
Le sondage annuel réalisé par OpinionWay pour la Fivape révèle une dégradation très inquiétante de la perception des risques entre vaper et fumer, en particulier chez les jeunes adultes.
C’est ainsi que débute un communiqué de la Fivape (voir 18 mai et 20 avril), du 26 mai, que nous reprenons.
La 8ème édition du sondage annuel sur la perception des risques dans la population française entre fumer et vaper révèle à nouveau une méconnaissance profonde de faits établis scientifiquement et reconnus par les agences de santé. En France, la question du vapotage est maltraitée, tenant le grand public entre manque d’information, analyses décorrélées du contexte et croyances erronées.
Pour la Fivape et ses adhérents, qui accompagnent quotidiennement et avec succès des millions de fumeurs vers le sevrage tabagique depuis 15 ans, le dénigrement systématique de la vape est devenu insupportable.
La filière française de la vape souhaite, par ce communiqué, dénoncer une situation totalement injuste et incompréhensible au regard du service rendu à la santé publique : 3 millions de Français ont arrêté de fumer avec le vapotage.
Ce sondage important vise à alerter sur les proportions inédites de cette distorsion entre perception et réalité. Mais malgré un mois d’efforts soutenus et de relances auprès des médias, aucune rédaction n’a souhaité en parler !
Tribune refusée par Le Monde
Le Monde nous a, par exemple, suggéré d’écrire une tribune à la place. Nous nous sommes pliés à l’exercice, respectant les consignes et la « hauteur de vue » souhaitée par la rédaction pour ouvrir sobrement la réflexion sur cette question de santé publique.
Sans explications, cette tribune a été refusée.
Nous l’avons alors proposée à d’autres médias, où elle a systématiquement essuyé les mêmes refus.
Annonce presse payante refusée par Libération
En fin d’année 2025, le quotidien Libération avait accueilli favorablement et à plusieurs reprises des annonces de la Fivape, parues sous l’intitulé « communication politique ».
Nous nous sommes rapprochés de la régie publicitaire pour savoir s’il nous serait possible de communiquer à nouveau, cette fois sur les résultats du sondage. Le retour a été favorable, sous réserve que notre annonce reste bien « politique » et ne soit pas de la « publicité » pour le vapotage.
Cette annonce a été refusée en raison des pressions juridiques du CNCT sur le quotidien. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez contacter directement Libération.
Omerta totale sur le sondage
Aussi, cette année, le sondage annuel de la Fivape sur la perception des risques du vapotage et de la nicotine dans la population française ne sera pas relayé par la presse.
Pourtant, les tendances de cette 8ème édition sont inquiétantes à plus d’un titre : en un an, la part de ceux qui pensent que vapoter n’est pas moins dangereux que fumer a augmenté de 5 points.
Ce sont 58 % des personnes interrogées qui considèrent en effet que vapoter ne réduit pas les risques par rapport à fumer, contre 53 % en 2025 ;
15 % pensent même que vapoter est plus dangereux que fumer : c’est un record depuis la première version de ce sondage il y a 10 ans ;
Dans les résultats détaillés fournis par OpinionWay, 33 % des 18-24 ans pensent que vapoter est plus risqué que fumer, avec une progression de plus de 50 % par rapport à 2025 !
Nous pensons que ce résultat est le fruit de la communication anti-vape et anti-nicotine menée depuis 18 mois par Contre Feu, le CNCT et DNF, qui cible particulièrement les jeunes via les réseaux sociaux avec le soutien de nombreux influenceurs rémunérés ;
La diabolisation de la nicotine continue de pousser 4 Français sur 5 (80 %) à penser qu’elle est cancérigène. La nicotine utilisée dans la vape est la même que celle des substituts nicotiniques remboursés, et elle n’est pas cancérigène. C’est la fumée qui tue, pas la nicotine…
La communication publique est défaillante sur le vapotage, la nicotine et la réduction des risques. Pendant ce temps, les fumeurs continuent de mourir de leur addiction au tabac.
Désinformation : d’où viens-tu ?
Les raisons de cette méconnaissance sur des faits scientifiques établis concernant le vapotage posent évidemment question.
Depuis plusieurs années, un projet nommé « Génération Sans Tabac », site Internet géré par le CNCT et financé par le fonds de lutte contre les addictions, est régulièrement pointé par les acteurs de la vape, mais aussi par les consommateurs, les associations de terrain et de nombreux professionnels de santé, pour sa ligne éditoriale orientée très défavorablement contre les outils de réduction des risques, et contre la vape en particulier.
Pour s’en assurer, la Fivape a décidé de procéder à un audit complet de tous les contenus du site. Ce travail titanesque (+ de 2 300 articles publiés à analyser) aurait été inimaginable il y a quelques années. Mais aujourd’hui, le développement des IA l’a rendu possible avec un degré d’analyse particulièrement précis.
Cet audit a donné lieu à la rédaction d’un rapport où tout est décrypté : la tonalité des titres et des contenus (zéro article positif à propos du vapotage sur 2 347 parutions !), le relais (ou non) d’études scientifiques majeures, les financements, etc.
Par ces travaux, la Fivape constate et confirme que la désinformation sur le vapotage, non seulement persiste, mais s’amplifie. Et à celle-ci s’ajoute désormais une omerta de plus en plus assumée sur cette « fabrique du doute ».
Le vapotage est systématiquement présenté comme « un problème », laissant progressivement le champ libre à l’industrie du tabac. Celle-ci, silencieusement, continue à prospérer en vendant ses cigarettes qui causent 68 000 morts par an en France et 20 % de tous les cancers.
À ce jour, personne n’est mort du vapotage, bien au contraire.




