
L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses – a rendu publiques les conclusions de son expertise collective relative à l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage.
Fondé sur une revue extensive de la littérature scientifique, ce travail apporte des éléments essentiels pour objectiver un débat majeur de santé publique.
C’est ainsi que débute une communication de France Vapotage (voir 3 février) que nous reprenons.
Que dit l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses ?
- 1/ Le vapotage n’est pas sans risque, notamment en présence de nicotine.
- 2/ Toutefois, les risques identifiés sont systématiquement inférieurs à ceux du tabagisme, en particulier du fait de l’absence de combustion.
- 3/À ce stade des connaissances, aucune pathologie chronique avérée n’est démontrée chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé, même si le manque de recul temporel impose vigilance et poursuite des travaux scientifiques.
- 4/ Pour l’ensemble des effets étudiés, les niveaux de preuve restent nettement inférieurs à ceux du tabac fumé.
Un point clé du rapport mérite une attention particulière : les produits non nicotinés et le Do It Yourself.
L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses identifie clairement un « trou dans la raquette » réglementaire concernant les e-liquides sans nicotine en grands formats (Shake & Vape), les bases et les arômes destinés au Do It Yourself (DIY).
L’Agence souligne qu’une part substantielle du marché réel, pourtant destinée à l’inhalation, échappe ainsi à la surveillance sanitaire. Cette situation limite la capacité des autorités à disposer d’une vision exhaustive des compositions, notamment pour des produits souvent surdosés en arômes avant dilution, et introduit une incertitude en matière de sécurité sanitaire.
Face à ce constat, l’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses formule des recommandations explicites :
- étendre l’obligation de déclaration à l’ensemble des produits du vapotage, avec ou sans nicotine ;
- aligner les exigences de sécurité et de composition applicables aux produits non nicotinés sur celles des produits nicotinés ;
- clarifier le cadre applicable aux produits du DIY.
Ces recommandations rejoignent en grande partie les positions portées de longue date par France Vapotage.
La Fédération défend une régulation fondée non sur la seule présence de nicotine, mais sur l’usage réel des produits, avec un objectif clair :
- garantir un haut niveau de protection des consommateurs et des mineurs ;
- assurer la qualité et la sécurité de l’ensemble des produits inhalés ;
- éviter les angles morts réglementaires ;
- préserver une filière française structurée, majoritairement composée de PME responsables.
France Vapotage appelle à l’ouverture rapide d’un dialogue structuré avec les pouvoirs publics, afin de construire un cadre réglementaire spécifique et dédié au secteur, proportionné et fondé sur les données scientifiques disponibles.




