si l’on ne peut pas dire que cette politique a été un échec, force est de constater qu’elle n’a pas fonctionné.

•• Les raisons sont multiples. Laugmentation des prix par exemple, a fait exploser le marché parallèle.

25 % des cigarettes consommées en France ne sont pas achetées chez les buralistes qui en ont pourtant le monopole. Commerce transfrontalier, contrebande, contrefaçons… les moyens de se procurer du tabac à prix réduit se sont multipliés. Les mineurs quant à eux continuent à pouvoir acheter des cigarettes sans aucun contrôle efficace alors que c’est strictement interdit.

La France se distingue une nouvelle fois par son incapacité à faire appliquer les lois dont elle se dote. On le voit bien, toutes les mesures prises contre le tabagisme, y compris dans la énième version du nouveau Plan National de Lutte contre le Tabagisme (PNLT) sont condamnées à n’avoir qu’un effet marginal sur la consommation globale.

•• Alors que faire pour véritablement changer la donne ? Comment franchir un cap ? Comment réduire drastiquement la prévalence tabagique en France ? Y a-t-il une mesure miracle à laquelle personne n’aurait encore jamais pensé ? Un changement de paradigme ?

Loin de nous la prétention d’apporter LA réponse. Il nous semble néanmoins qu’un levier essentiel n’a jusqu’à présent jamais été mobilisé. Il sagit de privilégier une stratégie de santé publique pragmatique et efficace fondée sur la réduction des risques et mobilisant linstrument le plus efficace jamais inventé pour réduire le nombre de fumeurs : la cigarette électronique.

Sans combustion donc sans fumée, la vapeur de la cigarette électronique contient 99% de substances toxiques en moins que la cigarette traditionnelle. Elle permet au fumeur de se sevrer sans douleur grâce à la nicotine qu’elle lui délivre. Elle permet de conserver un geste dont le fumeur a tant de mal à se départir. Ses arômes permettent d’éloigner le fumeur de l’odeur du tabac. Et en plus elle est beaucoup moins onéreuse ! Certains pays lont bien compris. En Grande-Bretagne, où les autorités de santé encouragent massivement le recours à la cigarette électronique, la prévalence tabagique est passée de 20% à 13% en moins de 20 ans.

•• On nous opposera le principe de précaution. Mais le principe de précaution ne devrait-il pas au contraire nous amener à privilégier la cigarette électronique ? Certes il est à ce jour impossible de dire qu’elle est absolument inoffensive. Mais quand on sait que l’Institut National du Cancer (INCA) déclare que les substances cancérigènes des cigarettes classiques « n’existent pas à des taux significatifs » dans les cigarettes électroniques et que, à notre connaissance, personne n’en est jamais mort, on peut raisonnablement s’interroger quant aux raisons d’une telle méfiance. Entre la certitude de 75 000 morts par an à cause du tabac et la possibilité de sauver 75 000 vies grâce à la cigarette électronique, le principe de précaution ne devrait-il pas nous amener à encourager cette dernière ?

On nous dit que la cigarette électronique est devenue une véritable « épidémie » chez les jeunes et qu’un « effet passerelle » les amènerait à vapoter pour ensuite devenir des fumeurs. Absolument aucune étude n’en atteste. Au contraire. Toutes les études disponibles démontrent que la vape éloigne les jeunes du tabac. Il n’y a pas d’effet passerelle mais au contraire un effet ombrelle ! Selon une étude de la FDA américaine, 73% des jeunes vapoteurs étaient auparavant des fumeurs.

C’est le tabac qui les a amenés à la vape et non l’inverse. Selon la dernière enquête ESCAPAD de l’OFDT, qui va même jusqu’à se demander si la cigarette électronique pourrait constituer une alternative au tabac chez les jeunes, il n’y a jamais eu aussi peu de fumeurs de tabac dans cette classe d’âge. Une étude universitaire française financée par l’INCA et publiée en octobre 2023 a démontré qu’il y avait une stabilité, et même une légère baisse, du vapotage chez les jeunes et qu’il n’y avait par conséquent ni épidémie de vapotage ni effet passerelle avéré.

•• Que dire en conclusion ? Bien évidemment qu’il faut interdire les cigarettes électroniques jetables qui sont une hérésie écologique.Bien sûr qu’il faut faire appliquer la loi actuelle qui dispose que les produits du vapotage sont interdits à la vente aux mineurs.

Évidemment quil faut continuer à lutter ardemment contre le tabagisme. Mais si nous voulons véritablement réussir dans cette entreprise, si nous voulons avoir un véritable impact dans la lutte contre le tabac, alors il est temps de changer de paradigme et davoir recours linstrument qui peut véritablement changer la donne : la cigarette électronique.

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18 Déc 2023 | Profession
 

Une nouvelle hausse du prix des cigarettes et l’extension des « espaces sans tabac » … Parmi les mesures du nouveau Plan national de Lutte contre le Tabac (voir 28 novembre), celles concernant la hausse des prix du paquet font réagir les buralistes. Explications avec Jérôme Récapet, président de la fédération Béarn et Soule des buralistes dans La République des Pyrénées.

R. P : Rendre le paquet de cigarettes moins abordable, est-ce une bonne stratégie anti-tabac ?

Jérôme Récapet : Non. Quel est le but ? Mettre le paquet à 15 euros, 20 euros? 30 euros aussi pourquoi pas ! Ce nest pas du tout une bonne idée. Car si nous constatons avec satisfaction pour la santé publique quil y a de moins en moins de fumeurs -moi le premier- et que nous convenons tout à fait que le tabac ne soit  pas bon pour la santé, ce nest pas en augmentant le prix que lon résout quoi que ce soit.  La preuve : la vente parallèle de tabac a explosé.

Cette décision aura donc pour conséquence de rendre le trafic démentiel parce quil y a encore 12 millions de fumeurs et quils ne pourront pas arrêter du jour au lendemain …

R. P : Quels sont les chiffres des ventes parallèles de tabac ?

J. R. : Dans les Pyrénées-Atlantiques, ce sont 55 % des cigarettes consommées qui ne sont pas vendues par les buralistes. Cest énorme ! Et sur le plan national, on est à 30 %. Cest le confinement – et la fermeture provisoire des frontières – qui nous a permis de révéler clairement ces chiffres et de démontrer ainsi lampleur du trafic sur notre territoire. À lissue de cette période, l’État avait récupéré trois milliards de plus. Et à titre dexemple, le dernier mois de confinement, javais fini à plus 93 % de vente de tabac ! Je ne savais même pas que certains de mes plus fidèles clients pour d’autres produits étaient fumeurs !

R. P : Que redoutez-vous avec cette nouvelle stratégie anti-tabac ?

J. R. : Une contrefaçon en recrudescence qui inquiète. Car les réseaux mafieux ont désormais investi dans ce marché très lucratif. Cinq usines illégales ont été démantelées dernièrement en France. Quant aux Douanes, elles arrêtent même des convois de tabac brut ou dimprimés permettant de reproduire lemballage des paquets de tabac. Cest un phénomène très récent, d’à peine 24 mois. Imaginez ce que cela va faire dans deux ans ! Il y aura des plateformes de trafic, des territoires réservés comme pour les réseaux de drogue.  Lire la suite »

16 Déc 2023 | Observatoire
 

En plus d’être discutable, le dernier plan anti-tabac du gouvernement présenté par Aurélien Rousseau (voir 28 novembre) écrase, aussi, notre libre arbitre. C’est ainsi que démarre un éditorial signé par l’essayiste et journaliste scientifique Peggy Sastre dans Le Point.fr.

En la personne d’Aurélien Rousseau, ministre de la Santé et de la Prévention, le gouvernement vient de présenter son nouveau plan anti-tabac. Le Programme national de Lutte contre le Tabac 2023-2027, mis en œuvre sous la double égide des ministères de la Santé et des Comptes publics, ne vise rien de moins qu’à « bâtir la première génération sans tabac à l’horizon 2032 ».

Un projet, nous dit-on, conforme aux souhaits du président de la République traduisant un combat contre un « fléau sanitaire » et tenant d’une « priorité de santé publique portée par le Gouvernement ».

Certaines mesures – hausse de la fiscalité, et donc du prix plancher du paquet, annoncé à 13 euros en 2027 – sont désormais habituelles, mais d’autres, pour parler poliment, étonnent. Notamment celles rassemblées dans le troisième « axe » du programme gouvernemental, dont l’objectif serait de « préserver notre environnement de la pollution liée au tabac » en luttant à la fois « contre le tabagisme passif et contre les effets néfastes du tabac sur l’environnement ».

Pour ce faire, nos dirigeants proclament l’instauration de « nouveaux espaces extérieurs à usage collectif libérés du tabac ». Exit donc la clope et la vape dans les parcs, forêts, abords des bâtiments publics et a fortiori des établissements scolaires et sur les plages.

•• Retour du maximalisme biopolitique et hygiéniste

Même si les liens entre tabagisme passif et problèmes de santé étaient avérés (ils le sont en réalité bien moins solidement qu’on pourrait le penser), les évoquer en cas de consommation de tabac chauffé ou vaporisé à l’air libre n’a pas lieu d’être. On perçoit dès lors quel est le seul et unique risque sanitaire que de telles mesures entendent endiguer : celui que l’individu fumeur choisit de prendre sur lui-même.

Et revoilà … le gros État papa, maman, nounou qui s’englue dans son maximalisme biopolitique et hygiéniste. Le même qui n’est jamais plus heureux que lorsqu’il fait les gros yeux à ses « administrés » pour leur expliquer comment ils doivent se comporter, y compris et surtout lorsque aucun tiers n’est éclaboussé par leurs « déviances ».  Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Plan anti-tabac : « entre enjeux sanitaires et recul des libertés » (Peggy Sastre)  ,
14 Déc 2023 | Observatoire
 

L’économiste et président de lInstitut Santé (organisme de recherche dédié à la refondation du système de santé) était invité ce 13 décembre à commenter sur franceinfo la hausse des prix au 1er janvier 2024 (voir 12 et 13 décembre). Il a dénoncé notamment une politique de santé publique « à 99 % centrée sur le curatif ».

franceinfo : Le paquet de 20 cigarettes, pour de nombreuses marques, va passer de 11 à 12 euros. Est-ce que c’est de nature à faire renoncer beaucoup de fumeurs ?

Frédéric Bizard : De façon relative oui. Il y a une corrélation entre le prix des cigarettes et la baisse de la consommation, c’est incontestable. Mais corrélation n’est pas causalité. On ne peut pas faire de la hausse des prix, l’alpha et l’oméga d’une politique de lutte contre le tabac. Si vous augmentez de 10 %, en théorie, vous baissez la consommation de 4 %. Mais on voit que ces théories dépendent du contexte. En France, depuis cinq ans, on a augmenté à peu près de 37 %, le prix du paquet de 20 cigarettes est passé de 8 euros à 11 euros. On aurait dû avoir une baisse de 15 %, on a eu une baisse de 5 %.  Lire la suite »

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