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11 Juin 2026 | Trafic
 

Les derniers chiffres sur le trafic de cigarettes de contrebande sont inquiétants (voir le 3 juin 2026). Les Hauts-de-France suivent une tendance nationale et enregistrent une nette progression de la consommation de tabac de contrefaçon, passant de presque 0 % à 19,5 % en six ans.
Nous reprenons une information de France 3 Hauts-de-France.

Régulièrement, des individus sont interpellés dans le Nord-Pas-de-Calais pour avoir revendu du tabac illégalement, ou avoir introduit un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon. Il y a tout juste une semaine, le 31 mai, un homme a notamment été condamné à de la prison et à une amende douanière de cinq millions d’euros, pour avoir assuré le passage de tabac de contrebande entre le Luxembourg et la France.

Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés par ces réseaux souterrains, qui peuvent coûter cher à votre porte-monnaie et à votre santé. Les risques sont bien plus importants que ceux liés aux cigarettes classiques, en raison d’une quantité de produits nocifs (métaux lourds, plomb…) moins contrôlée, souvent bien supérieure aux taux autorisés. Lire la suite »

8 Juin 2026 | Trafic
 

En 2025, les cigarettes illicites ont dépassé 10 % de la consommation dans l’UE pour la première fois depuis plus de dix ans, selon KPMG. Un phénomène en forte hausse, qui représente 41,8 milliards d’unités et 16,7 milliards d’euros de pertes fiscales. La France est particulièrement touchée (voir le 3 juin).

C’est ainsi que débute un sujet d’Europe 1 du 3 juin.

La France et l’UE envahies par les cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Selon un rapport de KPMG publié ce mercredi, en 2025, les cigarettes illicites ont dépassé, pour la première fois depuis plus de dix ans, 10 % de la consommation totale dans l’Union européenne. Au total, cette année-là, 41,8 milliards de ces cigarettes ont été consommées au sein de l’UE, ce qui représente une perte de 16,7 milliards d’euros de recettes fiscales.

Dans le détail, ce sont les contrefaçons qui dominent le marché, avec 18,3 milliards d’unités consommées dans l’UE, soit 44 % des cigarettes illicites. Cette consommation connaît une progression de plus de 20 % sur un an.

Un marché en pleine évolution que les autorités peinent à contrer. L’étude précise que « les réseaux criminels d’approvisionnement deviennent plus rapides, plus localisés et plus difficiles à détecter ». Alors que la contrebande se faisait traditionnellement d’Est en Ouest, la production de cigarettes contrefaites se fait désormais au sein même de l’Union européenne, au plus près du consommateur.

Concrètement, ce commerce illicite de cigarettes cible principalement les marchés d’Europe occidentale, et particulièrement la France. L’Hexagone est l’un des marchés illicites du tabac les plus importants au monde.

En 2025, « 41,4 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, soit la part la plus élevée d’Europe », précise l’étude. Sur le territoire, 20,5 milliards de ces produits ont été consommés, dont près de 10 milliards de cigarettes contrefaites.

Un constat qui n’est pas sans conséquence pour les autorités. Ce marché en pleine expansion « représente une perte importante et croissante de recettes publiques ». Or, ces dernières pourraient bénéficier aux services publics, aux actions de contrôle et aux infrastructures.

6 Juin 2026 | Trafic
 

Le marché parallèle du tabac poursuit sa progression alarmante en France. Selon une étude menée par KPMG et publiée ce 3 juin, plus de 20 milliards de cigarettes illicites ont été consommées sur le territoire en 2025 (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute un sujet de CNews (de Maugan Rambour) que nous reprenons.

Le stéréotype est tenace : les Français sont adeptes de la cigarette. Il faut dire que la proportion de fumeurs dans l’Hexagone est relativement élevée. Ainsi, selon l’édition 2024 du baromètre de Santé publique France, 8,4 millions de 18-75 ans fument quotidiennement. Ce sont donc près de 50 milliards de ces petits cylindres remplis de tabac qui sont consommés chaque année.

Une question demeure : d’où proviennent ces cigarettes ? Si le réseau légal demeure majoritaire, il se trouve fortement concurrencé par le commerce parallèle. Et pour cause, 41,4 % des cigarettes fumées en France proviennent de la contrebande ou de contrefaçons. Ces chiffres édifiants ont été dévoilés ce 3 juin dans une étude menée par le cabinet d’audit KPMG pour le cigarettier Philip Morris, portant sur la consommation illicite de cigarettes et de tabac.

La France fait office de mauvaise élève, le pays possédant le marché parallèle le plus vaste d’Europe, selon ce document. Cela comprend les produits de contrebande, ceux contrefaits, mais aussi les « Illicit Whites », ces cigarettes de marques non déposées en France, fabriquées pour alimenter les réseaux de trafics illégaux.

Au total, 20,5 milliards de ces produits illicites ont été consommés en France en 2025. À titre de comparaison, le Royaume-Uni arrive en seconde place, avec 7,3 milliards de cigarettes illicites fumées durant l’année dernière.

Ces données sont d’autant plus alarmantes que le marché parallèle progresse d’année en année. Ainsi, en 2024, le nombre de cigarettes illicites consommées en France s’élevait à 18,75 milliards (…) Les pertes de recettes fiscales s’élèvent ainsi à 10,3 milliards d’euros en 2025.

5 Juin 2026 | Profession
 

Le rapport KPMG affirme que 53,6 % des cigarettes consommées en France échappent désormais au réseau officiel des buralistes… (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute une tribune de Cyrille Geiger (formateur, consultant et entrepreneur / voir 21 mai et 27 avril) que nous reprenons.

… Le ministère de la Santé évoque quant à lui un chiffre proche de 20 %.

Comme dans les manifestations, nous avons donc deux comptages : 20 selon la police, 50 selon les organisateurs.
Et, comme souvent, la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Alors soyons raisonnables et ne retenons ni le chiffre le plus bas, ni le chiffre le plus haut : prenons une hypothèse médiane : 35 %.
Si le marché légal du tabac représente environ 20 milliards d’euros et que celui-ci ne correspond plus qu’à 65 % de la consommation réelle, cela signifie que le marché total pèserait en réalité près de 31 milliards d’euros.
Le marché parallèle représenterait alors plus de 10 milliards d’euros. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent au réseau officiel. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent à la fiscalité française.
Plus de 10 milliards d’euros qui échappent aux contrôles, à la traçabilité, aux obligations légales et à l’action publique.

On peut discuter les chiffres mais on ne peut plus sérieusement discuter le phénomène.

Comment continuer à parler de politique de santé publique lorsqu’une part aussi importante de la consommation échappe aux circuits contrôlés par l’État ?
Comment continuer à parler de lutte contre le tabagisme lorsque des millions de paquets circulent en dehors du réseau auquel toutes les contraintes sont imposées ?
Comment continuer à parler de finances publiques lorsque l’État accepte de voir s’évaporer chaque année plusieurs milliards d’euros de recettes sur l’un des marchés les plus taxés de France ? Lire la suite »

4 Juin 2026 | Trafic
 

Oui, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C’est ainsi que certains réfutent les résultats, pour la France, du dernier rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon du tabac (voir 3 juin) pour cause de financement par l’industrie.
Tellement démago et si facile.

D’autres s’abstiennent de commenter, probablement pour ne pas ajouter les problèmes aux problèmes. On pensera aux politiques.

Et pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à l’industrie automobile de financer une enquête sur le trafic de fausses pièces détachées…
Voilà où nous en sommes.

Reste que les chiffres du rapport KPMG confirment ce qui crève les yeux de beaucoup de nos concitoyens.

53,6 % des cigarettes venant du marché parallèle ? Ce n’est pas une statistique, mais une réalité parfaitement visible par tous ceux connaissant la vraie vie dans les transports urbains, au coin de certaines rues, sous le comptoir d’épiceries, dans les petites combines de la vie à la campagne, sur les réseaux sociaux, etc.

10,4 milliards de recettes fiscales perdues ? Ce n’est pas une statistique, mais la confirmation toute simple que trop d’impôts tue l’impôt. Et que certains s’appliquent à faire semblant de ne pas le comprendre. Ils s’appliquent bien.

13 Nov 2025 | Trafic
 

Des hommes arrêtés par les forces de l'ordre espagnole

Des chiffres qui vont être analysés attentivement lors de la conférence sur la contrebande qui se tient aujourd’hui en Espagne (voir le 12 novembre).

Il s’agit des conclusions d’une enquête IPSOS, réalisée à partir d’études de type ramasse-paquets effectuées lors de ce premier semestre.
Et la conclusion porte sur 10,2 % de marché parallèle.
À comparer avec les 5,2 % de la même enquête réalisée il y a un an.
Parmi ce marché parallèle, la contrefaçon représente un poids de 16,6 %.

Ce qui correspond à un total de 467 millions d’euros de pertes fiscales pour les finances espagnoles.

Précisons que six usines clandestines de fabrication de cigarettes ont été démantelées en Espagne depuis le début de l’année (voir les 13 août et 21 avril).

Et que le tabac venant de l’enclave britannique de Gibraltar (à des prix spéciaux qui n’ont rien à voir avec les tarifs britanniques) continue d’inonder l’Andalousie.