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21 Mar 2025 | Profession
 

La CNIL a indiqué, ce 19 mars, avoir décidé d’examiner la conformité des caméras « augmentées » qui utilisent l’intelligence artificielle pour vérifier l’âge des clients dans les bureaux de tabac, annonce le site d’information technologique Clubic

Dont nous reprenons les informations.

La démarche poursuit un double objectif. On n’installe évidemment pas ces caméras pour le plaisir. L’idée est de protéger les mineurs contre l’accès à des produits comme le tabac, les jeux ou l’alcool, tout en participant à l’effort de santé publique en réduisant la consommation chez les plus jeunes. Ces dispositifs offrent aussi aux commerçants un moyen plus systématique de respecter leurs obligations légales (voir 30 janvier et 18 février).

Mais l’utilisation de traitements algorithmiques pour analyser automatiquement les visages pose d’importantes questions éthiques. La CNIL, la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés, s’inquiète des risques potentiels liés à la protection des données personnelles et au respect de la vie privée des consommateurs, qu’ils soient mineurs ou majeurs.

La CNIL a donc indiqué avoir décidé d’analyser la conformité de ces systèmes au regard du RGPD et de la loi Informatique et Libertés. L’autorité administrative indépendante explique être dans la continuité de ses travaux précédents sur les caméras augmentées dans l’espace public et la vérification d’âge en ligne.

D’ailleurs, pour mener à bien cette évaluation, la CNIL dit organiser une série de réunions de concertation avec différentes parties prenantes. On y retrouvera les organisations soumises aux obligations d’interdiction de vente aux mineurs – dont la Confédération qui a déjà rencontré les buralistes (ndlr) – les fabricants de ces dispositifs, les organismes de protection des mineurs et de santé publique, mais aussi les associations de protection des consommateurs et des libertés numériques.

Le gendarme des données prévoit de publier les conclusions de ses travaux d’ici cet été sur son site web. Elles devraient établir un cadre clair pour l’utilisation de ces technologies, en conciliant l’impératif de protection des mineurs avec le respect des droits fondamentaux à la vie privée.