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9 Avr 2026 | Trafic
 

Ce 8 avril 2026 le parquet de Marseille a dévoilé les détails d’une opération douanière d’envergure.
Nous reprenons l’information du site Maritima.
Dans un simple box de parking à Sainte-Maxime (Var), les enquêteurs ont mis la main sur 7 tonnes de cigarettes de contrebande. Un individu, déjà sous surveillance pour trafic international, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Tout s’est accéléré le 2 avril.

L’antenne de la DNRED de Marseille (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) surveillait de près un individu soupçonné de piloter un réseau de contrebande. L’opération de contrôle, menée avec l’appui de la brigade de surveillance de Fréjus, ayant ciblé un box de parking situé à Sainte-Maxime.
La découverte est de taille : 7 tonnes de tabac illicite y étaient entreposées. Cette saisie massive a immédiatement déclenché l’ouverture d’une enquête par le parquet de Draguignan, avant que la JIRS de Marseille (Juridiction Interrégionale Spécialisée) ne reprenne le dossier dès le lendemain, compte tenu de la dimension internationale et organisée du trafic.

Les investigations ne se sont pas arrêtées au box de stockage.

Des visites domiciliaires ont été menées dans les communes voisines de Cogolin et Ramatuelle. Sur place, les douaniers et les enquêteurs ont saisi des éléments prouvant la structure professionnelle d’un réseau :

  • des ordinateurs et des livres de comptes détaillant le trafic,
  • du tabac à rouler en vrac,
  • de nombreux paquets de cigarettes identiques à ceux saisis à Sainte-Maxime.

L’homme au centre de ce réseau était loin d’être un inconnu pour la justice marseillaise.

Il était déjà visé par une enquête de la JIRS pour trafic international de cigarettes.
Déféré à l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen le 4 avril pour plusieurs chefs d’accusation graves : importation et détention frauduleuse de tabac en bande organisée, mise en vente de marchandise sous une marque contrefaisante, importation et détention frauduleuse de tabac en bande organisée, mise en vente de marchandise sous une marque contrefaisante, blanchiment douanier, association de malfaiteurs.

Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire. L’enquête est désormais confiée à l’Office national anti-Fraude (ONAF) pour identifier d’éventuels complices dans cette filière très lucrative.