Encore une affaire de réseau d’usines clandestines de fabrication de tabac en Espagne (voir le 23 avril 2025). Et, une nouvelle fois, cette affaire met en avant les conditions inhumaines dans lesquelles y travaillent des opérateurs pris en otage par des réseaux mafieux (voir 1er mai 2024).
Cette fois-ci, c’est dans le cadre de l’opération « Crujina » que les douanes espagnoles et la Guardia Civil ont libéré 18 personnes de différentes nationalités, qui se répartissaient entre deux lieux de fabrication clandestine : dans les environs de Malaga et de Cordoue.
Avec une production de 8 millions de cigarettes par jour.
Le prix des machines et équipements nécessaires à cette fabrication étant évalué à 3 millions d’euros.
Le personnel – d’origine asiatique et des pays de l’Est – était véritablement placé sous le joug des trafiquants qui les faisaient travailler sans relâche et sans rémunération, au nom d’une supposée dette qu’ils avaient à rembourser à la mafia.
21 trafiquants et complices sont sous les verrous. Ils sont poursuivis pour contrefaçon de tabac, mais aussi pour maltraitance et traite d’êtres humains.




