Les frais de port sur les livres – achetés sur Amazon, sur le site de la Fnac, de Carrefour ou auprès d’une librairie – vont passer à 3 euros pour toutes les commandes inférieures à 35 euros, à compter du 7 octobre prochain.
Pour les commandes supérieures ou égales à 35 euros, le tarif des frais de port reste, lui, inchangé. Soit 0,01 euro. Ce relèvement du prix plancher a pour objectif d’inciter les clients à se rendre en point de vente – quel qu’il soit – plutôt que de commander en ligne, selon Le Figaro.
C’est significatif à un moment où l’activité vente de livres en points de vente connait un véritable rebond (voir 7 avril). Il s’attaque ainsi à la distorsion de concurrence qui existe entre les géants du e-commerce – qui fixent les frais de port à 1 centime d’euro – et les libraires indépendants, auxquelles il coûte en moyenne 6 euros de frais postaux pour le même envoi.
Annoncé par le Gouvernement en septembre, ce nouveau tarif a été entériné par un arrêté, publié au Journal officiel la semaine dernière.
Du côté d’Amazon, on dit … s’inquiéter « de l’impact qu’aura cette mesure sur la lecture et sur les lecteurs, notamment ceux vivant dans les zones rurales et les petites villes. Ces territoires sont souvent dépourvus de librairies et représentent aujourd’hui 46 % des envois de livres pour Amazon ».





Une information importante pour les tabac-presse présentant cette activité, notamment dans le cadre de la transformation: l’activité librairie est en plein rebond. Un indice. Partout en France, les librairies ne cessent de fleurir, avec 142 nouvelles structures qui ont vu le jour en 2022.
Toujours en recherche de nouveautés et de diversification, une buraliste à Bagnac-sur-Célé (1 500 habitants, 15 kilomètres de Figeac, Lot) – voyant la presse de plus en plus boudée par ses clients – a cherché une solution pour maintenir son chiffre d’affaires : développer une activité librairie.
En 2022, le chiffre d’affaires du secteur de la BD au sens large (mangas, comics, BD jeunesse et BD de genre) s’est établi à 921 millions d’euros, selon le bilan annuel dressé par GfK Market Intelligence en partenariat avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui a clos sa 50ème édition ce dimanche 29 janvier.
« La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle n’a pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. »
Ils sont suivis avec attention, les travaux de Christophe Guilluy – essayiste et géographe, auteur des livres « La France périphérique » et « Temps des gens ordinaires » – qui scrute avec précision les mouvements de fond et les évolutions d’ une société française difficile à décrypter.
Moins de livres ne signifie pas nécessairement moins de ventes … Ces derniers jours, la rentrée littéraire a d’ailleurs redonné du tonus au marché français de l’édition.
Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat, s’attaque à l’industrie du tabac dans un livre au titre surprenant à paraître ce 7 septembre : « Pourquoi fumer c’est de droite » (Éditions Textuel).
En 2022, les Français achètent moins de livres. Depuis le 1er janvier, les ventes de livres subissent en effet une baisse de 11 % sur un an, selon l’observatoire du Syndicat de la librairie française (SLF), qui suit l’activité quotidienne de plus de 400 librairies du pays.