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12 Mar 2025 | Associations
 

Daprès un rapport publié ce mardi par lAlliance contre le Tabac / ACT, au moins 229 influenceurs ont publié sur Instagram du contenu faisant la promotion de cigarettes électroniques ou de sachets de nicotine depuis 2019.

Selon l’association, la loi française interdit « explicitement aux influenceurs de promouvoir les produits de nicotine sous toutes leurs formes ».

•• « Il est scandaleux que les cigarettiers contournent impunément la loi pour promouvoir leurs nouveaux produits de nicotine. Sous couvert dun prétendu message de promotion dun monde sans fumée, leur véritable objectif est dattirer les plus jeunes et de les rendre accros », s’est indignée la directrice de lACT Marion Catellin citée dans le dossier de presse de cette association et repris dans Le Parisien. Nous en citons des extraits.

Dans le détail, « l’ACT a recensé 948 publications promotionnelles illégales en français, touchant … plus de 24 millions de personnes », assure-t-elle. « Ces campagnes (de promotion sur les réseaux sociaux) ne sont pas seulement problématiques, elles sont, dans leur grande majorité, illégales et orchestrées par une industrie dont lobjectif est clair : recruter une nouvelle génération de consommateurs », dénonce l’Alliance contre le Tabac … daprès qui « le tabagisme chute chez les jeunes de 17 ans » (10 points de moins en 5 ans). 

•• Selon ce rapport, les influenceurs impliqués sont des « nano et micro-influenceurs », c’est-à-dire comptant entre 1 000 et 20 000 abonnés.

« Leur proximité avec leurs followers (abonnés en français) permet à Vuse, Blu et VELO de promouvoir leurs produits de manière subtile et indirecte. Ces influenceurs, issus des univers lifestyle, de tests de produits et de beauté, sont choisis pour leur accessibilité et leur authenticité, renforçant ainsi la confiance des abonnés et lattractivité des produits », décrypte l’Alliance contre le Tabac. « Certains influenceurs non-fumeurs » auraient même « été sollicités pour tester et promouvoir des produits ».

LACT appelle donc à « interdire la commercialisation des produits de nicotine à usage orale (tels que les sachets ou les billes de nicotines) ainsi que toute publicité ou promotion qui pourrait en être faite ». (Voir aussi 5 août 2024)

Ndlr : on ne peut s’empêcher de remarquer que ce communiqué aurait un retentissement plus fort si l’ACT dénonçait avec une même vigueur la vente de cigarettes de contrebande ou de contrefaçon sur les réseaux sociaux. 31 604 « points de vente de tabac » en ligne ont ainsi été dénombrés sur le Net en 2024 (voir 5 février 2025).