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5 Nov 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Une centaine de personnes ont manifesté, à Bordeaux, ce 4 novembre, pour contester l’article 23 du Projet de Loi de Finances 2026 (voir le 16 octobre) qui prévoit un texte sur les produits de vapotage et l’interdiction de la vente en ligne. Des restrictions qui signeraient, selon eux, la mort de la profession (voir le 30 octobre).
Nous reprenons l’article que leur a consacré Sud-Ouest.

« Si ça passe, on est tous au chômage. » Guillaume Thomas, président du Vaporium et ses neuf boutiques, ne mâche pas ses mots. Avec toute son équipe, il est venu manifester place de la Bourse à Bordeaux, ce mardi 4 novembre, aux côtés d’une centaine de professionnels du secteur et utilisateurs de vapes.

En ligne de mire : l’article 23 du Projet de Loi de Finances, et ces trois points de réglementation : l’interdiction de la vente en ligne, la taxation des liquides et l’assimilation des magasins à des bureaux de tabac.

« La taxe, c’est vraiment le moins grave. Les prix vont augmenter, les gens achèteront peut-être moins, mais on pourra s’en sortir. Mais l’interdiction de la vente sur Internet va tuer tous les sites fiables et sécurisés, et donc des emplois. »

Quant à être considéré comme buraliste, c’est pour lui hors de question : « Ça nous limiterait à un seul fournisseur qui demande une caution hors de prix. »

4 Nov 2025 | Profession
 

Les récentes propositions du projet de loi de finances concernant les produits à fumer, incluant les e-liquides et les produits à base de CBD, font naturellement parler (voir 16 octobre / Budget).
C’est ainsi que débute un message LinkedIn de Cyrille Geiger (formateur et ancien buraliste toujours innovant) que nous reprenons.

En tant que professionnel du réseau des Buralistes, je vois plutôt une opportunité : ces mesures renforcent notre rôle comme distributeurs agréés, sécurisant notre activité et clarifiant le cadre réglementaire.

Bien sûr, toute hausse de taxe peut avoir un impact, mais je crois qu’un équilibre intelligent est possible : protéger la santé publique tout en soutenant l’économie locale.

De plus, le Centre national de Formation des Buralistes est prêt à relever le défi et à assurer la formation de modules réglementaires si ceux-ci devenaient nécessaires, garantissant que notre réseau reste formé, professionnel et opérationnel.

Dans un secteur en pleine mutation, l’enjeu n’est pas de stigmatiser, mais de trouver des solutions qui servent à la fois le consommateur et l’entrepreneur, en nous adaptant aux nouvelles réglementations, même si elles n’ont fait l’objet d’aucune concertation.

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30 Oct 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Contre la taxation des produits de la vape et l’interdiction des sites de vente en ligne de produits de vapotage, actuellement en cours de discussion parlementaire (voir les 23 septembre et 23 octobre), la FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) organise une série de manifestations en province.

Sept villes ont été sélectionnées :

  • Bordeaux – mardi 4 novembre ;
  • Vannes, Lille, Cherbourg, Orléans, Aix-en-Provence et Strasbourg – mercredi 5 novembre.

Les rendez-vous sont prévus en fin de matinée, dans un lieu central de chacune de ces villes.

Il s’agit, à notre connaissance, de la première mobilisation nationale de cette ampleur organisée par les acteurs du vapotage sous l’impulsion de la FIVAPE.

22 Oct 2025 | Trafic
 

Il a été adopté en Conseil des ministres le 14 octobre dernier et commence à être examiné au Sénat. C’est le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales…

Trois ministres en sont les signataires : Jean-Pierre Farandou (ministre du Travail), Stéphanie Rist (ministre de la Santé) et Amélie de Montchalin (ministre des Comptes publics).

Dans l’exposé des motifs, on évoque « une action résolue pour s’attaquer à toutes les fraudes fiscales, sociales, douanières et aux aides publiques ».

On y parle de narco-trafic.

On rappelle la nécessité « de faciliter les échanges d’informations entre administrations, d’assécher les circuits frauduleux, de démanteler les structures frauduleuses… »

Mais le trafic de tabac, en tant que tel, n’est pas cité.
Le sujet ne doit pas être si grave que cela, n’est-ce pas ?

Qui a intérêt à minimiser la réalité des trafics tabac ?

– Jean-Paul Vaslin

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18 Oct 2025 | Vapotage
 

Dans son projet budgétaire, le Gouvernement a proposé d’instaurer une taxe qui irait de 30 à 50 centimes par flacon de 10 millilitres selon le taux de nicotine contenu (voir le 16 octobre).
Une mesure qui agite les consommateurs et divise les professionnels de santé.
C’est ainsi que débute un article du Figaro, du 16 octobre, signé Paul de Bréteuil, que nous reprenons.


« Ras-le-bol de la taxe », s’exclame sans ambages un vendeur de cigarettes électroniques. Il raccroche abruptement…
« Parce qu’elle est efficace et facilement accessible, la vape est devenue l’outil d’aide le plus populaire pour arrêter de fumer et se sevrer de la nicotine ». Ces quelques mots figurent en page principale du site de la Filière française de la Vape (Fivape), un syndicat qui rassemble des centaines de commerçants indépendants et de PME de la cigarette électronique.

Ces mots reflètent aussi l’état d’esprit de Kaïs, 25 ans. Longtemps, il s’est défini comme un « gros fumeur ».

Grâce au passage à la cigarette électronique, il dit avoir remplacé presque exclusivement sa consommation de tabac. Ce projet de taxe l’irrite au plus haut point : « C’est une grosse connerie, dans le panel de choses qu’il est possible de taxer dans ce pays, pourquoi taxer le seul substitut sérieux à la cigarette ? Dans un pays où c’est une cause forte de mortalité ? »


« Mesures farfelues »

Au vu de sa consommation personnelle — trois recharges de 10 ml par mois — la taxe ne lui coûtera pas plus d’un euro cinquante. Il s’agace davantage du symbole, et pointe « Lecornu, comme Bayrou avec les jours fériés », qui « essaie de sortir du chapeau toutes les mesures farfelues pour faire croire qu’il pondra un bon budget ».
Si cette taxe voyait le jour, Kaïs envisage des alternatives interlopes : « j’irai acheter mes cigarettes électroniques aux puces de Clignancourt ! »

Côté vendeur, le son de cloche varie. Romain Raby est le gérant du Clopa Cabana, un petit établissement qui vend des cigarettes électroniques à Nice.
« Parmi toutes les idées qu’on a vues passer depuis quelques années, (cette taxe) est la plus sensée. Il avait quand même été question d’interdire la vente de toutes les saveurs du vapotage ». Il est principalement inquiet de la désinformation qui entoure cette taxe : « on a peur du quiproquo, que des gens n’aillent plus en magasin parce qu’ils se disent que la cigarette électronique est plus chère que le tabac ».


La cigarette électronique, un recours au tabac ?

Si la comparaison entre le tabac et la cigarette électronique revient sans cesse, c’est que la seconde se veut le moindre mal de l’autre. Et d’aucuns, jusqu’au sein du personnel soignant, craignent qu’une taxation de la cigarette électronique donne un mauvais signal aux fumeurs qui se reconvertiraient vapoteurs.

Interrogé par 20 Minutes, Christophe Cutarella est addictologue, psychiatre et tabacologue. Selon lui, ce nouveau prélèvement va à « l’encontre de la lutte contre le tabac » et l’appliquer serait se « tromper de cible ». Au jeu des comparaisons toxicologiques, les résultats ne lui donnent pas tort.

Publiée en 2024 dans la revue Food and Chemical Toxicology, une synthèse rappelle que les cigarettes électroniques sont nettement moins nocives que les cigarettes traditionnelles, réduisant significativement l’exposition aux toxines cancérigènes et les impacts sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, grâce à l’absence de combustion. Cependant, des risques subsistent, notamment des irritations respiratoires et un potentiel d’initiation à la nicotine chez les jeunes non-fumeurs.


Prudence de mise

Est-ce à dire pour autant que taxer les produits du vapotage irait à l’encontre de la lutte contre le tabac ? Il faudrait déjà montrer que l’usage de la cigarette électronique est un facteur associé à l’arrêt du tabac. Ce qui n’est pas si clair. Selon une étude parue sur le site de Santé publique France en mai 2025, « l’efficacité de la cigarette électronique comme aide à l’arrêt du tabac est toujours débattue à ce jour ».

Les auteurs de l’étude justifient cette incertitude par un nombre d’évaluations encore « limité ». Ils citent néanmoins de récents résultats positifs, observés dans la dernière revue de Cochrane, une ONG britannique qui analyse l’efficacité des interventions en santé. Celle-ci conclut que les cigarettes électroniques nicotinées peuvent aider les fumeurs à arrêter le tabac, et « probablement » plus efficacement que ne le feraient les cigarettes électroniques sans nicotine.

Néanmoins, la prudence reste de mise. Alice Denoize a travaillé dans l’industrie du tabac. Elle s’est depuis reconvertie dans la tabacologie et a fondé le site « Le Déclic Anti Clope » pour aider les fumeurs à décrocher. « Je ne recommande jamais la vape seule, toujours en complément de patchs », confie-t-elle. « Et je la recommande de plus en plus rarement. Uniquement quand les personnes ont beaucoup d’obstacles qui les empêchent d’avancer vers l’arrêt. »


« Des vapes très chargées en sels de nicotine »

L’évolution de la cigarette électronique l’inquiète. « Depuis quelques années, l’arrivée de l’industrie du tabac sur le marché a tout chamboulé. Sous couvert d’être un bon soldat en intégrant le comité de pilotage de la norme AFNOR (Association française de normalisation – NDLR), qui doit garantir la propreté des e-liquides, elle a sorti des puffs et des vapes très chargées en sels de nicotine qui ont effrayé les autorités de santé. » Une inquiétude « justifiée », qui mérite un « encadrement ». Elle indique toutefois ne pas être certaine que la taxation soit la solution : « elle va pénaliser les vapoteurs les plus précaires et surtout les petits industriels qui font du bon boulot. »

Parmi les médecins, certains se montrent bien plus catégoriques. C’est le cas d’Yves Martinet, pneumologue et professeur émérite de pneumologie à la faculté de médecine de Nancy (et président du CNCT / NDLR). « Je suis pour la taxation des produits du vapotage contenant de la nicotine », assume-t-il sans détour.

Il pointe les dangers de la nicotine, « une drogue dure, plus addictive que l’héroïne ».

Certes, la cigarette électronique peut aider « les fumeurs qui veulent arrêter », mais ceux-ci représentent un bien modeste échantillon comparé à tous les jeunes pour qui la vapote est « une porte d’entrée vers le tabac ». Et de conclure, analogiquement : « Ce n’est pas parce qu’il faut prendre de l’insuline quand on a le diabète que tout le monde doit en consommer. »

 

Si tout se passe bien pour le gouvernement Lecornu, le Parlement va désormais attaquer la discussion budgétaire. Sachant que notre attention est retenue par l’un des articles fiscaux du Projet de Loi de Finances gouvernemental pour 2026 : l’article 23.

Il traite de la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer, comme cela est présenté dans l’exposé des motifs.

Extrait de cet exposé des motifs : « …Sachant que cette mesure a pour objet, dans le cadre du plan national anti-Tabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu’elles comprennent ou non du tabac ou de la nicotine et que l’action de fumer implique ou non une combustion ou l’emploi d’un dispositif dédié comme la cigarette électronique ».

Toujours dans l’exposé des motifs, il est précisé que ces évolutions « visent à répondre à deux enjeux de santé publique » :

– le développement du vapotage, c’est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d’une cigarette électronique (…)

– la discordance entre le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd’hui les produits du tabac, les autres plantes à fumer et le vapotage (…)

Il ressort de cet article que la fiscalité des produits du tabac ne change pas, en dehors de l’indexation sur l’inflation.

Alors que la fiscalité du tabac à chauffer évolue à la hausse.

Et que les produits du vapotage vont désormais être soumis à une fiscalité sur la base suivante :

– Pour les produits du vapotage faiblement nicotinés (moins de 15 mg de nicotine) :
30 euros pour 1 000 millilitres.
Ce qui revient à 30 centimes pour un flacon de 10 millilitres.

– Pour les produits du vapotage fortement nicotinés (plus de 15 mg de nicotine) :
50 euros pour 1 000 millilitres.
Ce qui revient à 50 centimes pour un flacon de 10 millilitres.

La vente à distance de ces produits étant interdite, ils sont appelés à être commercialisés dans des établissements agréés par l’administration.

Cette mesure serait appelée à entrer en vigueur au second semestre 2026.

Si l’article est adopté en l’état.

25 Juin 2025 | Profession
 

Les chiffres époustouflants qui circulent suite aux publications successives de la dernière étude KPMG sur le marché parallèle (voir 11 et 12 juin), d’une récente enquête « ramasse-paquets vides » (voir 18 juin) ou du bilan de l’opération « Colbert 3 » (voir 20 juin) commencent à faire leurs effets dans les milieux parlementaires.

On prête l’intention à la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de s’intéresser de très près au sujet. Quand on cherche désespérément 40 milliards d’euros… et que la somme de 9,5 milliards d’euros de taxes non perçues à cause des trafics de tabac est évoquée, certains s’interrogent.

La Commission devrait auditionner les Douanes, les fabricants de tabac et les associations anti-tabac. Les buralistes aussi. Et peut-être même les sociétés d’études.

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6 Fév 2025 | Profession
 

Ce 4 février, le Gouvernement a déposé un amendement au Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, visant à alourdir la fiscalité du secteur des jeux d’argent et de hasard. Comme il fallait s’y attendre (voir 9 janvier).

Selon Les Échos, il instaure ainsi une hausse du taux de CSG pour la loterie, qui passera de 6,2 % à 7,2 %. Pour rappel, la Française des Jeux possède le monopole sur cette activité, comme sur les paris sportifs en points de vente, qui devraient enregistrer une hausse d’un point (de 6,6 % à 7,6 %) de leur taux de prélèvement sur le produit brut des jeux (les mises moins les gains des joueurs, ou PBJ). Lire la suite »

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27 Jan 2025 | Institutions
 

Thibault Bazin (député LR du Meurthe-et-Moselle) a été élu, le 22 janvier, rapporteur général du Projet de Loi de Finances de la Sécurité sociale 2025 (PLFSS) par la Commission des Affaires sociales. 

Il a battu Jérome Guedj (socialiste) et Joëlle Mélin (RN).

Député LR de Meurthe-et-Moselle depuis 2017, Thibault Bazin est forcément bien au fait de la situation des buralistes frontaliers (voir 6 février et 16 novembre 2024). Il succède à Yannick Neuder, du même groupe politique, qui est devenu ministre chargé de la Santé dans le Gouvernement Bayrou (voir 29 et 24 décembre 2024). Lire la suite »

7 Déc 2024 | Profession
 

L’Écho Républicain revient sur le coup de gueule du président des buralistes dEure-et-Loir après l’adoption d’une augmentation des prix du tabac par le Sénat (ndlr : qui a été finalement retirée en commission mixte paritaire / voir 28 et 25 novembre). En colère, Michel Philippe leur avait envoyé une lettre ouverte … 

« En tant que président de la Fédération des buralistes dEure-et-Loir, je tiens à vous faire part de la colère de mes 172 collègues, à la suite de ladoption dune nouvelle trajectoire fiscale sur les prix du tabac. 

« Pas un seul sénateur na pris la parole pour défendre les buralistes. Pas un seul sénateur na émis lidée quil existe déjà une trajectoire fiscale sur les produits du tabac. Pas un seul sénateur na même évoqué le fait que notre profession souffre du marché parallèle, quune augmentation des prix ne ferait quaggraver ce phénomène et nous exposerait encore plus à la criminalité et la violence qui laccompagne.  Lire la suite »