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On sait que depuis le 1er avril, il est interdit de présenter tous les produits du tabac et du vapotage aux yeux du public dans les établissements habilités pour en vendre. C’est le « display ban » comme en Australie ou au Royaume-Uni (voir les 27 et 30 mars).

En principe, les magasins concernés avaient un an, à partir de ce 1er avril, pour se mettre en conformité. Il semblerait, d’après les médias, que la mise en œuvre de cette disposition soit accélérée par les autorités.

Le quotidien flamand Het Belang van Limburg révèle que le service Inspection du SPF Santé publique (en charge, notamment, de la gestion des réseaux relevant des filières tabac et vapotage) vient de mener des contrôles dans 623 points de vente : libraires-presse, supérettes, stations-services, vape-shops…

161 de ces points de vente n’avaient pas encore mis en place une suppression de linéaires ; avec rangement des produits dans des tiroirs ou derrière des rideaux. L’administration précisant que le lieu de stockage doit être « neutre, sobre et fermé directement après utilisation ».

« Les contrevenants n’ont pas encore reçu d’amende, mais cela va changer » selon Annelies Wynant, porte-parole du SPF Santé, sur un mode menaçant.

Précisons qu’une autre mesure a été prise avec ce display-ban : l’interdiction de vendre du tabac dans des magasins de plus de 400 mètres carrés de surface. Une décision accueillie par les libraires-presse avec satisfaction. Mais cela ne saurait être une compensation par rapport à un display-ban liberticide, infantilisant et inefficace.