Lors de la récente Semaine nationale contre le Cancer (du 10 au 16 mars), Nicotine World (plateforme sur l’actualité de la nicotine fondée par Norbert Neuvy et créateur du site Nicopouches / voir 14 novembre et 30 mai 2024) a lancé un plaidoyer sur le rôle efficace des alternatives nicotiniques dans le sevrage tabagique.
Nous reproduisons le communiqué publié notamment par Sciences & Avenir.
•• Déconstruire les idées reçues sur la nicotine et cancer / Comprendre le fonctionnement de la nicotine.
La nicotine est une substance mal comprise. Elle est, aujourd’hui encore, régulièrement perçue comme responsable des maladies liées au tabagisme. Néanmoins, les recherches scientifiques indiquent que cette substance en elle-même n’est pas cancérigène. En revanche, elle provoque une addiction à la consommation de tabac.
Or, des substances toxiques telles que les goudrons et le monoxyde de carbone, par exemple, sont libérées pendant la combustion et se répandent dans l’organisme. Ce sont elles les responsables du développement de nombreux cancers, notamment celui du poumon.
•• Les véritables responsables des cancers liés au tabac.
Lorsqu’une cigarette est allumée, elle dégage plus de 7 000 substances chimiques, dont au moins 70 sont reconnues comme cancérigènes par les agences de santé. Parmi elles, on retrouve des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des nitrosamines spécifiques du tabac, qui altèrent l’ADN des cellules et favorisent le développement de tumeurs. La confusion, mettant en cause la nicotine, a freiné l’adoption de solutions alternatives, comme les sachets de nicotine.
•• Les sachets de nicotine, une solution sans combustion.
• Comment limiter les risques pendant l’arrêt du tabac ? Dans un objectif de réduire drastiquement les taux de cancers du poumon, une solution est mise en évidence par les chercheurs. L’idée est de supprimer les substances nocives, présentes dans la fumée de cigarette, le plus tôt possible. Le sevrage de la dépendance à la nicotine peut alors être traité sans frustration.
Les sachets de nicotine, déjà utilisés dans de nombreux pays, comme en Suède, par exemple, permettent d’éviter la combustion du tabac et la libération de ces substances néfastes. Arrêter de fumer est un objectif difficile à atteindre pour de nombreux fumeurs. C’est pourquoi la réduction des risques s’impose comme une stratégie réaliste et efficace.
• Le mode de fonctionnement des sachets de nicotine. Ces petits sachets, à placer entre la lèvre et la gencive, libèrent progressivement de la nicotine, sans produire les substances toxiques. Contrairement aux cigarettes électroniques, ils ne contiennent pas de liquide à chauffer et n’exposent pas l’utilisateur à des émissions de particules fines.
Par comparaison, les autres substituts nicotiniques, tels que les patchs et les gommes à mâcher, les sachets de nicotine sont plus discrets. Ils permettent également un contrôle plus précis de l’apport en nicotine, réduisent la gestuelle associée à la cigarette et sont sans impact sur la sphère pulmonaire.
•• Un levier supplémentaire contre le cancer du poumon.
• Une stratégie soutenue par la recherche. Le modèle suédois est souvent cité en exemple. Dans ce pays, l’introduction massive du snus, une forme de tabac oral non-combustible, a déjà permis d’afficher l’un des taux de cancer du poumon les plus bas d’Europe.
Dans d’autres régions, les sachets de nicotine jouent un rôle similaire. La réduction des risques repose sur l’idée que l’abandon progressif du tabac, grâce à des alternatives moins nocives, est une approche plus efficace que l’abstinence stricte.
• L’information au service de la prévention. Un des freins majeurs à l’adoption de ces nouvelles alternatives réside dans cette perception erronée persistante concernant la nicotine. En fournissant une information claire et scientifique, les acteurs de la santé et les plateformes d’information spécialisées, comme Nicotine World, tentent d’apporter une meilleure compréhension. Une prise en charge adaptée et un suivi médical restent essentiels pour maximiser les chances de réussite dans l’arrêt du tabac.
Si la nicotine reste un sujet délicat en raison de son association avec le tabac, les données scientifiques montrent qu’elle n’est pas responsable du cancer. Les alternatives comme les sachets de nicotine permettent de limiter les risques liés à la combustion du tabac.
Une meilleure diffusion de l’information et un encadrement adapté sont la clé pour prévenir des cancers évitables liés au tabac.




