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8 Fév 2024 | Observatoire
 

Une application qui vise à changer les comportements et mettre fin à l’addiction au tabac. C’est l’ambition de Quitoxil, le dispositif développé par Klava Innovation, créé en 2021 à Boulogne-Billancourt, qui a mis au point un outil conjuguant le recours à l’intelligence artificielle et à la pair-aidance (entraide avec d’autres patients) pour accompagner ceux qui souhaitent arrêter la cigarette.

Disponible sur un smartphone, il fait appel à des algorithmes d’IA dressant un bilan de santé de l’utilisateur en fonction des réponses qu’il apporte aux questions posées. Les contenus imbriqués dans l’outil regroupent des stratégies et des thérapies comportementales et cognitives.

« Ces approches, validées cliniquement, aident le patient à identifier les mécanismes à l’origine de ses difficultés et à essayer de nouveaux comportements qui l’aideront à décrocher » souligne, dans Les Échos, Didier Adda, président et co-fondateur de Klava.

•• Quitoxil se distingue par son modèle mixte qui combine l’IA et le facteur humain, en donnant la possibilité de se connecter à une communauté d’anciens fumeurs certifiés experts en addictologie, dans un espace anonyme et confidentiel. Cette fonctionnalité a été brevetée en partenariat avec l’association France patients experts addictions (FPEA). Les études en vie réelle menées auprès d’utilisateurs par Klava révéleraient, selon la société, un taux de d’efficacité de plus de 50 %.

Pour le démontrer scientifiquement et décrocher le sésame de l’Assurance Maladie, des études cliniques sont en cours. L’une d’elles a démarré à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), sous la direction du professeur Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie, qui est aussi le président de la Fédération française d’Addictologie (voir 30 mai 2021).

•• « Quitoxil devrait être remboursé à titre dérogatoire dans le cadre du programme Pecan – Prise en charge anticipée numérique – avant la fin de l’année. Le prix négocié avec l’Assurance Maladie serait compris entre 290 et 480 euros pour trois mois », précise Didier Adda. En attendant, l’entreprise a signé des partenariats stratégiques avec des mutuelles, comme LMP ou Lola Health.

Klava Innovation, qui a investi 500 000 euros dans le développement de Quitoxil, vient de lever 1 million d’euros auprès de business angels pour poursuivre les démarches réglementaires, faire connaître le dispositif aux prescripteurs et développer de nouvelles fonctionnalités. La société travaille ainsi avec l’Inria à un outil de reconnaissance faciale qui identifiera les signes avant-coureurs d’une rechute du fumeur.

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28 Déc 2023 | Observatoire
 

Le « Dry January », qui invite tout un Chacun à ne pas boire d’alcool pendant un mois, aura de nouveau lieu en janvier à l’initiative d’une soixantaine d’organisations mais sans soutien de l’État, une absence persistante et regrettée par nombre d’addictologues.

C’est ainsi que débute une dépêche AFP, datée du 27 décembre, que nous reprenons.

•• « Malgré l’absence de soutien de l’État, le « Défi de Janvier « (ou) « Dry January «  se prépare », ont annoncé les organisateurs de cette opération. Lancé pour la cinquième année consécutive en France, sur le modèle d’opérations semblables dans le monde anglo-saxon et scandinave, le « Dry January » (qui signifie littéralement « Janvier sec ») consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout janvier (voir 9 et 21 janvier 2023). Lire la suite »

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14 Déc 2023 | Institutions
 

À trois semaines de cette 5ème édition, portée par les associations, les médecins demandent aux autorités la preuve de leur engagement. Dans un courrier que sest procuré Le Parisien, 48 addictologues de toutes les universités de France réclament expressément à Aurélien Rousseau dafficher son soutien sans équivoque au « Défi de janvier », le mois sans alcool (« Dry January, voir 21 et 9 janvier 2023).

Parmi les signataires, laddictologue Amine Benyamina (en charge dune mission sur les conduites addictives chez les jeunes, voir 11 décembre) enfonce le clou : « Les preuves scientifiques on les a ! Réduire sa consommation permet de mieux dormir, de diminuer sa tension artérielle et le taux de sucre dans le sang. On ne comprend pas que le ministère ne soutienne pas une campagne en faveur de la santé. »

•• Leur rancune prend racine fin 2019, rappelle Le Parisien. Très populaire, le « Dry January », né en Angleterre quatre ans plus tôt, s’exporte outre-manche. La France se prépare à lancer l’opération.

« En novembre, jai été convié à découvrir la campagne dans les locaux de Santé publique France », raconte Bernard Basset, président de lassociation Addictions France, « le budget était fixé, tout était prêt. » Mais le projet ne plaît pas au syndicat des vignerons de la Champagne qui le fait savoir au chef de l’État lors d’un déplacement dans la région le 14 novembre. Coup de théâtre, le gouvernement retire son soutien à l’opération, laissant aux associations le soin de l’assumer seules, en dehors de toute politique publique. Bernard Basset tombe de sa chaise, encore ému de cette volte-face, annoncé de surcroît par la filière.

•• Depuis, d’autres polémiques ont émaillé la confiance.

En janvier, Vin et société, le principal lobby français du vin écrit une missive incendiaire à Emmanuel Macron après la diffusion d’un spot de prévention (voir 11 janvier). Le clip ne sera jamais rediffusé.

En prévision de la Coupe du monde de rugby de novembre, Santé publique France est cette fois amenée à travailler sur une nouvelle campagne. Un coach de supporters rappelle : « Ne laissez pas lalcool vous mettre KO ». Elle ne verra jamais le jour. Fin septembre, un spot est finalement retenu. Et il indigne les soignants. Elle appelle à « boire aussi de l’eau » lorsqu’on consomme de l’alcool. Lire la suite »

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11 Déc 2023 | Institutions
 

En définitive, il y aura eu 157 576 inscrits sur le site « Mois sans tabac » en ce mois de « novembre sans tabac » (voir 1er novembre). Soit un résultat décevant.

C’est un recul par rapport à l’édition précédente (162 012 inscrits) alors que l’objectif officiel était de faire « aussi bien «, voire « mieux » (voir 21 octobre). Il s’agit du plus mauvais résultat depuis la mise en place du « Mois sans Tabac » en 2016 (hors années Covid / voir ci-dessous).

Ceci, malgré l’importance des campagnes de communication grand public début novembre, d’un partenariat avec M6 (voir 19 octobre) et de l’engagement de plusieurs associations sur le terrain. Santé publique France est appelée à revoir rapidement sa communication et ses dispositifs. 

Comparaison avec les éditions précédentes :
• 2023 : 157 57
• 2022 : 162 012
• 2021 : 112 953
• 2020 : 125 783
• 2019 :  203 175
• 2018 :  241 000

31 Oct 2023 | Institutions
 

Coup denvoi par Santé publique France de la 8ème édition du Mois sans Tabac. Extraits du communiqué (voir 21 et 4 octobre).

Cette opération, désormais incontournable en novembre, encourage les fumeurs à arrêter de fumer pendant 30 jours et compte 112 844 inscrits (au 31 octobre) et 3 777 partenaires. Afin d’accompagner au mieux les participants, des outils d’aide à l’arrêt sont mis à leur disposition, notamment sur le site i nternet dédié et sur l’application Tabac info service.

•• « Le Mois sans tabac est loccasion pour les fumeurs de rejoindre un élan collectif et de sengager ensemble dans une démarche d’arrêt du tabac. C’est une étape essentielle qui a su démontrer son efficacité au fil des années et qui nécessite d’être au plus proche des fumeurs pour les soutenir.  Lire la suite »

21 Oct 2023 | Institutions
 

Dans un communiqué du 18 octobre, le ministère de la Santé et de la Prévention et Santé publique France, en partenariat avec lAssurance maladie, lancent les inscriptions à la 8ème édition du Mois sans tabac (voir 19 et 4 octobre).  Extraits.

L’opération s’appuie sur l’esprit de groupe et la solidarité avec ce slogan : « vous n’étiez pas seul quand vous avez commencé, vous ne serez pas seul pour arrêter ».

•• Le message : le sevrage tabagique est un défi collectif. Les participants à Mois sans tabac peuvent compter sur le soutien de nombreux acteurs (professionnels de santé, partenaires commerces de proximité, proches…). Mois sans tabac propose des informations et conseils individuels pour permettre à chaque fumeur de choisir sa stratégie.

Le dispositif daccompagnement Tabac Info Service propose de nombreux outils accessibles gratuitement :
. le site Tabac Info Service,
. le numéro d’aide à distance 39 89 de mise en relation avec un tabacologue et suivi gratuit,
. l’application d’e-coaching Tabac Info Service.
L’inscription fait bénéficier d’un kit d’aide à l’arrêt du tabac avec un programme en 40 jours.

•• Chaque participant a droit à une consultation avec un professionnel de l’arrêt du tabac, ainsi qu’à des soutiens pour ne pas craquer. L’accès à une communauté ayant décidé d’arrêter permet également de partager ses doutes mais aussi ses astuces.

« Faire aussi bien qu’en 2022 », tel est l’objectif : plus de 162 000 personnes, soit 1,4 % des fumeurs quotidiens en France se sont inscrits en ligne l’an passé. 1 million d’inscrits à Mois sans tabac depuis 2016. (Voir aussi 2 et 12 décembre 2022).

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19 Oct 2023 | Institutions
 

À loccasion de la nouvelle édition de Mois sans tabac, M6 Publicité, dentsuPublic et Santé publique France mettent en place un dispositif spécial afin de donner une plus grande visibilité à lopération … qui en a bien besoin (voir 4 octobre 2023 ainsi que 2 et 12 décembre 2022).

Autour des programmes du Groupe M6, Santé publique France a pour ambition de créer de nouveau un événement social et collectif autour d’un message fort : « nous avons tous en nous le potentiel incroyable d’arrêter de fumer ! »

•• Le dispositif s’appuie sur un programme puissant ainsi que sur des animateurs proches des Français : d’un côté, Éric Antoine et l’émission « La France a un Incroyable Talent », et de l’autre côté, Marion Gagnot de Fun Radio.  Lire la suite »

4 Oct 2023 | Institutions
 

Le 1er novembre prochain marquera le coup denvoi de la 8ème édition du Mois sans tabac, une opération mise en place depuis 2016 par Santé publique France et le ministère de la Santé et de la Prévention, en partenariat avec lAssurance Maladie (voir 18 novembre 2022).

Mois sans tabac se veut un défi collectif qui invite tous les fumeurs à passer 30 jours sans fumer.

•• En s’inscrivant avant le 1er novembre sur le site Mois sans tabac consacré à ce challenge, les participants bénéficieront d’outils et de nombreux conseils pour réussir à relever ce défi :

une consultation avec un professionnel de l’arrêt du tabac
des divertissements pour tenir bon (vidéos, podcasts, exercices de relaxation et de sport) Lire la suite »

28 Sep 2023 | Institutions
 

« Nouveaux produits du tabac ou à base de nicotine : lever l’écran de fumée », tel est le titre accrocheur d’une note de l’Office parlementaire d’Évaluation des Choix scientifiques et technologiques, publiée ce 27 septembre.

Ses auteurs en sont Catherine Procaccia (sénatrice LR du Val-de-Marne / voir 9 novembre 2022) et Gérard Leseul (député socialiste / Nupes de Seine-Maritime). On remarquera le réalisme et la pondération (relative) de leurs conclusions.

Voici leurs principales recommandations :

•1• Lancer rapidement de nouvelles études indépendantes à l’échelle nationale sur la nocivité propre et relative de ces différents produits (soit les nouveaux produits du tabac / ndlr) ainsi que sur leurs effets vis-à-vis du tabagisme.

Il est notamment nécessaire de conduire des études indépendantes sur le tabac chauffé afin de disposer des connaissances nécessaires pour guider d’éventuelles futures décisions publiques. À l’avenir, dès l’émergence de nouveaux produits du tabac ou connexes, engager des études pour en évaluer la nocivité.

Au vu des coûts humains et financiers représentés par cet enjeu de santé publique, mobiliser l’ensemble des organismes de recherche compétents et les guichets de financement en ce sens. Mettre à contribution les fabricants pour le financement de ces travaux, par exemple en augmentant les droits qu’ils versent pour la déclaration de nouveaux produits.

•2• Demander à l’Anses (Agence nationale de Sécurité sanitaire alimentaire nationale) de publier rapidement l’évaluation des risques sanitaires qu’elle conduit concernant l’ensemble de ces produits et d’actualiser régulièrement ses travaux pour mettre à disposition les données les plus fiables possibles.

•3• Fonder les décisions législatives et réglementaires concernant ces produits (limitations, interdictions, etc.) sur la base des meilleures connaissances scientifiques disponibles.

•4• Fournir aux consommateurs des informations claires, complètes et objectives sur les connaissances et incertitudes dont l’on dispose pour ces produits. Étudier la pertinence d’un « noci-score » permettant d’éclairer le consommateur sur la nocivité relative des différents produits.

•5• Mener une campagne grand public de prévention sur les risques associés au « vapofumage » (utilisation concomitante de cigarettes traditionnelles et d’une cigarette électronique).

•6• Interdire les arômes dits « pièges à enfants » (inspirés de sucreries ou au nom abstrait). Conduire des études sur la dangerosité des arômes et sur les effets qu’ils peuvent jouer tant pour sortir du tabagisme que pour y entrer et adapter en conséquence la liste des restrictions.

•7• Augmenter les contrôles et alourdir les sanctions en cas de vente de produits du tabac ou à base de nicotine aux mineurs. Étudier l’instauration d’un emballage neutre pour réduire l’attractivité des produits de vapotage.

•8• Interdire les « puffs » pour prévenir leur impact écologique et, par principe de précaution, pour le risque que peut représenter leur attractivité.

•9• Si le sevrage doit constituer l’objectif à atteindre pour l’ensemble des fumeurs, adopter une approche de réduction des risques pour les fumeurs qui ne pourraient ou ne souhaiteraient pas utiliser les traitements nicotiniques traditionnels, à linstar du Royaume-Uni qui intègre la cigarette électronique à sa stratégie de lutte contre le tabagisme.

•10• Développer rapidement un cadre réglementaire pour les nouveaux produits oraux de la nicotine (notamment les sachets) et pour les produits susceptibles d’émerger.

À suivre

25 Sep 2023 | International, Vapotage
 

Le Premier ministre, Rishi Sunak, envisagerait de mettre en place des mesures similaires à celles adoptées en Nouvelle-Zélande, en décembre dernier, ont indiqué des sources au sein du gouvernement britannique au quotidien The Guardian.

En substance : le rehaussement de l’âge limite à partir duquel on peut acheter du tabac … d’un an, chaque année (voir 15 décembre 2022).

Selon le quotidien anglais repris par Le Figaro, un porte-parole du gouvernement britannique, interrogé sur la politique anti-tabac néo-zélandaise, a affirmé …que « fumer » était une « habitude mortelle » qui faisait « peser un énorme fardeau sur le système de santé et l’économie ». Lire la suite »