50,6 %
Proportion des cigarettes – venant du marché parallèle – consommées en Belgique (voir 24 septembre 2026).
50,6 %
Proportion des cigarettes – venant du marché parallèle – consommées en Belgique (voir 24 septembre 2026).

Pour la première fois, plus de la moitié des paquets de cigarettes vides collectés en Belgique proviennent de produits qui n’étaient pas destinés au marché belge ou qui sont contrefaits, rapporte l’agence de presse Belga. Cette proportion atteint 50,6 % au deuxième trimestre 2026, selon Cimabel, la fédération belgo-luxembourgeoise des fabricants de cigarettes.
La part concernée est en nette hausse : elle était de 44,4 % à la fin de 2025 et de 33,1 % un an plus tôt. Dans le détail, 46 % des cigarettes recensées proviennent de l’étranger et 4,6 % sont considérées comme contrefaites.
« Le fait que plus de la moitié des cigarettes consommées en Belgique ne soient désormais plus taxées dans notre pays ou soient contrefaites doit constituer un signal d’alarme », estime Christine De Baets, présidente de Cimabel (voir 20 mars 2026).
L’étude a été réalisée par WSPM Group sur 2 800 paquets vides, représentant 59 320 cigarettes, collectés dans 18 villes belges. Dans 14 de ces 18 villes, la proportion de cigarettes étrangères ou contrefaites a augmenté par rapport à la fin de 2025. Dans huit villes, elle dépasse désormais 50 %.
Les taux les plus élevés ont été relevés à Louvain, avec 61,7 %, devant Genk avec 57,3 % et Charleroi avec 54,8 %. La Bulgarie constitue le principal marché d’origine des cigarettes étrangères, avec une part de 30 %, contre 15,7 % un an auparavant. Le Luxembourg représente 5,3 % et la Turquie 2,1 %. Lire la suite »

« Ce matin, une habituée nous achète un briquet, des feuilles à rouler, des filtres, mais pas de tabac. Elle m’explique, un peu gênée, qu’elle a une combine : une connaissance lui a ramené une cartouche de tabac à rouler d’Espagne. Elle me dit qu’elle aimerait l’acheter en France, mais qu’il est 2,5 fois moins cher en Espagne.
Petite précision, notre bureau de tabac est situé à Clermont-Ferrand, au centre de la France, loin des frontières… »
C’est ainsi que débute un message (sur LinkedIn, le 31 juillet) de Vincent Charbonnel (président des buralistes du Puy-de-Dôme et administrateur de la Confédération des buralistes).
« …Cela veut dire que la politique fiscale, inouïe, voulue par l’État, pousse les fumeurs à acheter le tabac dans les pays frontaliers ou hors du réseau légal.
De plus, cela est contreproductif concernant la santé publique, puisque nombre de fumeurs n’arrêtent pas de fumer, mais cherchent des solutions, souvent illégales, pour trouver du tabac ailleurs que chez les buralistes.
Enfin, cela fragilise les buralistes qui voient leur chiffre d’affaires diminuer.
Tout cela, nous le dénonçons depuis longtemps.
…Quelques minutes plus tard, on me prévient qu’un confrère a été cambriolé cette nuit.
Il faut donc que l’État change de politique fiscale concernant le tabac et protège les buralistes.
Nous ne voulons pas être sacrifiés. En France, seuls les buralistes ont le droit de vendre du tabac. »
(Voir les 8 juillet et 30 mars 2026)

En France, il est estimé que les marchés parallèles du tabac représentent 10 à 20 % de la consommation nationale. Ces achats réalisés en dehors des buralistes sont très majoritairement composés d’achats transfrontaliers (85 %), autorisés par la loi dès lors qu’ils n’excèdent pas les plafonds autorisés. C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le tabac que nous reprenons.
Si l’existence de ces marchés parallèles entraîne un coût majeur pour la santé et les finances publiques, elle constitue une rente fiscale pour certains États européens comme le Luxembourg et un débouché commercial lucratif pour les fabricants de tabac. Le CNCT appelle les pouvoirs publics français et européens à mettre un terme à ces stratégies délibérées de contournement et d’affaiblissement des politiques de santé. Lire la suite »

Les derniers chiffres sur le trafic de cigarettes de contrebande sont inquiétants (voir le 3 juin 2026). Les Hauts-de-France suivent une tendance nationale et enregistrent une nette progression de la consommation de tabac de contrefaçon, passant de presque 0 % à 19,5 % en six ans.
Nous reprenons une information de France 3 Hauts-de-France.
Régulièrement, des individus sont interpellés dans le Nord-Pas-de-Calais pour avoir revendu du tabac illégalement, ou avoir introduit un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon. Il y a tout juste une semaine, le 31 mai, un homme a notamment été condamné à de la prison et à une amende douanière de cinq millions d’euros, pour avoir assuré le passage de tabac de contrebande entre le Luxembourg et la France.
Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés par ces réseaux souterrains, qui peuvent coûter cher à votre porte-monnaie et à votre santé. Les risques sont bien plus importants que ceux liés aux cigarettes classiques, en raison d’une quantité de produits nocifs (métaux lourds, plomb…) moins contrôlée, souvent bien supérieure aux taux autorisés. Lire la suite »
En 2025, les cigarettes illicites ont dépassé 10 % de la consommation dans l’UE pour la première fois depuis plus de dix ans, selon KPMG. Un phénomène en forte hausse, qui représente 41,8 milliards d’unités et 16,7 milliards d’euros de pertes fiscales. La France est particulièrement touchée (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute un sujet d’Europe 1 du 3 juin.
La France et l’UE envahies par les cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Selon un rapport de KPMG publié ce mercredi, en 2025, les cigarettes illicites ont dépassé, pour la première fois depuis plus de dix ans, 10 % de la consommation totale dans l’Union européenne. Au total, cette année-là, 41,8 milliards de ces cigarettes ont été consommées au sein de l’UE, ce qui représente une perte de 16,7 milliards d’euros de recettes fiscales.
Dans le détail, ce sont les contrefaçons qui dominent le marché, avec 18,3 milliards d’unités consommées dans l’UE, soit 44 % des cigarettes illicites. Cette consommation connaît une progression de plus de 20 % sur un an.
Un marché en pleine évolution que les autorités peinent à contrer. L’étude précise que « les réseaux criminels d’approvisionnement deviennent plus rapides, plus localisés et plus difficiles à détecter ». Alors que la contrebande se faisait traditionnellement d’Est en Ouest, la production de cigarettes contrefaites se fait désormais au sein même de l’Union européenne, au plus près du consommateur.
Concrètement, ce commerce illicite de cigarettes cible principalement les marchés d’Europe occidentale, et particulièrement la France. L’Hexagone est l’un des marchés illicites du tabac les plus importants au monde.
En 2025, « 41,4 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, soit la part la plus élevée d’Europe », précise l’étude. Sur le territoire, 20,5 milliards de ces produits ont été consommés, dont près de 10 milliards de cigarettes contrefaites.
Un constat qui n’est pas sans conséquence pour les autorités. Ce marché en pleine expansion « représente une perte importante et croissante de recettes publiques ». Or, ces dernières pourraient bénéficier aux services publics, aux actions de contrôle et aux infrastructures.
Le marché parallèle du tabac poursuit sa progression alarmante en France. Selon une étude menée par KPMG et publiée ce 3 juin, plus de 20 milliards de cigarettes illicites ont été consommées sur le territoire en 2025 (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute un sujet de CNews (de Maugan Rambour) que nous reprenons.
Le stéréotype est tenace : les Français sont adeptes de la cigarette. Il faut dire que la proportion de fumeurs dans l’Hexagone est relativement élevée. Ainsi, selon l’édition 2024 du baromètre de Santé publique France, 8,4 millions de 18-75 ans fument quotidiennement. Ce sont donc près de 50 milliards de ces petits cylindres remplis de tabac qui sont consommés chaque année.
Une question demeure : d’où proviennent ces cigarettes ? Si le réseau légal demeure majoritaire, il se trouve fortement concurrencé par le commerce parallèle. Et pour cause, 41,4 % des cigarettes fumées en France proviennent de la contrebande ou de contrefaçons. Ces chiffres édifiants ont été dévoilés ce 3 juin dans une étude menée par le cabinet d’audit KPMG pour le cigarettier Philip Morris, portant sur la consommation illicite de cigarettes et de tabac.
La France fait office de mauvaise élève, le pays possédant le marché parallèle le plus vaste d’Europe, selon ce document. Cela comprend les produits de contrebande, ceux contrefaits, mais aussi les « Illicit Whites », ces cigarettes de marques non déposées en France, fabriquées pour alimenter les réseaux de trafics illégaux.
Au total, 20,5 milliards de ces produits illicites ont été consommés en France en 2025. À titre de comparaison, le Royaume-Uni arrive en seconde place, avec 7,3 milliards de cigarettes illicites fumées durant l’année dernière.
Ces données sont d’autant plus alarmantes que le marché parallèle progresse d’année en année. Ainsi, en 2024, le nombre de cigarettes illicites consommées en France s’élevait à 18,75 milliards (…) Les pertes de recettes fiscales s’élèvent ainsi à 10,3 milliards d’euros en 2025.

Le rapport KPMG affirme que 53,6 % des cigarettes consommées en France échappent désormais au réseau officiel des buralistes… (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute une tribune de Cyrille Geiger (formateur, consultant et entrepreneur / voir 21 mai et 27 avril) que nous reprenons.
Comme dans les manifestations, nous avons donc deux comptages : 20 selon la police, 50 selon les organisateurs.
Et, comme souvent, la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Alors soyons raisonnables et ne retenons ni le chiffre le plus bas, ni le chiffre le plus haut : prenons une hypothèse médiane : 35 %.
Si le marché légal du tabac représente environ 20 milliards d’euros et que celui-ci ne correspond plus qu’à 65 % de la consommation réelle, cela signifie que le marché total pèserait en réalité près de 31 milliards d’euros.
Le marché parallèle représenterait alors plus de 10 milliards d’euros. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent au réseau officiel. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent à la fiscalité française.
Plus de 10 milliards d’euros qui échappent aux contrôles, à la traçabilité, aux obligations légales et à l’action publique.
Comment continuer à parler de politique de santé publique lorsqu’une part aussi importante de la consommation échappe aux circuits contrôlés par l’État ?
Comment continuer à parler de lutte contre le tabagisme lorsque des millions de paquets circulent en dehors du réseau auquel toutes les contraintes sont imposées ?
Comment continuer à parler de finances publiques lorsque l’État accepte de voir s’évaporer chaque année plusieurs milliards d’euros de recettes sur l’un des marchés les plus taxés de France ? Lire la suite »

Oui, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C’est ainsi que certains réfutent les résultats, pour la France, du dernier rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon du tabac (voir 3 juin) pour cause de financement par l’industrie.
Tellement démago et si facile.
D’autres s’abstiennent de commenter, probablement pour ne pas ajouter les problèmes aux problèmes. On pensera aux politiques.
Et pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à l’industrie automobile de financer une enquête sur le trafic de fausses pièces détachées…
Voilà où nous en sommes.
Reste que les chiffres du rapport KPMG confirment ce qui crève les yeux de beaucoup de nos concitoyens.
53,6 % des cigarettes venant du marché parallèle ? Ce n’est pas une statistique, mais une réalité parfaitement visible par tous ceux connaissant la vraie vie dans les transports urbains, au coin de certaines rues, sous le comptoir d’épiceries, dans les petites combines de la vie à la campagne, sur les réseaux sociaux, etc.
10,4 milliards de recettes fiscales perdues ? Ce n’est pas une statistique, mais la confirmation toute simple que trop d’impôts tue l’impôt. Et que certains s’appliquent à faire semblant de ne pas le comprendre. Ils s’appliquent bien.

Des chiffres qui vont être analysés attentivement lors de la conférence sur la contrebande qui se tient aujourd’hui en Espagne (voir le 12 novembre).
Il s’agit des conclusions d’une enquête IPSOS, réalisée à partir d’études de type ramasse-paquets effectuées lors de ce premier semestre.
Et la conclusion porte sur 10,2 % de marché parallèle.
À comparer avec les 5,2 % de la même enquête réalisée il y a un an.
Parmi ce marché parallèle, la contrefaçon représente un poids de 16,6 %.
Ce qui correspond à un total de 467 millions d’euros de pertes fiscales pour les finances espagnoles.
Précisons que six usines clandestines de fabrication de cigarettes ont été démantelées en Espagne depuis le début de l’année (voir les 13 août et 21 avril).
Et que le tabac venant de l’enclave britannique de Gibraltar (à des prix spéciaux qui n’ont rien à voir avec les tarifs britanniques) continue d’inonder l’Andalousie.