
Selon le dernier rapport de Santé publique France, la France compterait aujourd’hui 4 millions de fumeurs quotidiens en moins qu’il y a dix ans (voir 15 et 16 octobre).
Une baisse spectaculaire saluée par les autorités sanitaires. Mais pour le Klava Innovation, laboratoire français pionnier dans le domaine des thérapies numériques en addictologie et du changement comportemental (voir 8 février 2024), ces chiffres masquent une réalité plus contrastée.
« Ce sont des résultats en trompe-l’œil. Même si l’on compte 4 millions de fumeurs de cigarettes en moins, beaucoup se sont rabattus sur le vapotage, dont les effets sur la santé restent encore mal mesurés », souligne Didier Adda, cofondateur du laboratoire Klava Innovation.
L’entreprise observe également que le tabagisme reste très ancré dans les milieux défavorisés, et que certaines régions, notamment l’Occitanie et la région PACA, conservent des niveaux stables de consommation, souvent liés à la proximité des frontières et à des prix plus attractifs.
Autre signe à nuancer : la vente de substituts nicotiniques, en hausse ou stable, montre que l’arrêt complet du tabac reste difficile sans accompagnement comportemental durable.
Pour Klava, ces données rappellent l’importance d’aller au-delà de la mesure statistique :
- comprendre les ressorts psychologiques de l’addiction,
- renforcer la personnalisation des messages de prévention,
- développer des programmes qui favorisent le passage à l’acte durable plutôt que la substitution d’un produit par un autre.
« La réussite d’une politique de santé publique se mesure dans le temps long, pas seulement à la baisse d’un indicateur. La vraie victoire, c’est de transformer les comportements de manière durable », conclut Didier Adda.








Lors de la récente Semaine nationale contre le Cancer (du 10 au 16 mars), Nicotine World (plateforme sur l’actualité de la nicotine fondée par Norbert Neuvy et créateur du site Nicopouches / voir
L’année dernière, une grande enquête menée sur un vaste échantillon (70 000 personnes) a révélé que 40 % des jeunes hollandais étaient susceptibles de se retrouver sujets à des problèmes de santé mentale.
Le phénomène prend de l’ampleur chaque année et pour cette édition 2025, 12 % des Français participeront pour la première fois au Dry january ou « défi de janvier », selon un sondage CSA : un mois sans alcool ou en réduisant sa consommation pour des raisons de santé. C’est aussi en train de devenir un enjeu économique, un marché de niches mais qui ne cesse de grandir (voir
Le Mois sans Tabac 2024 vient d’arriver à son terme (voir
La varénicline va être distribuée gratuitement à des dizaines de milliers de Britanniques. Ce principe actif, qui remplace la nicotine, doit permettre au fumeur de se débarrasser de son addiction. Nous reprenons l’information de France Info.