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Le Mois sans Tabac : ce dimanche dernier a mis un point final au « Mois sans Tabac », cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – et dont personne ne conteste la pertinence ni l’utilité.

Nous avons évoqué – ici-même (les 16 et 26 novembre) – des exemples d’action sur le terrain ou d’initiatives promotionnelles plus ou moins pertinentes.

Mais force est de constater que les résultats sont très décevants au niveau de l’indicateur – fondamental pour l’opération – du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies de façon personnalisée dans leur démarche d’arrêt. Au niveau national.

  • L’indicateur indiquait, le 30 novembre au soir : 117 561 personnes inscrites.
  • À comparer avec les 133 837 de novembre 2024,
  • ou les 157 576 de 2023,
  • les 162 012 de 2022,
  • ou encore les 241 000 si l’on remonte à 2018.

De deux choses l’une :
il y a de moins en moins de personnes qui souhaitent arrêter de fumer ;
ou l’argent public engagé dans le Mois sans Tabac est bien mal utilisé.

1 Déc 2025 | Associations
 

7 millions de morts par an, 1,3 million d’enfants exploités dans les champs de tabac, 4 500 milliards de mégots disséminés dans la nature, etc. Au regard de ses effets délétères sur notre santé, sur nos droits ou encore sur notre environnement, l’industrie du tabac n’a pas sa place dans notre société.
Pourtant, pour préserver ses profits, elle continue son offensive en mettant sur le marché de nouveaux produits prétendument dits « à risque réduit ».
Face à une industrie qui manipule pour entretenir son marché de l’addiction à la nicotine, l’ACT se renomme pour réaffirmer sa position de contre-lobby. En devenant « Contre-Feu, l’alliance contre l’industrie du tabac », l’association se présente comme un collectif aussi stratège et déterminé que le lobby qu’il cherche à faire tomber.

C’est ainsi que débute un communiqué d’Alliance contre le Tabac que nous reproduisons intégralement.

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Franck Vandenbroucke … Impayable ce ministre belge de la Santé, ancien trotskyste, désormais personnalité forte du parti socialiste flamand et grand idéologue de « la gestion préventive des risques sociaux ».
Il aura essayé toutes les mesures.

Ceci dans un pays où le nombre de fumeurs (plus de 20 % de la population adulte) baisse lentement et naturellement mais sans la rapidité ni les « à-coups » que l’on aurait pu attendre de mesures choc lancées à grands renforts de déclarations fracassantes.

D’autant que les marchés parallèles (tabac et vapotage) s’y sont installés :

  • forte hausse de la fiscalité tabac ;
  • display-ban (suppression des linéaires) pour le tabac et le vapotage, mis en place cette année ;
  • interdiction des cigarettes électroniques jetables ;
  • interdiction des sachets de nicotine …

Et maintenant, Franck Vandenbroucke vient d’annoncer une prochaine interdiction des arômes (à l’exception du goût tabac) dans les e-liquides… Il s’appuie sur un avis du Conseil supérieur de la Santé.

Dont certains des membres ont pourtant reconnu en quoi quelques arômes pourraient aider des fumeurs à arrêter la cigarette « ». Mais « priorité a été donnée à la protection des enfants ».

On pourra remarquer que ces derniers ne sont pas protégés du marché parallèle non plus (sites en ligne et épiceries).

18 Nov 2025 | Associations, International
 

À l’occasion de la 11ème Conférence des Parties (COP11) à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (17–22 novembre, Genève), le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) réaffirme son ambition et ses priorités : protéger les politiques de santé publique de l’ingérence de l’industrie du tabac (article 5.3), soutenir des mesures prospectives ambitieuses (article 2.1), faire avancer la responsabilité juridique de l’industrie (article 19) et défendre l’adoption de mesures environnementales décisives, en particulier l’interdiction mondiale des filtres de cigarette (article 18).

C’est ainsi que débute le communiqué du CNCT publié à l’occasion de la COP 11 (voir 17 novembre et 15 octobre).

Alors que les négociations s’ouvrent dans un contexte de pressions sans précédent, le CNCT appelle l’Union européenne à parler d’une seule et même voix et à assumer son rôle historique de leader mondial en matière de lutte antitabac.

// L’Union européenne doit porter une voix forte à Genève

L’Union européenne arrivera à Genève avec une position commune, adoptée au terme de négociations particulièrement complexes, et doit désormais porter cette position avec clarté et ambition lors des discussions de la COP11.

Cette session s’ouvre alors que plusieurs décisions majeures sont à l’ordre du jour : les mesures prospectives prévues par l’article 2.1, la réduction de la dépendance nicotinique et la protection des politiques publiques contre les intérêts commerciaux de l’industrie du tabac (articles 5.2(b) et 5.3), la responsabilité juridique de l’industrie (article 19), ainsi que les enjeux environnementaux liés aux produits du tabac et de la nicotine (article 18).

Les ajustements successifs réalisés au sein du Conseil pour parvenir à un accord témoignent de discussions difficiles, où certaines délégations ont exprimé de fortes réserves quant au niveau d’ambition initial, entraînant notamment la reformulation ou la suppression de références explicites à des mesures structurantes. Dans ce contexte, il est essentiel que l’UE défende avec fermeté la position désormais adoptée, afin d’éviter qu’elle ne soit fragilisée ou diluée au cours des débats.

Le CNCT se félicite néanmoins de la constance de plusieurs États membres — parmi lesquels la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne — qui ont joué un rôle déterminant dans l’obtention d’une position commune ambitieuse. Le CNCT appelle l’ensemble des États membres à maintenir cette cohésion et à assumer pleinement le rôle de leader que l’Europe a historiquement tenu au sein de la CCLAT. Lire la suite »

17 Nov 2025 | International
 

La conférence internationale pour la lutte antitabac ouvre à Genève cette semaine. Elle plaide notamment pour l’interdiction des mégots…

C’est ainsi que débute une dépêche (notamment relayée par Sud-Ouest) sur la COP 11 (voir 8 novembre, 21 et 15 octobre) et que nous reprenons.

Une grande conférence internationale sur la lutte antitabac se penche cette semaine à Genève sur la question des mégots de cigarette qui polluent la planète, certains préconisant même leur interdiction totale. « La meilleure solution pour l’environnement serait de supprimer complètement les filtres », a estimé Andrew Black, chef par intérim du secrétariat de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la Lutte antitabac (CCLAT).

Andrew Black s’exprimait, ce 13 novembre, devant la presse avant la onzième conférence des États parties à la CCLAT (COP 11), qui décident des orientations à prendre sur plusieurs dossiers à Genève du 17 au 22 novembre.

« On estime à 4 500 milliards le nombre de mégots de cigarettes jetés chaque année dans le monde, ce qui en fait la forme de déchet la plus répandue sur la planète », a-t-il assuré. « Ces mégots sont toxiques et constituent une source importante de pollution plastique, en raison de leurs filtres non biodégradables », des plastiques dérivés de la cellulose.

De plus, a-t-il assuré, les filtres n’atténuent en rien la toxicité des cigarettes.
Rüdiger Krech, directeur général du programme Environnement et Changement climatique de l’OMS, a déclaré de son côté qu’il était « grand temps d’interdire ces plastiques […] car ils représentent la principale source de pollution des eaux » et sont « également contaminés par des substances toxiques ». Lire la suite »

17 Nov 2025 | Pression normative
 

Au cours d’une conférence presse, le député Nicolas Thierry et l’ACT-Alliance contre le Tabac ont présenté leur proposition de loi historique visant à atteindre l’objectif gouvernemental d’une génération sans tabac à l’horizon 2032.

C’est ainsi que débute le communiqué émis, récemment, par ACT-Alliance contre le Tabac à propos d’un « Generation Ban » à la française (voir les 4 et 5 novembre).
Nous le reproduisons intégralement.

// Le principe de la mesure est simple : interdire aux cigarettiers de vendre du tabac à toutes les personnes nées après 2014. Soutenue aujourd’hui par les trois quarts des Français, cette proposition, cosignée par plus de 20 députés allant du groupe LFI au groupe Horizons, est non seulement nécessaire pour la santé de nos concitoyens, mais aussi pour celle de notre économie, de notre système de santé et de notre environnement.

// Chaque année 200 000 jeunes rentrent dans le tabagisme, il est donc urgent d’adopter une mesure ambitieuse pour mettre fin à cette épidémie qui reste la première cause de mortalité évitable en France avec 75 000 décès par an. Lire la suite »

1 Nov 2025 | Pression normative
 

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1er novembre : c’est aujourd’hui que démarre le Mois sans Tabac. Nous avons déjà évoqué, ici même, quelques initiatives de terrain prises sous son égide, car c’est bien là – sur le terrain – que cela se passe : les échanges personnels, les encouragements pratiques (voir les 28 et 30 octobre).

Cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – n’est contestée par personne. Elle bénéficie d’un important soutien financier public, notamment en moyens médiatiques. Mais ces dernières années, elle n’a pas été à la hauteur de ses légitimes ambitions.

Si l’on considère, par exemple, l’indicateur du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies dans leur souhait d’arrêter et « pour mettre toutes les chances de leur côté » (suite à la campagne de communication et de sensibilisation du ministère de la Santé / voir 2 octobre).

En 2024, le nombre d’inscrits aura été de … 133 837. Ce qui n’avait pas été brillant si l’on compare avec les 157 576 de 2023.

Et avec les années précédentes :
162 012 en 2022 ;
112 953 en 2021 ;
125 783 en 2020 (Covid) ;
203 175 en 2019 ;
241 000 en 2018, première année du Mois sans Tabac.

Hier, le site du Mois sans Tabac annonçait déjà 93 187 inscrits pour cette édition 2025.
Au 31 octobre 2024, ce même indicateur affichait 102 819 inscrits.

31 Oct 2025 | Associations
 

Selon un rapport de l’organisme d’investigation Profundo, commandé par l’Alliance contre le tabac (ACT) et rendu public par France Inter, les grandes banques françaises continuent d’investir dans l’industrie du tabac.

Malgré l’arrêt des crédits accordés aux cigarettiers depuis 2025, près de 2,8 milliards de dollars d’actifs sont désormais détenus par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE.

Cela représente une augmentation de 280 % par rapport à novembre 2023, malgré l’adoption, en 2018, d’une charte internationale, le Tobacco-Free Finance Pledge, visant à mettre fin à tout soutien à ce secteur (voir 28 septembre 2018).

De larges montants investis dans le tabac en dépit d’accords internationaux

Entre novembre 2023 et mai 2025, près de 2,8 milliards de dollars (environ 2,38 milliards d’euros) auraient été investis par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE en actions et en obligations dans des groupes tels que Philip Morris International, British American Tobacco, Imperial Brands ou Japan Tobacco Inc.

Le rapport souligne une progression marquée des participations : le Crédit Agricole détiendrait plus d’un milliard de dollars (852 millions d’euros) d’actifs liés au tabac, en hausse de 587 % depuis novembre 2023 ; BNP Paribas aurait multiplié ses prises de participation par six en un an et demi, pour atteindre 597 millions de dollars (508 millions d’euros) ; la Société Générale posséderait 437 millions de dollars (372 millions d’euros) d’actions, contre un niveau quasi nul fin 2023 ; le groupe BPCE détiendrait environ 430 millions de dollars (366 millions d’euros), soit une hausse de 41 % en un an et demi.

Selon l’ACT, ces évolutions traduisent une augmentation volontaire des placements dans le secteur, alors que les banques avaient pris des engagements publics de désengagement.

En effet, les banques concernées ont toutes signé une charte internationale visant à mettre fin au financement de l’industrie du tabac, lancée le 26 septembre 2018 par l’ONG australienne Tobacco Free Portfolios et soutenue par les Nations Unies. Certaines avaient même adopté des politiques internes plus restrictives. Par exemple, dans un document publié en avril 2025, la Société Générale affirmait vouloir exclure les producteurs de tabac de son univers d’investissement.

L’Alliance contre le tabac demande d’agir fermement contre ces investissements

Les banques concernées contestent ces accusations et expliquent que les investissements signalés correspondent en partie à des transactions réalisées pour le compte de leurs clients, sur des produits financiers diversifiés et complexes, incluant encore des entreprises du tabac. Lire la suite »

30 Oct 2025 | Pression normative
 

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L’île participera activement au Mois sans tabac avec de nombreuses animations dans tout le territoire. Les voici selon Stampa Paese :

  • 6 et 7 novembre : stand Santé publique France au centre commercial Carrefour Finosello (Ajaccio) dans la journée ;
  • 12 novembre : opération « Une rue sans tabac » sur le parvis de l’église Saint-Roch à Bastia ;
    • 19 novembre : rue Fesch à Ajaccio ;
  • tout au long du mois : randonnées sport et santé, ateliers, jeux interactifs et entretiens motivationnels organisés par les partenaires de santé en addictologie.

Le tour de Corse des stands d’information s’étendra du 3 au 27 novembre, passant notamment par Bastia, Luri, Île Rousse, Calvi, Corte, Borgo, Prunelli di Fiumorbu, Folelli et Saint-Florent.

28 Oct 2025 | Pression normative
 

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À l’approche du Mois sans tabac, la CPAM et plusieurs associations partenaires ont installé, le 17 octobre, un stand d’information au centre commercial Le Méridien d’Ibos (Hautes-Pyrénées). Une journée pour sensibiliser, informer et surtout accompagner celles et ceux qui souhaitent en finir avec la cigarette.
Nous reprenons un article de La Dépêche.

Parmi les bénévoles présentes, Chantal, tabacologue retraitée mais toujours engagée, a pris le temps d’échanger longuement avec les visiteurs.
« J’ai voulu faire ce métier car chez moi, tout le monde fumait. Mes parents sont morts à cause du tabac, mes proches aussi », confie-t-elle avec émotion.

Pour Chantal, la clé du succès réside dans un vrai accompagnement et une réelle motivation : « Elle peut être financière, ou liée à l’envie de retrouver le goût et la forme physique. »

La professionnelle met toutefois en garde contre les méthodes non reconnues médicalement, comme l’hypnose ou le stop-laser. « Ce ne sont pas des remèdes miracles, mais elles peuvent aider psychologiquement. Signer un chèque pour arrêter de fumer, cela n’existe pas. Il faut surtout être bien substitué. »

Quant à la peur de grossir, « seules 20 % des personnes qui arrêtent de fumer prennent plus de cinq kilos. Cela ne devrait pas être un frein », rassure la tabacologue. À la sortie, plusieurs participants ont franchi le pas en s’inscrivant officiellement à Mois sans tabac.

Chaque année, la cigarette cause près de 75 000 décès en France, soit plus de 200 morts par jour.
Derrière ces chiffres, des vies brisées, mais aussi un espoir pour les bénévoles : celui de voir, grâce à leurs actions de terrain, de plus en plus de fumeurs décider de reprendre leur souffle.