Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Nov 2025 | Profession
 

Suite à l’enquête du CNCT (voir 12 et 15 novembre) annonçant qu’un tiers des buralistes vendrait du tabac à des mineurs (et pour laquelle nous avons précisé que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient du tabac à ces mineurs / voir 13 novembre), Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, a réagi, sur les réseaux sociaux, dans les termes suivants :

« C’est un sujet majeur pour notre profession, un travail de chaque instant pour atteindre le 100 % d’irréprochabilité. »

« Les buralistes sont pleinement engagés et responsables, malgré les agressions verbales, les intimidations ou les techniques toujours plus ingénieuses utilisées par certains jeunes dans nos établissements. »

« La profession reste mobilisée pour faire respecter la loi et garantir un comportement exemplaire, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. »

(Voir aussi le 14 novembre)

12 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Selon une enquête du Comité national contre le tabagisme (CNCT), la pratique recule nettement depuis 2021, mais reste « préoccupante » en France. Nous reprenons la dépêche AFP sur le sujet (extraits).

Un buraliste sur trois vend encore du tabac aux mineurs en toute illégalité, soit deux fois moins qu’il y a quatre ans, a constaté une association antitabac, qui se réjouit de cette « baisse significative » mais juge la situation « encore préoccupante » (voir le 3 octobre 2019).

L’institut d’enquêtes Audirep a mené, pendant l’été 2025 sur le territoire national, pour le Comité national contre le tabagisme (CNCT), un millier de « visites mystère » en binôme, lors desquelles un mineur de 17 ans tentait d’acheter du tabac et un adulte contrôlait le respect, par le buraliste, du refus de vente aux mineurs.

Il en est ressorti que près d’un tiers des buralistes accepte de vendre aux mineurs du tabac (31 %) ou un e-liquide de vapotage (32 %), malgré l’interdiction remontant à 2009 pour le premier et à 2015 pour le second, selon des résultats transmis à l’AFP.

Pour les enseignes de vapotage, le résultat est similaire, avec une proportion de 34 %. Ces ventes aux mineurs sont plus fréquentes en Île-de-France, dans le Grand Est et dans les communes de plus de 15 000 habitants, « l’anonymat propre aux grandes villes favorisant le non-respect de la réglementation », selon le CNCT.

5 Nov 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Une centaine de personnes ont manifesté, à Bordeaux, ce 4 novembre, pour contester l’article 23 du Projet de Loi de Finances 2026 (voir le 16 octobre) qui prévoit un texte sur les produits de vapotage et l’interdiction de la vente en ligne. Des restrictions qui signeraient, selon eux, la mort de la profession (voir le 30 octobre).
Nous reprenons l’article que leur a consacré Sud-Ouest.

« Si ça passe, on est tous au chômage. » Guillaume Thomas, président du Vaporium et ses neuf boutiques, ne mâche pas ses mots. Avec toute son équipe, il est venu manifester place de la Bourse à Bordeaux, ce mardi 4 novembre, aux côtés d’une centaine de professionnels du secteur et utilisateurs de vapes.

En ligne de mire : l’article 23 du Projet de Loi de Finances, et ces trois points de réglementation : l’interdiction de la vente en ligne, la taxation des liquides et l’assimilation des magasins à des bureaux de tabac.

« La taxe, c’est vraiment le moins grave. Les prix vont augmenter, les gens achèteront peut-être moins, mais on pourra s’en sortir. Mais l’interdiction de la vente sur Internet va tuer tous les sites fiables et sécurisés, et donc des emplois. »

Quant à être considéré comme buraliste, c’est pour lui hors de question : « Ça nous limiterait à un seul fournisseur qui demande une caution hors de prix. »

30 Oct 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Contre la taxation des produits de la vape et l’interdiction des sites de vente en ligne de produits de vapotage, actuellement en cours de discussion parlementaire (voir les 23 septembre et 23 octobre), la FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) organise une série de manifestations en province.

Sept villes ont été sélectionnées :

  • Bordeaux – mardi 4 novembre ;
  • Vannes, Lille, Cherbourg, Orléans, Aix-en-Provence et Strasbourg – mercredi 5 novembre.

Les rendez-vous sont prévus en fin de matinée, dans un lieu central de chacune de ces villes.

Il s’agit, à notre connaissance, de la première mobilisation nationale de cette ampleur organisée par les acteurs du vapotage sous l’impulsion de la FIVAPE.

24 Oct 2025 | Institutions, Profession
 


Partageant l’objectif de mieux comprendre les dynamiques du marché parallèle du tabac, nous saluons la création et la publication des premiers résultats de l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), pilotée par la DGDDI et la MILDECA, que nous appelions de nos vœux depuis de nombreuses années (voir les 23 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

Les recettes fiscales non perçues à hauteur de 4,3 milliards d’euros en 2023, aujourd’hui mises en lumière, correspondent à celles que nous évoquions déjà à l’époque — elles ont, sans surprise, augmenté depuis.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique, de sécurité et de fiscalité sont majeurs, nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie employée, afin de pouvoir analyser en détail les protocoles de collecte et de traitement des données.

Même si nous comprenons que ces premiers résultats nécessitent encore des garanties de fiabilité pour mieux appréhender l’ampleur réelle du phénomène, il est regrettable que la dimension digitale du marché parallèle ne soit pas mise en avant, ainsi que la contrefaçon de marques authentiques, alors que ces deux pans constituent une part croissante et préoccupante de ce trafic.

Imperial Brands – Seita demeure bien évidemment disponible pour contribuer à une lecture critique et constructive de cette étude, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

15 Oct 2025 | Institutions, International
 

Diminution drastique des points de vente de tabac dans chaque pays ; interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date … Ce ne sont que des sujets de travail inscrits dans un agenda. Mais ils circulent allègrement à la faveur d’échanges de documents entre les capitales européennes.

En fait, il s’agit de rapports – officiels puisqu’apparemment validés par les services de la Commission européenne – appelés à servir de base de travail à la COP 11 qui va se tenir à Genève du 17 au 22 novembre prochains.

La « COP » – soit la conférence mondiale sur la lutte contre le tabac, tenue sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé / OMS – qui se veut l’instance suprême d’impulsion de toutes les mesures anti-tabac dans le monde et dont on connaît le peu d’appétence au dialogue avec ces parties-prenantes que sont les professionnels du tabac et du vapotage (ils sont carrément exclus des travaux).
La COP 10 s’était tenue à Panama (voir 18 février 2024).

Parmi les sujets à l’ordre du jour (les documents préparatoires ayant fuité au niveau de Bruxelles) :

  • la réduction de la vente au détail du tabac (ce qui suppose une diminution forcée des points de vente officiels … et une augmentation conséquente du marché parallèle encouragé ainsi officiellement) ;
  • l’interdiction « des incitations » aux détaillants (on ne sait s’il s’agit des aides publiques, par exemple …) ;
  • le « contrôle des prix » (avec des prix minimums) ;
  • l’interdiction des ventes fondée sur la date de naissance (generational ban) ; soit le relèvement systématique de l’âge minimum d’accès officiel au tabac ;
  • la suppression de toutes les aides publiques à la culture du tabac dans le monde ;
  • l’imposition de quotas sur la fabrication et l’importation du tabac ;
  • l’obligation d’une très faible teneur en nicotine dans les produits ;
  • l’interdiction des filtres à cigarettes ;
  • la généralisation des lieux publics non-fumeurs.

Pour ceux qui pensent que l’Europe peut être encore un levier d’action pour arriver à des mesures équilibrées …

10 Oct 2025 | Profession
 

Le numéro d’octobre de La Revue des Tabacs – qui connaît sa centième année d’existence, déjà … – accueille une interview de Caroline Brabant (directrice des affaires publiques d’Imperial Brands-Seita) qui livre, au passage, deux informations intéressantes :

  • La part des buralistes dans le marché de la vape : « … environ 38 % de la valeur marché de la vape en France, avec une part qui semble s’être stabilisée au cours des deux dernières années. »
  • La place occupée par la France dans le marché européen de la vape : « … La France fait partie du top 5 des marchés européens en termes de vape. Les autres marchés européens les plus importants sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne. »
 

Grosse reprise médiatique, ces dernières heures, d’un message de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui s’alarme de l’existence de 100 millions de vapoteurs dans le monde, au moment où le même organisme relève que le nombre d’utilisateurs de tabac a baissé de 180 millions (voir le 8 octobre)

Et sans établir le moindre rapport entre les deux chiffres … Ceci alors que les témoignages abondent de tous les pays pour souligner que le vapotage est l’un des moyens utilisés par les fumeurs pour en finir avec la cigarette combustible.

Mais plutôt que d’analyser et d’accompagner les choix du fumeur, plutôt que de se confronter au terrain, les « hauts fonctionnaires » de l’OMS s’en tiennent à leur explication unique, simpliste, idéologique : s’il y a encore addiction, c’est parce qu’il existe une industrie du tabac.

Tout est de la faute de l’industrie et des professionnels du secteur. C’est la seule (et bien courte) explication donnée par l’OMS aux causes si complexes de l’addiction.
Une position « idéologique ». Et non basée sur le réel.

Être tant déconnectés des réalités … et si grassement rémunérés (voir le 5 septembre 2025).