Après de récentes augmentations du prix du tabac (voir 15 novembre 2024), les buralistes belges vont aussi devoir composer avec de nouvelles règles qui commencent à entrer en vigueur ce mardi 1er avril : les produits du tabac et assimilés (cigarettes, cigares, papiers à cigarette, cigarettes électroniques …) sont appelés à ne plus être dans les points de vente (voir 27 mars 2025).
Concrètement, les paquets de cigarettes doivent désormais être stockés dans des armoires, des tiroirs, derrière des rideaux … Le lieu de stockage doit être neutre et sobre, et doit être fermé directement après utilisation. Sachant que les points de vente ont, en principe, un an pour se mettre en conformité. En cas d’infraction, le détaillant peut être puni d’une peine de prison allant d’un mois à un an et d’une amende allant de 2 000 à 800 000 euros.
Premières réactions ce clients via La Voix du Nord.
« C’est ridicule … », lâche ce client en observant les grands rideaux noirs qui ont déja été déroulés derrière la caisse du Terminus, magasin situé à Callicanes (hameau transfrontalier à 13 kilomètres de Hazebrouck). Au comptoir, le vendeur a un sourire un peu contraint : « les rideaux ont été posés il y a quelques jours. Les clients sont un peu étonnés, mais on a l’obligation de cacher tout ce qui est paquets de cigarettes et produits qui se rapportent au tabac ».
« On peut être en colère, de toute façon, ça ne changera rien. On doit suivre la loi », observe le patron du magasin Tiffany’s, voisin du Terminus. Lui non plus n’a pas attendu la date butoir dans un an pour se mettre en règle. « Ça fait déjà un mois qu’on a installé des portes coulissantes derrière le comptoir. Les clients sont un peu perdus »
Patron de deux magasins sur cette zone frontalière de Callicanes, l’homme a dû aussi composer avec un autre aspect de la nouvelle réglementation. À partir de ce 1er avril, la vente de tabac sera interdite dans les commerces alimentaires belges de plus de 400 mètres carrés. Ce qui à conduit le chef d’entreprise belge à déménager ses rayons de tabac vers la plus petite de ses deux enseignes. « On ne sait pas quel impact ça va avoir sur nos ventes, on verra comment réagissent les clients », glisse-t-il.




