
L’Union des Fabricants (Unifab), association de défense et de promotion de la propriété intellectuelle, a lancé ce 15 janvier une nouvelle campagne de publicité en vue d’alerter les jeunes fumeurs sur la contrefaçon de cigarettes.
C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons (voir aussi les 22, 23 et 24 janvier).
Cette campagne, composée notamment de trois clips animés de 90 secondes, cible les canaux de vente privilégiés par les trafiquants : les réseaux sociaux.
Elle sera diffusée jusqu’à l’automne 2026, sur Snapchat, TikTok notamment, et sur des banderoles sur des sites marchands comme Amazon et Leboncoin.
« Cette campagne a pour objectif de sensibiliser les plus jeunes aux risques qu’ils prennent lorsqu’ils achètent ce type de produit, afin qu’ils soient conscients que ces produits ne sont pas (…) des vrais produits et des produits vendus licitement », a déclaré la directrice de l’Unifab, Delphine Sarfati-Sobreira, rappelant que les cigarettes de contrefaçon ne répondaient à aucune norme.
Selon Webdrone, une société qui a surveillé la criminalité sur les réseaux sociaux pour Unifab, la contrefaçon a accéléré de 160 % en 2025 par rapport à 2024.
« Les jeunes vont sur le téléphone et directement l’acte d’achat va se faire sur le téléphone. Le contact va se faire sur le téléphone et pour eux c’est totalement naturel. (…) Vous avez besoin de cigarettes, dans la foulée, on va vous proposer de la cigarette, on va proposer un lieu de rendez-vous, on va vous livrer », a expliqué Didier Douilly, expert en cybercriminalité.
Selon l’Unifab, près de la moitié des cigarettes consommées en France sont illicites, issues de la contrefaçon ou de la contrebande.
Le tabac échappant à la fiscalité représentait une perte fiscale de 4,3 milliards d’euros en 2023, d’après un rapport des Douanes.




