Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Malgré la baisse globale du tabagisme, la cigarette électronique et les nouveaux produits du tabac dopent la consommation des jeunes Européens, selon l’OMS.
Selon un nouveau rapport, la région européenne de l’Organisation mondiale de la Santé, qui englobe 53 pays en Europe et en Asie centrale, devrait rester la région du monde qui consomme le plus de tabac d’ici 2030.
C’est ainsi que débute un article (du 26 février) de Euronews (signé Martha Iraola Iribaren) que nous reprenons.

Si la consommation globale de tabac recule, les cigarettes électroniques et les produits nicotinés aromatisés séduisent une nouvelle génération.
« La consommation de tabac provoque déjà plus de 1,1 million de décès dus aux maladies non transmissibles chaque année dans la Région européenne, et sans accélération de l’action, nous resterons la région la moins performante au monde en 2030 », a déclaré Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. Lire la suite »

24 Fév 2026 | International, Vapotage
 

SICPA timbre fiscaux vapotage

En partenariat avec Cartor Security Printers (Cartor), filiale de Spectra Systems Corporation, la société suisse SICPA a signé un contrat historique, renforçant ainsi son leadership mondial dans les technologies de suivi et de traçabilité sécurisées. Ce programme apportera des solutions robustes à l’administration fiscale et douanière britannique (His Majesty’s Revenue and Customs, HMRC) pour marquer, tracer et authentifier les produits de vapotage au Royaume-Uni.
C’est ainsi que débute un communiqué de SICPA que nous reprenons (voir les 9 février 2026 et le 8 octobre 2025).

S’appuyant sur la solide expérience de SICPA dans le déploiement de systèmes de traçabilité sécurisée pour les produits soumis à accises et grâce aux capacités d’impression de sécurité avancées de Cartor, le consortium fournira une solution robuste alliant des éléments de sécurité matériels équivalents à ceux des billets de banque à des systèmes numériques de pointe. Leur combinaison permettra de lutter efficacement contre le commerce illicite des produits de vapotage.
HMRC pourra ainsi sécuriser les revenus liés aux produits soumis à accises, protéger les consommateurs et renforcer la lutte contre la fraude.

C’est à la suite d’un processus d’appel d’offres en plusieurs étapes lancé par HMRC en juillet 2025 que le consortium a été sélectionné sur la base d’une évaluation approfondie des propositions techniques et financières. Le projet sera initialement mis en œuvre pour une durée de cinq ans, avec une prolongation possible d’un an.
Le système sera déployé par phases, en commençant par un timbre transitoire à partir d’avril 2026, suivi d’un timbre augmenté intégrant une solution complète de suivi et de traçabilité numérique à partir d’octobre 2026.

Cartor sera chargée de l’impression des timbres fiscaux comportant des dispositifs de sécurité propriétaires.
SICPA les complétera par des dispositifs de sécurité matérielle et numérique supplémentaires destinés à renforcer la robustesse du système.
SICPA sera responsable du codage numérique des timbres fiscaux ainsi que des solutions logicielles de suivi et de traçabilité.
SICPA assurera également l’enregistrement des producteurs, importateurs et produits dans le système, la gestion des commandes et des paiements des timbres fiscaux augmentés, ainsi que la collecte des données et le suivi des produits de vapotage tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Lire la suite »

24 Fév 2026 | Pression normative
 

Est-ce qu’il faut interdire le vapotage dans les restaurants ? C’est aujourd’hui à la charge du gérant ou de la gérante d’interdire ou non l’e-cigarette dans son établissement, et de le faire savoir. Un non-sens pour certains gérants meurthe-et-mosellans.
C’est ce que rapporte Ici France Bleu Lorraine.

Faut-il interdire le vapotage dans tous les restaurants ?
C’est aujourd’hui à la discrétion du patron ou de la patronne d’un établissement d’interdire ou non cette pratique, et de le faire savoir.
Une législation insatisfaisante pour certains professionnels, à commencer par Emma Petri, gérante de la brasserie Le Strasbourg, à Nancy. Elle a affiché un peu partout dans son restaurant une e-cigarette encerclée et barrée dans un rond rouge. Malgré ce logo d’interdiction, certains clients indélicats continuent de vapoter.

Les fumées et les odeurs sucrées qui s’en dégagent « sont gênantes » pour tout le monde, selon Emma Petri, pour les clients, comme pour le personnel. Quand une situation comme celle-ci se présente, Emma Petri n’hésite pas à rappeler aux contrevenants la réglementation qui s’applique dans son établissement. « Ils ne sont pas contents, ils pensent qu’ils ne dérangent personne. »

Pourquoi le vapotage ne fait pas l’objet d’une interdiction claire et nette, comme le tabac avec la loi Évin de 1991 ? Nadia Savonnières, propriétaire du restaurant O’Carré d’Art à Méréville, en Meurthe-et-Moselle, a du mal à comprendre. Lire la suite »

23 Fév 2026 | Profession
 

PIERRE ROMÉRO chalon

En déplacement sur le Chalonnais (Saône-et-Loire), la Confédération nationale des buralistes s’est posée au bureau de tabac de Champforgeuil ce 19 février. L’occasion de dresser un point d’étape sur cette profession indispensable au vivre-ensemble et regroupant 23 000 professionnels à l’échelle nationale.
Nous reprenons l’information de Info Chalon.

Depuis le changement de gouvernance il y a quelques mois, la Confédération nationale des buralistes a entrepris une vaste consultation de son réseau d’adhérents (voir 16 février).
Pas moins de 23 000 professionnels à interroger, consulter afin de collecter doléances et propositions en vue des prochaines négociations avec les services de l’État.

Pierre Roméro n’a pas mâché ses mots à destination des décideurs politiques dans un contexte toujours plus tendu pour ces professionnels, « le métier de buraliste a profondément évolué et continue de se transformer pour renforcer son rôle de commerçant d’utilité locale » a précisé le secrétaire général de la Confédération, rappelant toute l’importance incarnée par les buralistes alors que de nombreux territoires ruraux sont de plus en plus éloignés de tous les services de proximité.
« On se modernise, se diversifie et assume pleinement notre mission d’aménagement du territoire et de service aux habitants ».
Alors que les ventes de tabac représentent la moitié des revenus d’un buraliste, la question du trafic de tabac en France est plus que jamais d’actualité.
« On fait notre boulot, à un moment c’est à l’État de faire le sien » constate amèrement Pierre Roméro, face au net repli des ventes de tabac chez les buralistes, « à raison de – 9 % d’une année sur l’autre ». Lire la suite »

13 Fév 2026 | Profession
 

À la suite de la publication du dernier rapport de l’ANSES (voir 5 février), Imperial Brands – Seita prend position sur l’avenir de la régulation du vapotage en France.
Ce rapport confirme la nécessité d’une approche régulatrice plutôt que prohibitive, réaffirme que la protection des mineurs doit rester une priorité absolue et appelle à des réponses concrètes, applicables et efficaces.

C’est ainsi que débute un communiqué de presse signé Imperial Brands-Seita que nous reprenons.

Un constat clair

L’ANSES reconnaît que le vapotage, bien que non dénué de risques, présente une moindre nocivité par rapport à la cigarette combustible et peut constituer une aide au sevrage tabagique pour les fumeurs adultes.
Cela a été confirmé par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, qui a déclaré que les futures recommandations de la HAS permettront de « placer le vapotage dans la stratégie d’arrêt du tabac, puisque nous savons que ça pourrait être efficace ».
Ainsi, pour préserver le vapotage comme atout de réduction des risques liés au tabagisme et en limiter l’accès pour les mineurs, Imperial Brands – Seita soutient et propose des mesures d’encadrement proportionnées et concrètes.

Réguler ou interdire : un choix structurant

En plus de pénaliser le fumeur en quête d’alternative à moindre risque, le recours à des interdictions générales ne fait pas disparaître la consommation. Il favorise le développement d’un marché parallèle de la vape, échappant aux contrôles, à la traçabilité et aux exigences sanitaires.
Ce marché parallèle constitue un risque pour la santé des consommateurs et un enjeu de sécurité publique. Interdire sans réguler crée plus de risques qu’une régulation stricte et effectivement appliquée.

 La vape responsable comme alternative

Face à ce constat, Imperial Brands – Seita appelle à la mise en place d’un cadre de vape responsable, fondé sur des règles claires. Cette approche vise à protéger efficacement les mineurs tout en évitant les effets contre-productifs d’une interdiction générale. Lire la suite »

8 Fév 2026 | Profession
 

« Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information »

Rémi Baerts, PDG de Kumulus Vape, à propos du traitement médiatique (trop fréquemment biaisé) du rapport de l’Anses sur le vapotage (voir le 6 février).

6 Fév 2026 | Profession
 

Acteur majeur de la distribution de produits de vapotage en France, Kumulus Vape (voir 14 mars 2025) réagit à la couverture médiatique du rapport de l’Anses publié le 4 février (voir 4 et 5 février 2026).

Le Groupe dénonce un traitement journalistique qui trahit les conclusions scientifiques de l’Agence et annonce la saisine de l’Arcom concernant certaines émissions audiovisuelles.

Ce que l’Anses conclut réellement

Le rapport de l’Anses, fruit de trois années de travaux et de l’analyse de plus de 2 500 études scientifiques, établit une hiérarchie claire entre vapotage et tabac. Sa conclusion centrale tient en une phrase : « Les connaissances actuelles permettent de conclure que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac » (p. 16).
L’Agence enfonce le clou : « Aucune catégorie d’effet ne dépasse, en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabac fumé ; la combustion absente reste l’avantage majeur du vapotage » (p. 25).

Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information.
France Info titre ainsi sur un « risque sanitaire pour les vapoteurs ».
France Bleu assène que « vapoter, c’est aussi prendre des risques pour sa santé ».
CNews évoque un « terrain cancéreux ».
BFM TV, enfin, franchit un cap en affirmant à l’antenne : « Vapoter, ça tue aussi ».
Les conclusions centrales de l’Agence ont été reléguées en fin de papier quand elles n’ont pas été purement et simplement occultées, au profit d’accroches centrées sur des « risques » dont l’Anses elle-même précise qu’ils relèvent du niveau de preuve le plus faible de son échelle scientifique.
(voir ci-dessous aussi / Les Échos).

Quand « possible » devient « certain » et « aucun cancer » devient « cancérogène »

L’Anses classe ses conclusions selon quatre niveaux : Avéré, Probable, Possible et Insuffisant. Le niveau « Possible » désigne des hypothèses reposant sur des preuves très limitées, souvent animales ou cellulaires, sans lien de causalité établi chez l’humain. Pour le tabac fumé, les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes sont tous « Avérés ». Pour le vapotage, aucun n’atteint ce niveau.
Pourtant, plusieurs médias transforment « possible » en « probable » pour les risques cardiaques. Lire la suite »

 

La nouvelle loi espagnole « anti-tabac et nouveaux produits » suit toujours son long processus d’élaboration (voir 11 septembre 2025). Il s’agit notamment de rapprocher le cadre réglementaire pour les produits du vapotage de celui existant pour le tabac.

Mais un point nouveau vient d’être divulgué, par divers sites d’information, sur la responsabilité des parents de jeunes mineurs qui fument ou qui vapotent.

Le principe : faire retomber la responsabilité économique sur les parents ou les tuteurs de ces jeunes mineurs. Ils sont considérés comme « responsables subsidiaires ».

Ils seront donc appelés à régler les amendes de leurs progénitures surprises en train de fumer ou de vapoter. Celles-ci iraient de 100 à 600 euros, ce dernier montant en cas de multi-récidives.

C’est ce que dirait le projet de loi.
À suivre.

26 Déc 2025 | Pression normative
 

Le Conseil d’État a déclaré illégal l’article 76 de la loi tabac votée le 29 août à Tahiti. Un texte qui venait interdire purement et simplement l’importation puis la vente de produits du vapotage entre 2026 et 2027 (voir 13 septembre 2025).
La loi peut tout de même être promulguée en ce qui concerne l’interdiction des puffs et de la vente aux mineurs.
Nous reprenons l’information des Nouvelles Calédoniennes du 24 décembre.

C’était un des coups de théâtre

d’une session extraordinaire marathon qui avait eu lieu, fin août. Alors que le gouvernement défendait, dans sa « loi Tabac 2 », un resserrement du cadre réglementaire des produits du vapotage, entre autres pour limiter leur succès auprès des jeunes, la sénatrice Lana Tetuanui avait proposé une interdiction pure et simple de l’importation et la vente au fenua de ces e-cigarettes, des liquides et autres produits qui y sont associés.

À suivre

27 Nov 2025 | Associations
 

La semaine dernière, des députés issus de la quasi-totalité des groupes politiques ont largement rejeté l’article 23 du Projet de loi de Finances pour 2026, qui visait à instaurer une surtaxation des produits du vapotage (voir le 20 novembre).
Un signal positif pour les 4 millions de vapoteurs français et l’ensemble des acteurs de la filière nationale, composée pour l’essentiel de TPE et PME ancrées dans les territoires.
France Vapotage appelle les sénateurs à refuser à leur tour le contre-sens sanitaire et économique proposé dans le texte initial. Ils auront pour cela à rejeter les habituelles fake news avancées par les opposants à la cigarette électronique, qui mélangent volontairement deux réalités radicalement différentes : le tabagisme et le vapotage.
C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage (voir le 13 novembre) que nous reproduisons intégralement.

//  Non, les produits du vapotage ne doivent pas être fiscalisés comme des produits « à fumer » !

ncadrer et fiscaliser les produits du tabac et du vapotage selon la même logique, c’est mettre sur le même plan deux produits totalement différents.
Pire : c’est confondre un problème et une solution.
Passer à la cigarette électronique revient en effet à choisir une alternative incontestablement moins risquée que le tabac. La vapeur de la cigarette électronique, sans combustion et sans tabac, contient jusqu’à 95 % de substances toxiques en moins que la fumée de la cigarette classique.
Le e-liquide peut certes contenir de la nicotine : la même que celle des substituts nicotiniques vendus en pharmacie. Elle est nécessaire au fumeur récemment engagé dans une démarche de sevrage.
Vapoter n’est pas fumer. Dire le contraire à un fumeur adulte, c’est l’encourager dans le tabagisme. Cette nouvelle taxe serait d’autant plus injuste qu’elle toucherait en premier lieu le pouvoir d’achat des catégories sociales les plus fragiles.

//  Non, il n’y a pas d’effet-passerelle démontré !

« Marche vers la cigarette », « entrée dans le tabac pour les adolescents » : quelques députés se sont inquiétés en séance publique d’un hypothétique « effet-passerelle », qualifié même par le Rapporteur général du Budget de « risque manifestement bien étudié ».
France Vapotage déplore de telles assertions, qu’aucune étude scientifique d’envergure ni aucune observation de terrain ne vient démontrer.
Les données disponibles en France sont constantes : l’usage du vapotage est majoritairement concentré chez les fumeurs ou ex-fumeurs. À l’inverse, et comme l’ont encore rappelé cette année Santé publique France et l’OFDT, « le vapotage est quasi inexistant chez les personnes qui n’ont jamais expérimenté le tabac ».
En réalité, le seul effet-passerelle massif mesuré est l’inverse de celui décrié : des millions de fumeurs ont déjà arrêté le tabac grâce à la vapoteuse, l’outil le plus utilisé et le plus efficace pour sortir du tabagisme.
Récemment, la Société francophone de Tabacologie (SFT / voir ci-dessous) a elle-même reconnu officiellement la vape comme un outil efficace et légitime d’aide au sevrage tabagique.

//  Oui, il faut encadrer le marché du vapotage… mais pas comme cela !

Il n’est pas vrai qu’aujourd’hui en France « n’importe qui peut trouver n’importe quoi, n’importe où ».
Pour autant, le cadre réglementaire du vapotage doit être précisé.
France Vapotage demande depuis sa création l’élaboration d’un cadre réglementaire dédié au vapotage, distinct de celui du tabac, applicable et réaliste, qui permettrait de répondre aux préoccupations exprimées :

  • le respect de l’interdiction de vente aux mineurs et leur protection renforcée ;
  • la qualité, la sécurité et la traçabilité de tous les produits vendus en France ;
  • la lutte contre le marché noir et les importations non conformes.

Ce cadre doit être élaboré avec l’ensemble des acteurs concernés, en toute transparence, non pas sous le prisme de la fiscalité, mais en cohérence avec notre politique de santé publique, et afin de protéger une filière française pionnière, aujourd’hui fortement concurrencée par des acteurs extra-européens dont les pratiques ne respectent ni les standards européens, ni les exigences sanitaires françaises.

Un consensus budgétaire est possible… au moins sur l’article 23 ! France Vapotage demande au Gouvernement et aux parlementaires de s’accorder sur le retrait des produits du vapotage de cet article, et réaffirme sa disponibilité pour travailler avec les pouvoirs publics à l’élaboration d’un cadre adapté, rigoureux et réellement utile à la santé publique.