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Depuis avril 2025, les magasins d’alimentation de plus de 400 mètres carrés n’étaient plus autorisés à vendre des cigarettes, des cigares, des filtres ou du papier à cigarettes en Belgique.
Ce qui a eu pour effet de réserver la vente du tabac aux libraires-presse (petits magasins se rapprochant du modèle des buralistes français. Avec une contrainte, cependant, celle du display-ban : interdiction de présenter à la vue des clients les produits du tabac et du vapotage / voir 30 mars 2025).

L’Union flamande des franchisés de la grande distribution et Philip Morris Benelux avaient saisi la Cour constitutionnelle contre cette mesure.
Laquelle a tranché. Elle estime que la distinction opérée entre grands et petits commerces est discriminatoire (voir le 7 novembre 2025).

Le ministre de la Santé Franck Vandenbroucke (responsable de l’interdiction des sachets de nicotine et, tout récemment, des arômes pour les produits du vapotage) avait jusqu’à la fin de l’année pour élaborer un nouveau texte.

Il apparaît que, suite à un accord politique au sein de la majorité gouvernementale, le ministre renonce, selon l’agence Belga.

D’après les médias belges, les grandes surfaces sont donc autorisées à vendre, de nouveau, des produits du tabac. Avec le display-ban.

« Ce qui rend ce changement de politique particulièrement amer, c’est qu’il a été décidé lors du même conseil des ministres où une interdiction générale des arômes pour les cigarettes électroniques a également été approuvée », souligne dans un communiqué Xavier Deville, président de Prodipresse (voir 4 mai 2026).

 

Les Pays-Bas se distinguent par une claire volonté politique de « casser » l’usage de la nicotine et des produits du vapotage. Avec un certain nombre de mesures précises :

  • Forte fiscalité des produits du tabac menant à des prix élevés (entre 11,50 et 12,50 euros le paquet) ;
  • Interdiction des sachets de nicotine (voir 25 avril 2023) ;
  • Interdiction des arômes dans les produits du vapotage (voir 8 novembre 2024) ;
  • Relèvement de l’âge légal pour acheter tout produit à nicotine à 21 ans (voir 16 février 2026)

Qu’est-ce que cela donne ? L’association citoyenne PDNW (Prohibition Does Not Work) vient de dresser le bilan de ce « fourre-tout »

  • 27 % des vapoteurs s’approvisionnent hors des Pays-Bas.
  • 31 % s’approvisionnent sur des sites internet illégaux.
  • 27 % des vapoteurs sont revenus à la cigarette ou ont augmenté leur consommation de tabac.
  • 33 % des vapoteurs et usagers des sachets de nicotine trouvent quand même des produits interdits dans des points de vente du pays.
  • 42 % des points de vente proposent encore des produits non-autorisés…

Sans commentaires

5 Mai 2026 | International
 

Fallait bien que ceci vienne des Anglais, ces éternels puritains !
Ceci ? Je parle de la récente interdiction au Royaume-Uni visant à ce que tout jeune britannique né après 2008 ne puisse jamais s’acheter des cigarettes (légalement)… tout au long de sa vie (voir 22 et 24 avril).
On y vante une « génération sans tabac ».
C’est ainsi que débute une tribune de Philippe Léger – dans Le Journal du Québec – que nous reprenons.

C’est l’histoire qui bégaie. Cette nouvelle prohibition du tabac s’apparente à une ancienne prohibition : celle de l’alcool au siècle dernier.
Raison qui change, mais même logique.
Autrefois celle-ci se faisait au nom du religieux, ici le protestantisme, maintenant l’interdit se fait au nom de la santé et des coûts collectifs.

Bien sûr, je ne fais pas la promotion du tabagisme. Fumer, c’est mal, voilà c’est dit.
Je m’exaspère par contre – peut-être, je vieillis ? – de cette tendance, toujours plus grande, des États à réglementer chaque régiment de nos vies pour des raisons toujours très nobles : notre santé, notre sécurité, l’environnement…

Des exemples éparpillés ? Des clôtures imposées autour des piscines. Des levées de poubelles calculées dans certaines villes. Des terrasses fermées à 22 heures sur le Plateau à Montréal…
Bref une panoplie d’interdits qui s’empilent continuellement. Lire la suite »

4 Mai 2026 | International
 

En interdisant les arômes dans les produits de vapotage dès septembre 2028, on ne protège pas la santé publique : on organise le transfert d’un marché légal vers un marché illégal. C’est ainsi que Xavier Deville, président de Prodipresse (regroupant les libraires-presses vendant, notamment, tabac et produits du vapotage en Belgique), réagit à l’annonce du ministre de la Santé (voir 2 mai).

Aujourd’hui déjà, près d’une vente sur deux en Belgique se fait via le circuit parallèle. Un marché que les autorités sont incapables de contrôler, que ce soit dans certains night shops ou sur les réseaux sociaux. Et ce sont précisément les jeunes — que cette mesure prétend protéger — qui s’y approvisionnent.
Demain, ce sera pire.

L’exemple néerlandais est sans appel. Le ministre oublie de le dire, mais les évaluations du RIVM (Institut national de santé publique) montrent des effets contre-productifs majeurs :

  • Explosion des achats transfrontaliers, notamment en Allemagne
  • 80 % des vapoteurs contournent l’interdiction en achetant à l’étranger (source : Acvoda)
  • À peine 2 % se tournent vers les produits autorisés au goût tabac
  • Près de 10 % retournent à la cigarette classique
  • Les produits aromatisés restent largement accessibles… mais illégalement
  • Le vapotage chez les mineurs a augmenté après l’interdiction (source : CBS National Youth Monitor)

Autrement dit : la consommation ne disparaît pas, elle bascule dans l’illégalité.

Cette décision n’est pas une politique de santé publique. C’est une politique de renoncement.

  • Renoncement face aux réseaux illégaux.
  • Renoncement aux recettes fiscales.
  • Renoncement à la protection réelle des consommateurs.

Et pendant ce temps, les organisations criminelles se frottent les mains.
Quand l’idéologie remplace le pragmatisme, les conséquences sont connues : plus de marché noir, plus de risques sanitaires, plus d’insécurité.

4 Mai 2026 | Institutions
 

Peut-on vraiment interdire le tabac à toute une génération ? C’est en tout cas le pari ambitieux lancé par le Royaume-Uni.
Le 20 avril dernier, le Parlement britannique a adopté le projet de loi interdisant aux personnes nées à partir du 1er janvier 2009 d’acheter des produits en contenant, sur tout le territoire, y compris lorsque celles-ci auront atteint la majorité (voir le 22 avril et 24 avril).
En cas d’infraction, les consommateurs ne seront pas sanctionnés.
En revanche, les commerçants qui enfreindraient la loi en vendant du tabac ou des produits associés, comme les feuilles à rouler, risqueront une amende équivalente à 230 euros.
Pour Le Point, le professeur Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse et président de l’association Addictions France (voir le 26 juin 2025), analyse la portée de cette loi.
C’est ainsi que débute un entretien (avec Maïlys Brunel) publié sur le site de l’hebdomadaire Le Point que nous reprenons.

Le Point : Qu’est-ce que vous inspire la décision du Royaume-Uni d’interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2008 ?

Amine Benyamina : Je pense qu’elle est audacieuse, très clairement, mais intéressante.
Il y a une portée symbolique forte : d’emblée, on positionne une génération et une société sans tabac fumé. Je dis bien tabac fumé, parce que les Britanniques ont échappé à la lutte contre la nicotine comme seul ennemi. En France, on a encore ce débat qui n’est pas réglé.

Le Point : A-t-on déjà des données ou des expériences comparables dans d’autres pays pour en mesurer l’impact ?

Amine Benyamina : Pas vraiment. L’Australie est restée au milieu du gué sur son interdiction, on ne sait pas encore ce que ça donne. Il y a aussi les Maldives (voir 2 mai 2025), mais c’est plus facile dans un archipel ou dans un pays avec un système politique différent du nôtre. Lire la suite »

 

À l’heure où le Parlement britannique vient d’adopter le Tobacco and Vapes Bill instaurant une interdiction générationnelle de la vente de tabac (voir les 22 et 24 avril), Imperial Brands Seita publie les résultats d’une étude inédite sur l’attachement des Français à la liberté et à l’égalité.
Les données révèlent une adhésion très minoritaire au principe même d’une législation qui créerait des droits différenciés selon la date de naissance.
Nous reprenons le communiqué d’Imperial Brands Seita.

L’exemple britannique relance le débat en France

L’adoption au Royaume-Uni d’une interdiction définitive d’achat de tabac pour les personnes nées après le 1er janvier 2009 marque un tournant réglementaire inédit en Europe.
Elle confère une réalité concrète à un dispositif jusqu’ici débattu de manière abstraite en France, où une proposition de loi similaire a été déposée à l’Assemblée nationale.
Face à ce précédent, Imperial Brands Seita a souhaité interroger les Français sur leurs valeurs et leurs attentes en matière de libertés individuelles et de rôle normatif de l’État.
L’étude, réalisée par Toluna-Harris Interactive auprès d’un échantillon représentatif de 2 008 personnes, livre des enseignements qui invitent à la prudence avant toute transposition de ce modèle sur le territoire national. Lire la suite »

 

Voici l’intégralité du communiqué officiel d’interdiction des arômes dans les produits du vapotage publié par le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke (voir 25 novembre 2025).

« Le Conseil des ministres a approuvé aujourd’hui une proposition du ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, visant à interdire les arômes dans les cigarettes électroniques, à l’exception de l’arôme de tabac et des cigarettes électroniques sans arômes, à partir du 1er septembre 2028.

« Nous voulons protéger la santé de nos enfants et de nos jeunes et empêcher qu’une nouvelle génération devienne dépendante au tabac.

Avec leurs arômes attrayants, les vapoteuses sont délibérément conçues pour inciter les jeunes à fumer. C’est inacceptable et cela doit cesser », a déclaré le ministre Vandenbroucke. Lire la suite »

28 Avr 2026 | International, Vapotage
 

…Et pas que le vapotage. À partir du 30 avril, il sera totalement interdit de sortir tout dispositif de tabac à chauffer ou d’herbe à chauffer dans tous les espaces publics de Hong-Kong (voir le 13 février 2025).

Les pénalités peuvent aller jusqu’à l’équivalent de 383 dollars.

Une exception notable, cependant, à ce dispositif : les zones de transit international de l’aéroport.

De toute façon, cette « mesure pour l’affichage » ne concerne que les produits venant de l’extérieur puisque, depuis 3 ans, il est interdit d’importer, de fabriquer ou de vendre des vapoteuses et des produits de tabac à chauffer à Hong Kong (voir 7 mai 2022).

 

Tel un pavé dans la mare, le « generational ban » (loi de génération sans tabac interdisant, à vie, à tout Britannique né à partir du 1er janvier 2009 (ou après le 31 décembre 2008 pour être plus clair) d’avoir le droit d’acheter du tabac dans un point de vente / voir 22 avril 2026) a été adopté sans problèmes la semaine dernière.
Ceci, suite à une procédure d’examen parlementaire complète se déroulant sans anicroches (relatée, étape par étape, ici-même, voir les 17 avril 2024 et 10 mars 2026).

Le plus impressionnant ne réside peut-être pas dans la radicalité de la mesure, en elle-même, mais dans le silence impressionnant qui l’accompagne jusqu’à maintenant.
À l’exception du club de fumeurs « Forest » (voir 26 novembre 2024) et de quelques professionnels du cigare à Londres.

Sinon, partout ailleurs, le silence absolu.
Pas un mot de l’industrie.
Pas un mot des fameux « lobbyistes ».
Pas un mot des professionnels directement concernés, à un titre ou à un autre.
Pas un mot de tabacologues non plus.
Du moins, pour le moment. Mais c’est impressionnant.

Pas un mot, ne serait-ce que pour faire entendre la voix du bon sens.
Cette loi de génération sans tabac, c’est de la prohibition qui ne veut pas dire son nom.

La prohibition dont on sait, historiquement, que ses résultats ont toujours été contraires à son objectif.
La prohibition qui revient à reconnaître, de fait, la victoire de la contrebande.

/ Jean-Paul Vaslin

 

Le Parlement britannique a adopté une loi interdisant la vente de cigarettes aux citoyens nés après 2008 (voir 22 et 24 avril 2026). Cette décision inédite n’a pas convaincu certains jeunes Outre-Manche, interrogés par RTL, ce 23 avril. Nous reprenons le sujet de RTL.

Le Royaume-Uni a potentiellement frappé un grand coup dans la lutte contre le tabagisme. Le Parlement britannique a adopté le 20 avril une loi qui interdit la vente de cigarettes à toutes les personnes nées après 2008. Une décision qualifiée de « moment historique » par le ministre de la Santé du Royaume, Wes Streeting, et rapidement saluée par Londres.

Toutes les personnes nées après le 1er janvier 2009, et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins, ne pourront jamais acheter légalement de cigarettes Outre-Manche. Il s’agit, selon plusieurs médias, du deuxième pays au monde à instaurer une interdiction générationnelle après les Maldives. L’État insulaire avait prohibé en novembre 2025 la vente de tabac aux jeunes nés après le 1er janvier 2007 (voir le 3 novembre 2025).

Au tour du Royaume-Uni, qui a déjà interdit la vente des cigarettes électroniques jetables (puffs), aux couleurs vives et aux goûts prisés des plus jeunes, depuis le 1er juin 2025.

Cette décision perçue comme une véritable avancée dans la prévention du tabac laisse dubitatifs les jeunes concernés. « Je pense que c’est bon pour la santé de ne pas fumer. Mais d’un autre côté, c’est un âge tellement aléatoire. Ça va favoriser le marché noir », déclare un adolescent londonien au micro de RTL. Lire la suite »