Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
6 Août 2026 | Institutions, Récents
 

Faut-il ajouter une taxe de plus sur les cigarettes pour financer la lutte contre les incendies ? Le député LR Yannick Neuder, ancien ministre de la Santé sous François Bayrou (voir le 21 février 2025 et le 29 janvier 2025), va déposer une proposition de loi (PPL) pour créer un fonds alimenté par les industriels du tabac.
Il servirait à aider les services d’incendie et de secours à investir pour mieux s’équiper, mais aussi à financer la régénération des milieux naturels après un incendie, tout comme la dépollution des sols et des eaux contaminés par les jets de mégots.
C’est ainsi que débute un article de Thibaut Déléaz, dans Le Figaro de ce 6 août. Nous le reprenons.

« Il ne s’agit pas d’un dispositif moralisateur qui vise les consommateurs ou les buralistes », défend Yannick Neuder auprès du Figaro.
Concrètement, le député propose une contribution de 15 euros pour 1 000 cigarettes vendues, facturée directement aux industriels. Cela représente environ 30 centimes pour un paquet de 20 cigarettes, « mais l’industriel n’est pas obligé de la reporter directement sur le prix de vente ». En se basant sur les ventes de 2025, cela représenterait 350 millions d’euros de recettes supplémentaires.

Cette contribution serait collectée par les Douanes et abonderait exclusivement un « fonds de prévention des incendies et de régénération des forêts et des milieux aquatiques » créé à la Caisse des dépôts.
Ce fonds serait « administré par un conseil de gestion placé auprès des ministres chargés de la sécurité civile, des forêts et de l’environnement », sans représentant de l’industrie du tabac, détaille la PPL. Lire la suite »

30 Juil 2026 | Associations
 

Bannir la publicité de la cigarette à la télévision et à la radio. C’est l’objectif de plusieurs lois, dont la première, la loi Veil, qui fête, ce mois-ci, son cinquantième anniversaire. Mais la publicité de la cigarette sur les réseaux sociaux ne semble toujours pas réellement encadrée. Certains dénoncent « un flou juridique ».

C’est ainsi que débute un article de Midi Libre (le 28 juillet) que nous reprenons.

C’est une publication Instagram qui a retenu son attention. Celle de Léna Mahfouf, une créatrice de contenus aux cinq millions d’abonnées, qui pose aux côtés de Charli XCX, une chanteuse britannique. Les deux jeunes femmes sortent du Met Gala. Une jupe bleue et un corset sur mesure pour la première, une robe noire cintrée pour la seconde. Elles sont pimpantes. Mais un détail interpelle : les cigarettes que tiennent les demoiselles entre les doigts. « C’est décevant de voir ça », se désole Marion Catellin, directrice de l’association Contre-Feu (voir le 5 juillet 2026).

Léna Situations, l’une des créatrices de contenu les plus suivies de France, « n’est pas la seule à s’afficher sur les réseaux sociaux avec des cigarettes ou des produits du tabac », souligne la présidente de l’association. Entre 2019 et 2024, près d’un millier de publications faisant la promotion du tabac ou de la nicotine ont été recensées sur Instagram. Lire la suite »

28 Juil 2026 | Associations
 

L’association Demain sera sans Fumeur (DNF / voir le 21 juillet 2026) se réjouit du décret interdisant de fumer dans les parcs, jardins, abribus et plages. Un autre précise que l’interdiction de fumer concerne également les abords de ces lieux dans un rayon de dix mètres (voir les 1er et 3 juillet 2025).
Mais pour Alexandre Markovic, directeur de l’association, il faut accélérer le mouvement et incorporer les terrasses des cafés et restaurants. Un baromètre (nouvelle fenêtre), publié avec le concours du sondeur OpinionWay, montre que les Français s’y montrent favorables : si les terrasses étaient sans tabac, elles attireraient sept fois plus de clients qu’elles n’en feraient fuir.

C’est ainsi que démarre un sujet de Geoffroy Lopes sur TF1 (le 23 juillet) que nous reprenons.

TF1 : Pourquoi l’interdiction de fumer sur les terrasses des bars et restaurants devient-elle votre priorité ?

Alexandre Markovic : Nous menons cette étude tous les ans depuis 2019.

Cette année, 84 % des personnes interrogées réclament davantage de mesures contre le tabac, notamment dans les files d’attente et les terrasses des cafés et restaurants. Dans ces lieux ouverts, la progression est fulgurante : +15 points en un an. L’interdiction devait à l’origine figurer dans le décret publié l’an dernier.

Mais les syndicats des métiers de l’hôtellerie et de la restauration ont fait pression pour la retirer, arguant que le secteur reste fragile et que beaucoup d’établissements connaissent encore des difficultés économiques. Nous rappelons que ces espaces sont culturellement liés au plaisir et au loisir.

Nous voulons casser l’image de plaisir de la cigarette et faire la promotion de la vie saine sans addiction. Aujourd’hui, les Français expriment le souhait de pouvoir profiter de l’ensemble des espaces de la vie quotidienne sans subir la fumée du tabac. Ailleurs en Europe, Barcelone et Milan ont mis en place des terrasses sans tabac. Lire la suite »

24 Juil 2026 | Institutions, International
 

Deux anciens directeurs de l’OMS ont publié un commentaire dans The Lancet (la prestigieuse revue médicale britannique) pour sommer leur ancien employeur d’intégrer la réduction des risques dans sa politique antitabac. Ils avertissent que sans « cette troisième jambe », les mesures actuelles ne suffiront pas à mettre fin à l’épidémie de tabagisme.
Nous reprenons l’information de Vaping Post.

En mai 2026, Robert Beaglehole, Ruth Bonita et Tikki Pang, trois anciens directeurs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), appelaient leur ancien employeur à intégrer le principe de la réduction des risques dans sa politique antitabac. Le 12 juin, deux d’entre eux se sont à nouveau exprimés sur le sujet par le biais d’un commentaire dans la revue scientifique The Lancet.
Robert Beaglehole et Ruth Bonita y félicitent le Royaume-Uni pour sa décision d’interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2009 (voir 22 avril 2026), mais l’avertissent aussi : de futures réglementations ne doivent pas restreindre l’accès à des alternatives moins nocives au tabagisme. Lire la suite »

21 Juil 2026 | Institutions
 

Six anciens ministres de la Santé ont signé une tribune pour appeler à l’interdiction du tabac pour les générations nées après 2009 (voir 11 juillet 2026 / 6 juillet 2026-enjeux). Sébastien Boussois (du CNAM/Conservatoire national des Arts et Métiers/directeur de l’Institut géopolitique européen) leur oppose une question simple : avant de donner des leçons, ont-ils regardé leur propre bilan ? Entre postures symboliques, marché noir et expériences étrangères avortées, il démonte les illusions du « Generation Ban ».

C’est ainsi que débute une tribune de « Valeurs Actuelles » que nous reprenons.

Cinquante ans après la grande loi portée par Simone Veil contre le tabagisme, six anciens ministres de la Santé, Claude Évin, Roselyne Bachelot, Xavier Bertrand, Marisol Touraine, Agnès Buzyn et Aurélien Rousseau, ont signé une pleine page publicitaire dans Le Parisien pour célébrer cet héritage et appeler à franchir une nouvelle étape avec une « génération sans tabac ».

L’intention est respectable. Personne ne conteste que le tabac demeure l’une des premières causes de mortalité évitable dans notre pays. Mais derrière cette belle unanimité se cache une question plus dérangeante : la santé publique est-elle encore guidée par la recherche de l’efficacité ou est-elle devenue le terrain privilégié des postures, des symboles… et d’une certaine hypocrisie ? La santé publique mérite mieux qu’un concours de sophismes. Elle exige d’abord, au-delà des paroles vaines et creuses, de regarder les résultats obtenus avant de multiplier les déclarations de principe.

Le bilan avant les leçons

La santé publique ne se mesure ni au nombre de tribunes publiées, ni au nombre d’interdictions votées. Elle se mesure à des résultats concrets : une espérance de vie en bonne santé qui progresse, des inégalités d’accès aux soins qui reculent, des comportements qui évoluent durablement et une confiance retrouvée entre les citoyens et leurs institutions.

Les signataires expliquent aujourd’hui comment protéger les générations futures. C’est leur droit. Mais lorsqu’ils occupaient les plus hautes responsabilités, les défis sanitaires n’ont cessé de s’accumuler : explosion de l’obésité, progression du diabète, désertification médicale, pénuries chroniques de médicaments, affaiblissement de l’hôpital public.

Puis est venue la crise du Covid. Les Français ont découvert un État incapable de fournir des masques, dépendant de chaînes de production étrangères, multipliant les revirements et les messages contradictoires qui ont profondément entamé la confiance dans la parole publique. Une politique de santé ne repose pas uniquement sur des lois ; elle repose avant tout sur la crédibilité de ceux qui les portent. Lire la suite »

 

Un an après l’extension des espaces sans tabac, les Français souhaitent poursuivre cette dynamique (voir les 3 juillet 2025, 1er juillet 2025 et 16 juillet 2026).
Si les terrasses devenaient entièrement non-fumeurs, le baromètre 2026 d’OpinionWay pour DNF révèle que 17 % des Français seraient tentés de les fréquenter, 31 % les fréquenteraient plus souvent et 45 % ne changeraient pas leurs habitudes.
Une information concrète qui devrait convaincre cafetiers et restaurateurs : si leurs terrasses étaient sans tabac, elles attireraient 7 fois plus de clients (31 + 17) qu’elles n’en feraient fuir (7).

C’est ainsi que démarre un communiqué de Demain sera Non-Fumeur que nous reprenons.

Les terrasses sans tabac : un atout plutôt qu’un frein

Longtemps présentée comme un risque économique pour les professionnels, l’hypothèse de terrasses entièrement non-fumeurs semble aujourd’hui largement acceptée par la population. Mieux, elles pourraient être un atout pour une meilleure fréquentation.
Le Conseil de l’Union européenne a encouragé, fin 2024, les États membres à étendre les espaces sans fumée aux terrasses de cafés et de restaurants, dans le cadre du Plan européen de lutte contre le cancer. Certains pays, comme la Suède et la Belgique (janvier 2027), se sont déjà emparés du sujet.
Barcelone et Milan ont également mis en place des terrasses sans tabac.
Une mesure attendue sur laquelle travaille actuellement DNF dans le cadre du projet « Ma terrasse sans tabac », un projet visant à améliorer l’adhésion des professionnels aux terrasses sans tabac via des établissements pilotes. Lire la suite »

19 Juil 2026 | Associations
 

« Surtout, il apparaît que la cigarette électronique n’incite pas à fumer puisque le vapotage est quasi inexistant chez les personnes qui n’ont jamais expérimenté le tabac. C’est par conséquent d’abord un moyen, pour les utilisateurs, de moins fumer, voire d’arrêter. »

Extrait d’un article de la revue Contrepoints à propos des chiffres du bilan annuel de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives).
(Voir le 18 juillet.)

18 Juil 2026 | Associations
 

Contrepoints

Journée mondiale sans tabac (31 mai), révision en cours de la directive européenne sur les produits du tabac, et colère de la Suède contre l’interdiction en France des sachets de nicotine, l’actualité tabagique est dense. Faisons le point.
C’est ainsi que démarre un article de la revue Contrepoints que nous reprenons (voir le 7 juillet 2026).

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT ; voir le 28 mai) a publié son bilan annuel sur le tabagisme et l’arrêt du tabac en 2025. Trois informations essentielles peuvent être tirées de ce document de vingt pages.

Les buralistes vendent de moins en moins de tabac

La première est qu’il se vend de moins en moins de tabac en France : 30 165 tonnes en 2025 contre 32 824 en 2024 (-8,16 %), et 54 117 en 2017 (-44,67 %). Du moins dans le réseau des buralistes. Car l’OFDT le reconnaît, ses chiffres éludent totalement les achats légaux à l’étranger (dans un autre pays ou en duty free) et les achats illégaux.

L’OFDT nous donne cependant un aperçu de ce que peuvent représenter les achats légaux à l’étranger. La note montre clairement que les ventes de tabac baissent davantage dans les départements frontaliers que dans le reste de la France. Elle insiste aussi sur la cohérence de ces chiffres avec le tax gap, c’est-à-dire l’écart entre les volumes déclarés par les fumeurs et les volumes livrés aux buralistes. Cet écart, concentré dans dix départements frontaliers, représenterait 8 932 tonnes de tabac, soit 19,2 % de la consommation totale, et une perte fiscale de 4,8 milliards d’euros par an. Lire la suite »

16 Juil 2026 | Pression normative
 

Biarritz plage sans tabacDepuis le décret du 27 juin 2025 sur les espaces sans tabac (voir le 28 juin 2025), de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur. Elles concernent certaines terrasses.
Nous reprenons une communication de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).

Quelles terrasses sont concernées ?

Les terrasses couvertes et fermées sont déjà interdites au tabac. Avec la nouvelle réglementation, même les terrasses complètement ouvertes peuvent être visées si elles se trouvent dans des zones interdites, notamment :

  • les parcs et jardins publics,
  • les plages pendant la saison balnéaire,
  • ou à moins de 10 mètres des établissements accueillant des mineurs, comme les écoles ou les crèches.

Ainsi, un café dont la terrasse est implantée dans un parc ou face à une école devra interdire de fumer, même si la terrasse est en plein air.

Bars et restaurants de plage : une interdiction ferme

Les paillotes, bars et restaurants installés sur des plages bordant des eaux de baignade sont également concernés.
Durant la saison balnéaire, fumer y sera strictement interdit, y compris sur les terrasses extérieures. L’objectif : faire des plages des lieux sans tabac visibles ni odeurs, pour éviter toute incitation, notamment chez les jeunes. Lire la suite »