Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Août 2026 | International
 

À partir du 1er janvier 2027, il ne sera plus permis de fumer ni de vapoter sur les terrasses de cafés et de restaurants, ni dans un rayon de 10 mètres autour, en Belgique (voir le 15 septembre 2025).

Comment les clients et les cafetiers de Namur vivent-ils ce dernier été, ce dernier été où cigarette et vapoteuse sont encore admises en terrasse ? Les avis sont partagés. Nous reprenons un reportage de Max Boesnach sur RTBF / actus.

Annoncée en septembre 2025 par le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, la mesure s’inscrit dans l’objectif d’une génération sans tabac à l’horizon 2040. En Belgique, le tabac tue près de 2 personnes chaque heure, soit environ 8 % des décès chaque année, un chiffre que le gouvernement met en avant pour justifier cette nouvelle étape. Les cafetiers devront afficher une signalétique claire et interpeller les clients qui allument une cigarette, sous peine de sanction. Le fumeur reste néanmoins toujours responsable en dernier ressort. Des exceptions temporaires resteront possibles pour certains événements, comme les kermesses ou les marchés de Noël.

Interrogées en terrasse, deux clientes s’amusent de la liste toujours plus longue de ce qu’on ne peut plus faire aujourd’hui. Mais cette mesure visant l’interdiction de fumer en terrasse ne les dérange pas, tant que personne ne fume juste à côté d’elles. Lire la suite »

8 Août 2026 | Profession
 

Est-il raisonnable de penser qu’une nouvelle taxe permettra de lutter contre les incendies ? C’est pourtant le pari, pour le moins simpliste, sur lequel repose la dernière proposition de loi. Taxer davantage les cigarettes pour financer leur prévention ne changera pas les comportements. Cibler l’industrie du tabac relève moins d’une logique de prévention que d’un réflexe politiquement facile : désigner un bouc émissaire.
C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France à propos de la Proposition de Loi du député Yannick Neuder (voir les 6 et 7 août).

En faisant peser le financement de la prévention des feux de forêt sur une seule industrie, cette proposition de loi se trompe de cible. Philip Morris France (PMF) appelle à sortir des réponses fiscales de circonstance et à privilégier les leviers réellement efficaces : informer, prévenir, contrôler et sanctionner.

Une proposition de loi qui se trompe de cible

Philip Morris France exprime sa solidarité envers les populations touchées par les incendies et son soutien aux sapeurs-pompiers, aux services de secours, aux collectivités et à l’ensemble des personnes mobilisées. Jeter un mégot dans la nature est un acte inadmissible, susceptible d’avoir des conséquences dramatiques et doit être condamné. Mais faire financer la lutte contre les incendies par une seule industrie revient à réduire un phénomène complexe à une cause unique.

Les feux ont des origines multiples, accidentelles ou volontaires. Si neuf sur dix sont d’origine humaine, seuls près de 15 % sont attribués aux mégots. La prévention exige donc une réponse globale et adaptée à la diversité des causes, pas la désignation d’un coupable unique.

« La lutte contre les départs de feu mérite mieux qu’un coup médiatique et qu’une nouvelle taxe qui ne modifiera en rien le comportement de celui qui jette un mégot dans la nature. L’enjeu, c’est la prévention, la sensibilisation, le contrôle et l’application effective des sanctions. Ce débat mérite une véritable réflexion autour des moyens alloués aux capacités publiques d’anticipation et de gestion de ces catastrophes. », déclare Xavier Puech, Président de Philip Morris France.

Une proposition de loi au double effet pervers

La cigarette est déjà le produit de consommation courante le plus taxé de France, avec près de 83 % de son prix constitué de taxes. Le résultat serait doublement contre-productif : de nouveaux clients pour le marché parallèle et des recettes fiscales toujours plus incertaines pour l’État. Or, ces circuits fragilisent les buralistes, qui sont souvent les derniers commerces de proximité en zone rurale, et échappent aux contributions environnementales, aux exigences de traçabilité et aux dispositifs de prévention.

Taxer davantage ne préviendra aucun départ de feu. La fiscalité ne peut tenir lieu de politique de prévention.

Près de 80 millions d’euros déjà mobilisés

Depuis 2021, les fabricants de tabac financent intégralement la filière de responsabilité élargie des producteurs chargée notamment de réduire l’impact environnemental des mégots. En 2026, ce montant s’élève à près de 80 millions d’euros.

Ces ressources soutiennent les actions de sensibilisation, de collecte, de nettoiement et d’équipement conduites avec les collectivités. Plus de 1 600 partenariats ont aujourd’hui été conclus avec des collectivités représentant 35,5 % de la population française, avec pour objectif de réduire de 40 % le nombre de mégots abandonnés dans l’environnement d’ici 2027. Lire la suite »

4 Août 2026 | Institutions
 

Un accord a été trouvé entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire le 20 juillet dans le cadre du projet de loi Ripost (voir les 22 juillet et 20 juillet 2026). Ce texte consacré à la sécurité du quotidien prévoit plusieurs mesures touchant aux troubles à l’ordre public… parmi lesquelles le renforcement des sanctions liées à la consommation de stupéfiants. Nous reprenons un article d’Aurélien Bernard sur Newsweed (extraits).

La version commune adoptée par les parlementaires doit encore être validée par un vote définitif au Parlement. Parmi les dispositions retenues figure notamment l’augmentation de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de stupéfiants, qui passera de 200 à 500 euros. Une mesure qui concerne directement les consommateurs et qui suscite des critiques de la part de plusieurs acteurs du droit et de la santé publique. Lire la suite »

1 Août 2026 | Pression normative
 

Un sondage Ipsos BVA pour la Fondation Vinci Autoroutes, paru ce 31 juillet dans sa 12e étude annuelle sur la façon dont la population française gère ses déchets sur la route des vacances, dévoile un chiffre préoccupant alors que la France vit un été de violents incendies : 18 % des fumeurs interrogés reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre lorsqu’ils sont sur l’autoroute.
Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

Paradoxalement, ce même sondage rapporte que la prise de conscience sur la dangerosité de ce geste progresse, et 87 % des personnes interrogées considèrent que le jet d’un mégot par la fenêtre d’un véhicule « présente un risque majeur de déclencher un incendie ». Un tiers d’entre eux (33 %) déclarent avoir déjà été affectés, directement ou indirectement, par un incendie de forêt et 60 % jugent probable qu’ils en subiront les conséquences dans les années à venir.

Pour Vinci, ces chiffres et ces comportements « alarmants » rappellent « les conséquences potentiellement dramatiques d’un simple acte de négligence, comme le jet d’un mégot de cigarette ». L’enquête a été menée en ligne du 19 au 23 juin auprès de 2 279 personnes, un échantillon établi selon la méthode des quotas pour être représentatif de la population française de 16 à 75 ans. Lire la suite »

28 Juil 2026 | Associations
 

L’association Demain sera sans Fumeur (DNF / voir le 21 juillet 2026) se réjouit du décret interdisant de fumer dans les parcs, jardins, abribus et plages. Un autre précise que l’interdiction de fumer concerne également les abords de ces lieux dans un rayon de dix mètres (voir les 1er et 3 juillet 2025).
Mais pour Alexandre Markovic, directeur de l’association, il faut accélérer le mouvement et incorporer les terrasses des cafés et restaurants. Un baromètre (nouvelle fenêtre), publié avec le concours du sondeur OpinionWay, montre que les Français s’y montrent favorables : si les terrasses étaient sans tabac, elles attireraient sept fois plus de clients qu’elles n’en feraient fuir.

C’est ainsi que démarre un sujet de Geoffroy Lopes sur TF1 (le 23 juillet) que nous reprenons.

TF1 : Pourquoi l’interdiction de fumer sur les terrasses des bars et restaurants devient-elle votre priorité ?

Alexandre Markovic : Nous menons cette étude tous les ans depuis 2019.

Cette année, 84 % des personnes interrogées réclament davantage de mesures contre le tabac, notamment dans les files d’attente et les terrasses des cafés et restaurants. Dans ces lieux ouverts, la progression est fulgurante : +15 points en un an. L’interdiction devait à l’origine figurer dans le décret publié l’an dernier.

Mais les syndicats des métiers de l’hôtellerie et de la restauration ont fait pression pour la retirer, arguant que le secteur reste fragile et que beaucoup d’établissements connaissent encore des difficultés économiques. Nous rappelons que ces espaces sont culturellement liés au plaisir et au loisir.

Nous voulons casser l’image de plaisir de la cigarette et faire la promotion de la vie saine sans addiction. Aujourd’hui, les Français expriment le souhait de pouvoir profiter de l’ensemble des espaces de la vie quotidienne sans subir la fumée du tabac. Ailleurs en Europe, Barcelone et Milan ont mis en place des terrasses sans tabac. Lire la suite »

 

Un an après l’extension des espaces sans tabac, les Français souhaitent poursuivre cette dynamique (voir les 3 juillet 2025, 1er juillet 2025 et 16 juillet 2026).
Si les terrasses devenaient entièrement non-fumeurs, le baromètre 2026 d’OpinionWay pour DNF révèle que 17 % des Français seraient tentés de les fréquenter, 31 % les fréquenteraient plus souvent et 45 % ne changeraient pas leurs habitudes.
Une information concrète qui devrait convaincre cafetiers et restaurateurs : si leurs terrasses étaient sans tabac, elles attireraient 7 fois plus de clients (31 + 17) qu’elles n’en feraient fuir (7).

C’est ainsi que démarre un communiqué de Demain sera Non-Fumeur que nous reprenons.

Les terrasses sans tabac : un atout plutôt qu’un frein

Longtemps présentée comme un risque économique pour les professionnels, l’hypothèse de terrasses entièrement non-fumeurs semble aujourd’hui largement acceptée par la population. Mieux, elles pourraient être un atout pour une meilleure fréquentation.
Le Conseil de l’Union européenne a encouragé, fin 2024, les États membres à étendre les espaces sans fumée aux terrasses de cafés et de restaurants, dans le cadre du Plan européen de lutte contre le cancer. Certains pays, comme la Suède et la Belgique (janvier 2027), se sont déjà emparés du sujet.
Barcelone et Milan ont également mis en place des terrasses sans tabac.
Une mesure attendue sur laquelle travaille actuellement DNF dans le cadre du projet « Ma terrasse sans tabac », un projet visant à améliorer l’adhésion des professionnels aux terrasses sans tabac via des établissements pilotes. Lire la suite »

19 Juil 2026 | Associations
 

« Surtout, il apparaît que la cigarette électronique n’incite pas à fumer puisque le vapotage est quasi inexistant chez les personnes qui n’ont jamais expérimenté le tabac. C’est par conséquent d’abord un moyen, pour les utilisateurs, de moins fumer, voire d’arrêter. »

Extrait d’un article de la revue Contrepoints à propos des chiffres du bilan annuel de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives).
(Voir le 18 juillet.)

18 Juil 2026 | Associations
 

Contrepoints

Journée mondiale sans tabac (31 mai), révision en cours de la directive européenne sur les produits du tabac, et colère de la Suède contre l’interdiction en France des sachets de nicotine, l’actualité tabagique est dense. Faisons le point.
C’est ainsi que démarre un article de la revue Contrepoints que nous reprenons (voir le 7 juillet 2026).

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT ; voir le 28 mai) a publié son bilan annuel sur le tabagisme et l’arrêt du tabac en 2025. Trois informations essentielles peuvent être tirées de ce document de vingt pages.

Les buralistes vendent de moins en moins de tabac

La première est qu’il se vend de moins en moins de tabac en France : 30 165 tonnes en 2025 contre 32 824 en 2024 (-8,16 %), et 54 117 en 2017 (-44,67 %). Du moins dans le réseau des buralistes. Car l’OFDT le reconnaît, ses chiffres éludent totalement les achats légaux à l’étranger (dans un autre pays ou en duty free) et les achats illégaux.

L’OFDT nous donne cependant un aperçu de ce que peuvent représenter les achats légaux à l’étranger. La note montre clairement que les ventes de tabac baissent davantage dans les départements frontaliers que dans le reste de la France. Elle insiste aussi sur la cohérence de ces chiffres avec le tax gap, c’est-à-dire l’écart entre les volumes déclarés par les fumeurs et les volumes livrés aux buralistes. Cet écart, concentré dans dix départements frontaliers, représenterait 8 932 tonnes de tabac, soit 19,2 % de la consommation totale, et une perte fiscale de 4,8 milliards d’euros par an. Lire la suite »

16 Juil 2026 | Pression normative
 

Biarritz plage sans tabacDepuis le décret du 27 juin 2025 sur les espaces sans tabac (voir le 28 juin 2025), de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur. Elles concernent certaines terrasses.
Nous reprenons une communication de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).

Quelles terrasses sont concernées ?

Les terrasses couvertes et fermées sont déjà interdites au tabac. Avec la nouvelle réglementation, même les terrasses complètement ouvertes peuvent être visées si elles se trouvent dans des zones interdites, notamment :

  • les parcs et jardins publics,
  • les plages pendant la saison balnéaire,
  • ou à moins de 10 mètres des établissements accueillant des mineurs, comme les écoles ou les crèches.

Ainsi, un café dont la terrasse est implantée dans un parc ou face à une école devra interdire de fumer, même si la terrasse est en plein air.

Bars et restaurants de plage : une interdiction ferme

Les paillotes, bars et restaurants installés sur des plages bordant des eaux de baignade sont également concernés.
Durant la saison balnéaire, fumer y sera strictement interdit, y compris sur les terrasses extérieures. L’objectif : faire des plages des lieux sans tabac visibles ni odeurs, pour éviter toute incitation, notamment chez les jeunes. Lire la suite »

6 Juil 2026 | Associations
 

L’Assurance maladie propose d’interdire la vente de tabac pour les personnes nées à partir de 2009 dans l’objectif de créer une génération sans tabac, à l’instar de ce qu’a mis en place le Royaume-Uni (voir les 2, 3 et 4 juillet). L’association Contre-Feu s’en réjouit et y voit une potentielle « avancée majeure », tandis que certains lycéens interrogés sont plus dubitatifs.
C’est ainsi que débute un sujet de RMC du 3 juillet, de Lou Garnier, que nous reprenons.

Interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 : c’est l’une des recommandations formulées par l’Assurance maladie dans son rapport annuel publié ce 2 juillet. L’objectif est de protéger les jeunes des effets nocifs du tabac et de réduire les coûts du tabagisme pour les finances publiques, sur le modèle du Royaume-Uni (voir le 22 avril), qui a déjà adopté une telle mesure.

Cette recommandation pourrait relancer le débat autour d’une proposition de loi déposée par les écologistes à l’Assemblée nationale en novembre 2025. Selon l’Assurance maladie, la France est le troisième pays de l’Union européenne comptant le plus grand nombre de fumeurs quotidiens, derrière la Grèce et la Bulgarie. D’après Santé publique France, en 2024, 24 % des personnes âgées de 18 à 79 ans déclaraient fumer du tabac et 17,4 % en consommaient quotidiennement. Lire la suite »