Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Nov 2025 | Trafic
 

Difficile de passer à côté de la polémique sur certains produits du géant chinois Shein vendus en ligne (des poupées sexuelles), ces derniers jours :

  • des réactions surjouées de la part des politiques (lesquels ne s’intéressent plus véritablement aux enjeux du commerce depuis un certain temps) ;
  • la DGCCRF et les Douanes se rappelant au souvenir du grand public (le temps d’une visite ministérielle à Roissy) ;
  • et Shein qui s’excuse platement… avant de confirmer son implantation dans des points de vente physiques (avec le BHV).

En définitive, beaucoup de bruit médiatique et autres effets de manche, alors que Shein a surtout renforcé sa communication auprès de clients qui n’en pensent pas moins.

Alors que les magasins traditionnels de vêtements baissent rideau pour de bon et s’effacent de notre paysage commercial.

À propos, si les médias parlaient aussi du scandale du tabac vendu en ligne ?

Alors que l’étude TAFE des Douanes et de la Mildeca esquive le sujet.

Alors que la dernière étude Webdrone (commandée par British American France / voir le 5 février) annonce… qu’entre 2023 et 2024, le nombre d’annonces de vente de produits du tabac constatées en ligne est passé de 14 634 à 31 604.

15 Oct 2025 | Trafic
 

En cinq ans, la vente illégale de tabac a littéralement explosé. En Gironde, une mère et son fils, originaire de Libourne, vont comparaître devant la justice pour avoir alimenté un vaste trafic de cigarettes de contrefaçon dans la région via les réseaux sociaux. Initialement prévu ce 14 octobre, le procès est reporté.
C’est ainsi que débute une information de France 3 Nouvelle-Aquitaine que nous reprenons.

Le fils achetait des cartouches sur Telegram pour les revendre via son compte Snapchat, un business lucratif mené avec sa mère.
Plusieurs centaines de cartouches de contrefaçon et des dizaines de milliers d’euros en liquide ont été saisies à leur domicile.

« Le fils achetait 1 200 euros le carton de 50 cartouches, ce qui fait la cartouche à 25 euros. Puis, il la revendait à 40 euros, ce qui fait 15 euros de bénéfices par cartouche », précise Daniel Bruquel, expert et chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France, partie civile.

Telegram, Snapchat, Instagram, Facebook sont désormais des canaux alimentant le trafic de cigarettes de contrebande en France. Faciles à commander sur les réseaux sociaux, les paquets de cigarettes contrefaites coûtent seulement entre 3 et 5 euros, contre 12,50 euros dans les bureaux de tabac. La profession est dépassée par le phénomène qui ne cesse de croître depuis le confinement.

« On va avoir les canaux de distribution qui sont Marketplace, Snapchat, Insta, où il y a des codes qui vous amènent tout de suite à des cartouches de cigarettes, ou des paquets de cigarettes, avec de la livraison de façon immédiate. Ils sont parfaitement organisés pour ces canaux », décrit Antoine Bairras, buraliste du centre-ville de Bordeaux et président de la fédération des buralistes de la Gironde. Rassemblant 520 professionnels, elle s’est également portée partie civile dans l’affaire de trafic de Libourne.

Comment endiguer ce trafic sur les réseaux sociaux ? Les buralistes demandent des garde-fous, comme l’instauration de filtres sur les plateformes en ligne afin de repérer et surtout « empêcher la communication » entre consommateurs et trafiquants, ce qui pourrait freiner le marché parallèle. Celui-ci coûte cher à l’État et aux buralistes : le manque à gagner serait de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros.

Une solution partagée par le chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France.
« La loi interdit la vente de cigarettes sur les réseaux sociaux. Donc, Facebook ou Snapchat devraient être en capacité de dépister proactivement les contenus qui sont illégaux, comme ils le font déjà pour les propos injurieux. Il doit y avoir la même chose aujourd’hui sur les trafics de cigarettes ».

19 Sep 2025 | Trafic
 

Selon l’agence Reuters, l’ACM – l’organisme néerlandais de surveillance des droits de consommateurs – annonce avoir ouvert une enquête sur le fonctionnement de la plate-forme Snapchat.

La raison : de possibles manquements à la protection des mineurs de la part de vendeurs de produits du vapotage.

Ceci, en violation de la loi sur les services numériques de l’Union européenne.

Snapchat ne ferait pas assez pour empêcher que sa plate-forme soit utilisée pour vendre des produits du vapotage à des mineurs.

Rappelons que l’âge minimum pour se procurer des produits du vapotage a été remonté à 21 ans aux Pays-Bas (voir le 19 mars 2025). Et que les arômes autres que le tabac sont interdits pour les e-liquides (voir le 8 novembre 2024).

2 Avr 2025 | Trafic
 

Cest une simple publication sur le réseau social Snapchat qui a mis la puce à loreille des gendarmes. Deux jeunes hommes de Ferrière-la-Petite (7 kilomètres de Maubeuge, Nord), de 20 et 23 ans, s’approvisionnaient en tabac depuis le Luxembourg. Lun des deux, sous pseudonyme, y proposait du tabac à la revente.

C’est en remontant l’adresse IP de la publication que les gendarmes localisent le plus jeune des deux. Le 9 octobre, ils découvrent au domicile des parents de ce dernier des tickets de caisse totalisant 30 000 euros d’achats, 5 500 euros en liquide, ainsi qu’une PlayStation 5, une trottinette électrique, un motocross et … un stock de tabac et dalcool estimé à 5 000 euros, rapporte La Voix du Nord.  Lire la suite »

12 Mar 2025 | Associations
 

Daprès un rapport publié ce mardi par lAlliance contre le Tabac / ACT, au moins 229 influenceurs ont publié sur Instagram du contenu faisant la promotion de cigarettes électroniques ou de sachets de nicotine depuis 2019.

Selon l’association, la loi française interdit « explicitement aux influenceurs de promouvoir les produits de nicotine sous toutes leurs formes ».

•• « Il est scandaleux que les cigarettiers contournent impunément la loi pour promouvoir leurs nouveaux produits de nicotine. Sous couvert dun prétendu message de promotion dun monde sans fumée, leur véritable objectif est dattirer les plus jeunes et de les rendre accros », s’est indignée la directrice de lACT Marion Catellin citée dans le dossier de presse de cette association et repris dans Le Parisien. Nous en citons des extraits. Lire la suite »

3 Mar 2025 | Associations
 

Une étude menée par le CNCT permet de documenter la persistance des niveaux de publicités illégales en faveur des produits du tabac et de la nicotine, sur les réseaux sociaux et les sites internet des fabricants.

Cette situation est dautant plus préoccupante que la réglementation relative à la protection des mineurs est massivement contournée par les marques. Face à ces stratégies délibérées dinfraction, le CNCT appelle à un renforcement des contrôles et des sanctions.

C’est ainsi que le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) communique, depuis le 25 février, sur sa nouvelle campagne d’alerte concernant les publicités illégales – en ligne – pour le tabac et la nicotine en ligne. Nous le reprenons ci-dessous.

Avec le soutien du Fonds de Lutte contre les Addictions, le CNCT mène depuis plusieurs années des observatoires sur les nouveaux produits du tabac et de la nicotine, se focalisant particulièrement sur les stratégies marketing qui leur sont associées.

Tout au long de l’année 2024, le CNCT a surveillé l’activité en ligne de vingt marques de produits du tabac et de la nicotine (tabac à chauffer, vapotage, sachets de nicotine, etc.), à travers une veille systématique de différents canaux de communication digitaux : réseaux sociaux (X, Facebook, Instagram), SMS et newsletters, sites internet.

•• 668 insertions publicitaires sur les réseaux sociaux en 2024

L’étude permet d’abord de documenter la persistance d’une stratégie publicitaire illégale de grande ampleur. En 2024, l’observatoire a ainsi permis de recenser 668 insertions publicitaires illégales sur les réseaux sociaux.

Bien qu’important, le phénomène observe toutefois un net recul par rapport à 2023 (-37%), pouvant s’expliquer par deux raisons principales. D’une part, l’annonce de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables par les pouvoirs publics a participé à réduire l’effort publicitaire des fabricants en faveur des puffs. D’autre part, les différentes actions en justice menées par le CNCT se sont traduites par la suspension des activités publicitaires de plusieurs fabricants. Lire la suite »

27 Fév 2025 | Profession
 

Dans une toute récente communication, Jean-Michel Detchart (Président national de Culture-Presse / voir 1er décembre et 3 avril 2024)  dénonce le détournement de la loi Darcos sur les frais de port par Amazon. Nous reprenons son message.

•• Nous, commerçants culturels de proximité, sommes très nombreux à vendre des livres à nos dix millions de clients quotidiens, sur tous les territoires. Nous sommes d’ailleurs collectivement un acteur important de ce marché.

Cependant, nos ventes sont concurrencées par quelques mastodontes de l’e-commerce, comme Amazon, qui vendent à distance ces objets culturels à destination des consommateurs. Si le prix de vente du livre imprimé est fixé par l’éditeur en France grâce à la Loi Lang datant de 1981, cet acteur n’en a pas moins déstabilisé la structure du marché. Lire la suite »

21 Fév 2025 | Trafic
 


À Sarrebourg, un jeune homme âgé de 21 ans vient d’être interpellé par les enquêteurs de l’antenne locale de la Police judiciaire qui ont opéré ainsi une importante saisie de paquets de cigarettes, de puffs et de snus.  

Les policiers ont découvert ces produits chez un commerçant spécialisé dans la revente de divers produits d’importation, au centre-ville. Il faisait la promotion de son activité sur les réseaux tels que Snapchat et se faisait payer directement en espèces ou même via des transactions sur PayPal, selon Le Républicain Lorrain.  Lire la suite »

11 Fév 2025 | Profession
 

Dans l’agglomération de Bordeaux, un couple de buralistes s’est lancé sur les réseaux sociaux pour moderniser l’image de leur commerce. Cette présence sur TikTok et Instagram permet de partager des moments du quotidien et de témoigner, au travers d’anecdotes, des réalités de ce métier. Reportage de France 3 Nouvelle Aquitaine. 

« On voulait montrer qu’un bureau de tabac, ce n’est pas juste un endroit où l’on vend du tabac, mais un vrai lieu de vie », expliquent-ils.

•• L’idée est venue d’Hélène, inspirée par d’autres buralistes qui partageaient aussi leur quotidien sur les réseaux sociaux. Avec son compagnon, elle met en scène des situations humoristiques et authentiques, inspirées de leur quotidien au bureau de tabac. En parallèle, le couple publie des vidéos de sensibilisation sur des thématiques comme la prévention pour les mineurs ou l’arnaque des cartes prépayées. Lire la suite »