Il faut interdire les filtres de cigarettes, les sachets de nicotine (aussi connus comme « pouches ») et les cigarettes électroniques jetables (surnommées « puffs ») à l’échelle européenne. C’est l’appel lancé par Surfrider Foundation Europe le 28 mai, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai.
Outre les risques du tabac pour la santé, l’ONG dénonce l’impact environnemental des filtres qui, une fois consumés, deviennent des mégots dont un seul peut contenir jusqu’à près de 7 000 substances chimiques toxiques (nicotine, hydrocarbures aromatiques polycycliques, nitrosamines, métaux lourds, etc.).
Jetés dans la nature, ils se dégradent petit à petit, et libèrent ces polluants dans les sols et les eaux, exposant la faune à une large gamme de contaminants. « Des recherches ont montré que les mégots de cigarettes peuvent affecter la croissance, le comportement, la reproduction et même la survie de divers organismes », explique Surfrider. Ils relarguent également des microplastiques.
« Les filtres ont surtout un intérêt économique et marketing pour les fabricants car ils rendent le goût plus doux en réduisant l’âcreté de la fumée du tabac. Ils facilitent l’initiation des jeunes », déclare l’ONG. Selon de récentes études, ils pourraient même aggraver les risques, en atténuant le goût du tabac et en incitant à inhaler plus profondément la fumée.
Surfrider (voir 14 août 2025) souhaite également l’interdiction en Europe des pouches et des puffs, qui s’apparentent, selon elle, à des plastiques à usage unique, non recyclables et non biodégradables. La France interdit déjà les pouches depuis le 1ᵉʳ avril 2026 et les puffs depuis le 25 février 2025.
L’ONG annonce que ses bénévoles feront résonner ce plaidoyer pendant tout le mois de juin, à travers de grandes collectes de mégots sur les plages, autour des lacs et des rivières en Europe.




