Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Nous reprenons un extrait de l’interview accordée à Benjamin Glaise, sur Sud Radio, par Stéphanie Rist, ministre de la Santé. Propos pour le moins confus.

Ce 4 novembre, on est en plein Mois sans tabac. Vous vous étiez prononcée en faveur de l’interdiction de la vente des cigarettes pour toutes les personnes nées après 2009 (voir 4 juillet 2026).

Il faudra forcément arriver un jour à une génération sans tabac ?

« Oui, moi je suis favorable à une génération sans tabac. On n’en est pas très loin : si on regarde les chiffres pour les jeunes de 16 ans, on est à 3 % de fumeurs. Il nous reste cette marge des 3 %. »

Donc il n’y a pas besoin d’interdire finalement dans ce cas-là si on va dans le bon sens ?

« Vous envoyez un message très important de dire aux jeunes : C’est interdit, vous ne fumerez plus. Si on le fait avec des jeunes qui sont prévenus que quand ils arrivent à l’âge adulte ils n’ont pas le droit, ça a été fait dans d’autres pays et cela fonctionne. En dix ans, on a baissé de 10 % le nombre de consommateurs de tabac, c’est une bonne chose. On a une politique qui marche, de prévention, d’accompagnement et de fiscalité, qui fonctionne et qu’il faut poursuivre. »

Mais le Gouvernement vous suit-il sur cette interdiction ?

« Il y a deux choses, il ne faut pas mélanger. Là où on est défavorable, et je le suis aussi, c’est qu’il était proposé dans le budget de la Sécurité sociale un amendement qui visait à surtaxer. Nous, ce qu’on dit, c’est qu’il faut arriver à une génération sans tabac. On voit que finalement on y arrive et qu’on n’aura même peut-être pas besoin de mettre l’interdiction, mais en tout cas penser une société sans tabac, c’est possible. »

L’Assemblée a rejeté le gel de l’indexation du prix du tabac sur l’inflation. Y êtes-vous favorable ? Faut-il viser un paquet à 15 euros ?

« On arrive à ce qui était l’objectif que nous nous étions fixé dans cette politique de ces dix dernières années, qui est un paquet à 13 euros. La fiscalité sur le tabac a fonctionné, mais elle est accompagnée : il y a des mesures de prévention, des financements mis pour faire de la prévention notamment auprès des jeunes mais aussi des personnes les plus éloignées, pour ce qu’on appelle « l’aller vers », vers les populations qui continuent à fumer plus que d’autres parce qu’elles ont moins l’information, la sensibilisation et la prévention.

« Et puis nous avons mis en place des mesures de remboursement des substituts nicotiniques par un grand nombre de professionnels de santé, ce qui permet vraiment d’être efficace sur cette politique. Ce qui est important, c’est qu’on regarde à chaque fois si ça fonctionne ou pas. Chez les jeunes de 16 ans on est plutôt bons, mais il reste encore 18 % de fumeurs dans la population, c’est encore trop. Nous devons continuer cette politique, tout comme lutter contre le marché noir, ce que nous faisons de façon importante avec le ministre des Comptes publics. »

26 Oct 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleComme nous l’avons déjà annoncé (voir le 23 octobre), l’amendement pour une « interdiction générationnelle de la vente du tabac » du député écologiste Nicolas Thierry a été rejeté lors de l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce 22 octobre en fin de soirée.

Par 67 voix contre et 38 pour.

Rappelons que l’amendement proposait l’interdiction, pour les buralistes, de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009. Avec application dès janvier prochain.

Reste qu’il faut s’attendre à ce que le sujet soit relancé. Au moins par les écologistes. D’autant que, lors du débat, le gouvernement n’a pas pris position (la ministre de la Santé, Nathalie Rist, étant pour l’amendement à titre personnel / voir le 4 juillet).

Nous reprenons deux extraits significatifs du débat :

Philippe Lottiaux (RN) : « C’est brillant ! Alors, franchement, 40 % des cigarettes consommées sont achetées ailleurs ; demain, ce sera 100 %, c’est magnifique. Un siècle plus tard, vous recréez un truc qui a super bien marché : la prohibition.

« Cela a vachement bien fonctionné aux États-Unis et on aura les mêmes effets : on va voir se développer la contrebande, la contrefaçon, les gangs et les mafias. Et puis, cela va poser un problème à certains de vos copains, parce que comment rouler des joints sans tabac ?

« En tout cas, la mesure est quand même complètement excessive. On est dans un pays de liberté : on a le droit de fumer ou de ne pas fumer.

« Elle est inapplicable : on va demander la carte de tout le monde ? C’est inutile, parce que, de toute façon, il y aura des trafics et chacun trouvera les cigarettes qu’il a envie de trouver. C’est dangereux. » Lire la suite »

18 Oct 2026 | Institutions
 

Assemblée nationale

L’ensemble du PLFSS 2027 a été rejeté par la commission des affaires sociales le vendredi 16 octobre.
Le PLFSS 2027… ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui intégrait, à la suite d’un amendement écologiste voté par cette même commission, la proposition de « génération sans tabac » : soit l’interdiction pour les buralistes de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009.
Avec une application dès le 1er janvier prochain (voir le 16 octobre 2026).

Désormais, c’est la version originale du PLFSS 2027 qui va être examinée par l’Assemblée nationale.
En séance à partir de ce mardi 20 octobre.

De fait, l’amendement écologiste sur la « génération sans tabac » est redéposé.
Et sera rediscuté…
Espérons que le débat soit plus ouvert et contradictoire qu’en commission.

16 Oct 2026 | Institutions
 

Nous avons annoncé, ici même (voir 15 octobre 2026), que la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté, avant-hier soir, en faveur d’une proposition de « génération sans tabac » présentée par le groupe écologiste, la proposition ayant déjà été soumise par le député Nicolas Thierry l’année dernière (voir 4 novembre 2025).

Il s’agirait donc d’une interdiction, pour les buralistes, de vendre à jamais du tabac à toute personne née après une certaine date : en l’occurrence, le 1er janvier 2009.
Initialement, Nicolas Thierry avait fixé la date au 1er janvier 2011. Au dernier moment, il est redescendu à 2009. Pour faire comme les Anglais.
Avec une application au 1er janvier prochain…
En somme, la prohibition par l’âge. Ici et maintenant.

On ignore ce qu’il adviendra de cette proposition, arrivée sous forme d’amendement… dans le cadre des débats budgétaires aussi confus que compliqués de cet automne.

Mais une chose est sûre : cette mesure ouvrirait de nouvelles et bonnes perspectives pour les vendeurs à la sauvette — très jeunes pour la plupart — qui opèrent désormais dans la plupart des communes de notre pays et ne s’embarrassent guère… de demander leur âge aux acheteurs.

On peut aussi penser que certains politiques se trompent en imaginant redorer leur blason à travers ce genre d’initiative démagogique, dans le contexte actuel où d’autres urgences s’imposent.
Un récent sondage Toluna-Harris Interactive (pour Imperial Brands Seita) faisait ressortir, il y a six mois, que 61 % des Français ne souhaitent pas davantage de contraintes sur le tabac (voir 2 mai 2026).

15 Oct 2026 | Pression normative
 

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de « génération sans tabac », présenté par le groupe écologiste et déjà demandé l’année dernière par le député Nicolas Thierry.

« Génération sans tabac » : c’est-à-dire l’interdiction de vendre du tabac à vie à toute personne née après le 1er janvier 2014 (voir le 4 novembre 2025).

Cette mesure prohibitive devant être mise en œuvre dès le 1er janvier prochain au Royaume-Uni (voir le 22 avril 2026), elle s’appliquera à toute personne née après le 1er janvier 2009.

En juillet dernier, six anciens ministres français de la Santé — de Claude Evin à Yannick Neuder, en passant par Marisol Touraine — avaient pris position en faveur d’une telle mesure de prohibition générationnelle (voir le 11 juillet 2026).

8 Oct 2026 | International
 

Depuis ce 7 octobre, certaines références de paquets de cigarettes dépassent les 20 euros en Irlande.

La Marlboro Red est à 20,20 euros dans le grand magasin Dunnes Stores au centre de Dublin.
La Benson & Hedges Gold est à 20,50 euros, la Silk Cut Purple aussi.
Il faut y voir l’application de la trajectoire fiscale adoptée par le pays depuis 3 années consécutives.
Les mêmes références coûtaient 2,50 euros moins cher il y a deux ans.

Qu’à cela ne tienne… l’Irlande envisage, en plus, un « generational ban » (soit l’interdiction d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date, comme cela est déjà adopté au Royaume-Uni / voir 22 avril 2026).

Rappelons que, dans les points de vente, les produits du tabac ne peuvent être présentés à la vue du public (display ban) et que le Premier ministre irlandais, Michael Martin, vient de déclarer que les cigarettes électroniques seraient « presque pires que les cigarettes » (voir le 28 septembre).

Le taux de prévalence tabagique reste bloqué à 17 % en Irlande.
Officiellement, le marché parallèle est évalué à 20 % de la consommation en Irlande (voir le 13 août 2024).

 

Un rapport parlementaire commandé par Sébastien Lecornu, rendu public ce mercredi 16 septembre, vient formuler des propositions concrètes pour enfin « mieux organiser et structurer un système de prévention primaire en santé ».

Nous reprenons un article du Figaro de ce jeudi 17 septembre.

Parmi ses propositions, le rapport parlementaire préconise de « viser une génération sans tabac pour les personnes nées après 2009 », reprenant une proposition faite par l’Assurance-maladie cet été (voir le 2 juillet 2026).
En avril, le Royaume-Uni a déjà adopté une telle mesure, ce qui signifie que tous les Britanniques nés après le 1er janvier 2009 – et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins – ne pourront jamais acheter légalement de cigarettes (voir 22 avril 2026). Lire la suite »

17 Sep 2026 | Institutions, Récents
 

Le groupe parlementaire socialiste vient de publier son « contre-budget ».
En prévision des prochaines discussions budgétaires dont tout confirme qu’elles s’annoncent difficiles pour le Gouvernement.

Dans ce contexte, les députés PS ont donc défini 7 priorités.
Parmi lesquelles « le renforcement de l’accès à la santé de toutes et tous, notamment des jeunes ». À ce chapitre, apparaît une ligne évoquant une « lutte contre les addictions dès le plus jeune âge ».
C’est-à-dire ?
Le texte énonce « fiscalité comportementale sur les prémix et les produits ultra-sucrés et transformés ».
Mais aussi… « loi Génération sans tabac ».

Soit la mise en œuvre d’une interdiction définitive de vente des produits du tabac à toute personne née après une certaine date.
Concernant cette proposition socialiste, on ne connaît pas encore la date…

Ce pourrait être pour toute personne née après le 1er janvier 2014 comme le précise la Proposition de Loi du député écologiste de Gironde Nicolas Thierry (voir le 4 novembre 2025).

Ou même pour toute personne née après le 1er janvier 2009 comme l’impose désormais le « generational ban » anglais (voir 22 avril 2026), déjà voté, qui sera mis en application dès le 1er janvier prochain.

Rappelons que cette « génération sans tabac » – appelée également interdiction générationnelle – a reçu le soutien de 6 anciens ministres de la Santé dont trois socialistes : Claude Evin, Roselyne Bachelot, Marisol Touraine, Agnès Buzyn, Aurélien Rousseau et Yannick Neuder (voir 11 juillet 2026 et ci-contre).