Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Août 2024 | Profession
 

Une reconversion à la hauteur de l’édifice et de son histoire. Depuis début juillet, l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix (15 000 habitants, Finistère) est devenue « l’Espace des Sciences » : soit une spectaculaire rencontre entre les sciences et un patrimoine industriel lié au tabac…qui vaut le détour sur la route des vacances (voir 25 septembre 2021, 30 juin 2024).

•• La démarche

Portée par la Communauté d’Agglomération Morlaix Communauté, la reconversion de la « Manu » a pris  forme autour de quatre grands axes : culturel, économique, tertiaire et universitaire.

Émanation de l’Espace des sciences de Rennes, le projet d’un Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle (CCSTI) répond aux enjeux de valoriser le patrimoine industriel conservé grâce aux anciens ouvriers de la « Manu » et de présenter au public, notamment aux jeunes et aux familles, un espace dédié aux sciences de 3 600 mètres carrés.

L’architecte en chef des monuments historiques de l’agence OPUS 5, Bruno Decaris, a dirigé la réhabilitation du bâtiment en Espace des Sciences. La restauration des douze moulins à râper (classés Monuments Historiques) et des sept machines à confectionner carottes et cigares a été confiée à Olivier Morel, restaurateur du patrimoine.

•• Le parcours de la visite

Le parcours commence par « La Manufacture, un palais de l’industrie », un espace présentant l’histoire architecturale du site du 18 ème siècle à nos jours à travers une maquette, des archives et des multimédias. « L’Atelier » invite ensuite le jeune public à l’expérimentation ludique de manipulations scientifiques en lien avec l’histoire de la Manufacture. Un univers passionnant pour toute la famille.

Au premier étage, l’exposition « Le tabac, du remède au poison » retrace l’histoire de la plante Nicotiana tabacum, de sa culture à sa consommation, en passant par sa commercialisation et ses effets néfastes sur la santé. Exposition suivie par la visite de la salle « Les Moulins » présentant le râpage mécanique du tabac avec les moulins restaurés d’époque, véritable joyaux du patrimoine.

Les sept autres machines de production sont exposées dans la salle « Des machines et des Hommes », où la corrélation entre l’évolution des conditions de travail et les avancées technologiques des machines est explorée. On y découvre tous les processus de fabrication des produits du tabac (tabac à mâcher, à priser, à fumer) ainsi que lévolution des techniques de production. L’espace explore la mémoire ouvrière de la Manufacture, partageant la vie des hommes, des femmes et des enfants qui y ont travaillé. Lire la suite »

30 Juin 2024 | Profession
 

Après Rennes, la ville de Morlaix (Finistère) aura aussi son Espace des Sciences, à partir du 2 juillet prochain. Installé dans l’ancienne manufacture des tabacs (voir 25 septembre 2021), ce lieu dexposition crée des ponts entre culture industrielle, mémoire ouvrière et vulgarisation scientifique.

Ouverte en 1740, sur ordre de Louis XV, la manufacture de tabac de Morlaix elle a employé jusqu’à 1 800 ouvriers au 19ème siècle et a fermé en 2004 (elle a notamment beaucoup produit les mythiques Gauloises et Gitanes). Le patrimoine industriel de cette manufacture a été conservé et va servir d’écrin à huit lieux d’expositions interactifs, déclinées sur deux grands thèmes, détaille Ouest France.  Lire la suite »

2 Juin 2024 | Observatoire
 

En couverture de l’hebdomadaire Le Point « Débarquement, Derniers secrets »), de cette semaine, un de Gaulle tel que l’ont immortalisé nombre de photos de l’époque : en action, la cigarette à la bouche.

Un visuel que l’on a retrouvé sur des dos de kiosques ou sur des affiches de point de vente.

On notera que Le Point se montre plus soucieux de la vérité historique que ces censeurs ayant ôté sa pipe à Jacques Tati pour les affiches de métro correspondant à la ressortie du film « Mon Oncle » (voir 28 décembre 2013). On se rappelle aussi La Poste qui avait enlevé sa cigarette à André Malraux sur son timbre. Et l’on pourrait en référer à Lucky Luke condamné à mâchouiller un brin d’herbe.

Il est vrai que le Général de Gaulle était, avant-guerre, un grand fumeur … de Gitanes. Mais à Londres, il a fallu qu’il se reconvertisse aux cigarettes anglaises.

On sait moins qu’il renonça au tabac – le 28 novembre 1947 exactement – en apprenant la mort accidentelle du Général Leclerc. « J’ai eu une grande peine et j’ai pensé qu’il fallait que je ménage mes forces car Leclerc ne serait plus là pour rendre service à la France … » a-t-il confié à son gendre, le Général de Boissieu.

19 Mai 2024 | Profession
 

Il fut un temps où « le beau » sinvitait en toute chose, enchantant les plus menus objets du quotidien. Ainsi en est-il des tabatières qui, destinées à accueillir le tabac à priser, rivalisèrent au 18ème siècle de raffinement, attestant du bon goût et du statut de leur propriétaire.

En témoigne le bijou orfévré que les commissaires-priseurs montpelliérains Julie Le Brun et Jacques Farran s’apprêtent à dévoiler aux enchères le 26 mai à Castelnau-le-Lez : une tabatière en or émaillée portant le poinçon de Joseph-Étienne Blerzy, reçu maître en 1768.

•• À cette époque, la pratique de la prise du tabac connaît un large succès auprès de l’aristocratie qui sollicite les meilleurs orfèvres pour façonner un écrin propre à susciter l’admiration de leurs pairs. L’on raconte même que le Régent possédait une collection suffisamment conséquente pour arborer chaque jour une nouvelle tabatière. Lire la suite »

24 Sep 2023 | Profession
 

« Balto », « Civette », « Marigny » … Ce nest pas un hasard si toutes les communes de France possèdent ces enseignes. Explications du Point.

S’il n’y a pas de mystère autour des noms tels que le bar des Sports, le café de la Mairie ou le café de l’Église : leur signification saute aux yeux. Mais d’autres noms d’enseignes recèlent une histoire bien plus intéressante.

•• Certains établissements tirent leur nom de vieilles marques de cigarettes.

Dans les années 1950, la France se relevait péniblement des ravages de la guerre, et la Seita (Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes, détentrice du monopole à l’époque) aidait les débitants de tabac de l’époque à s’installer. La Seita exigeait, en contrepartie, que ces établissements portent le nom d’une de ses marques de cigarettes ou de cigares. Lire la suite »

24 Sep 2023 | Trafic
 

Il y a une semaine, les aficionados de football et autres sports, en Espagne, pleuraient la disparition de Pepe Domingo Castaño, célébrissime animateur d’émissions à la radio.

Sa voix très reconnaissable, sa verve intarissable, son style fleuri et son imagination débordante (il transformait les pubs des nombreux annonceurs en les interprétant sous forme de chansons) lui assuraient des audiences incroyables le week-end. Auprès de toutes les générations.

« C’était un maître et une légende de la communication et du journalisme sportif en Espagne » (communiqué du Real Madrid). Il est décédé à 81 ans et était encore au micro en juillet dernier. Lire la suite »

23 Sep 2023 | Profession
 

Cet été, l’édition sarthoise du quotidien Ouest-France a organisé un concours invitant ses lecteurs à reconnaître un lieu emblématique à partir de la photo d’un détail … La Manufacture des Tabacs, située dans le centre du Mans au bord de la Sarthe, ne pouvait échapper à la liste de ces lieux imbriqués dans l’histoire de la ville.

D’autant qu’elle abrite encore le siège et les activités de la DRD (Direction régionale de la Distribution) de Logista. Et depuis peu, une fresque géante (150 mètres de long, 15 mètres de large) sur sa façade rappelle la mémoire des ouvrières et ouvriers qui ont œuvré sur place (voir 21 juin 2020).

La manufacture elle-même remonte à 1883. À l’époque 615 personnes y travaillaient dont 567 cigarières. Mais les machines n’allaient pas tarder à arriver pour se substituer aux cigarières. « Là où les cigarières pouvaient produire 1 500 cigarettes à la journée, les machines en confectionnent 1 500 à l’heure » rappelle un panneau explicatif pour les visiteurs.

9 Oct 2022 | Profession
 

Dans un petit village de la vallée de la Bruche en Alsace, à Barembach (Bas-Rhin, près de Rothau), un bistrot vient de voir ses peintures murales et décors classés aux monuments historiques. Reportage de France 3 Grand Est.

Quatre générations se sont succédé dans ce qui était d’abord une auberge, ensuite un café, puis un bar-tabac.

•• La buraliste a pris la succession de sa maman en 1990 : « moi j’ai toujours connu l’endroit en tant que bar-tabac et travaillé au milieu de ces décors … Oui, j’étais étonnée d’apprendre le classement. C’est mon cousin qui a fait les démarches, mais je ne m’attendais pas forcément à ce que ça aboutisse.» Lire la suite »

21 Sep 2022 | Profession
 

Une semaine après le décès de la reine Élisabeth II, une buraliste et sa fille, à la tête d’un bar-tabac de Caen, ont acheté une figurine en carton en taille réelle à son effigie « pour lui rendre hommage » et l’ont exposée à la porte d’entrée.

De nombreux passants sont entrés dans le commerce depuis son apparition, uniquement pour observer la statue en carton et « prendre un selfie » assurent-elles dans La Liberté Le Bonhomme libre.

En fait, la mère et la fille, propriétaires d’un corgi, avaient déjà eu affaire à Élizabeth II. En 2016, elles avaient eu la surprise de recevoir une lettre de Buckingham Palace. En voici un extrait traduit : « La reine souhaite vous écrire pour vous remercier de votre lettre, (…) et des délicieuses photos que vous avez jointes de votre corgi bien-aimé, James De Paline. »

Ce lundi 19 septembre, jour des funérailles, la missive a été disposée à l’entrée du bar-tabac, encadrée et mise en valeur sur une étagère, à côté de la figurine. Photo : La Liberté

28 Août 2022 | Profession
 

Pour donner à son tabac-presse des airs d’été, une buraliste de Theil-sur-Huisne (3 700 habitants, sud de l’Orne) a voulu créer une vitrine colorée et artistique et a eu un coup de cœur pour l’une des affiches de l’exposition « Les Petits Papiers d’Abadie » organisée par la communauté de communes.

L’usine de papier à cigarette Abadie a fermé les portes de son site du Theil-sur-Huisne en 1975 mais elle fascine et inspire encore la population locale de par la présence de ses bâtiments à l’architecture typique de l’ère industrielle (avec sa cité-ouvrière).

Ouverte en 1885 par Joseph-Bertrand Abadie – inventeur du papier à cigarette sans colle – cette usine fabriquait du papier cigarette (certaines années, sa production est montée à 900 tonnes) dont la décoration des étuis et la créativité des affiches de promotion font encore l’objet de la passion des collectionneurs. Lire la suite »