Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Juin 2026 | Trafic
 

Oui, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C’est ainsi que certains réfutent les résultats, pour la France, du dernier rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon du tabac (voir 3 juin) pour cause de financement par l’industrie.
Tellement démago et si facile.

D’autres s’abstiennent de commenter, probablement pour ne pas ajouter les problèmes aux problèmes. On pensera aux politiques.

Et pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à l’industrie automobile de financer une enquête sur le trafic de fausses pièces détachées…
Voilà où nous en sommes.

Reste que les chiffres du rapport KPMG confirment ce qui crève les yeux de beaucoup de nos concitoyens.

53,6 % des cigarettes venant du marché parallèle ? Ce n’est pas une statistique, mais une réalité parfaitement visible par tous ceux connaissant la vraie vie dans les transports urbains, au coin de certaines rues, sous le comptoir d’épiceries, dans les petites combines de la vie à la campagne, sur les réseaux sociaux, etc.

10,4 milliards de recettes fiscales perdues ? Ce n’est pas une statistique, mais la confirmation toute simple que trop d’impôts tue l’impôt. Et que certains s’appliquent à faire semblant de ne pas le comprendre. Ils s’appliquent bien.

4 Juin 2026 | Profession
 

Depuis 1928, l’EDC accompagne les buralistes. Alors, quand est venu le moment de refaire notre site, une conviction s’est imposée : il devait être à notre image, celle d’un partenaire ancré dans la réalité du terrain.
C’est ainsi que débute une communication de l’EDC / La Caution Partenaire que nous reprenons.

Pas une photo de banque d’images, une vraie buraliste !

Un immense merci à Lysel Garnier, buraliste à Valence,

présidente de la fédération de la Drôme et membre du conseil d’administration de la Confédération des buralistes, d’avoir accepté d’être le visage de ce nouveau site. Sa présence dit tout de ce que nous sommes : un partenaire qui connaît le métier, parce qu’il est aux côtés de ceux qui l’exercent chaque jour.

Ce nouveau site, c’est aussi :

  • Un Guide des buralistes — réglementation, création, reprise, gestion : les réponses aux vraies questions du quotidien.
  • Un espace Actualités — pour rester informé de toute l’activité de l’EDC et en particulier de notre présence en région.
  • Une expérience simplifiée — demandez votre caution en ligne en moins de 15 minutes.

(Voir aussi le 25 mars 2026.)

4 Juin 2026 | International
 

Jusqu’au 15 juin, la Commission européenne a lancé un appel à contributions pour recueillir l’avis des citoyennes et citoyens sur ses projets de révision des règles concernant les produits du tabac et la publicité en faveur du tabac.
Ceci dans le cadre de la TPD3 (Tobacco Products Directive 3) en cours d’élaboration à Bruxelles (voir le 26 mai 2026).

Il se trouve que les produits du vapotage sont particulièrement en ligne de mire.
Au menu : interdiction des arômes, limitation du taux nicotinique ou encore paquet neutre et autres restrictions de vente et d’usage…

Plus de 22 000 avis ont déjà été recueillis.

Ci-joint, le lien pour s’enregistrer et participer à cette consultation ouverte à tout citoyen européen.
Il est possible d’y répondre en français.

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/17612-Produits-du-tabac-et-publicite-en-faveur-du-tabac-revision-des-regles-de-lUE_fr

4 Juin 2026 | Pression normative
 

Un conducteur jettant son mégot par la fenêtre de sa voiture« Je n’arrive pas à y croire » : stupeur de l’ancien maire de Ribaute, dans l’Aude, après les gardes à vue de trois agents de l’Office national des forêts (ONF) dans l’enquête sur le gigantesque feu des Corbières en 2025.
Nous reprenons l’information de France 3 Occitanie.

Ils sont soupçonnés de négligence, une cigarette jetée de leur véhicule pouvant être à l’origine de l’incendie qui a détruit 17 000 hectares et fait un mort.

Après avoir entendu un certain nombre de témoignages très précis et après avoir visionné des vidéos et des photos prises par ces témoins, le lieu identifié initialement comme étant celui du départ du feu, par les enquêteurs, ne serait pas le bon. Il s’agirait d’un foyer secondaire qui se serait embrasé par contact de flammes.

L’incendie aurait pu partir dans le même secteur, un peu plus loin, mais en bordure de la route. Cette nouvelle donnée accrédite et conforte la thèse du jet de mégot depuis un véhicule.

(Voir aussi le 25 août 2025)

4 Juin 2026 | Associations
 

logo cnct

Le CNCT alerte sur la publication du rapport KPMG consacré à l’ampleur des marchés parallèles du tabac, une étude exclusivement financée par Philip Morris International (voir le 3 juin).
Bien que ses conclusions soient régulièrement contestées par la littérature scientifique et les pouvoirs publics, ce rapport continue d’être largement relayé par les médias et certains décideurs. Les chiffres du rapport, correspondant à un discours inflationniste et alarmiste de l’industrie du tabac, ont pour unique objectif de disqualifier les politiques de lutte contre le tabagisme. Le CNCT appelle les médias et les décideurs à ne pas se faire les relais d’une stratégie de désinformation par laquelle l’industrie du tabac instrumentalise des marchés parallèles qu’elle contribue elle-même à alimenter.

C’est ainsi que débute un communiqué du Centre national contre le tabagisme que nous reprenons.

Le rapport KPMG est reconnu comme non fiable par les pouvoirs publics

La fiabilité du rapport KPMG est contestée depuis plusieurs années par la littérature scientifique, qui pointe le manque de transparence, les imprécisions méthodologiques du document et l’absence de validation externe de l’étude. Toutes les études scientifiques indépendantes consacrées à l’analyse de ce rapport concluent à son manque de fiabilité. Le cabinet KPMG reconnaît lui-même les limites de cette étude : dans le préambule de chaque rapport, KPMG précise ne pas avoir « cherché à établir la fiabilité des sources d’information ». Lire la suite »

3 Juin 2026 | Trafic
 

Trafic de tabac à Barbes, prise de loin

C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes. Selon le nouveau rapport KPMG, 53,6 % des cigarettes consommées en France, soit 26,54 milliards de cigarettes, ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes français (voir ci-dessous).

Une hausse de 5 points sur un an, privant désormais l’État français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. Ces chiffres recouvrent deux réalités distinctes. D’une part, les achats réalisés légalement à l’étranger dans la limite des seuils autorisés, notamment dans les pays frontaliers. D’autre part, et surtout, les cigarettes issues de circuits illicites : contrebande et contrefaçon.

C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.

La France, épicentre du marché illicite en Europe

Au sein de ce marché parallèle, l’illicite atteint un niveau particulièrement préoccupant. En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9 %. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique.
La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Ce n’est plus un phénomène marginal. C’est un marché structuré, massif, installé au cœur de la consommation nationale.
Dans le même temps, les ventes de cigarettes dans le réseau des buralistes poursuivent leur net recul. Selon le dernier rapport de l’OFDT, elles diminuent de près de 9 % par rapport à 2024. Cette évolution ne peut donc plus être interprétée uniquement comme une baisse de la consommation. Elle traduit aussi un déplacement durable des achats vers des circuits moins contrôlés, moins traçables et non taxés en France.

La contrefaçon, principal moteur de l’illicite

Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon seule progresse fortement. En hausse de 24 % en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite. En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.|
Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble, ils représentent 41,5 % de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9 % en 2006. En moins de vingt ans, la part de l’illicite a été multipliée par trois et demi.

Réseaux sociaux, épiceries de nuit, usines clandestines : un marché devenu accessible

Cette progression s’explique par plusieurs facteurs : notamment par les hausses successives des taxes tabac qui ont accentué l’écart de prix avec les produits issus des trafics ; la structuration de réseaux de distribution plus agiles ; et l’implantation de capacités de production clandestines directement sur le territoire français.
À cela s’ajoute une évolution préoccupante des canaux de vente. Les réseaux sociaux, en particulier, jouent un rôle d’accélérateur, en permettant un contact direct, rapide et non contrôlé, entre vendeurs et consommateurs. Associés à certains commerces de proximité ouverts tard le soir, ces circuits contribuent à normaliser l’accès aux cigarettes illicites, y compris auprès des publics les plus jeunes, dans un environnement où les dispositifs de vérification d’âge et de modération restent insuffisants.
« Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la montée en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitives. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français » pointe Xavier Puech, Président de Philip Morris France. Lire la suite »

3 Juin 2026 | Trafic
 

La 20e édition du rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon en Europe, pour 2025, vient d’être publiée (voir ci-dessous).
En voici les chiffres-clés.

53,6 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché parallèle (elles n’ont pas été achetées dans le réseau officiel des buralistes). Soit plus de 4 points par rapport à 2024 (voir 11 juin 2025).

41,4 % des cigarettes consommées en France sont clairement identifiées comme des cigarettes de contrebande et de contrefaçon (37,6 % en 2024). Le restant du marché parallèle correspondant à du duty-free ou des achats frontaliers.

Sur l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, 10,3 % de la consommation des cigarettes proviennent de la contrebande et de la contrefaçon.

La France représente 49,1 % de ce marché parallèle des cigarettes au sein de l’Union européenne (et 52,7 % du seul marché de la contrefaçon).

Toujours pour la France, ces chiffres de non-approvisionnement dans le réseau des buralistes génèrent une perte fiscale de 10,4 milliards d’euros.

 

    1. C’est plus précisément le ministre de la Santé thaïlandais, Pattana Promphat, qui l’a fait savoir.

Et ce sont ses services qui préparent le texte s’inspirant de ce qui vient d’être adopté au Royaume-Uni (voir 22 avril 2026) : l’interdiction définitive de vendre du tabac à toute personne née après une certaine date (en l’occurrence, toute personne née après le 1er janvier 2009).

Une mesure qui existe aussi aux Maldives (voir 3 novembre 2025). Sachant que, là-bas, l’interdiction s’applique aussi aux produits du vapotage.

Pour en revenir à la Thaïlande, l’interdiction d’acheter du tabac s’applique à toute personne ayant moins de 20 ans.

Précisons que la Thaïlande (71 millions d’habitants) est un pays de culture de tabac, ce qui laisse prévoir certaines « résistances culturelles » au projet.
Le vapotage est officiellement banni là-bas.

(Voir aussi les 30 avril 2025 et 6 mai 2022).

3 Juin 2026 | Profession
 

« Une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée. » Tel est le message de Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, député Horizons, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale / voir 27 novembre 2025 et 25 septembre 2025) sur LinkedIn. Nous reprenons sa communication.

C’est ce que je suis allé porter jusqu’au niveau européen

Le 1er juin, en me rendant à Bruxelles. J’ai ainsi échangé avec des députés européens, des ONG et un diplomate européen sur quelques faits :
Selon le rapport Douane/Midelca d’octobre 2025, 80 % du commerce parallèle de tabac en France provient d’achats effectués dans les pays limitrophes.
Ce phénomène fait perdre à la France 4,3 milliards d’euros chaque année et fragilise nos buralistes (qui sont parfois les seuls commerçants de proximité dans nos territoires ruraux !).
Et chaque année, le tabac cause 73 000 décès en France.

Dans ce contexteJ’ai porté, en novembre dernier, une proposition de résolution européenne relative à la mise en œuvre du protocole de l’OMS

pour lutter contre ce commerce illicite de tabac, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée. Celle-ci est également soutenue par le Gouvernement. Lire la suite »

3 Juin 2026 | Trafic
 

Sur la chaîne YouTube Boursorama (Economa), Xavier Puech (président de Philip Morris France) a annoncé la publication du rapport KPMG sur les chiffres du marché parallèle du tabac (tout ce qui est consommé sans avoir été acheté dans le réseau officiel des buralistes) « dans les prochains jours ».

Pour mémoire, les derniers chiffres de ce rapport KPMG – aux données aussi polémiques que révélatrices – pour le marché français.

Rappel : il s’agit du pourcentage des cigarettes consommées qui n’ont pas été achetées chez les buralistes : cigarettes venant de l’étranger ou de contrefaçon.

  • 2024 : 49,4 %
  • 2023 : 43,1 %
  • 2022 : 39,7 %
  • 2021 : 35,4 %
  • 2020 : 30,4 %
  • 2019 : 30,1 %
  • 2018 : 28,4 %
  • 2017 : 24,6 %