Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Juin 2026 | Trafic
 

En 2025, les cigarettes illicites ont dépassé 10 % de la consommation dans l’UE pour la première fois depuis plus de dix ans, selon KPMG. Un phénomène en forte hausse, qui représente 41,8 milliards d’unités et 16,7 milliards d’euros de pertes fiscales. La France est particulièrement touchée (voir le 3 juin).

C’est ainsi que débute un sujet d’Europe 1 du 3 juin.

La France et l’UE envahies par les cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Selon un rapport de KPMG publié ce mercredi, en 2025, les cigarettes illicites ont dépassé, pour la première fois depuis plus de dix ans, 10 % de la consommation totale dans l’Union européenne. Au total, cette année-là, 41,8 milliards de ces cigarettes ont été consommées au sein de l’UE, ce qui représente une perte de 16,7 milliards d’euros de recettes fiscales.

Dans le détail, ce sont les contrefaçons qui dominent le marché, avec 18,3 milliards d’unités consommées dans l’UE, soit 44 % des cigarettes illicites. Cette consommation connaît une progression de plus de 20 % sur un an.

Un marché en pleine évolution que les autorités peinent à contrer. L’étude précise que « les réseaux criminels d’approvisionnement deviennent plus rapides, plus localisés et plus difficiles à détecter ». Alors que la contrebande se faisait traditionnellement d’Est en Ouest, la production de cigarettes contrefaites se fait désormais au sein même de l’Union européenne, au plus près du consommateur.

Concrètement, ce commerce illicite de cigarettes cible principalement les marchés d’Europe occidentale, et particulièrement la France. L’Hexagone est l’un des marchés illicites du tabac les plus importants au monde.

En 2025, « 41,4 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, soit la part la plus élevée d’Europe », précise l’étude. Sur le territoire, 20,5 milliards de ces produits ont été consommés, dont près de 10 milliards de cigarettes contrefaites.

Un constat qui n’est pas sans conséquence pour les autorités. Ce marché en pleine expansion « représente une perte importante et croissante de recettes publiques ». Or, ces dernières pourraient bénéficier aux services publics, aux actions de contrôle et aux infrastructures.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.