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23 Sep 2026 | International, Vapotage
 

Les autorités britanniques ont mené début septembre 2026 une vaste opération de répression ciblant les commerces impliqués dans la vente de vapes illégales et de tabac de contrebande dans le nord-ouest de l’Angleterre. Nous reprenons une information de Vapoteurs.net.

Au total, plus de 30 établissements ont été fermés ou mis sous scellés à l’issue de ces contrôles coordonnés, qui illustrent la montée en puissance des pouvoirs conférés aux collectivités locales dans le cadre de la nouvelle législation britannique sur le tabac et la vape.

Cette opération s’inscrit dans un contexte réglementaire particulièrement tendu au Royaume-Uni, où le gouvernement travailliste a considérablement renforcé l’arsenal juridique à disposition des Trading Standards — les services locaux de protection des consommateurs — pour lutter contre les circuits de distribution illicites.

Des pouvoirs locaux élargis, une répression qui s’accélère

Depuis l’adoption du Tobacco and Vapes Act (voir le 18 mars 2026 / Royaume-Uni), les autorités locales britanniques disposent de prérogatives étendues pour inspecter, saisir et fermer des commerces suspectés de vendre des produits non conformes.

Ces pouvoirs incluent notamment la possibilité de prononcer des fermetures administratives sans attendre une décision judiciaire, une mesure jugée indispensable face à la prolifération des vapes importées illégalement, souvent fabriquées en dehors des standards européens ou britanniques.

Les produits saisis lors de ces opérations comprennent fréquemment des puffs jetables dépassant les limites légales de contenance en e-liquide ou en nicotine, ainsi que des appareils ne portant pas les avertissements sanitaires réglementaires.

Certains établissements étaient également soupçonnés de liens avec des réseaux de crime organisé, selon les informations relayées par les autorités locales.

Le contexte : une réglementation britannique parmi les plus strictes d’Europe

Le Royaume-Uni a interdit la vente de vapes jetables (puffs) en Angleterre et au pays de Galles depuis le 1er juin 2025 (voir 5 juin 2025).

Cette interdiction, qui visait à la fois à réduire les déchets électroniques et à limiter l’accès des mineurs à ces produits, a paradoxalement alimenté un marché parallèle florissant. Des réseaux d’approvisionnement contournent l’interdiction en important des produits via des canaux non officiels, souvent depuis l’Asie du Sud-Est.

Par ailleurs, le gouvernement britannique a annoncé en août 2026 son intention de renforcer encore davantage l’encadrement des vape shops, notamment via de nouvelles contraintes d’urbanisme pour les ouvertures de boutiques et des pouvoirs élargis pour lutter contre les commerces liés à la criminalité (voir 26 août 2026 et 18 septembre 2026).

Une taxe spécifique sur les e-liquides est également prévue à partir du 1er octobre 2026, ce qui devrait accentuer la pression économique sur les acteurs du marché légal. Lire la suite »

18 Sep 2026 | International, Vapotage
 

Le gouvernement britannique a confirmé le 16 septembre 2026 un dispositif inédit de traçabilité numérique pour les produits de vapotage vendus en Angleterre, au Pays de Galles et en Écosse. Chaque produit de vape commercialisé devra désormais arborer un QR code permettant aux autorités — et potentiellement aux consommateurs — de vérifier instantanément son authenticité et sa conformité réglementaire. L’objectif affiché est de mettre fin à la prolifération des vapes contrefaites et des produits importés illégalement, qui représentent une part croissante du marché parallèle britannique.
Avec entrée en vigueur le 1er octobre.
(Voir les 24 février 2026 et 9 février 2026)

Nous reprenons une information de vapoteurs.net.

Des sanctions financières dissuasives

Pour les commerçants qui ne respecteraient pas cette obligation de marquage, les sanctions prévues sont sévères : jusqu’à 10 000 livres sterling d’amende, auxquelles pourraient s’ajouter des poursuites pénales dans les cas les plus graves.

Le dispositif implique une coordination étroite entre plusieurs agences gouvernementales, notamment Border Force, chargée du contrôle aux frontières, et HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs), l’administration fiscale et douanière britannique. Ces deux entités sont en première ligne pour intercepter les produits non conformes avant qu’ils n’atteignent les rayons.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement britannique, qui multiplie les initiatives contre le marché gris de la vape depuis l’interdiction des puffs jetables entrée en vigueur plus tôt cette année. Plus de 30 commerces avaient déjà été fermés lors d’opérations coup-de-poing menées conjointement par les autorités locales et les forces de l’ordre.

Une réponse à l’explosion du marché illicite

Le marché des vapes illégales au Royaume-Uni a connu une croissance exponentielle ces dernières années. Des produits dépassant les limites légales de nicotine (20 mg/ml en vertu de la réglementation héritée de la Directive européenne sur les produits du tabac), des e-liquides aux compositions non déclarées ou des appareils sans marquage CE inondent régulièrement le marché, souvent vendus dans des épiceries de proximité ou via des réseaux informels en ligne. Le QR code obligatoire vise à rendre ces produits immédiatement identifiables lors des contrôles.

Le gouvernement a également resserré la définition juridique des vape shops en Angleterre, afin d’empêcher certains commerces de se présenter comme des enseignes généralistes pour échapper aux obligations spécifiques aux revendeurs de produits de vapotage. Cette clarification légale, annoncée début septembre 2026, complète le dispositif de traçabilité. Lire la suite »

18 Sep 2026 | International
 

Le Parlement européen a adopté une résolution sur la santé cardiovasculaire qui ne cible plus seulement le tabac mais bien toute la nicotine. Nous reprenons une information de Vaping Post du 16 septembre 2026.

Le 16 septembre, le Parlement européen a adopté une résolution sur la santé cardiovasculaire. Celle-ci fait suite au rapport de la Commission de la Santé publique et réagit au « plan pour un cœur en bonne santé », présenté par la Commission européenne le 16 décembre 2025.

S’agissant d’une résolution sur la santé cardiovasculaire, le tabagisme fait naturellement partie des sujets traités. Il convient toutefois de souligner que, contrairement à de précédents textes officiels, cette résolution ne vise plus seulement les cigarettes, mais bien toute la nicotine.

Une position que le Parlement justifie en expliquant que « la nicotine est une toxine cardiovasculaire addictive et que son utilisation présente de graves dangers pour la santé » et que « le tabagisme, y compris le tabagisme actif, l’exposition à la fumée secondaire et l’utilisation de nouveaux produits à base de nicotine, reste un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires ». Lire la suite »

1 Sep 2026 | Observatoire
 

Arrêter de fumer tient souvent du parcours du combattant, entre patchs, gommes et rechutes. La cigarette électronique s’est imposée comme béquille, sans qu’on sache vraiment si elle valait mieux que le reste. Une vaste synthèse tranche enfin en faveur du vapotage anti-tabac, tout en pointant sa grande inconnue.
C’est ainsi que débute un article de Science et Vie (signé Adrien Bar Hiyé) que nous reprenons.

Une équipe pilotée par Nicola Lindson à l’université d’Oxford a établi, dans une synthèse parue le 26 août 2026 dans la Cochrane Database of Systematic Reviews (voir les 19 septembre 2023 et 1er décembre 2022), que les cigarettes électroniques à nicotine aident quatre fumeurs de plus sur cent à décrocher que les patchs et les gommes. Ces dispositifs se sont répandus plus vite que les preuves de leur efficacité, et leur place dans le sevrage restait discutée. Le vapotage anti-tabac s’appuie sur des données jugées de haute certitude, même si son innocuité à long terme reste sans réponse.

Le résultat central tient en un écart. Comparées aux traitements nicotiniques classiques, les patchs et les gommes vendus en pharmacie, les cigarettes électroniques à nicotine permettent à environ quatre personnes de plus sur cent d’arrêter durablement. Face aux modèles sans nicotine, l’avantage tombe à deux sur cent, ce qui confirme le rôle propre de la molécule. Lire la suite »

29 Août 2026 | Pression normative, Vapotage
 

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables (puffs) en France (voir le 14 février 2025), le constat de terrain reste préoccupant : les adolescents continuent de vapoter, souvent avec les mêmes produits colorés et aromatisés qui avaient motivé la mesure. Nous reprenons un sujet de vapoteurs.net, signé de Jeremy Haley.

Des circuits d’approvisionnement qui contournent la loi

Les puffs interdites à la vente en France ne ont pas disparu des mains des collégiens et lycéens. Elles transitent par plusieurs canaux : ventes entre pairs, achats en ligne sur des plateformes peu regardantes, passages en Belgique ou en Espagne où les règles diffèrent, ou encore approvisionnement via des commerces qui ne respectent pas l’interdiction. Le contrôle de l’âge reste le maillon faible de toute la chaîne.

Les forces de l’ordre et les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) disposent de moyens limités pour surveiller l’ensemble des points de vente, notamment les petits commerces de proximité, les épiceries de nuit et les marchés informels. Les sanctions existent mais leur application reste sporadique.

La puff, porte d’entrée vers la dépendance à la nicotine ?

Au-delà de la question de l’accès, c’est la nature même du produit qui inquiète les professionnels de santé. Les puffs sont conçues pour être attractives — couleurs vives, arômes sucrés, format discret — et leur teneur en nicotine peut être élevée, parfois supérieure aux seuils autorisés par la réglementation européenne sur les produits du tabac (TPD).

Plusieurs études récentes, dont une méta-analyse portant sur 56 travaux scientifiques publiée début août 2026, ont mis en évidence que le vapotage chez les adolescents pourrait présenter des risques plus importants qu’estimé jusqu’ici, notamment sur le développement neurologique et la dépendance. Ces données renforcent l’urgence d’une application effective des interdictions existantes. Lire la suite »

27 Août 2026 | Profession, Vapotage
 

Kumulus Vape – coté en bourse – vient d’annoncer un chiffre d’affaires consolidé de 25,6 millions d’euros pour le premier semestre 2026, soit une évolution de – 7,8 % par rapport au même semestre de l’année dernière (voir 14 février et 6 février 2026).

Commentaire de l’entreprise : « ce repli reflète un environnement de consommation durablement contraint, dont l’essentiel de l’effet se concentre sur l’activité de distribution. Face à cette pression, la tenue du canal digital et la forte progression du réseau de boutiques confirment la pertinence d’un modèle diversifié, moins exposé aux à-coups d’un seul marché. »

L’activité B2B (85 % de l’ensemble) – qui est en retrait de – 11 % – « s’accompagne d’une concurrence tarifaire plus vive entre distributeurs, qui pèse mécaniquement sur les volumes ».
L’activité de la plate-forme e-commerce est en progression de + 1,9 %.

Le réseau de boutiques connaît une progression de + 41,5 %.
Kumulus Vape poursuivant le déploiement de son réseau de franchises. Cigaverte Lire la suite »

26 Août 2026 | International, Vapotage
 

On sait que le Royaume-Uni a traditionnellement connu une politique ouvertement favorable au vapotage.
C’est de moins en moins le cas comme on peut le constater à la teneur de la consultation publique concernant les produits du vapotage et leur commercialisation, lancée cet été (voir le 13 juillet 2026).

Mais, d’ores et déjà, de nouvelles mesures viennent d’être prises – et seront applicables dès octobre 2026 – concernant l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord. Elles sont imposées par le spectaculaire développement du marché noir de la vape Outre-Manche. Ces dispositions sont les suivantes.

  • L’officialisation de la vente de produits du vapotage aux moins de 18 ans.
  • Une interdiction formelle « de l’achat pour tiers », c’est-à-dire l’achat effectué par un adulte de plus de 18 ans pour le compte d’un mineur. Il s’agit d’un délit clairement identifié. Lire la suite »
22 Août 2026 | International, Vapotage
 

La Lituanie s’est dotée d’une réglementation hyper-restrictive pour les produits du vapotage : seul l’arôme tabac est autorisé (voir 6 septembre 2021).

Résultat : 90 % du marché est constitué de produits désormais illégaux.
Malgré de lourdes amendes infligées aux commerces continuant de vendre des produits avec des saveurs désormais proscrites : banane, vanille, menthe, etc.

Pourtant, l’amende risquée par ces commerces est de 2 000 euros, 8 000 en cas de récidive.
Et il existe 18 000 licences (obligatoires) pour n’importe quel commerce souhaitant vendre des produits du vapotage.
Dans un pays de 2,8 millions d’habitants.

14 Août 2026 | International, Vapotage
 

Entre 2012 et 2022, la proportion d’Américains estimant la vape plus dangereuse que la cigarette a été multipliée par dix. Une étude tente d’en expliquer les causes mais sans y parvenir totalement. Et la France ou le Royaume-Uni ne font pas exception. Nous reprenons cet article intéressant de Vaping Post (du 24 juillet).

Neuf chercheurs américains se sont penchés sur l’évolution de la perception de la cigarette électronique par le grand public aux États-Unis. Pour leur étude, les scientifiques ont utilisé les données de l’enquête HINTS (Health Information National Trends Survey) entre les années 2012 et 2022. Menée régulièrement par le National Cancer Institute, ce questionnaire interroge les Américains pour suivre l’évolution de leurs connaissances, attitudes et comportements en matière de santé.

Comme le soulignent les chercheurs, la perception de la nocivité du vapotage a fortement évolué au cours des années étudiées.
Alors qu’en 2012, les Américains étaient 2,8 % à juger la vape plus nocive que le tabagisme, ce chiffre était de 30,4 % en 2022.
En parallèle, la part de ceux la jugeant moins nocive est passée de 50,7 % à 16,7 %. Une évolution particulièrement négative alors qu’au cours des dix années étudiées, de nombreuses études scientifiques ont confirmé la moindre nocivité du vapotage par rapport au tabagisme, et son efficacité pour arrêter de fumer. Lire la suite »

4 Août 2026 | Profession
 

« Si le meilleur allié de la vape n’était plus celui que l’on croit ? »
C’est ainsi que débute une communication, publiée sur LinkedIn (le 2 août), par Cyrille Geiger (ancien buraliste, formateur et entrepreneur / voir 16 et 6 juillet) que nous reprenons.

« Pendant des années, la Fivape et la Confédération des buralistes se sont souvent regardées avec méfiance, pour ne pas dire défiance.
Mais le monde a changé.

La Fivape a rejoint le Conseil du commerce de France (CdCF), qui siège au Conseil national du commerce (CNC).
La Confédération des buralistes siège, elle aussi, au CNC.
Au final, une même table.

Pendant que la pression réglementaire s’intensifie sur le vapotage, que le marché parallèle progresse et que les raccourcis médiatiques se multiplient, les intérêts communs deviennent de plus en plus évidents.

Lutte contre les produits illicites. Protection des mineurs. Formation des professionnels. Défense d’une réglementation fondée sur la science. Préservation d’une filière responsable…
Il ne s’agit pas d’effacer les différences.
Il s’agit peut-être simplement de comprendre que, face aux défis de demain, ce qui rassemble pèse désormais plus lourd que ce qui divise.
Les plus grandes alliances ne naissent pas de l’amitié.
Elles naissent de la lucidité. »