Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
16 Mai 2021 | L'Info
 

Est-ce un effet de la Covid avec ses changements de comportement sur les consommateurs? Ou plutôt le fruit des conséquences économiques de cette même crise sanitaire ?

Toujours est-il que le tabac à rouler est le segment qui monte au sein du marché parallèle espagnol.

C’est la fédération des estanqueros / buralistes de la région de Valence qui lance un cri d’alarme alors que le marché du tabac espagnol est déjà affecté par la contrebande à grande échelle (voir 2 septembre et 8 novembre 2020), aggravée par la présence d’usines clandestines (voir 7 mars 2021).

Un exemple : sur la seule région de Valence (5 millions d’habitants), la Guardia Civil et les autorités fiscales ont saisi plus de 4 tonnes de tabac à rouler en 2020. Et 648 personnes y ont été poursuivies pour contrebande. Des statistiques proprement hallucinantes.

Avec un mode opératoire quasiment unique : ce tabac à rouler de contrebande est proposé et promu sur les réseaux sociaux. Et il est acheminé aux clients par voie postale. Un certain nombre de ces clients ignorant le caractère profondément illégal de cette pratique.

Quitte à ce que le produit soit extrêmement dégradé par rapport à ce que l’on trouve dans les linéaires des estancos (débits de tabac).

16 Mai 2021 | Profession
 

Jacek Olczak, le nouveau patron de Philip Morris International (voir 7 et 6 mai 2021, 14 décembre 2020 ), vient d’accorder aux Echos.fr une grande interview.

Interrogé par David Barroux et Marie José Cougard, il y explique que si les cigarettes traditionnelles assurent la majeure partie de l’activité et des profits actuels, le groupe envisage un monde dans lequel l’essentiel de son activité sera un jour réalisé par le tabac chauffé ou autres produits innovants. Nous reproduisons l’intégralité de l’interview.

• Les Échos : De quelle manière la crise sanitaire a-t-elle touché Philip Morris International ?

•• Jacek Olczak Comme toutes les industries, l’industrie du tabac a commencé par prendre des mesures afin d’assurer, avant toute chose, la protection de ses collaborateurs. Chez PMI, nous avions des masques en réserve et nous nous sommes adaptés. Nous avons pu maintenir la continuité de notre production malgré plus d’un an de crise.

Les consommateurs, eux, ont subi un bouleversement radical de leurs habitudes. Il est difficile d’en mesurer les véritables impacts. Nous gardons la même stratégie dans ce contexte.

• C’est-à-dire ?

•• Jacek OlczakNotre priorité reste de développer et de commercialiser nos nouveaux produits qui représentent des alternatives à la cigarette que l’on brûle, des produits comme le tabac chauffé ou les cigarettes électroniques. Et de faire en sorte qu’ils remplacent les cigarettes le plus rapidement possible. 

Ces alternatives sans combustion ont enregistré un taux de croissance très élevé l’an dernier pour atteindre 24 % de notre activité. Sur le premier trimestre 2021, la croissance s’est poursuivie pour atteindre 28 % de nos ventes. Des résultats qui sont supérieurs à nos attentes. En Europe, la part de marché du tabac chauffé a atteint 5 % à la fin de l’année 2020 (voir 28 avril 2021). 

• La croissance de cette activité ne va pas se ralentir ?

•• Jacek Olczak : Au contraire, nous pensons qu’il pourrait y avoir un effet boule de neige avec une accélération de la croissance. Nous sommes partis de zéro il y a cinq ans, et nous pouvons anticiper que d’ici cinq ans nous réaliserons la moitié de notre chiffre d’affaires avec ces alternatives qui réduisent de près de 95 % les émissions de substances nocives. 

Au Japon, le tabac chauffé est devenu notre première référence, trois fois plus importante que notre première marque de cigarettes, avec 23,4 % de parts de marché. Et au Japon, les cigarettes sans combustion dans leur ensemble représentent déjà plus de 30 % du marché (voir 10 mai 2021).  Lire la suite »

16 Mai 2021 | Profession
 

Au Creusot, cinq buralistes sur les dix existants commercialisent des produits à base de CBD. Les autres y renoncent regrettant un cadre réglementaire trop « flou ». 

Le Journal de Saône-et-Loire les a approchés et a sollicité l’avis de Philippe Coy.

Des sachets de CBD … Ce produit a fait son apparition dans certains débits de tabac de Saône-et-Loire, comme ailleurs. Pour la plupart, ils se sont lancés à la suite d’une forte demande des consommateurs. À ce jour, aucune boutique spécialisée n’a ouvert dans la ville contrairement à Montceau-les-Mines, Cluny, Louhans, Chalon-sur-Saône.

•• « Plusieurs personnes m’ont demandé. Je me suis renseigné auprès de mes fournisseurs et je me suis dit, pourquoi pas » confie l’un d’entre eux. « On touche une marge sur ces produits » confie une consoeur, « j’en vends surtout les week-ends. Ça peut être 10, voire 15 personnes qui viennent en chercher les samedis et dimanches. » Ces clients seraient plutôt âgés entre 40 et 55 ans.

Les buralistes ayant accepté de répondre au quotidien se fournissent auprès de grossistes avec lesquels ils ont l’habitude de travailler, mais se disent « harcelés » par diverses entreprises commercialisant du CBD. À ce titre, des agents de la Douane auraient réalisé des saisies de produits de CBD dans un bureau de tabac au Creusot, qui ne respectait pas la réglementation.

Concernant la législation liée au CBD, les buralistes qui n’en commercialisent pas considèrent justement qu’elle est trop floue et ne savent pas si c’est légal ou pas. « Je ne veux pas m’exposer à un risque de fermeture administrative », souligne l’une d’elle.

•• « Il y a un laxisme de la part des autorités » répond Philippe Coy au Journal de Saône-et-Loire (…) 

« Il y a un vide juridique et un manque de cohérence des pouvoirs publics. Seuls les liquides de synthèse sont légaux aujourd’hui. Je ne peux pas aller au-delà du droit français tel qu’il est dans les textes. La dérive aujourd’hui est un marché non-encadré. Beaucoup de produits sont commercialisés et très proches de ce que l’on appelle du cannabis. Tous les produits issus des sommités de chanvre sont interdits à la vente », rappelle-t-il en se basant sur l’arrêté du 22 août 1990. C’est d’ailleurs cette disposition qui fait l’objet d’un recours devant le Conseil d’État dans l’objectif d’abroger le texte ou de le réviser.

« Je suis pour la vente de ce produit, dans un cadre sécurisé et encadré à la fois pour les clients ou les professionnels. Il faut que la justice tranche et aujourd’hui la question ne l’est pas. Certains marchands contournent la réglementation dans l’utilisation du produit en les présentant comme des infusions ou des pots-pourris (des encens, NDLR). Le vide juridique est pesant. J’appelle à la plus grande prudence. »

16 Mai 2021 | Profession
 

Épisode numéro 39 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 11 et 3 mai).

•• Comment garder une activité et entretenir les liens avec ses habitués quand la partie bar-restaurant est fermée depuis fin octobre ? Faire des plats à emporter ? D’accord.  Et de la bière ? Encore mieux … Et pourquoi pas de la bière pression à emporter ? C’est ce qu’a imaginé un buraliste de Plédéliac (1 400 habitants, à 12 kilomètres de Lamballe, Côtes-d’Armor).

Un système monté par une société lamballaise – et déjà mis en place chez des brasseurs bretons qui ont trouvé là le moyen d’écouler leur stock pendant le confinement – lui a servi de modèle. Un spécialiste des machines dans les débits de boissons, lui a installé un bec spécial, relié à des fûts dédiés remplis d’une « bonne bière pression de qualité ».

« C’est de l’embouteillage en contre-pression » explique à Ouest France le buraliste, « la bouteille remplie et fermée se conserve environ trois semaines au frais ». Et se garde 24 à 48 heures au réfrigérateur, une fois entamée. Cette « alternative à la cannette et à la bière en bouteille de supermarché » ouvre des perspectives : faire découvrir les productions de qualité des brasseries bretonnes, « les textures, les mariages de houblon, leurs arômes … »

Quand ses clients s’installeront enfin au bar, ils goûteront une de ces cervoises locales. Et pourront continuer à déguster à la maison, en emportant une bouteille en verre consignée Mise en service le 19 avril, la machine a rempli « 200 bouteilles » en deux semaines. Pour un match télévisé, « un fût y est passé en vente à emporter ».

•• Seul débit de tabac au Cheylard (à l’est de l’Ardèche, 2 600 habitants), ce buraliste, depuis avril 2020, a fait le choix de promouvoir acteurs et services locaux, outre les différentes casquettes que sa profession assume déjà. Il sert gracieusement de vitrine à des artisans et artistes locaux.

Son commerce propose ainsi, dans une partie de la boutique, des bijoux, des objets en bois, des paniers en osier, des photographies, des objets décoratifs ou encore du miel. La liste étant loin d’être exhaustive, d’autant plus qu’en fonction des saisons, les artisans exposés tournent. Autre intérêt, les clients ont le loisir d’acheter sur place bien sûr, mais ils peuvent également faire des commandes sur mesure. Lire la suite »

16 Mai 2021 | Profession
 

Plaqué au sol (1)

• Vaucluse. En fin d’après-midi de ce mercredi 12 mai, un jeune malfaiteur, au visage à peine dissimulé, a réclamé le contenu de la caisse d’un buraliste d’Avignon, tout en tenant en respect le personnel présent avec son arme à poing.

Son butin en poche, il a pris la fuite … avant d’être plaqué au sol par l’un des employés du point de vente, quelques mètres après sa sortie.

Immobilisé ensuite par plusieurs personnes, l’adolescent de 15 ans a ensuite été remis aux enquêteurs de la PJ d’Avignon. Lire la suite »

15 Mai 2021 | Profession
 

Le protocole sanitaire pour les bars et les restaurants a été publié hier.

Il apporte, notamment, des précisions sur la réouverture et l’installation de petites terrasses à partir de ce mercredi 19 mai (voir 13 mai).

On y trouve notamment les précisions suivantes (extraits) :

•• Accueil en terrasse : « Pour les restaurants, débits de boissons et établissements flottants pour leur activité de restauration (établissements de type N et EF), la consommation sur place est possible en terrasse uniquement (…) Les clients peuvent se rendre à l’intérieur de l’établissement pour les commodités (toilettes) ou pour accéder à la terrasse (cas où celle-ci est en cour intérieure et qu’il faut traverser l’établissement pour y accéder). » Lire la suite »

15 Mai 2021 | Trafic
 

Un jeune homme a été blessé, en début de semaine, à Muret (20 kilomètres de Toulouse), au cours d’une transaction de cigarettes de contrebande qui a mal tourné.

Ce soir-là, vendeur et acheteur s’étaient donné rendez-vous dans un endroit isolé après avoir pris contact sur internet.

•• Mais l’acheteur comptait bien obtenir les cigarettes (andorranes) de contrebande sans bourse délier. Il a sorti un couteau et tenté … d’enlever le vendeur. Méfiant, ce dernier était lui aussi en possession d’un couteau et a porté plusieurs coups dans le dos de son acheteur avant de prendre la fuite. Lire la suite »

15 Mai 2021 | Associations, Profession
 

La Cour d’Appel de Paris a confirmé, mi-avril, une décision du Tribunal de Grande Instance de Paris, rendue en juin 2018. Les sociétés j.Cortes cigars, j.Cortes France et Logista se sont livrées à des infractions caractérisées, en contournant l’interdiction de toute forme de publicité en faveur des produits du tabac.

Le Professeur Yves Martinet, président du CNCT, se félicite de cette victoire de la santé publique, et appelle les pouvoirs publics à généraliser le paquet neutre à l’ensemble des produits du tabac dans un communiqué que nous reprenons.

•• « En fabriquant des paquets de cigarillos de la marque Cosy (Neos) comportant notamment une vignette publicitaire, les sociétés Cortes et Logista ont commis des infractions caractérisées (en état de récidive légale pour Logista pour avoir été condamnée à plusieurs reprises pour des infractions similaires) aux dispositions de l’article L 3512-4 du Code de la santé publique.  Lire la suite »

15 Mai 2021 | Pression normative
 

La Nouvelle-Zélande a annoncé une série de nouvelles mesures  pour venir à bout du tabac (voir 25 et 19 avril).

À cette occasion, tour d’horizon par Les Échos des politiques se voulant les plus agressives contre le tabagisme dans le monde.

•• Trois petits pays se distinguent en la matière.

À commencer par le Bouthan : en 2004, ce petit royaume himalayen est devenu le premier pays au monde à interdire la vente de tabac sur son territoire.En 2010, une loi y a aussi interdit la culture, la production, la vente et la distribution de tout type de produit du tabac, dans le pays. Seule l’importation pour la consommation personnelle, en quantités restreintes, y était autorisée. Avec la crise sanitaire et la fermeture des frontières, le gouvernement bhoutanais a toutefois autorisé l’ouverture des points de vente dans le pays (voir 16 août 2020). Lire la suite »

15 Mai 2021 | Observatoire
 

Il n’y a pas qu’à Paris que la conquête du territoire se fait à coup de drive piéton.

Ailleurs en France, E. Leclerc (voir 10 juin 2019) et d’autres acteurs comme Auchan (voir 10 septembre 2020) ou Carrefour (voir 11 janvier 2019) cherchent à saturer l’espace en ouvrant ou en exploitant des dizaines d’unités. Une enquête de LSA.

•• Dans la ville de Reims et ses environs immédiats, ce ne sont ainsi pas moins de sept drives piéton qui ont été installés en trois ans par les différents adhérents E.Leclerc de la zone. Un chiffre conséquent, compte tenu de la population (environ 180 000 personnes pour Reims, et 300 000 sur toute l’agglomération). Lire la suite »