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4 Mai 2026 | International
 

En interdisant les arômes dans les produits de vapotage dès septembre 2028, on ne protège pas la santé publique : on organise le transfert d’un marché légal vers un marché illégal. C’est ainsi que Xavier Deville, président de Prodipresse (regroupant les libraires-presses vendant, notamment, tabac et produits du vapotage en Belgique), réagit à l’annonce du ministre de la Santé (voir 2 mai).

Aujourd’hui déjà, près d’une vente sur deux en Belgique se fait via le circuit parallèle. Un marché que les autorités sont incapables de contrôler, que ce soit dans certains night shops ou sur les réseaux sociaux. Et ce sont précisément les jeunes — que cette mesure prétend protéger — qui s’y approvisionnent.
Demain, ce sera pire.

L’exemple néerlandais est sans appel. Le ministre oublie de le dire, mais les évaluations du RIVM (Institut national de santé publique) montrent des effets contre-productifs majeurs :

  • Explosion des achats transfrontaliers, notamment en Allemagne
  • 80 % des vapoteurs contournent l’interdiction en achetant à l’étranger (source : Acvoda)
  • À peine 2 % se tournent vers les produits autorisés au goût tabac
  • Près de 10 % retournent à la cigarette classique
  • Les produits aromatisés restent largement accessibles… mais illégalement
  • Le vapotage chez les mineurs a augmenté après l’interdiction (source : CBS National Youth Monitor)

Autrement dit : la consommation ne disparaît pas, elle bascule dans l’illégalité.

Cette décision n’est pas une politique de santé publique. C’est une politique de renoncement.

  • Renoncement face aux réseaux illégaux.
  • Renoncement aux recettes fiscales.
  • Renoncement à la protection réelle des consommateurs.

Et pendant ce temps, les organisations criminelles se frottent les mains.
Quand l’idéologie remplace le pragmatisme, les conséquences sont connues : plus de marché noir, plus de risques sanitaires, plus d’insécurité.