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17 Juin 2026 | Trafic
 

douane marseille

C’est en prenant le temps nécessaire (audiences du 16 juin au 2 juillet) que le tribunal judiciaire de Paris examine une affaire de trafic international de tabac de contrefaçon impressionnante. Par sa taille et son organisation.

En février 2022, la DNRED (Direction nationale des enquêtes douanières) apprend l’arrivée, en France, de conteneurs entiers de cigarettes de contrefaçon venant du Cambodge via Dubaï.

De fait, plusieurs conteneurs sont identifiés à Fos-sur-Mer. D’après les documents, ces conteneurs étaient remplis de chaussures et de sacs. En réalité… on y a trouvé 98 700 cartouches de fausses Marlboro parmi d’autres marchandises.

L’enquête douanière a débouché ensuite sur la découverte de points logistiques regorgeant de tabac de contrefaçon : dans des entrepôts à Ballancourt (Essonne) ainsi que dans des box de stockage à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et Torcy (Seine-et-Marne).
À Ballancourt, ce sont 47 650 cartouches qui ont été saisies, le 2 mars 2022.
En mai 2022, 45 150 cartouches sont saisies à Aubervilliers et 35 000 à Torcy.
Toute cette logistique étant opérée à partir de sociétés écrans en France et à l’international.
Lors des saisies, 140 000 euros ont également été découverts.

Selon les proches du dossier, il faut retenir de cette affaire l’action d’un réseau criminel transnational de grande ampleur à l’organisation bien structurée et parfaitement huilée.

Avec des implications internationales : de la « fabrication » et du transport – assurés par des Asiatiques – à la logistique sur le territoire français, prise en charge par des Moldaves.

En tout, ce sont 45 tonnes de tabac qui seront saisies lors de l’enquête.

On peut s’attendre à un procès aussi compliqué que le dossier.
Et l’on comprend parfaitement pourquoi la France est le premier marché des cigarettes de contrefaçon en Europe (voir 3 juin 2026).

17 Juin 2026 | Trafic
 

Le tribunal judiciaire de Cherbourg a condamné, ce 15 juin, un homme de 31 ans à 10 mois de prison et à plusieurs amendes pour trafic de tabac, en récidive. Le prévenu faisait des allers-retours entre Cherbourg et le Luxembourg avant de revendre la marchandise. Nous reprenons une information de Sarah Saltiel-Ragot sur ICI Cherbourg.

Les tribunaux voient souvent des affaires de trafic de stupéfiants, moins de tabac. Ce lundi 15 juin 2026, un homme de 31 ans a été condamné par le tribunal judiciaire de Cherbourg pour importation, transport et vente illicite de tabac, en récidive. Ce natif de Valognes, père d’un enfant de 3 ans et attendant un deuxième, écope de 10 mois de prison ainsi que de plusieurs amendes. Lire la suite »

17 Juin 2026 | Trafic
 

On sait que l’Australie connaît un tel développement du marché parallèle du tabac que les réseaux mafieux cherchent à prendre – par la force – le contrôle des points de vente officiels et agréés (voir 17 avril 2026).

Pour se débarrasser de toute concurrence…

Voilà l’une des conséquences d’une certaine politique anti-tabac qui en inspire d’autres dans le monde (voir le 15 juin 2026).

Dans ce même contexte, un autre constat est à faire : les réseaux de trafics de cigarettes et de produits de vapotage sont confondus. Ce sont les mêmes.

Ainsi, les douaniers australiens (Australian Border Force) viennent de retrouver, dans un même lieu et entre les mêmes mains – grâce à un chien – un stock de 433 400 cigarettes, de 686 kilos de tabac à rouler et… 50 200 cigarettes électroniques de type puffs. Tout cela au même endroit.

17 Juin 2026 | Trafic
 

« Au cours de l’année 2024, quatre ménages sur dix d’Occitanie ont effectué au moins un achat en Espagne, et un sur dix en Andorre », pointe l’Insee dans une note publiée ce 28 mai et reprise par La Semaine du Roussillon.
Des statistiques qui datent un peu mais qui sont significatives de comportements qui n’ont dû guère évoluer.

Une pratique beaucoup plus importante dans les Pyrénées-Orientales où elle est jugée courante : 11,5 % des montants des achats physiques par carte bancaire des ménages du département sont dépensés en Espagne ou en Andorre en 2024.

78 % des ménages des Pyrénées-Orientales ont effectué au moins un achat physique en Espagne et 12 % en Andorre.

Des pratiques qui s’expliquent par :
la proximité géographique ; les prix attractifs ; les infrastructures routières facilitant les déplacements. Lire la suite »

17 Juin 2026 | Institutions, Profession
 

Avec plus de 2 700 établissements répartis sur l’ensemble du territoire francilien, les buralistes constituent un réseau de proximité essentiel. La Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités et la Fédération des buralistes de Paris Île-de-France renforcent leur coopération pour accompagner la diversification de ces derniers, renforcer l’offre de services aux habitants dans toute la région et promouvoir la richesse des territoires.
C’est ainsi que débute un communiqué de la Région Île-de-France, publié le 16 juin, suite à l’intervention de Valérie Pécresse, présidente de la Région, lors de l’assemblée générale des buralistes de Paris Île-de-France (voir le 16 juin).

La Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités et la Fédération des buralistes de Paris Île-de-France signent une nouvelle convention de partenariat pour la période 2026-2028. Avec elle, la Région et Île-de-France Mobilités renforcent leur mobilisation du réseau des buralistes. L’objectif ? Développer une offre de services à tous les Franciliens où qu’ils résident, faciliter l’accès aux transports du quotidien, soutenir les commerces de proximité et en faire de véritables ambassadeurs de l’Île-de-France, dans toute sa diversité.

Il s’agit aussi d’accompagner les buralistes, acteurs économiques clés, dans les défis auxquels ils sont confrontés, qu’il s’agisse de la diversification ou de l’insécurité.

Présents dans les centres-villes, les quartiers et les communes rurales, les buralistes occupent une place singulière dans la vie quotidienne des Franciliens. Au fil des années, leur métier s’est transformé, faisant d’eux des acteurs de proximité moteurs au cœur de l’économie, du commerce et du lien social dans les territoires. Lire la suite »

16 Juin 2026 | Trafic
 

Pourquoi tant de cigarettes de contrefaçon en France ? À cause du niveau des prix officiels du tabac, bien sûr. Mais comment arrivent, en tout point du territoire, tous ces produits ?
Une explication nous est donnée à l’occasion du procès, du 15 au 19 juin, de tout un réseau de logistique et d’approvisionnement de cigarettes de contrefaçon venant d’Espagne et de Belgique, au tribunal judiciaire de Rennes.

Mais tout commence, le 17 février 2024, par un contrôle des Douanes sur l’autoroute A 10, au niveau de l’aire de Chermignac (Charente-Maritime), en direction de Bordeaux.
Le chauffeur ukrainien d’un camion utilitaire explique qu’il n’a pas les clés quand on lui demande d’ouvrir son hayon arrière… et pour cause, pas moins de 1 090 cartouches de Marlboro contrefaites y sont découvertes sous des matériaux d’isolation.
Pour l’anecdote, les cartouches seront détruites, par les Douanes, un peu plus tard, en présence du président de la Confédération Philippe Coy (voir 10 juillet 2024).

À partir de cette saisie, une enquête au long cours a permis de démanteler le réseau de 12 personnes jugées en ce moment à Rennes.
Avec des points de revente implantés sur l’Ouest atlantique, de Bordeaux à la région de Saint-Nazaire / Pornic.
Servis par une organisation logistique souple et très opérationnelle circulant en fourgonnettes.
De l’usine clandestine de Belgique ou d’Espagne… à des réseaux de revente locaux en France.

Par exemple, en Loire-Atlantique, un « semi-grossiste » avait des clients dans tout le département qui venaient s’approvisionner à son domicile de Pornic (à 30 kilomètres de Saint-Nazaire). Les commandes ayant été passées auparavant par Snapchat.
Et c’est toute la famille – sa femme, ses deux filles et son fils de 12 ans – qui donnait un coup de main au trafic. Les clients pouvant être de simples fumeurs ou, à leur tour, des revendeurs.
Ce semi-grossiste a déclaré réaliser en moyenne 2 000 euros de bénéfice par lot de 10 cartons (acheté 16 000 euros au réseau logistique).

À Bordeaux, un revendeur s’approvisionnait auprès du réseau logistique pour 20 cartons par mois. Au tarif de 18 euros la cartouche (revendue 22 euros). Bénéfice total : 72 000 euros sur 18 mois.
Un autre revendeur faisait du trafic avec sa sœur en s’approvisionnant aussi auprès du même réseau logistique. 100 000 euros de bénéfice net sur un an.

L’ensemble des saisies, pendant l’enquête, a porté sur 4,6 tonnes de cigarettes contrefaites.

 

16 Juin 2026 | Trafic
 

Ce 15 juin, était prévu, au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le procès de trois trafiquants qui ont vendu du tabac de contrefaçon sur Snapchat entre 2021 et 2023.

L’enquête avait permis de découvrir 25 cartons de cigarettes de contrefaçon dans un box de Gardanne.
Et de constater que les trafiquants réalisaient une marge comprise entre 100 et 200 euros par carton (de 50 cartouches).

Sachant que les trafiquants se sont fait surprendre aussi pour trafic de tickets-restaurant contrefaits.

L’affaire a été renvoyée au 27 juin… 2027.

16 Juin 2026 | Associations
 

C’est à une apparition surprenante qui va s’offrir au regard des Parisiens ce mercredi 17 juin : un bus portant une spectaculaire inscription « Paris, champion d’Europe des trafics de tabac ».

Une initiative de la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France visant à rappeler un fait objectif rarement évoqué jusqu’ici.

Il n’y a pas d’équivalent, dans les autres capitales européennes, à la présence d’autant de trafics de tabac qu’à Paris. Sous la forme de ventes à la sauvette dans la rue ou à l’entrée de gares ou de stations de métro, dans des épiceries, sans évoquer les livraisons à domicile après des commandes sur Internet.

Pour témoigner de cette réalité et faire passer un certain nombre de messages, ce bus stationnera successivement devant la sortie de la station de métro Pablo Picasso / Bobigny, la Direction générale des Douanes à Montreuil, la station de métro Hoche à Pantin, Bercy, la station de métro La Chapelle, ainsi que devant le siège de différentes associations anti-tabac.

(Voir le 12 juin).

16 Juin 2026 | Profession
 

« Vous les buralistes, je vous connais depuis longtemps et vous êtes chers à mon cœur, je me souviens parfaitement… en 2011, au titre de ministre du Budget, d’avoir négocié et signé un contrat d’avenir pour tous les buralistes avec votre président national Pascal Montredon. »

C’est ainsi que Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a ouvert son propos lors de l’assemblée générale des buralistes Île-de-France, en compagnie notamment de Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes), Philippe Alauze (président de la fédération Île-de-France) et de Christian Boucard (directeur interrégional des Douanes).

La présence de Valérie Pécresse s’expliquant par la signature d’un Contrat d’avenir régional des buralistes 2026-2028, marquant bien les liens entre la Région et le réseau « pour accompagner les buralistes face aux mutations économiques, sociales et sécuritaires. »

On y trouve un certain nombre de dispositifs directement utiles à la profession : aide directe aux commerces de proximité en milieu rural ; accompagnement à la reprise d’un bar-tabac ; prêts à la transition écologique ; participation à la promotion des destinations touristiques de la région ; intégration dans le programme Gares de Demain ; renforcement du partenariat actuel avec Île-de-France Mobilités (RATP/SNCF) ; partenariat avec Île-de-France Mobilités dans la lutte contre la vente illégale de tabac.

16 Juin 2026 | Profession
 

Alors que la consommation de cigarettes baisse en France, la vente de tabac illicite ne cesse d’augmenter. Selon une étude, plus de la moitié des cigarettes consommées en Bourgogne n’ont pas été achetées chez un buraliste.
C’est ainsi que débute un sujet d’Auberi Verne, sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, le 12 juin, que nous reprenons.

Les faits remontent au 3 avril 2025. Ce jour-là, les douaniers de la Brigade de surveillance intérieure de Dijon contrôlent un homme en provenance du Luxembourg, qui transporte plus de 26 kilos de tabac à fumer. Refusant toute transaction douanière, l’homme est convoqué le 19 mai 2026 devant le tribunal judiciaire. À l’audience, il affirme avoir acheté les produits dans une station-service pour sa consommation personnelle et celle de son entourage… mais reconnaît l’illégalité de la pratique, ayant déjà fait l’objet d’un contrôle douanier en 2017.

Le tribunal condamne finalement le contrevenant à six mois d’emprisonnement avec sursis, à une amende de 2 000 euros, au paiement d’une pénalité fiscale de plus de 10 000 euros et au règlement des droits fraudés. Le tabac est également confisqué.
« Cette affaire illustre la mobilisation constante de la Douane dans la lutte contre les trafics illicites de tabac, qui portent atteinte à l’économie légale et au réseau local des buralistes et alimentent les circuits de fraude », note la Direction générale des Douanes.

Des circuits de fraude qui sont en croissance constante : selon un rapport effectué par le réseau KPMG, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas de réseaux légaux (voir le 3 juin 2026). Lire la suite »