Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Oct 2026 | International, Vapotage
 

SICPA timbre fiscaux vapotage

Depuis le 1er octobre 2026, le Royaume-Uni applique un droit d’accise de 2,20 livres sterling par tranche de 10 ml sur l’ensemble des liquides de vapotage, qu’ils contiennent ou non de la nicotine. Cette nouvelle taxe s’accompagne d’un dispositif de timbres fiscaux sécurisés, dotés à partir de 2027 de fonctionnalités numériques, destiné à assurer la traçabilité des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement et à faciliter la lutte contre les produits illégaux. Le gouvernement britannique en attend plus de 550 millions de livres de recettes annuelles d’ici 2030-2031 et consacre 30 millions de livres par an aux services de contrôle. (Voir le 5 octobre 2026.)

À l’approche de l’entrée en vigueur de la hausse des taxes, la principale organisation professionnelle du vapotage britannique a mis en garde contre un essor du marché noir. Cet argument reprend celui que l’industrie du tabac oppose systématiquement et de longue date aux mesures de santé publique. L’évolution du marché illicite du tabac au Royaume-Uni invite à relativiser cet argument, alors même que les mesures de traçabilité ont vocation à lutter contre les marchés parallèles illicites.

Concrètement, seuls les fabricants, importateurs et entrepositaires agréés par l’administration fiscale britannique (HMRC) peuvent désormais produire ou mettre sur le marché des produits du vapotage. Ils acquittent le droit et doivent apposer sur chaque produit un timbre inviolable, de couleur jaune ou rouge. Le dispositif est progressif : les timbres transitoires, sans élément numérique, peuvent être apposés jusqu’au 31 décembre 2026 ; seuls les timbres numériques sont admis à compter du 1er janvier 2027 ; les stocks non timbrés peuvent être écoulés jusqu’au 31 mars 2027 et, à partir du 1er avril 2027, tout produit vendu au Royaume-Uni devra porter un timbre valide. Les timbres numériques pourront être scannés par les commerçants et les consommateurs afin de vérifier l’authenticité des produits.

Une fiscalité assortie d’un contrôle de la chaîne d’approvisionnement

Le nouveau droit s’applique à tous les liquides de vapotage, avec ou sans nicotine. Le même jour, le gouvernement britannique a relevé la fiscalité du tabac de 2,20 livres pour 100 cigarettes ou 50 grammes d’autres produits du tabac, en plus de l’augmentation annuelle prévue. La production de produits du vapotage sans agrément expose à des sanctions civiles, à la saisie des marchandises et des équipements, ainsi qu’à des poursuites pénales, les amendes pouvant atteindre 10 000 livres. Lire la suite »

5 Oct 2026 | International, Vapotage
 

Depuis le 1er octobre 2026, le Royaume-Uni applique officiellement sa nouvelle taxe sur les liquides de cigarette électronique. Le prélèvement s’élève à 2,20 livres (2,59 euros) par tranche de 10 ml, qu’il s’agisse de liquides nicotinés ou non (voir le 8 octobre 2025). C’est ainsi que débute un sujet de vapoteurs.net que nous reprenons.

C’est l’une des mesures fiscales les plus significatives jamais adoptées sur ce marché outre-Manche, et elle concerne l’ensemble des produits de vapotage commercialisés sur le territoire britannique.

Le dispositif, piloté par le HMRC (His Majesty’s Revenue and Customs), s’accompagne d’un système de timbres fiscaux apposés sur les emballages, permettant aux autorités de tracer et de contrôler la conformité des produits en circulation. Une période transitoire est prévue : les stocks déjà en place pourront être écoulés jusqu’au 31 mars 2027, laissant aux distributeurs et détaillants quelques mois pour absorber la transition (voir le 18 septembre 2026). Lire la suite »

21 Sep 2026 | Trafic
 

Le géant informatique tchèque Aricoma vient de racheter Dentsu Tracking (voir le 11 août 2022), l’entreprise chargée de collecter les données de suivi des paquets de cigarettes à travers l’Europe. Derrière ce mouvement d’actionnaires se joue un enjeu de santé et de finances publiques : cet outil numérique, conçu pour stopper le marché noir, reste au cœur d’une bataille sur son indépendance face aux fabricants de tabac qui génèrent les données de suivi. Nous reprenons cette information du site ABC Bourse.

C’est une opération financière discrète, finalisée le 1er août 2026. Le groupe technologique tchèque Aricoma a officialisé le rachat de Dentsu Tracking, une société suisse spécialisée dans la traçabilité des chaînes d’approvisionnement. Des noms et un marché qui pourraient n’éveiller aucun intérêt auprès du grand public, mais font tendre indéniablement les oreilles des douanes européennes. Dentsu Tracking est en effet l’opérateur central du système européen de suivi des produits du tabac : une architecture numérique complexe qui, par le biais d’un identifiant unique apposé sur chaque paquet, permet en théorie de retracer son parcours, de l’usine jusqu’au point de vente.

L’enjeu dépasse la simple gestion de flux. Le marché parallèle, selon l’étude « TAFE » des Douanes (voir 5 novembre 2025), prive le budget français de 4,3 milliards d’euros annuels, l’équivalent de plus de la moitié du budget annuel consacré à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire. Face à cela, l’Union européenne a imposé une obligation de traçabilité rigoureuse afin d’assécher ce marché à la source. Pourtant, les modalités de conception et d’exécution de ce contrôle soulèvent, depuis une décennie, des interrogations persistantes sur son étanchéité vis-à-vis des intérêts industriels de « Big Tobacco ». Lire la suite »

12 Sep 2026 | Institutions, Vapotage
 

Un entretien sur l’actualité d’une rentrée agitée pour les buralistes avec Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, député Horizons, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale / voir 3 juin 2026 et 27 novembre 2025).

Il dépose à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à donner un cadre bien défini à la distribution des produits du vapotage.

Comment réagissez-vous au mouvement de mobilisation des buralistes qui se déroule cette semaine ?

Frédéric Valletoux : Je suis cela avec la même attention que je porte en permanence à l’actualité du secteur. J’ai un excellent dialogue avec le président Serdar Kaya, comme cela était le cas avec son prédécesseur Philippe Coy. Nous avons des déplacements en commun en préparation.

Et nous avons encore échangé, ce début de semaine, sur des sujets concrets : les pertes colossales liées au marché parallèle du tabac en France — 4,3 milliards d’euros de fiscalité en moins —, mais aussi tout ce que j’entreprends pour faire avancer, à Bruxelles, ma proposition de résolution européenne visant à mettre en œuvre le protocole de l’Organisation mondiale de la Santé pour « lutter contre le commerce illicite du tabac » : avec la mise en place d’une traçabilité indépendante et de quotas de livraisons par pays.

Je rappelle que cette résolution européenne a été votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, le 26 novembre, mais avec les réserves des députés du Rassemblement national. Précision importante au regard des déclarations enflammées, en faveur du réseau des buralistes, de Madame Le Pen ce début de semaine. Les buralistes, il faut y penser tous les jours.

C’est pourquoi j’ai échangé aussi avec Serdar Kaya sur la façon d’encadrer de manière stable et pragmatique le marché de la vape…

Mais que proposez-vous ?

Frédéric Valletoux : Il est grand temps de stopper les dérives du marché de la vape, concernant notamment la vente aux mineurs, et de mettre fin à la cacophonie que nous connaissons sur les nouveaux produits nicotiniques.

Cet été, on a trouvé des produits du vapotage partout… dans les épiceries, les barber-shops, les marchés, etc. Et en cette rentrée, certaines grandes surfaces en font une promotion commerciale qui m’apparaît contradictoire avec leurs discours de responsabilité sociale.

Je m’apprête donc à déposer une proposition de loi visant à encadrer la vente des produits de la vape, tout en assurant leur traçabilité, grâce à un réseau agréé de buralistes et de points de vente professionnels responsables. J’en ai parlé à Serdar Kaya et je vais dialoguer sur le sujet avec les uns et les autres, dont les ONG anti-tabac, en tenant compte de toutes les sensibilités. Mais vous conviendrez qu’il y a urgence.

Vous êtes proche d’Édouard Philippe. Il suit particulièrement ces sujets ?

Frédéric Valletoux : Maire du Havre, il n’ignore rien de la réalité des trafics qui révoltent les buralistes. Il est particulièrement attentif à une profession dont il connaît le sens des responsabilités. Tout comme il est sensible à cette notion d’une distribution encadrée des produits nicotiniques.

3 Juin 2026 | Profession
 

« Une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée. » Tel est le message de Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, député Horizons, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale / voir 27 novembre 2025 et 25 septembre 2025) sur LinkedIn. Nous reprenons sa communication.

C’est ce que je suis allé porter jusqu’au niveau européen

Le 1er juin, en me rendant à Bruxelles. J’ai ainsi échangé avec des députés européens, des ONG et un diplomate européen sur quelques faits :
Selon le rapport Douane/Midelca d’octobre 2025, 80 % du commerce parallèle de tabac en France provient d’achats effectués dans les pays limitrophes.
Ce phénomène fait perdre à la France 4,3 milliards d’euros chaque année et fragilise nos buralistes (qui sont parfois les seuls commerçants de proximité dans nos territoires ruraux !).
Et chaque année, le tabac cause 73 000 décès en France.

Dans ce contexteJ’ai porté, en novembre dernier, une proposition de résolution européenne relative à la mise en œuvre du protocole de l’OMS

pour lutter contre ce commerce illicite de tabac, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée. Celle-ci est également soutenue par le Gouvernement. Lire la suite »

24 Fév 2026 | International, Vapotage
 

SICPA timbre fiscaux vapotage

En partenariat avec Cartor Security Printers (Cartor), filiale de Spectra Systems Corporation, la société suisse SICPA a signé un contrat historique, renforçant ainsi son leadership mondial dans les technologies de suivi et de traçabilité sécurisées. Ce programme apportera des solutions robustes à l’administration fiscale et douanière britannique (His Majesty’s Revenue and Customs, HMRC) pour marquer, tracer et authentifier les produits de vapotage au Royaume-Uni.
C’est ainsi que débute un communiqué de SICPA que nous reprenons (voir les 9 février 2026 et le 8 octobre 2025).

S’appuyant sur la solide expérience de SICPA dans le déploiement de systèmes de traçabilité sécurisée pour les produits soumis à accises et grâce aux capacités d’impression de sécurité avancées de Cartor, le consortium fournira une solution robuste alliant des éléments de sécurité matériels équivalents à ceux des billets de banque à des systèmes numériques de pointe. Leur combinaison permettra de lutter efficacement contre le commerce illicite des produits de vapotage.
HMRC pourra ainsi sécuriser les revenus liés aux produits soumis à accises, protéger les consommateurs et renforcer la lutte contre la fraude.

C’est à la suite d’un processus d’appel d’offres en plusieurs étapes lancé par HMRC en juillet 2025 que le consortium a été sélectionné sur la base d’une évaluation approfondie des propositions techniques et financières. Le projet sera initialement mis en œuvre pour une durée de cinq ans, avec une prolongation possible d’un an.
Le système sera déployé par phases, en commençant par un timbre transitoire à partir d’avril 2026, suivi d’un timbre augmenté intégrant une solution complète de suivi et de traçabilité numérique à partir d’octobre 2026.

Cartor sera chargée de l’impression des timbres fiscaux comportant des dispositifs de sécurité propriétaires.
SICPA les complétera par des dispositifs de sécurité matérielle et numérique supplémentaires destinés à renforcer la robustesse du système.
SICPA sera responsable du codage numérique des timbres fiscaux ainsi que des solutions logicielles de suivi et de traçabilité.
SICPA assurera également l’enregistrement des producteurs, importateurs et produits dans le système, la gestion des commandes et des paiements des timbres fiscaux augmentés, ainsi que la collecte des données et le suivi des produits de vapotage tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Lire la suite »

27 Nov 2025 | Profession
 

Ce mercredi 26 novembre dans la soirée, le député Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, président de la Commission des Affaires sociales) a fait adopter, à l’unanimité, une proposition de « résolution européenne pour lutter contre le commerce illicite du tabac », présentée avec les députés du groupe Horizons (voir 27 août et 26 novembre).

D’après le député, cette résolution porte les propositions suivantes :

  • l’alignement, dans chaque pays européen, des livraisons de tabac des fabricants sur la consommation réelle du pays ;
  • la mise en place d’une traçabilité des produits du tabac indépendante de l’industrie ;
  • la réduction stricte des quantités pouvant circuler entre États membres ;
  • l’affirmation d’un principe essentiel : « une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée ».

Selon Frédéric Valletoux : « avec ce vote, la France envoie un signal fort à l’Union européenne pour la santé publique, pour l’équité fiscale, pour nos commerces de proximité. »

Rappel : une « résolution européenne » permet de faire connaître la position de l’Assemblée nationale sur des textes européens en cours de discussion ou des thématiques plus générales de l’activité de l’Union européenne.

19 Mar 2025 | Profession
 

Frédéric Valletoux, ex-ministre de la Santé, siège à l’Assemblée nationale dans le groupe Horizons. Il est également le président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Son objectif ? Lever l’opacité qui règne dans l’industrie du tabac. Mise au point.

C’est ainsi que débute une interview publiée par le mensuel Technikart que nous reprenons.

• Technikart : vous avez récemment déposé une proposition de résolution européenne à l’Assemblée nationale, visant à « lutter contre le commerce illicite de tabac ». Vous rapportez que 52 milliards de cigarettes sont consommées chaque année en France. Pourtant, seulement 36 milliards sont livrées dans le pays. D’où viennent les 16 milliards de cigarettes restantes ? Lire la suite »

23 Jan 2025 | Trafic
 

Christophe Blanchet – député Modem du Calvados dont on connait l’engagement sur le sujet de la contrefacon du tabac (voir 19 et 18 septembre 2024) – vient de déposer une proposition de loi prévoyant l’instauration d’une traçabilité du tabac transformé. Une mesure de bon sens. 

En l’occurrence le tabac « transformé » – à la différence du tabac brut – est prêt à la fabrication. Il est donc destiné à rejoindre un site de l’industrie.

Or, actuellement, il peut circuler librement … sans traçabilité, alors que l’on sait qu’il existe des usines clandestines de fabrication de cigarettes partout en Europe. Notamment en France : la dernière venant d’être découverte dans la Drôme il y a deux mois (voir 20 novembre 2024 et 15 janvier 2023). Lire la suite »

14 Mar 2023 | Profession
 

Selon des informations des Échos, le groupe La Poste négocie la reprise auprès de l’Agence des Participations de l’État (APE) d’IN Groupe, l’ancienne « Imprimerie nationale ». 

À la tête de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires dégagés à l’issue d’une profonde transformation high-tech et d’une série d’ acquisitions – dans les puces sans contact, les bobines d’hologrammes ou encore l’analyse d’images – IN Groupe est devenu un acteur incontournable des titres sécurisés et de l’identité en ligne. C’est à lui qu’a été confié l’étiquetage unique numérique des produits du tabac (traçabilité / voir 13 août, 24 avril et 9 mars 2019). Lire la suite »