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7 Juin 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ne provenaient pas d’un buraliste français, selon le rapport KPMG 2025 (voir 3 juin 2026).
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Xavier Puech (président de Philip Morris France / voir 23 février 2026). Nous le reprenons.

Ce chiffre effarant cache une réalité plus sombre encore : l’explosion de la contrefaçon. Près de 20 % des cigarettes fumées en France seraient contrefaites.

Le rapport KPMG est le seul à maintenir la même méthodologie depuis 20 ans, et les tendances qu’il met en lumière sont donc réelles et fiables. Notre pays est le champion des trafics, concentrant à lui seul près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport.

Cette situation prouve l’échec de notre politique de lutte contre la cigarette. Elle nourrit un marché noir hors de contrôle, générant 10,4 milliards d’euros de pertes fiscales.

J’en appelle à un sursaut des pouvoirs publics. Lire la suite »

3 Juin 2026 | Trafic
 

Trafic de tabac à Barbes, prise de loin

C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes. Selon le nouveau rapport KPMG, 53,6 % des cigarettes consommées en France, soit 26,54 milliards de cigarettes, ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes français (voir ci-dessous).

Une hausse de 5 points sur un an, privant désormais l’État français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. Ces chiffres recouvrent deux réalités distinctes. D’une part, les achats réalisés légalement à l’étranger dans la limite des seuils autorisés, notamment dans les pays frontaliers. D’autre part, et surtout, les cigarettes issues de circuits illicites : contrebande et contrefaçon.

C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.

La France, épicentre du marché illicite en Europe

Au sein de ce marché parallèle, l’illicite atteint un niveau particulièrement préoccupant. En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9 %. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique.
La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Ce n’est plus un phénomène marginal. C’est un marché structuré, massif, installé au cœur de la consommation nationale.
Dans le même temps, les ventes de cigarettes dans le réseau des buralistes poursuivent leur net recul. Selon le dernier rapport de l’OFDT, elles diminuent de près de 9 % par rapport à 2024. Cette évolution ne peut donc plus être interprétée uniquement comme une baisse de la consommation. Elle traduit aussi un déplacement durable des achats vers des circuits moins contrôlés, moins traçables et non taxés en France.

La contrefaçon, principal moteur de l’illicite

Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon seule progresse fortement. En hausse de 24 % en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite. En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.|
Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble, ils représentent 41,5 % de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9 % en 2006. En moins de vingt ans, la part de l’illicite a été multipliée par trois et demi.

Réseaux sociaux, épiceries de nuit, usines clandestines : un marché devenu accessible

Cette progression s’explique par plusieurs facteurs : notamment par les hausses successives des taxes tabac qui ont accentué l’écart de prix avec les produits issus des trafics ; la structuration de réseaux de distribution plus agiles ; et l’implantation de capacités de production clandestines directement sur le territoire français.
À cela s’ajoute une évolution préoccupante des canaux de vente. Les réseaux sociaux, en particulier, jouent un rôle d’accélérateur, en permettant un contact direct, rapide et non contrôlé, entre vendeurs et consommateurs. Associés à certains commerces de proximité ouverts tard le soir, ces circuits contribuent à normaliser l’accès aux cigarettes illicites, y compris auprès des publics les plus jeunes, dans un environnement où les dispositifs de vérification d’âge et de modération restent insuffisants.
« Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la montée en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitives. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français » pointe Xavier Puech, Président de Philip Morris France. Lire la suite »

1 Juin 2026 | Profession
 

Trois syndicats professionnels de la filière du CBD en France ont publié un communiqué commun dénonçant une position ministérielle qui « déforme la réalité scientifique et condamne arbitrairement la filière française » et menaçant le Gouvernement d’une « procédure contentieuse », faute de « l’ouverture d’une vraie concertation avec l’ensemble des parties prenantes ».
En effet, depuis le 15 mai 2026, les denrées alimentaires au cannabidiol sont interdites à la vente dans l’Hexagone (voir 11 mai et 13 mai).

L’UIVEC (Union des Industriels pour la valorisation des Extraits de Chanvre), l’AFPC (Association française des Producteurs de Cannabinoïdes) et l’UPCBD (Union des Professionnels de Cannabis Bien-être et de Détente) s’insurgent contre l’interprétation du ministère de l’Agriculture, évoquant les positions de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui pourtant « n’a jamais conclu à la dangerosité du CBD ». Lire la suite »

30 Mai 2026 | International
 

Le classement Kantar’s BrandZ 2026 des 100 premières marques mondiales ayant le plus de valeur vient d’accueillir, pour la première fois, la marque de tabac à chauffer Iqos de Philip Morris International.
En 74ᵉ position.

Au total, Kantar évalue la valeur de 22 000 marques sur 54 marchés pour établir le classement.

Cette performance permet à Philip Morris International de rappeler que Iqos est utilisée par 35 millions de consommateurs dans le monde.

Ceci 10 ans après son lancement (voir 10 mars 2016 et 31 mars 2016).

29 Mai 2026 | Profession
 

Pour un montant de 150 millions de dollars, Imperial Brands vient d’acquérir le fabricant américain de sachets de nicotine Black Buffalo.

Fondée en 2015, et basée à Chicago, Black Buffalo est spécialisé dans les produits de nouvelle génération délivrant de la nicotine, particulièrement les sachets.

« Black Buffalo est une marque challenger forte, dotée d’une proposition hautement différenciée, qui complète notre stratégie globale », a commenté Lukas Paravicini, directeur général d’Imperial Brands.

Avant cette acquisition, Imperial Brands avait 2,8 % du marché américain des sachets de nicotine (à travers sa présence sur 109 000 points de vente).

(Voir aussi 15 mai 2026 / Imperial Brands)

28 Mai 2026 | Trafic
 

« Non, la chute des ventes chez les buralistes mise en avant dans le dernier rapport de l’OFDT (voir ci-dessous et le 27 mai) ne traduit en rien une baisse du tabagisme ! (Comme le laisse entendre un commentaire du Monde).
« Elle révèle surtout une explosion du marché noir et un report massif des achats de cigarettes hors du réseau légal.

Nous reprenons l’opinion publiée sur Linkedin de Solène Rannou (Public Affairs Manager chez PMI).

« Confondre ventes et prévalence tabagique relève, au mieux, d’une méconnaissance du sujet ; au pire, d’une forme de malhonnêteté intellectuelle, consistant à orienter les faits selon une lecture qui nous arrange.

« Si la baisse de la prévalence tabagique est évidemment une bonne nouvelle, la diminution des ventes chez les buralistes, lorsqu’elle n’est pas corrélée à cette baisse, constitue en revanche un désastre, tant sur le plan économique que sur celui de la santé publique. »

27 Mai 2026 | Associations
 

DNF500 000 euros pour le cigarettier Philip Morris International France, 50 000 euros pour Xavier Puech, son président : telles sont les amendes infligées par le tribunal correctionnel de Paris pour « publicité illicite en faveur du tabac chauffé et du vapotage » dans des publications mises en ligne au printemps 2025, selon une décision consultée par l’AFP et datée du 20 mai.
Nous reprenons la dépêche de l’AFP.

Le tribunal s’est prononcé sur deux procédures distinctes engagées par l’association Demain sera Non-Fumeur (DNF) contre Philip Morris France et son président Xavier Puech, jugées conjointement.

Tous deux ont, en outre, été condamnés solidairement à verser 50 000 euros à DNF, au titre de la réparation du dommage subi, et 5 000 euros au titre des frais de justice. Lire la suite »

21 Mai 2026 | Trafic
 

Une dizaine de jours après la condamnation de onze prévenus dans une affaire de trafic de cigarettes contrefaites, devant le tribunal correctionnel d’Alès (de 6 mois avec sursis à 5 ans ferme / voir le 6 mai 2026)
Daniel Bruquel – expert et chef du service Prévention du commerce illicite chez Philip Morris France (voir 16 août 2025 et 15 octobre 2024) – revient sur les enjeux du procès et sur les incidences de ce trafic dans le Gard.
Nous reprenons son interview dans Objectif Gard.

Objectif Gard : La société Philip Morris France, productrice des cigarettes L&M et Marlboro, était partie civile dans ce dossier, pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Daniel Bruquel : La raison pour laquelle on est partie civile est extrêmement simple.

Nous sommes à un moment de développement des trafics sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs années, notamment le développement de la contrefaçon qui a un impact énorme en matière de santé publique. Ces produits, qui sont vendus extrêmement peu chers, conduisent les consommateurs à rester enfermés dans la cigarette. Pourtant, tout le concept du ministère de la Santé d’augmenter les taxes chaque année existe pour dissuader les fumeurs de fumer.
Une action qui n’a pas l’effet escompté, puisque les consommateurs contournent cette pression fiscale par le marché parallèle.
D’autant que ces trafics ont un impact économique important pour l’État. Ils représentent un manque à gagner d’environ 9 milliards d’euros tous les ans.
Du côté des trafiquants, ces trafics génèrent près de 2 milliards d’euros de revenus, on a donc un business extrêmement lucratif.
Le jeu de la défense a été de minimiser ce type de pratiques, en sous-entendant que c’était de la « débrouille ». Mais quand on fait vingt-deux allers-retours en Belgique avec des véhicules ouvreurs, porteurs… c’est tout sauf de la débrouille.
Ça s’appelle de la criminalité organisée, avec des structures qui sont extrêmement importantes. Lire la suite »

15 Mai 2026 | L'Info
 

Imperial Brands vient de présenter ses résultats pour son premier semestre calendaire (au 31 mars ; ses comptes s’initiant le 1er octobre).

Ses revenus nets (tabac et produits de nouvelle génération) ont connu une évolution globale de + 1,8 %.
Soit + 1,5 % pour le tabac et + 7,5 % pour les produits de nouvelle génération (+ 15,3 % sur les marchés européens).

Alors qu’en volume, ses ventes tabac ont régressé de – 1,5 %.

(Voir 28 mai 2025)

11 Mai 2026 | International, Profession
 

Japan Tobacco vient de présenter ses résultats pour le premier trimestre (voir le 16 février 2026). Pour annoncer une hausse de + 15,2 % dans ses revenus par rapport au même trimestre de l’année dernière. Soit des revenus de l’équivalent de 5,9 milliards de dollars.

Les volumes de produits à fumer restent stables à 131,3 milliards d’unités (- 0,1 %).
Alors que les produits à risques réduits voient leurs volumes augmenter (toujours par rapport au 1er trimestre de l’année dernière) de + 44,2 %, à 4,3 milliards d’unités.

Parmi ces produits à risques réduits, les produits de tabac à chauffer représentent 3,7 milliards d’unités (+ 57 %).