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« Derrière un jet de mégot, il n’y a pas toujours un départ de feu, mais derrière un incendie, il y a très souvent un jet de mégots ». Voici l’une des phrases de sensibilisation de l’Entente Valabre, qui lutte contre les risques d’incendies et qui a organisé pour les médias, ce 23 juin à Gardanne (Bouches-du-Rhône), un exercice grandeur nature pour montrer la vitesse de propagation d’un feu… parti d’un seul mégot !

C’est ainsi que débute un article de Maritime Média, signé Northène Ouerfelli, que nous reprenons.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la propagation d’un feu issu d’un seul mégot est rapide, voire très rapide. On aperçoit d’abord de la fumée puis des flammes, et cela n’aura pris que quelques secondes avant que l’incendie ne se déclare lors de cet exercice.

« Dans la réalité, cela peut prendre un peu plus de temps. Mais lorsque les conditions sont réunies, un jet de mégot sur une végétation sèche entraîne très souvent un départ de feu », nous confie le lieutenant Cyril Gohin, sapeur-pompier.

Alors comment éviter d’en arriver là ? Nous avons posé la question à des automobilistes.
« Il faut arrêter de fumer », nous dit l’un ; « toujours avoir un cendrier dans la voiture », nous partage un autre.

Mais avant d’en arriver là, la sensibilisation reste la meilleure arme pour l’Entente Valabre, spécialisée dans la gestion des risques naturels, qui mène chaque année le combat contre le jet de mégot. « Sur l’ensemble des causes, cela représente à peu près 25 % des feux, c’est beaucoup », détaille Jacky Gérard, président de l’Entente Valabre (organisme public spécialisé dans la prévention des feux de forêt).

Cette sensibilisation passe, notamment, par un partenariat avec la Confédération des buralistes.

Comme les années précédentes (voir 18 juin 2024).

Dès la fin de la semaine, sur les vitrines des buralistes, des affiches de sensibilisation devraient être installées avec comme message, celui de responsabiliser les fumeurs sur les routes.

« Il faut responsabiliser et non pas accuser les fumeurs. Car quand on incrimine quelqu’un, il y a toujours un repli sur soi et il ne reçoit pas le bon message », explique Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.