
Nous reprenons la communication, postée tout récemment sur Linkedin, par Didier Gonin (buraliste à Villeurbanne et formateur).
Il y a quelques jours, la Douane est passée contrôler mes stocks. Un moment toujours particulier.
Un peu comme un contrôle technique…
mais pour des paquets de cigarettes. Ici, tout est compté. Tout est vérifié. Tout est pesé, mesuré, aligné.
Dans ce monde-là, tu déclares avant d’avoir vendu, tu paies avant d’avoir gagné, et tu es responsable avant même qu’un problème existe.
Le buraliste, c’est sans doute le seul commerçant qui sait qu’il sera contrôlé, qui s’y prépare, et qui remercie presque quand tout se passe bien.
La carotte est droite. Propre. Conforme.
Mais pendant ce temps-là… ailleurs… des cartons circulent. Des flux apparaissent et disparaissent.
Sans vitrine. Sans registre. Sans adresse.
Ce n’est pas une critique des douaniers. Ils font leur travail. Là où il y a une porte, un rideau métallique, un numéro SIRET bien sage.
Le problème est plus simple. Plus on contrôle le légal, plus l’illégal devient attractif.
On ne combat pas le trafic en épuisant ceux qui respectent les règles.
Le buraliste n’est pas un problème à surveiller. C’est un pilier à préserver. Libérez la carotte.
Ou elle finira… en soupe.




