Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

    1. C’est plus précisément le ministre de la Santé thaïlandais, Pattana Promphat, qui l’a fait savoir.

Et ce sont ses services qui préparent le texte s’inspirant de ce qui vient d’être adopté au Royaume-Uni (voir 22 avril 2026) : l’interdiction définitive de vendre du tabac à toute personne née après une certaine date (en l’occurrence, toute personne née après le 1er janvier 2009).

Une mesure qui existe aussi aux Maldives (voir 3 novembre 2025). Sachant que, là-bas, l’interdiction s’applique aussi aux produits du vapotage.

Pour en revenir à la Thaïlande, l’interdiction d’acheter du tabac s’applique à toute personne ayant moins de 20 ans.

Précisons que la Thaïlande (71 millions d’habitants) est un pays de culture de tabac, ce qui laisse prévoir certaines « résistances culturelles » au projet.
Le vapotage est officiellement banni là-bas.

(Voir aussi les 30 avril 2025 et 6 mai 2022).

 

L’Alliance Contre-Feu et 25 associations pressent le Gouvernement d’adopter la proposition de loi pour une « génération sans tabac » (voir 4 novembre 2026). Nous reprenons leur communication.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, un collectif de 26 organisations mené par Contre-Feu, l’Alliance contre l’industrie du tabac, lance un appel solennel au Gouvernement.
Dans une tribune publiée dans le quotidien La Croix, ces acteurs majeurs de la santé publique et de la défense de l’environnement, parmi lesquels la Ligue contre le cancer, la Fondation du Souffle ou encore la Fédération française de cardiologie, exhortent l’exécutif à se saisir en urgence de la proposition de loi visant à interdire la vente de produits du tabac aux jeunes nés après 2014. Lire la suite »

30 Mai 2026 | International
 

Il faut interdire les filtres de cigarettes, les sachets de nicotine (aussi connus comme « pouches ») et les cigarettes électroniques jetables (surnommées « puffs ») à l’échelle européenne. C’est l’appel lancé par Surfrider Foundation Europe le 28 mai, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai.

Outre les risques du tabac pour la santé, l’ONG dénonce l’impact environnemental des filtres qui, une fois consumés, deviennent des mégots dont un seul peut contenir jusqu’à près de 7 000 substances chimiques toxiques (nicotine, hydrocarbures aromatiques polycycliques, nitrosamines, métaux lourds, etc.). Lire la suite »

29 Mai 2026 | Pression normative
 

Chaque année, le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac remet la lutte contre le tabagisme au centre du débat public. C’est nécessaire. Mais cette journée, organisée par l’OMS depuis 1987 pour mieux faire connaître les dangers du tabac, ne peut pas se limiter à rappeler que le tabac tue. Nous le savons. Le tabagisme demeure d’ailleurs la plus importante épidémie évitable à laquelle les soignants sont confrontés au quotidien. Cette journée doit aussi poser une question plus difficile, plus concrète, et trop souvent évitée : comment aider réellement les fumeurs à sortir du tabac ? C’est ainsi que commence une tribune signée par Norbert Neuvy (fondateur de Nicotine World / voir 18 février 2026 et 15 novembre 2025).

Le tabac reste l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde. Cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires chroniques : les conséquences sanitaires sont connues, documentées, massives. En France, malgré des progrès encourageants, des millions de personnes continuent de fumer chaque jour.

Selon Santé publique France, la prévalence du tabagisme quotidien est passée de 25 % en 2021 à 17,4 % en 2024. Chez les 18-29 ans, la baisse est encore plus nette, de 29 % à 18 % sur la même période. Ces chiffres sont positifs. Mais ils ne doivent pas masquer une réalité : pour une partie des fumeurs, l’arrêt brutal ne fonctionne pas. C’est précisément là que la réduction des risques doit intervenir. Lire la suite »

29 Mai 2026 | International
 

La Suède a fustigé la décision de la France d’interdire la vente, l’importation et même la possession de sachets de nicotine aromatisés (voir le 1er avril 2026). Un ministre va même jusqu’à parler d’attaque contre le mode de vie suédois. Nous reprenons une information de BFM Business (voir aussi les 6 avril 2026 et 12 mai 2026).

La Suède ne digère pas l’interdiction de la vente de sachets de nicotine en France. Depuis le 1er avril, l’Hexagone a adopté l’une des interdictions les plus strictes d’Europe concernant ces petites boîtes, remplies de poches aromatisées à glisser sous la dent.

Un Suédois qui aurait — légalement — acheté un paquet dans son pays et l’aurait emmené lors de ses vacances françaises s’expose ainsi à une peine allant jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 375 000 euros. Lire la suite »

27 Mai 2026 | Pression normative
 

Sept Français sur dix soutiennent l’interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer (voir le 26 mai). Nous reprenons l’article du Parisien / Aujourd’hui en France sur le sujet.

Ils sont une majorité à le penser. Sept Français sur dix soutiennent l’idée d’une interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, indique un sondage cité par RMC ce 25 mai. Le sondage a été mené par l’institut OpinionWay, pour la Ligue nationale contre le cancer, une association militant pour la prévention, les dépistages et la recherche sur les cancers.

Interdire le vapotage dans les espaces sans tabac permettrait de « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus glamour avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », développe l’association dans un communiqué cité par RMC.

La cigarette électronique est plébiscitée par « deux types de publics », selon la Ligue contre le cancer : « les fumeurs qui substituent la nicotine », mais aussi « des jeunes », de plus en plus nombreux à vapoter.

« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », déplore le docteur Emmanuel Ricard, directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer, auprès de RMC.

En février, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alertait déjà sur les risques de la cigarette électronique sur la santé, identifiant de possibles « effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits » (voir 6 et 12 février).

En principe, le vapotage est interdit dans les établissements scolaires, ainsi que dans les moyens de transport fermés, ou encore les lieux accueillant des postes de travail fermés, couverts et à usage collectif.

26 Mai 2026 | Pression normative
 

Faudrait-il étendre au vapotage les zones sans tabac en France ? Une large majorité de Français y seraient favorables (7 sur 10), selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer que RMC dévoile ce 25 mai.
Nous reprenons son information.

Depuis bientôt un an, il est déjà interdit de fumer sa cigarette sur les plages, dans les parcs, les abribus ou les écoles (voir les 30 mai et 1er juillet 2025).
Avec ce nouveau sondage, la Ligue contre le cancer milite pour que cette interdiction soit étendue à la vapoteuse : la cigarette électronique.

Il faudrait ainsi, selon la Ligue contre le cancer, « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus “glamour” avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », écrit l’association dans son communiqué.

« On a deux types de publics, les fumeurs qui substituent la nicotine, mais aussi de plus en plus de jeunes qui consomment », poursuit sur RMC le docteur Emmanuel Ricard, médecin en santé publique et directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer.
« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », s’inquiète-t-il. Lire la suite »

 

En principe, Milan (1 360 000 habitants) a décidé de devenir une ville où il est interdit de fumer dans l’espace public… à moins de se retrouver dans un lieu isolé où il soit possible de maintenir une distance de 10 mètres entre le fumeur et d’autres personnes (voir 26 décembre 2024 et 20 janvier 2021).

Ce 18 mai, une motion a été présentée au conseil municipal avec une mesure imposant l’interdiction absolue de fumer, y compris dans les lieux isolés où il était encore permis de fumer en respectant la distance de 10 mètres.

Elle a été rejetée par le conseil municipal : 20 contre (dont celle de la présidente du conseil municipal), 13 pour, 7 abstentions.

 

bieg ben, tamise, angleterre

Le secrétaire d’État britannique à la santé, Wes Streeting, vient de démissionner.
Opportunément, il vient de se découvrir de graves divergences avec le premier ministre travailliste Keir Starmer, dont la formation vient de connaître de graves revers lors des élections locales d’il y a un peu plus d’une semaine.

Wes Streeting a conduit l’aboutissement du processus législatif correspondant au « Generational Ban » (la loi sur la génération sans tabac, interdisant de vendre du tabac, à vie, à toute personne née après le 1er janvier 2009 / voir 22 avril 2026).

Cette démission n’empêchera pas l’application du « Generational Ban » à partir de l’année prochaine.

D’autant que cette prohibition – si on devait l’appeler par son vrai nom – avait été initiée par le gouvernement précédent travailliste de Rishi Sunak (voir le 17 avril 2024).
Dont le Parti conservateur a aussi essuyé une défaite aux dernières élections locales (au profit du – très à droite – Reform Party, seule formation politique à s’opposer au Generational Ban).

Wes Streeting avait multiplié les formules pour souligner le caractère novateur du « Generational Ban » : « un tournant historique pour la santé du pays… On stoppe le cycle de l’addiction tabagique pour les générations futures… Mieux vaut prévenir que guérir… Nous protégeons des jeunes qui jamais n’accéderont au tabac ».

La politique…

12 Mai 2026 | International
 

Le ministre suédois de la Coopération au développement et du Commerce extérieur, Benjamin Dousa, a publié dans les colonnes de l’Expressen une tribune dans laquelle il fait le point sur les différentes actions menées par son gouvernement auprès de la France et des autres pays européens qui interdisent ou entravent la liberté de consommer des sachets de nicotine (voir le 6 avril 2026).

« Nous avons présenté à la France une proposition visant à autoriser les visiteurs temporaires, tels que les touristes originaires d’autres pays de l’UE, à importer de petites quantités de sachets de nicotine sans sanction.

Le gouvernement a également argumenté au cours de l’année écoulée pour empêcher l’introduction de restrictions en Espagne et en Autriche, ainsi que pour bloquer la proposition d’augmentation de la taxe européenne sur le sachet de nicotine. »

Rappelons que la prévalence tabagique en Suède est de 5,3 % (voir le 15 novembre 2024).

Soit le taux de tabagisme le plus faible d’Europe.