Devant l’ampleur du phénomène des usines clandestines de tabac (voir 24 février 2025 et 13 novembre 2024), les autorités espagnoles restent en permanence sur le qui-vive.
Le moindre indice d’activité est exploité. Et chaque enquête d’une certaine ampleur se voit baptisée d’un nom de code. Cette fois-ci, il s’agit de l’opération « Alibobo ».
Et tout a commencé avec la découverte, en novembre dernier, d’un stock de tabac et de pièces de rechange pour machines à fabriquer des cigarettes, planquées dans une déchetterie, à Onil, près d’Alicante. Un peu plus tard, un camion avec du tabac est intercepté, puis des ateliers intermédiaires découverts, toujours dans les environs d’Alicante. Les enquêteurs se rendent compte, au fur et à mesure, qu’ils sont tombés sur un trafic international d’ampleur.
Le coup de filet décisif remonte à début avril, selon l’agence EFE. Par le biais d’une opération conjointe Vigilencia Aduanera / Guardia Civil. Sept sites – entre villas particulières et lieux de production – s’avèrent perquisitionnés. Les premières saisies portent sur 100 palettes de tabac, une grande quantité de bobines de papier ainsi que des modèles de logos et marques commerciales très connues. Des dortoirs pour les employés clandestins étaient prévus sur place.
Quant aux premières arrestations concernent « l’encadrement du réseau », elles concerneraient cinq Espagnols, un Bulgare et un Colombien. Cette première opération est à l’origine d’autres enquêtes qui se déroulent en ce moment même.
À suivre.




