
Imperial Brands – Seita prend acte de la proposition de loi déposée par le député écologiste Nicolas Thierry visant à étendre le conditionnement neutre et standardisé à l’ensemble des produits du tabac et du vapotage (voir le 14 avril 2026). Derrière l’intention affichée de protéger les mineurs, ce texte commet une faute de raisonnement majeure : il traite le vapotage comme le problème, alors qu’il fait partie de la solution.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands – Seita que nous reprenons.
Assimiler le vapotage au tabac, c’est ignorer la science
La France dispose désormais d’un corpus scientifique solide sur le sujet.
Le rapport de l’ANSES, publié en février 2026, établit clairement que le vapotage est une pratique significativement moins nocive que le tabagisme.
L’étude « Use of tobacco cessation aids and likelihood of smoking cessation » (Fekom et al., 2022), menée par Santé publique France, l’INSERM et EPIDERM, démontre que la cigarette électronique est deux fois plus efficace que les traitements de substitution nicotinique pour accompagner les fumeurs vers l’arrêt. Ces conclusions ne sont pas celles de l’industrie. Ce sont celles des autorités sanitaires françaises.
Soumettre les produits du vapotage aux mêmes contraintes visuelles que les cigarettes revient à envoyer un message trompeur aux millions de fumeurs français qui cherchent à décrocher : celui que la cigarette électronique et le tabac combustible sont équivalents. Cette confusion, entretenue par un dispositif réglementaire indifférencié, va à l’encontre des conclusions des autorités sanitaires elles-mêmes, et fragilise précisément les outils que la France a mis des années à légitimer.
Une logique de prohibition qui a déjà échoué ailleurs
L’expérience internationale est sans appel. Chaque fois qu’un pays a choisi la voie de la restriction indifférenciée sur le vapotage, les résultats ont été les mêmes : recul du sevrage tabagique chez les adultes, explosion des produits illicites, développement du marché parallèle.
Aux Pays-Bas, l’interdiction des arômes a provoqué un report massif des consommateurs vers des sites étrangers et des produits échappant à tout contrôle sanitaire européen. La France s’apprêterait-elle à commettre la même erreur par voie législative ?
Protéger les mineurs : oui. Pénaliser les fumeurs adultes : non.
Imperial Brands – Seita partage pleinement l’objectif de protection des mineurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons engagé un travail avec des parlementaires autour d’une proposition normative ciblée, qui s’attaque au véritable problème : les pratiques marketing irresponsables de certains fabricants. Noms de saveurs évoquant la confiserie, graphismes enfantins, dispositifs connectés transformés en objets ludiques : c’est à cela qu’il faut s’attaquer. Pas au vapotage dans son ensemble.
Notre proposition vise à inscrire dans la loi l’interdiction explicite des éléments de présentation et des dénominations de produits principalement attractifs pour les mineurs, notamment les références à l’univers de la confiserie ou aux œuvres culturelles destinées à la jeunesse. Cette approche permet de protéger efficacement les plus jeunes sans priver les fumeurs adultes d’un outil de sevrage reconnu par la communauté scientifique.
« La cigarette électronique a permis à des millions de Français de s’éloigner du tabac. Appliquer le paquet neutre au vapotage, c’est affaiblir l’alternative la plus efficace à la cigarette, au moment même où les autorités sanitaires en reconnaissent le bénéfice. On ne lutte pas contre le tabagisme en décourageant les fumeurs de décrocher. Nous appelons les parlementaires à privilégier une approche ciblée, fondée sur les faits et non sur l’amalgame », déclare Mélissa Chelbani, responsable des affaires publiques pour les produits de nouvelle génération chez Imperial Brands-Seita.
Il existe une voie de régulation qui conjugue protection des mineurs et politique de réduction des risques. Le législateur a la responsabilité de la choisir.




