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6 Nov 2022 | Observatoire
 

« La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle na pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

Christophe Guilluy (essayiste, auteur de « La France périphérique ») dans son dernier ouvrage « Les dépossédés » (voir 4 novembre).

4 Nov 2022 | Observatoire
 

Ils sont suivis avec attention, les travaux de Christophe Guilluy – essayiste et géographe, auteur des livres « La France périphérique » et « Temps des gens ordinaires » – qui scrute avec précision les mouvements de fond et les évolutions d’ une société française difficile à décrypter.

Il vient de publier un nouvel essai (« Les dépossédés ») portant sur « les classes populaires » et les surprises qu’elles peuvent encore apporter : « ils subissent un éloignement géographique, social, politique et culturel. Ils sont la majorité. Ils sont à l’origine de toutes les contestations actuelles, qui ne ressemblent à aucun des mouvements sociaux des siècles passés : ils sont les dépossédés. »

Christophe Guilluy y met en exergue plusieurs facteurs « d’exclusion » des classes populaires. Dont le tabac (extrait, page 48) : « La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle n’a pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

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16 Sep 2022 | Profession
 

Moins de livres ne signifie pas nécessairement moins de ventes … Ces derniers jours, la rentrée littéraire a d’ailleurs redonné du tonus au marché français de l’édition.

« On assiste à un petit frémissement avec les nouveautés de la rentrée. Entre le 1er et le 8 septembre, les ventes, en valeur, sont en hausse de 2,9 % par rapport à la même période il y a un an », note Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, citant les données de l’Observatoire de la librairie.

•• La rentrée littéraire se distingue, cette année, par son volume plus mesuré de nouveautés puisque « seulement » 490 romans vont être lancés, selon Livres Hebdo. Un niveau historiquement bas en plus de vingt ans. Lire la suite »

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5 Sep 2022 | Profession
 

Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat, s’attaque à l’industrie du tabac dans un livre au titre surprenant à paraître ce 7 septembre : « Pourquoi fumer c’est de droite » (Éditions Textuel).

Pourquoi le mouvement social qui dénonce les multinationales, la malbouffe et les industries polluantes ne s’attaque-t-il pas à l’industrie du tabac ?

Pourquoi le blackbloc prend-il pour cible des banques ou des fast-foodsmais pas les bureaux de tabac ( sic ) ?

Pourquoi beaucoup de militants anticapitalistes et écologistes continuent à fumer ? Voilà ce qui préoccupe Olivier Milleron.

Le synopsis du livre ? Fumer et financer les grandes firmes du tabac posent un problème politique : l’industrie du tabac a toujours été à la pointe dans ce qui se fait de pire dans l’histoire du capitalisme. Raconter le succès et l’histoire de l’industrie du tabac, c’est raconter le capitalisme dans ce qu’il a de plus destructeur et cynique : l’esclavage, le travail des enfants, la propagande, la stratégie du doute, la corruption des scientifiques et des politiques, la pollution, l’exploitation des paysans des pays pauvres, les tribunaux arbitraux supranationaux qui mettent à mal les démocraties, etc.

L’industrie du tabac est, comme le capitalisme, devenue plus puissante que les États : elle nous empoisonne et nous tue à petit feu. Pour l’auteur, se réclamer de la gauche anticapitaliste et fumer relève de la contradiction politique. Son ouvrage pamphlétaire ouvrirait le débat.

À suivre. …

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20 Juil 2022 | Profession
 

En 2022, les Français achètent moins de livres. Depuis le 1er janvier, les ventes de livres subissent en effet une baisse de 11 % sur un an, selon l’observatoire du Syndicat de la librairie française (SLF), qui suit l’activité quotidienne de plus de 400 librairies du pays.

La bande dessinée et le manga sont beaucoup plus épargnés avec une diminution de 6 % par rapport à 2021, selon Le Figaro (voir 30 janvier 2022, 17 janvier 2020).

•• La dynamique exceptionnelle qu’avait connue le secteur l’an passé (avec une augmentation des ventes de 20 %) reposait finalement sur les comportements d’une poignée de Français. Les librairies, qui s’étaient vu accorder par l’État le statut de commerces essentiels en plein cœur de la pandémie, avaient bénéficié d’un effet de report des achats culturels.

Avec la fermeture des théâtres, des salles de spectacles et des cinémas, le livre était alors l’un des seuls produits culturels accessibles. « Avec le recul, nous pouvons dire qu’il y eut une hausse des achats de livres par des lecteurs déjà aguerris. En parallèle, quelques nouveaux jeunes avaient franchi le cap de la lecture grâce au passe culture », analyse Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition (SNE), qui représente 720 maisons d’édition.

•• Aujourd’hui, les niveaux d’inflation records, liés au contexte géopolitique et macroéconomique incertain, poussent les consommateurs à la prudence dans leurs dépenses. Ces derniers réduisent depuis quelques mois leurs achats de biens qui ne sont pas de première nécessité.

Au-delà de la guerre en Ukraine, la présidentielle et les élections législatives sont venues détourner un peu plus l’attention des lecteurs, qui se sont davantage tournés vers les écrans (téléphone, tablette, téléviseur) ou la radio pour consulter les informations autour de l’actualité. Les librairies de Paris et de la petite couronne, qui avaient le plus bénéficié l’an passé de l’engouement des citoyens, encaissent aujourd’hui les plus fortes baisses de fréquentation (de l’ordre de 40 % pour certaines). Les libraires espèrent cependant une remontée des ventes dès la rentrée de septembre.

•• Toutefois, le tableau est nettement moins alarmant si l’on compare ces données semestrielles aux niveaux d’avant-pandémie. Puisque les ventes sont en progression de 5 %, comparée à 2019. Lire la suite »

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27 Fév 2022 | Profession
 

L’an passé, le marché français du livre a généré un chiffre d’affaires de plus de 4,5 milliards d’euros selon les données de GfK Market Intelligence, soit un bond de 18 % par rapport à 2020 et surtout de 14 % sur deux ans.

Un niveau historiquement haut et une accélération extrêmement soutenue après des années plates, oscillant entre infimes hausses et légères baisses de 1 %. En tout, près de 400 millions d’ouvrages (physiques et numériques) ont trouvé preneur en 2021.

•• L’an passé, le pan du livre numérique (englobant ebook et livres audios) a été en baisse de 8 % par rapport à 2020, mais en hausse de 16 % sur deux ans. Reste que cela représente encore moins de 3 % du marché global du livre en valeur.

383 millions d’exemplaires neufs ont été vendus en 2021. « Le contexte général a clairement joué en faveur du livre », détaille Sandrine Vigroux, directrice Market Intelligence Biens Culturels chez GfK Market Intelligence, en référence aux difficultés à voyager ou bien à assister à certains évènements culturels.

•• Le marché a été tout particulièrement porté par la BD au sens large (mangas, comics, BD jeunesse et BD de genre) qui a décollé de 50 % par rapport à 2020, à 890 millions d’euros.

En volume, plus d’une BD vendue sur deux a été un manga l’an passé. Une première historique. En 2021, ce segment de la BD émarge à la deuxième place du secteur du livre avec 22 % de part de marché, s’intercalant entre les livres jeunesses (17 %) et la littérature générale (26 %) qui demeure le genre dominant.

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7 Déc 2021 | Profession
 

Pour la 26ème édition du Prix Sport Scriptum du meilleur ouvrage littéraire sportif, le groupe FDJ, en partenariat avec l’Union des Journalistes de Sport en France (UJSF), récompense Mathieu Palain pour son ouvrage Ne t’arrête pas de courir, publié aux éditions L’Iconoclaste.

Le jury du Prix Sport Scriptum 2021, composé de douze membres experts du journalisme sportif, du sport de haut niveau et de l’édition, souhaite ainsi saluer ce roman d’immersion dans le monde de l’athlétisme, retraçant la construction d’une relation d’amitié touchante entre Mathieu Palain, journaliste et écrivain, et Toumany Coulibaly, athlète spécialiste du 400 mètres le jour … et braqueur-cambrioleur la nuit.

Pour les membres du jury, ce livre est « un véritable coup de cœur pour la qualité de son écriture et pour ce portrait sans concession d’un athlète au potentiel immense qui dérape dans l’adrénaline du délit et tente de se rattacher aux valeurs du sport ».

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26 Août 2021 | Profession
 

À l’encontre de bien des commerces, les librairies indépendantes ont peu souffert de la crise et continuent à surfer sur ce vent porteur depuis janvier. Elles se sont numérisées, ont fidélisé leur clientèle, et s’apprêtent à voir leur croisade contre la gratuité des livraisons pratiquée par Amazon portée devant les parlementaires. Un panorama des Échos.

Malgré les semaines de fermeture, les confinements et les couvre-feux, l’activité globale accuse un léger recul de -3,3 % en 2020, par rapport à 2019, selon le Syndicat de la librairie française (SLF), qui réunit un tiers environ de la profession.

•• Un vent porteur qui continue, puisque les premiers mois de l’année 2021 démarrent en fanfare, avec de janvier à mai une activité en hausse de 23 % par rapport à 2019 !

« C’est d’autant plus exceptionnel que le marché du livre est en général très stable, ce n’est pas du tout un secteur cyclique » s’étonne Guillaume Husson, délégué général du syndicat. L’afflux des clients, mais surtout le panier moyen en augmentation, semblent donc perdurer. « Non seulement nos clients habituels ont plus lu, mais ceux qui achetaient sur les plateformes en ligne sont venus chez nous » poursuit-il.

•• Une fois n’est pas coutume, ce sont les petites structures qui ont le mieux résisté, avec aux deux extrémités du spectre les librairies pesant moins de 300 000 euros par an, enregistrant une croissance de 14,8 % en 2020 tandis que celles réalisant plus de 4 millions affichent un recul de 9 %. `

« C’est assez logique, les gros vendent souvent beaucoup de livres de tourisme, universitaires ou scolaires, or, ce sont les secteurs qui ont le plus souffert de la crise », décrypte Guillaume Husson. Sans compter que ce sont souvent les plus gros qui sont installés dans les centres commerciaux, qui ont été fermés administrativement.

•• Dans les changements appelés à durer, la digitalisation tient une place majeure. « Généralement, les ventes sur le site Internet représentaient 2 à 3 % du chiffre d’affaires du libraire, on est aujourd’hui entre 6 et 7 % », détaille-t-on au SLF. Une mini-révolution qui ne se fait pas sans heurts, nécessitant réorganisation logistique, investissement informatique, et coût de livraison.

« La crise a joué en notre faveur, elle a mis notre secteur sous les feux des projecteurs, mais la librairie est fragile, c’est le commerce le moins rentable », conclut Guillaume Husson. La rentabilité moyenne tourne à moins de 1 % du chiffre d’affaires.

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22 Août 2021 | Profession
 

Buraliste à Cormeilles (17 kilomètres de Pont-Audemer, Eure), Sandira Quirin est également l’auteure d’un roman, de deux recueils de nouvelles et de deux albums pour enfants.

Portrait d’une buraliste remarquable. Tout au long de l’année scolaire, elle est intervenue aussi dans les écoles pour partager sa passion avec les plus jeunes.

C’est en 2006 qu’elle a posé ses bagages dans ce village de 1 150 habitants. Une dizaine d’années plus tard, elle rencontre une éditrice, rencontre qui va tout changer. « Je ne pense pas que cette rencontre soit un hasard. C’était mon destin. C’était écrit. Il fallait que ça sorte, que je m’exprime » raconte-t-elle à L’Éveil de Pont-Audemer. Lire la suite »

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20 Juin 2021 | Observatoire
 

Normalien et agrégé de philosophie, Nathan Denvers (22 ans) vient de publier aux éditions Grasset « Espace fumeur » dans lequel il dresse un portrait du fumeur au travers de ses expériences et de ses souvenirs personnels.

Avec pour ligne conductrice, une question : peut-on s’arrêter de fumer sans oublier le fumeur qu’on a été ?

•• Dans ce livre, à mi-chemin entre l’essai et le récit, Nathan Devers raconte sa vie à la lumière de la relation qu’il a entretenue, pendant plus de dix ans, avec le tabac.

Il revient sur des expériences qu’ont sans doute partagées la plupart des fumeurs: la première cigarette, l’apparition de la dépendance, ses effets bénéfiques et néfastes, l’incapacité de faire quoi que ce soit sans « en allumer une », les vaines tentatives de sevrage – et puis l’invention d’une méthode, résolument personnelle, pour en finir avec cette addiction. Lire la suite »

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