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9 Oct 2026 | International, Vapotage
 

Pour la première fois, le nombre de vapoteurs en Grande-Bretagne a dépassé la barre des 3 millions, selon les données publiées mi-septembre 2026 par Action on Smoking and Health (ASH), l’une des organisations de santé publique les plus respectées du Royaume-Uni. Ce chiffre, issu d’une enquête nationale régulièrement actualisée, marque une étape significative dans l’évolution des comportements nicotiniques outre-Manche. Nous reprenons une information de vapoteurs.net.

Ceci malgré un cadre réglementaire qui évolue… (voir 5 octobre 2026 et 26 août 2026).

Cette progression intervient dans un contexte particulier : le Royaume-Uni a interdit les vapes jetables à usage unique en début d’année 2026, une mesure qui aurait pu freiner l’adoption de la cigarette électronique. Il n’en a rien été, ce qui suggère que la majorité des vapoteurs britanniques se sont tournés vers des dispositifs rechargeables. Lire la suite »

23 Sep 2026 | Pression normative
 

Nous publions une tribune de Norbert Neuvy, cofondateur de Nicotine World (voir 18 février 2026 et 15 novembre 2025).
La lutte contre le tabagisme devrait poursuivre un objectif simple : réduire le nombre de fumeurs et éviter les rechutes. Pourtant, certaines décisions publiques produisent parfois l’effet inverse de celui recherché. C’est le cas de l’interdiction des sachets de nicotine en France (voir le 1er avril 2026). Un signal d’alerte remonte du terrain : des consommateurs adultes qui s’étaient éloignés de la cigarette grâce à ces alternatives se retrouvent aujourd’hui sans solution. Certains renoncent à toute consommation, mais d’autres cherchent à se fournir autrement ou retournent au tabac fumé.

C’est précisément ce que toute politique de santé publique devrait éviter.

Le retour à la cigarette : un échec sanitaire évitable

La cigarette reste le produit nicotinique le plus dangereux en raison de la combustion, responsable de l’essentiel des maladies liées au tabac. Pour certains fumeurs adultes, les alternatives sans combustion constituent un outil de réduction des risques et d’aide à la sortie du tabac. Les supprimer sans solution de remplacement ni accompagnement comporte un risque : favoriser le retour à la cigarette.

Plusieurs consommateurs nous l’ont déjà exprimé. Chili témoigne : « Depuis que j’ai découvert les sachets, ça m’a beaucoup aidé, mais depuis l’interdiction j’ai repris la cigarette. » Fouad, lui, explique avoir essayé d’autres substituts sans succès : « Il me reste très peu de sachets et je ne sais pas comment poursuivre mon sevrage. »

Ces témoignages doivent être entendus non comme des anecdotes isolées, mais comme des signaux faibles. Et en santé publique, les signaux faibles doivent être pris au sérieux avant qu’ils ne deviennent des tendances lourdes. Lire la suite »

4 Sep 2026 | Vapotage
 

Les faits sont têtus.
Une « nouvelle revue Cochrane », référence mondiale de l’évaluation scientifique indépendante, vient de publier la plus vaste analyse réalisée à ce jour sur le sevrage tabagique (voir le 1er septembre 2026 / Mieux que les patchs…).

C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn (le 31 août) de Xavier Puech, président de PMF / Philip Morris France (voir les 27 et 30 août 2026). Nous le reproduisons.

Résultat ?

  • Avec les patchs ou les gommes à la nicotine, environ 6 fumeurs sur 100 arrêtent durablement de fumer.
  • Avec une cigarette électronique nicotinée, ce sont environ 10 fumeurs sur 100.

Le nombre de fumeurs dépasse, selon l’OMS, le milliard.
Imaginez le nombre de personnes que cette alternative pourrait sortir de la cigarette a minima et mettre sur la voie du sevrage pour certains… Et si on y ajoutait encore d’autres alternatives ?

On peut débattre des politiques publiques. On peut débattre de la réglementation.
Mais la science nous montre les faits : les refuser, c’est faire preuve de préjugés et d’idéologie au détriment des fumeurs.

La réduction des risques n’est pas une opinion. C’est une réalité mesurable.

1 Sep 2026 | Observatoire
 

Arrêter de fumer tient souvent du parcours du combattant, entre patchs, gommes et rechutes. La cigarette électronique s’est imposée comme béquille, sans qu’on sache vraiment si elle valait mieux que le reste. Une vaste synthèse tranche enfin en faveur du vapotage anti-tabac, tout en pointant sa grande inconnue.
C’est ainsi que débute un article de Science et Vie (signé Adrien Bar Hiyé) que nous reprenons.

Une équipe pilotée par Nicola Lindson à l’université d’Oxford a établi, dans une synthèse parue le 26 août 2026 dans la Cochrane Database of Systematic Reviews (voir les 19 septembre 2023 et 1er décembre 2022), que les cigarettes électroniques à nicotine aident quatre fumeurs de plus sur cent à décrocher que les patchs et les gommes. Ces dispositifs se sont répandus plus vite que les preuves de leur efficacité, et leur place dans le sevrage restait discutée. Le vapotage anti-tabac s’appuie sur des données jugées de haute certitude, même si son innocuité à long terme reste sans réponse.

Le résultat central tient en un écart. Comparées aux traitements nicotiniques classiques, les patchs et les gommes vendus en pharmacie, les cigarettes électroniques à nicotine permettent à environ quatre personnes de plus sur cent d’arrêter durablement. Face aux modèles sans nicotine, l’avantage tombe à deux sur cent, ce qui confirme le rôle propre de la molécule. Lire la suite »

14 Avr 2026 | Institutions, Vapotage
 

Opérateur national de la stratégie antitabac en milieu de soins, le RESPADD vient de publier un dépliant sur le vapotage destiné aux professionnels de santé.

S’appuyant sur le rapport de l’Anses, la méta-analyse Cochrane et les données de l’OFDT, le document défend une ligne pragmatique : la vape est un outil de sevrage efficace, dont l’utilité dépasse les réserves institutionnelles encore en vigueur en France.
Nous reprenons l’information de Alistair Servet sur Vaping Post.

Fondé en 1996 par l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et la MNH (Mutuelle Nationale Hospitalière), le RESPADD (Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions) est une association qui a été créée pour prévenir et prendre en charge le tabagisme des soignants et des patients. Initialement appelé Réseau Hôpital Sans Tabac, c’est en 2009 qu’elle élargit ses missions à l’ensemble des addictions et prend le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Lire la suite »

3 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Au Royaume-Uni, le programme Swap to Stop (« Échanger pour arrêter » / voir le 12 avril 2023) a connu un réel succès d’après le rapport d’analyse effectué par des chercheuses et chercheurs du Collège universitaire de Londres (UCL) et repris récemment par « Le Petit Vapoteur ».

De fin décembre 2023 à fin décembre 2024, plus de 125 000 personnes se sont tournées vers la cigarette électronique pour arrêter de fumer via ce dispositif, qui propose des kits de démarrage de vape gratuits aux personnes fumeuses.

« Les utilisateurs de cigarettes électroniques ont environ 50 % plus de chances de réussir à arrêter de fumer que ceux qui utilisent des substituts nicotiniques », déclare ainsi Dree Vera Burs, spécialiste en sciences comportementales à l’UCL.

29 Mar 2026 | Pression normative
 

Là où les patchs et gommes échouent massivement, un champignon hallucinogène affiche une efficacité qui sidère la médecine du sevrage. Un essai clinique montre que le taux d’abstinence grimpe à six fois celui des traitements conventionnels.
C’est ce qu’annonce un article de Sciences & Vie, signé Auriane Polge, que nous reprenons.

Chaque année, des millions de fumeurs tentent d’arrêter avec des substituts nicotiniques sans succès durable. Les rechutes restent massives malgré des décennies d’amélioration des protocoles. Pourtant, une substance issue d’un champignon hallucinogène redessine complètement le paysage du sevrage. La psilocybine pourrait bien révolutionner cette impasse thérapeutique.
Six fois plus efficace qu’un traitement homologué depuis vingt ans

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27 Fév 2026 | Pression normative
 

Jusqu’à dimanche 15 mars, Santé publique France lance une campagne anti-tabac pour aider les fumeurs souhaitant écraser leur dernière cigarette.
C’est ainsi que débute un article du Courrier Picard, de Cécile Latinovic, que nous reprenons.

Le mois sans tabac, c’était en novembre. Mais vous, c’est maintenant que vous voulez arrêter de fumer ? Vous faites donc partie des 55 % de « fumeurs quotidiens souhaitant arrêter de fumer » selon Santé publique France. Celle-ci a lancé mi-février 2026 son opération « Devenir ex-fumeur ».

Cette opération est surtout une campagne vidéo d’informations pour inciter et donner des outils gratuits de Tabac info service. Ces outils sont :

  • un numéro de téléphone : 3989 (service gratuit + prix d’un appel)
  • le site tabac-info-service.fr
  • l’application Tabac info service.

L’Assurance maladie rappelle aussi qu’il est possible de se faire aider par son médecin traitant qui pourrait ensuite vous orienter vers un tabacologue, un addictologue ou encore un psychologue.
Il existe aussi des produits permettant de réduire progressivement la nicotine consommée jusqu’à l’arrêt complet de ce besoin. Là aussi, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un professionnel de santé. Enfin, la cigarette électronique peut vous aider à arrêter la cigarette. Mais attention : le vapotage représente un risque pour la santé. Considérez votre e-cigarette comme un patch : une aide temporaire à l’arrêt du tabac.

(voir aussi 2 février 2026)

18 Fév 2026 | L'Info
 

Sachets de nicotine

Pour en savoir plus concernant la situation du marché des sachets de nicotine en France, nous avons posé 3 questions à Norbert Neuvy / Nicotine World.

LMDT : Comment analyser, avec le recul, la récente décision du Conseil d’État de suspendre l’exécution du décret de septembre dernier d’interdiction des sachets de nicotine (voir le 23 décembre 2025) ?

Norbert Neuvy : « le Conseil d’État n’a pas pris cette décision par hasard. Quand un texte est solide, il n’est pas suspendu. Il y a donc un doute sérieux sur la légalité et la proportionnalité de ce décret.
On sait déjà que ce même décret a été pris sans concertation réelle, sans débat scientifique contradictoire, sans étude d’impact sérieuse. Cette mesure n’étant ni urgente, ni fondée…
On remarque aussi que ce décret autorise, par ailleurs, le tabac à chiquer… un authentique produit du tabac, alors que les sachets de nicotine n’en contiennent pas du tout !

LMDT : L’annonce d’une interdiction a eu un impact sur le marché ?

Norbert Neuvy : « bien sûr, car nous sommes confrontés à une incertitude totale. Les fumeurs – adultes – hésitent maintenant à utiliser les sachets de nicotine, quitte à replonger dans la cigarette… Ce qui est dommageable pour la santé publique.
Et cela, alors que la demande pour les sachets de nicotine était bien réelle et qu’ils apportaient une réelle solution pour toutes ces personnes qui sont dans l’impossibilité, à certains moments-clés, de fumer ou de vapoter, sans compter ceux qui veulent abandonner la cigarette, tout simplement. Ce produit – sans tabac, sans fumée, sans combustion – avait donc trouvé sa place.
Ce sont aussi des années d’investissement qui sont brusquement stoppées par ce décret, notamment pour des PME qui se retrouvent fragilisées comparées aux capacités des groupes cigarettiers ou même du marché parallèle… Car oui, on voit apparaître de plus en plus de produits non-contrôlés, non-tracés, avec des taux de nicotine grossièrement élevés. Cela monte à 50, 60 milligrammes par sachet alors qu’une offre responsable est régulée à 20 milligrammes par sachet !
Cette incertitude s’accompagne donc d’une absence totale de protection sanitaire et de cadre économique viable.

LMDT : Mais que va-t-il se passer maintenant ?

Norbert Neuvy : « juridiquement, tout est encore possible. Politiquement, aussi. Le Gouvernement est obligé maintenant de justifier la décision de son prédécesseur ou de réguler. L’objectif étant bien de ne pas interdire la nicotine mais de hiérarchiser les risques.
Ayons bien en tête que les pays qui obtiennent des résultats tangibles contre le tabagisme – de la Suède au Royaume-Uni en passant par la Nouvelle-Zélande – n’interdisent pas à tout bout de champ mais régulent à travers une hiérarchisation des risques.
En s’opposant à la réduction des risques, la France est donc en total décalage avec les données scientifiques internationales.
Et aujourd’hui, nous n’avons aucun dialogue avec le Gouvernement. Soyons clair, l’État ne prend pas ses responsabilités.
Pourtant, les sachets de nicotine ont toute leur légitimité pour être conservés comme une option de sevrage tabagique pour les fumeurs adultes. Cet encadrement doit passer par une interdiction stricte de vente aux mineurs, des normes de fabrication et un étiquetage transparent ainsi qu’un contrôle des arômes et du dosage. C’est cela la régulation.
Et c’est la solution. »

6 Fév 2026 | Associations
 

Dans un rapport très attendu, publié le 4 février 2026, l’Anses dresse un état des lieux des connaissances sur le vapotage (voir 4 et 5 février). Une analyse que partage largement la Fédération Addiction qui y voit la confirmation du rôle du vaporisateur personnel comme outil de sevrage et de réduction des risques. Ainsi, malgré des risques sanitaires possibles, la cigarette électronique apparaît, pour les fumeurs, comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey (voir 31 mai 2025).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié ce 4 février 2026 sa première expertise dédiée aux risques sanitaires liés au vapotage. Une synthèse complète et étayée qui vient conforter les constats formulés depuis plusieurs années par les professionnels de l’addictologie.

La vape : un produit non anodin mais beaucoup moins risqué que le tabac

Le rapport rappelle un point essentiel : la vape n’est pas un produit inoffensif. L’inhalation répétée de certaines substances peut exposer les vapoteurs à des effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes, y compris en l’absence de nicotine. Pour autant, la comparaison avec le tabac est sans appel : vapoter est infiniment moins dangereux que le tabac fumé. Lire la suite »