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18 Avr 2026 | Profession
 

Les jeux d’argent en France poursuivent leur progression en 2025, avec un chiffre d’affaires en hausse de 3 % à 14,1 milliards d’euros, selon l’ANJ (Autorité nationale des Jeux). Porté par la loterie et les paris sportifs en ligne, le marché numérique accélère, tandis que PMU recule et que casinos et FDJ restent dynamiques. Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

En 2025, le chiffre d’affaires (PBJ ou produit brut des jeux, c’est-à-dire la différence entre les mises des joueurs et les gains reversés par les opérateurs) des jeux d’argent a atteint 14,1 milliards d’euros, plaçant la France « à un niveau comparable à celui du Royaume-Uni et de l’Italie ».

Le pari sportif en ligne représente les deux tiers de ce marché en ligne, à 1,77 milliard d’euros (+10,4 %).
Les mises atteignent 11,52 milliards d’euros (+12,0 %) avec en tête le football (6,32 milliards d’euros de mises) suivi du tennis (2,65 milliards d’euros).
Le nombre de joueurs en ligne progresse de 7,7 % avec 4,2 millions de joueurs uniques.

Les activités de la FDJ United (loterie et paris sportifs en points de vente) continuent de représenter près de la moitié du marché avec un PBJ de 6,95 milliards d’euros (+2,8 %), porté par la loterie (+3,4 %).

Le recul des paris hippiques du PMU « se poursuit, voire s’accélère » : les mises reculent de 3,3 % à 6,4 milliards d’euros (après -2,6 % en 2024) et le PBJ se replie de 2,8 % à 1,65 milliard d’euros (après -2,2 % en 2024).

Le nombre de joueurs, qui avait brièvement retrouvé son niveau antérieur à la crise sanitaire en 2024 (3,5 millions de joueurs), se contracte de 5,7 % à 3,3 millions en 2025.

Les casinos retrouvent une dynamique de croissance, avec un PBJ de 2,82 milliards d’euros (+3,4 %) et 31,6 millions d’entrées (+2 %).

« 2026 se présente comme une année décisive pour l’ensemble du marché des jeux d’argent », prévient la présidente de l’ANJ, Isabelle Falque-Pierrotin, citée dans le communiqué.
« Qu’il s’agisse de consolider des acquisitions, d’enrayer sans tarder un recul qui s’installe ou de faire face à une intensification de la concurrence à la veille de la Coupe du monde de football, tous les indicateurs sont au rouge pour le régulateur », selon elle, « il est nécessaire de poursuivre le virage attendu vers un modèle de jeu moins intensif et de proposer des adaptations au cadre de régulation actuel pour faire baisser la température du jeu d’argent ».

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