Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Mai 2022 | Profession
 

À quelques jours de la fermeture définitive du dernier laboratoire de l’Institut du tabac de Bergerac (Dordogne), Sud-Ouest retrace les grands moments de cette institution (voir 17 mai 2022 1 et 2). 

L’histoire de l’Institut du tabac commence en 1923, lors de la présentation du « Rapport Citroën » au gouvernement français. Il constate le retard pris par l’industrie du tabac (à l’époque monopole d’État) par rapport aux concurrents internationaux. Décision est prise de créer un centre de recherche au cœur du Sud-Ouest, grande région de tabaculture. Ce sera à Bergerac, en Dordogne.

•• L’Institut du tabac de Bergerac (ITB) est officiellement créé en 1927. Le but : mener des recherches tous azimuts pour améliorer les techniques de production, les variétés, les résistances aux maladies et aux ravageurs…, et conserver ainsi une industrie compétitive. « L’idée était d’améliorer le tabac … de la graine à la fumée … » raconte son ancien directeur, René Delon, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

•• Pendant des décennies, les équipes de l’institut mènent des activités de recherche et de production. Jusque dans les années 1980, une vraie ferme de 90 hectares en polyculture-élevage y est entretenue. Le fumier d’un troupeau de vaches laitières et d’autres animaux permet notamment d’amender les cultures de tabac.

Dans les années 1970, l’institut emploie une centaine de salariés permanents et de nombreux saisonniers.

En 2007, il occupe 40 000 mètres carrés avec 1 000 mètres carrés de laboratoires et 900 mètres carrés de serres. L’ITB est aussi un lieu d’échange de savoirs et une vitrine qui accueille, en 1955, le premier Congrès scientifique international du tabac, et inaugure en 1980 l’itinéraire touristique de la « Route du tabac ».

•• La fin du monopole de la Seita (Société nationale d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes) dans les années 1970, les fusions et rachats successifs contribuent au déclin de l’Institut du tabac. « Quand je suis devenu directeur, en 2000, nous n’étions plus que 38 », se souvient René Delon (voir 23 octobre 2014). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Institut du Tabac de Bergerac : que vont devenir les 1 100 espèces de Nicotianées ?   
17 Mai 2022 | Profession
 

Le dernier laboratoire de l’Institut du Tabac à Bergerac doit fermer définitivement ses portes ce printemps (voir 29 septembre 2021). En 2015, alors que l’Institut du Tabac de Bergerac (Dordogne) est officiellement fermé, la société Bergerac Seeds and Breeding (BSB) est créée.

C’est France Tabac, regroupement des producteurs, qui en est à l’origine. Elle est spécialisée dans la création et la production de semences de tabac pour l’agriculture (voir 9 avril 2015).

•• Elle s’installe dans d’anciens locaux de l’institut, sur le site de La Tour à Bergerac, et démarre avec six de ses anciens salariés. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabaculture : BSB, l’héritier de l’Institut du tabac de Bergerac, approvisionne le monde entier  
17 Mai 2022 | Profession
 

Jusqu’au 31 décembre 2022, le musée du Tabac de Bergerac (Dordogne) consacre sa nouvelle exposition temporaire à l’Institut du tabac, dont le dernier laboratoire doit fermer définitivement ses portes ce printemps, quatre-vingt-quinze ans après sa création (voir ce jour et 29 septembre 2021).

Les 70 clichés présentés sont tirés de l’immense fonds iconographique accumulé au fil des années par l’Institut du tabac de Bergerac et mis en valeur par le travail de deux hommes : l’ancien directeur du site René Delon – et auteur de plusieurs ouvrages sur le tabac dans le Sud-Ouest- et Michel Lecat, créateur du fonds photographique Bondier-Lecat.

« Quand, en 2013, on a annoncé la fermeture de l’Institut, j’ai voulu valoriser ce fonds d’environ 100 000 clichés » raconte, dans Sud-Ouest, René Delon. « J’ai fait un tri et j’en ai numérisé plus de 10 000 avant de les confier aux Archives départementales. En 2017, j’ai rencontré Michel Lecat qui a accepté de les intégrer à sa galerie en ligne. »

Il a écarté toutes les photos documentant les travaux de recherche. Les clichés conservés, réalisés par des photographes anonymes salariés par l’institut, racontent la vie du site et son évolution, ce lieu où la science côtoyait la paysannerie.

« Plus généralement, elles racontent l’évolution de la production du tabac en France et dans le Sud-Ouest. Un sujet riche, qui permet de faire plein de ponts avec l’histoire locale et qui intéresse beaucoup les Bergeracois » précise Mélissa Nauleau, commissaire de l’exposition.

 Commentaires fermés sur Musée de Bergerac : exposition hommage à l’Institut du Tabac avant fermeture   
8 Mai 2022 | International, Profession
 

C’est la saison des récoltes mais dans les exploitations de tabac au Malawi, l’effervescence est peu à peu retombée au fil des ans : des cours du marché toujours plus bas étranglent les producteurs dont certains misent désormais sur le cannabis.

C’est ainsi que démarre une dépêche AFP signée par Jack McBrams que nous reproduisons (voir 27 juin 2020). Et où l’on voit que les préoccupations des tabaculteurs du Malawi rejoignent celles de leurs collègues du Zimbabwe (voir 19 avril 2022).

•• Le Malawi (enclavé dans le sud-est de l’Afrique / 18 millions d’habitants) est un des pays les plus pauvres de la planète mais se place au 7ème rang mondial des producteurs de tabac, dont il tire 70 % du produit de ses exportations, selon des chiffres du gouvernement.

Chikumbutso Chekeni est cultivateur depuis 22 ans. Sous un soleil brûlant, il attache avec l’aide de sa femme les longues feuilles encore vertes pour ensuite les faire sécher. Nambuma, à 35 kilomètres de la capitale Lilongwe, était autrefois une ville prospère comptant de vastes exploitations.

« Ces prix bas nous tuent » lâche-t-il à l’AFP. Le cours de « l’or vert du Malawi » a dramatiquement diminué en raison d’une baisse de la demande mondiale et des campagnes antitabac. Chikumbutso Chekeni ne connaît rien d’autre. Et même si cette année a été particulièrement mauvaise, il continue.

•• Le secteur s’attend à des récoltes annuelles inférieures de 50 000 tonnes par rapport à la demande. Les volumes et les prix ont été si faibles que la Commission du tabac n’a ouvert la salle des ventes de Lilongwe que trois jours par semaine. Pendant ces trois jours, les enchères n’ont duré qu’une heure et à l’ouverture, les prix étaient déjà inférieurs de 20% à l’année précédente.

« L’avenir du tabac est sombre » prédit un autre producteur, Yona Mkandawire. « À ce moment de l’année, nous devrions avoir des entrepôts pleins et des files de camions, mais il y a beaucoup de vide ici. » Lire la suite »

19 Avr 2022 | International, Profession
 

On sait que le tabac est important dans l’activité agricole et dans les exportations du Zimbabwe, ce pays d’Afrique australe de 15 millions d’habitants (voir 11 avril 2021). Mais ses tabaculteurs s’orientent sérieusement vers une diversification dans le cannabis.

•• Le CEO du Zimbabwe’s Tobacco Industry and Marketing Board, Meanwell Gudu, estime que la demande en cannabis ne va faire que croître alors que celle concernant le tabac devrait décliner de -15% à horizon 2030 : « on considère la culture de chanvre comme l’une des cultures alternatives se présentant à nous. En fait, nous sommes disposés à entrer dans la chaîne industrielle du chanvre. » Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Zimbabwe : quand les producteurs du tabac se diversifient dans le cannabis  ,
27 Fév 2022 | International, Profession
 

Arrière-petit-fils de planteur de tabac installé à Viñales, dans l’ouest de Cuba, Yurisniel Cabrera sait que cette année la qualité de la récolte ne sera pas aussi bonne et abondante qu’à l’accoutumée et incrimine le « manque d’engrais et de pesticides ».

C’est ainsi que débute une dépêche AFP, signée Leticia Pineda, que nous reproduisons (voir 3 janvier).

La feuille « n’est pas d’assez bonne qualité » pour la confection des célèbres havanes, peste Yurisniel, 35 ans, en récoltant les larges feuilles de tabac vert vif qu’il amasse habilement par paires sur son avant-bras avant de les glisser sur un « cuje », le bâton de bois utilisé pour leur séchage. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Cuba : quelles raisons à la mauvaise récolte de tabac ?  ,
3 Jan 2022 | International, Profession
 

D’après le site Market Research Telecast – citant le quotidien officiel cubain Granma – Cuba réduit ses surfaces de culture de tabac de 10 % pour cette saison 2021-2022. À cause de la crise économique et sanitaire frappant l’île (voir 19 octobre et 18 juillet 2021).

22 555 hectares auraient été plantés pour cette saison de récolte. Alors que les objectifs officiels avaient prévu 25 000 hectares.

Dans la région de Pinar del Rio (à l’origine de 65 % de la production de Habanos), la récolte ne portera que sur 13 921 hectares, soit la surface de culture la plus réduite de la dernière décennie. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Cuba : une réduction de 10 % de ses surfaces de culture de tabac  ,
3 Oct 2021 | Profession
 

Les bâtiments de l’ancienne usine France Tabac de Sarlat (voir 30 septembre et 28 août 2019) doivent abriter le siège de la Communauté de Communes Sarlat-Périgord noir (CCSPN) et la pépinière d’entreprises Sarlatech portée par l’intercommunalité.

La CCSPN a acheté le site le 13 septembre pour 3 millions d’euros hors taxes ,avec ses 14 bâtiments sur 9 hectares (48 000 mètres couverts). Elle est accompagnée techniquement et financièrement par l’établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine. Le siège de la Communauté de communes doit être aménagé dans l’ancien bâtiment administratif pour un coût de 700 000 euros. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur France Tabac : l’ancien site de France Tabac devient d’utilité locale   
8 Sep 2021 | Profession
 

À Sénestis (16 kilomètres de Marmande), Francis et Alexandre Ceccato produisent, sur trois hectares, presque dix tonnes de tabac blond par an. La récolte vient de s’achever. Comment s’annonce 2021 ? Un reportage de Sud-Ouest. 

Sous un séchoir moderne, le père sort sa roulée. Son fils, vapote. Un peu plus loin, Jérôme Duffieux, directeur de Traditab, montre fièrement sa cigarette 1637 … Tous trois sont presque les derniers des Mohicans de cette culture, qui a fortement perdu en surface ces dernières années et que l’on retrouve surtout dans la région de Tonneins, exclusivement sous serres. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabaculture : « ce ne sera pas une année record » dans le Lot-et-Garonne  
27 Août 2021 | Profession
 

La Dépêche du Midi a rendu visite à un agriculteur de Mazerolles (27 kilomètres au nord de Tarbes), qui a commencé la récolte de ses quatre hectares de tabac. Une culture qui concerne toujours une vingtaine de producteurs dans le département.

Ici, ce qui reste de la filière tabac se porte plutôt bien en partie grâce au soutien des producteurs par la coopérative Tabac Garonne Adour et sa filiale de commercialisation Traditab qui, aujourd’hui, emploie 40 salariés et vend 1,5 million de kilos de tabac chaque année (voir 12 juillet et 3 janvier 2021).

La coopérative les accompagne, leur transmet un savoir-faire et leur propose des contrats de production. Ainsi, le tabac est devenu une culture à forte valeur ajoutée. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabaculture : « c’est un vrai produit du terroir »