Lors des trois premiers mois de l’année, les ventes de livres ont diminué, en valeur, de -3,4 % sur un an, selon l’Observatoire de la Librairie qui quantifie la baisse en volume à -4,6 %.
« La situation internationale est conflictuelle et cela suscite toujours de l’attentisme dans l’achat de livres », souligne, aux Échos, Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’Edition (SNE). « Et les effets cycliques du marché de l’édition, qui demeure en progression par rapport à la période pré-covid, sont de plus en plus marqués avec un gros pic lors des fêtes de fin d’année avec des périodes plus moroses le reste de l’exercice. »
•• La raison ? « La littérature populaire se porte bien et le lectorat de ce type d’ouvrages fait probablement moins ses achats en librairies dans la majorité des cas », explique Vincent Montagne.
De fait, le classement des meilleures ventes dressé par NielsenIQ GfK semble confirmer cette théorie. Dans le top 6, on retrouve ainsi les trois tomes du phénomène commercial « La femme de ménage », ainsi que le dernier livre de Joël Dicker, « La très catastrophique visite du zoo ».
Parmi les autres livres ayant tiré leur épingle du jeu, on retrouve « Un avenir radieux » (aux éditions Calmann-Lévy) de Pierre Lemaître avec plus de 170 000 ventes selon Les Échos, « J’emporterai le feu » (Gallimard) de Leïla Slimani (plus de 100 000 ventes), « Renaissance » (Michel Lafon) d’Agnès Martin-Lugand (plus de 55 000 ventes) ou encore « Mon vrai nom est Elisabeth » (Editions du Sous-sol) d’Adèle Yon (plus de 20 000 ventes).
•• La réforme du Pass Culture inquiète la vigueur. Entrée en vigueur début mars, celle-ci s’apparente à une sévère potion d’austérité.
« Il est regrettable et assez incompréhensible de sacrifier un dispositif efficace pour l’accès des jeunes à la lecture au moment où le ministère de la Culture lui-même, via le CNL, publie des chiffres inquiétants sur la baisse de la lecture » note Guillaume Husson. (Voir aussi 28 octobre 2024).




