Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
2 Avr 2026 | Associations
 

« Ce décret interdisant sur notre territoire tous les produits nicotiniques à usage oral – ceux qui existent déjà comme les sachets de nicotine et ceux que l’industrie envisageait de mettre sur le marché – est une victoire majeure ! » a réagi Marion Catellin, directrice de Contre-Feu, une fédération d’associations anti-tabac, sur France Info et auprès de l’AFP (voir 1er avril 2026 et 6 septembre 2025).

« On se satisfait vraiment de cette interdiction, aujourd’hui, de ces sachets de nicotine », aussi appelés pouches, qui « sont extrêmement addictifs » avec « une concentration de nicotine aussi forte que ce qu’il y a dans tout un paquet de cigarettes entier », ajoute Marion Catellin.

Elle précise qu’avec le décret d’interdiction, « ce sont toutes les innovations à base de nicotine qui seront interdites à l’avenir ».

« L’industrie du tabac a tendance à dire qu’il s’agit de produits exclusivement pour les fumeurs qui veulent sortir du tabac, sauf qu’en réalité ce sont bien les jeunes qui sont visés », rappelle la directrice de Contre-Feu.

 

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a appelé, ce 25 mars, la Commission européenne à prendre au sérieux ce qu’il appelle une « épidémie de vapotage ». Il a visité les locaux de l’institut de santé publique Sciensano en présence du commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs Michael McGrath.
Nous reprenons une information de l’agence de presse Belga.

L’industrie des cigarettes électroniques vise à rendre une nouvelle génération, souvent composée de jeunes, dépendante à la nicotine, a mis en garde M. Vandenbroucke. « Nous constatons que les cigarettes électroniques contiennent plus de 2 000 ingrédients officiellement enregistrés, mais aussi des métaux qui se libèrent et de nouvelles combinaisons de substances résultant de la chauffe, qui constituent tous des risques pour la santé », a-t-il déclaré. Lire la suite »

25 Mar 2026 | Pression normative
 

Ce qui frappe dans certains reportages sur la vape, ce n’est pas le sujet mais le récit. C’est ainsi que Cyrille Geiger (commerçant et formateur) s’exprime, sur Linkedin le 23 mars, à propos du dernier « Complément d’enquête / Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque » que nous avons déjà commenté ici-même (voir 21 et 23 mars). Un « grand méchant » bien identifié : Big Tobacco. Un marché présenté comme sous influence et une conclusion qui coule de source… puisqu’elle est posée comme postulat de départ. Problème : la réalité est un peu moins pratique. En France, l’immense majorité de la vape ne passe pas par les grands groupes du tabac. Mais c’est moins simple à raconter. Alors on simplifie, on amalgame, on suggère que tout se vaut, que tout se rejoint… et que tout est suspect. Une forme d’altermondialisme appliqué à la vape : refuser les industriels… tout en leur prêtant une omniprésence qu’ils n’ont pas réellement sur ce marché. Il y avait pourtant un autre sujet sûrement bien plus ancré dans la réalité de la vape. Celui de la contrebande et de la contrefaçon vendue dans certaines solderies, ou directement via des réseaux sociaux, sans contrôle, sans traçabilité, sans aucune règle. Un sujet moins bancable mais infiniment plus concret… et probablement plus utile. Et pendant ce temps-là, sur le terrain, les buralistes ne font pas de théorie. Ils accompagnent des clients bien réels, souvent fumeurs, qui cherchent des alternatives. Ils expliquent, orientent, encadrent et appliquent des règles strictes. Ils assument une responsabilité quotidienne. Pas parfaits. Mais responsables. Pas militants. Mais engagés dans le réel. La vape mérite mieux qu’un procès d’intention et surtout mieux qu’un scénario déjà écrit. Peut-être que la prochaine enquête pourrait commencer par là : aller voir ceux qui font, plutôt que ceux qui racontent. À moins que ça ne soit pas conforme avec certains objectifs d’audience.

 

Ainsi, le service public de la communication audiovisuelle nous a produit une nouvelle enquête à charge contre la présence, légale et réglementée, des cigarettiers sur le marché du vapotage : « Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque » sur France 2 / Complément d’enquête (voir 21 mars).

Avec un traitement caricatural et trompeur, sur le mode complotiste, visant à laisser dans l’esprit des téléspectateurs un seul et simpliste message : les fabricants (et accessoirement les buralistes) n’ont d’autre objet que manipuler, tromper, empoisonner…
En évitant de revenir sur les milliards de dollars investis dans le monde par ces mêmes fabricants pour concevoir, produire et commercialiser des produits effectivement à moindre nocivité.
Façon de rejoindre le raisonnement de ces écolos furieux dénonçant les pétroliers qui investissent dans les nouvelles énergies.

La dénonciation facile empêche l’investigation difficile sur les vrais sujets se posant dans l’actualité de la vape et des nouveaux produits :

  • Le ravage des ventes de produits hors normes en ligne : en ciblant les adolescents.
  • La multiplication des ventes illégales au sein d’épiceries et autres bazars : en ciblant les adolescents.
  • L’apparition fulgurante sur le marché de produits exotiques plus que « border-line » avec la réglementation : en ciblant les adolescents.

Là où il y a urgence sanitaire, il n’y a pas toujours urgence médiatique.

23 Mar 2026 | International
 

Le site d’emploi Jobleads, qui a publié ce chiffre le 17 mars, se fonde sur la consommation de tabac, le nombre de salariés, le taux de fumeurs, la durée moyenne des pauses ou encore les rémunérations. Une estimation néanmoins à relativiser. C’est ainsi que débute un article du Monde, daté du 20 mars, que nous reprenons.

Plus de 5 milliards par an : tel est le coût annuel en France, outre-mer compris, des pauses cigarettes pour les employeurs, à en croire Jobleads.
Le portail d’emplois a effectué ce calcul en prenant en compte, par région ou territoire, d’autres sources ou études comme la consommation de tabac, le nombre de salariés, le taux de fumeurs, la durée moyenne des pauses, les rémunérations… Au risque d’approximations : pour évaluer le temps passé à fumer sur le lieu de travail, Jobleads se fonde, par exemple, sur une étude YouGov menée non pas en France mais au Royaume-Uni.

Mais l’étude a le mérite d’exister et, en brassant tous ces éléments, parvient à un total supérieur à 5 milliards d’euros. Lire la suite »

21 Mar 2026 | Pression normative
 

« La Guerre de l’Info », c’est sous cette signature que les équipes de Complément d’Enquête – sur France 2, ce 19 mars au soir – ont présenté un sujet en phase avec une réalité de la vie quotidienne dans notre pays : le développement du vapotage.
Sujet qui peut prêter à la controverse, certes, mais qui n’exclut pas une approche sérieuse, non-partiale et documentée.
C’est raté.

On aurait pu y entendre des témoignages concrets de vapoteurs, de professionnels issus du très large éventail représenté par les acteurs de la vape, de tabacologues, voire de médecins sur le terrain… et même des agents de la DGCCRF appelés à suivre le secteur.

On aurait pu espérer une synthèse entre toutes les études (les plus importantes du moins) existantes sur le sujet de par le monde… et non la mise en avant polémique d’un seul chiffre.

On aurait pu y explorer les causes pour lesquelles – dans beaucoup de pays, notamment en France – la baisse de la prévalence tabagique coïncide avec le développement du vapotage…

On aurait pu en savoir plus sur les graves défis représentés par l’arrivée massive de produits du vapotage non conformes, illégaux sur la plupart des marchés occidentaux…

Au lieu de cela… une émission totalement à charge contre « le big tobacco ». C’est tout.
Dans une atmosphère polémique, voire complotiste.
Un seul exemple ? : ces photos de professionnels de l’industrie (en audition officielle à l’Assemblée nationale) présentées en mode « photos grises de mafieux ».

Comme si le fait d’investir des moyens considérables sur des solutions à moindre risque pour le fumeur représentait le scandale absolu.

À suivre.

 

Malgré la baisse globale du tabagisme, la cigarette électronique et les nouveaux produits du tabac dopent la consommation des jeunes Européens, selon l’OMS.
Selon un nouveau rapport, la région européenne de l’Organisation mondiale de la Santé, qui englobe 53 pays en Europe et en Asie centrale, devrait rester la région du monde qui consomme le plus de tabac d’ici 2030.
C’est ainsi que débute un article (du 26 février) de Euronews (signé Martha Iraola Iribaren) que nous reprenons.

Si la consommation globale de tabac recule, les cigarettes électroniques et les produits nicotinés aromatisés séduisent une nouvelle génération.
« La consommation de tabac provoque déjà plus de 1,1 million de décès dus aux maladies non transmissibles chaque année dans la Région européenne, et sans accélération de l’action, nous resterons la région la moins performante au monde en 2030 », a déclaré Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. Lire la suite »

6 Fév 2026 | Associations
 

Dans un rapport très attendu, publié le 4 février 2026, l’Anses dresse un état des lieux des connaissances sur le vapotage (voir 4 et 5 février). Une analyse que partage largement la Fédération Addiction qui y voit la confirmation du rôle du vaporisateur personnel comme outil de sevrage et de réduction des risques. Ainsi, malgré des risques sanitaires possibles, la cigarette électronique apparaît, pour les fumeurs, comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey (voir 31 mai 2025).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié ce 4 février 2026 sa première expertise dédiée aux risques sanitaires liés au vapotage. Une synthèse complète et étayée qui vient conforter les constats formulés depuis plusieurs années par les professionnels de l’addictologie.

La vape : un produit non anodin mais beaucoup moins risqué que le tabac

Le rapport rappelle un point essentiel : la vape n’est pas un produit inoffensif. L’inhalation répétée de certaines substances peut exposer les vapoteurs à des effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes, y compris en l’absence de nicotine. Pour autant, la comparaison avec le tabac est sans appel : vapoter est infiniment moins dangereux que le tabac fumé. Lire la suite »

30 Jan 2026 | Profession
 

Une civette belge pense avoir trouvé la parade juridique au « display ban » (interdiction d’exposer les produits du tabac / voir les 1er août et 30 mars 2025) : elle fait signer une « convention de consentement » à ses clients. Le ministère de la Santé n’a pas encore réagi.
Nous reprenons l’article de Cigars Connect / L’Amateur de Cigare, signé Laurent Mimouni.

Une « convention » pour rouvrir les humidors. C’est le coup de poker juridique tenté par une civette en Belgique.

Depuis l’instauration du « display ban » le 1er avril dernier, les commerçants belges ont interdiction d’exposer les produits du tabac :

les civettes ne peuvent plus laisser les amateurs accéder aux walk-in humidors ni même ouvrir leurs vitrines à cigares dont les parois doivent être opacifiées.
Le client doit choisir ses cigares sur une liste sans photos et sans autres mentions que la marque et le nom de la pièce.
Une version maximaliste du display ban qui va jusqu’à interdire aux civettes d’apposer par exemple l’autocollant Habanos Specialist sur leur devanture…

Mais Fabien Carlo, propriétaire de la Maison du Cigare de Liège, aurait-il trouvé la parade ?

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