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16 Juin 2026 | Trafic
 

Pourquoi tant de cigarettes de contrefaçon en France ? À cause du niveau des prix officiels du tabac, bien sûr. Mais comment arrivent, en tout point du territoire, tous ces produits ?
Une explication nous est donnée à l’occasion du procès, du 15 au 19 juin, de tout un réseau de logistique et d’approvisionnement de cigarettes de contrefaçon venant d’Espagne et de Belgique, au tribunal judiciaire de Rennes.

Mais tout commence, le 17 février 2024, par un contrôle des Douanes sur l’autoroute A 10, au niveau de l’aire de Chermignac (Charente-Maritime), en direction de Bordeaux.
Le chauffeur ukrainien d’un camion utilitaire explique qu’il n’a pas les clés quand on lui demande d’ouvrir son hayon arrière… et pour cause, pas moins de 1 090 cartouches de Marlboro contrefaites y sont découvertes sous des matériaux d’isolation.
Pour l’anecdote, les cartouches seront détruites, par les Douanes, un peu plus tard, en présence du président de la Confédération Philippe Coy (voir 10 juillet 2024).

À partir de cette saisie, une enquête au long cours a permis de démanteler le réseau de 12 personnes jugées en ce moment à Rennes.
Avec des points de revente implantés sur l’Ouest atlantique, de Bordeaux à la région de Saint-Nazaire / Pornic.
Servis par une organisation logistique souple et très opérationnelle circulant en fourgonnettes.
De l’usine clandestine de Belgique ou d’Espagne… à des réseaux de revente locaux en France.

Par exemple, en Loire-Atlantique, un « semi-grossiste » avait des clients dans tout le département qui venaient s’approvisionner à son domicile de Pornic (à 30 kilomètres de Saint-Nazaire). Les commandes ayant été passées auparavant par Snapchat.
Et c’est toute la famille – sa femme, ses deux filles et son fils de 12 ans – qui donnait un coup de main au trafic. Les clients pouvant être de simples fumeurs ou, à leur tour, des revendeurs.
Ce semi-grossiste a déclaré réaliser en moyenne 2 000 euros de bénéfice par lot de 10 cartons (acheté 16 000 euros au réseau logistique).

À Bordeaux, un revendeur s’approvisionnait auprès du réseau logistique pour 20 cartons par mois. Au tarif de 18 euros la cartouche (revendue 22 euros). Bénéfice total : 72 000 euros sur 18 mois.
Un autre revendeur faisait du trafic avec sa sœur en s’approvisionnant aussi auprès du même réseau logistique. 100 000 euros de bénéfice net sur un an.

L’ensemble des saisies, pendant l’enquête, a porté sur 4,6 tonnes de cigarettes contrefaites.

 

16 Juin 2026 | Trafic
 

Ce 15 juin, était prévu, au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le procès de trois trafiquants qui ont vendu du tabac de contrefaçon sur Snapchat entre 2021 et 2023.

L’enquête avait permis de découvrir 25 cartons de cigarettes de contrefaçon dans un box de Gardanne.
Et de constater que les trafiquants réalisaient une marge comprise entre 100 et 200 euros par carton (de 50 cartouches).

Sachant que les trafiquants se sont fait surprendre aussi pour trafic de tickets-restaurant contrefaits.

L’affaire a été renvoyée au 27 juin… 2027.

16 Juin 2026 | Associations
 

C’est à une apparition surprenante qui va s’offrir au regard des Parisiens ce mercredi 17 juin : un bus portant une spectaculaire inscription « Paris, champion d’Europe des trafics de tabac ».

Une initiative de la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France visant à rappeler un fait objectif rarement évoqué jusqu’ici.

Il n’y a pas d’équivalent, dans les autres capitales européennes, à la présence d’autant de trafics de tabac qu’à Paris. Sous la forme de ventes à la sauvette dans la rue ou à l’entrée de gares ou de stations de métro, dans des épiceries, sans évoquer les livraisons à domicile après des commandes sur Internet.

Pour témoigner de cette réalité et faire passer un certain nombre de messages, ce bus stationnera successivement devant la sortie de la station de métro Pablo Picasso / Bobigny, la Direction générale des Douanes à Montreuil, la station de métro Hoche à Pantin, Bercy, la station de métro La Chapelle, ainsi que devant le siège de différentes associations anti-tabac.

(Voir le 12 juin).

16 Juin 2026 | Profession
 

« Vous les buralistes, je vous connais depuis longtemps et vous êtes chers à mon cœur, je me souviens parfaitement… en 2011, au titre de ministre du Budget, d’avoir négocié et signé un contrat d’avenir pour tous les buralistes avec votre président national Pascal Montredon. »

C’est ainsi que Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a ouvert son propos lors de l’assemblée générale des buralistes Île-de-France, en compagnie notamment de Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes), Philippe Alauze (président de la fédération Île-de-France) et de Christian Boucard (directeur interrégional des Douanes).

La présence de Valérie Pécresse s’expliquant par la signature d’un Contrat d’avenir régional des buralistes 2026-2028, marquant bien les liens entre la Région et le réseau « pour accompagner les buralistes face aux mutations économiques, sociales et sécuritaires. »

On y trouve un certain nombre de dispositifs directement utiles à la profession : aide directe aux commerces de proximité en milieu rural ; accompagnement à la reprise d’un bar-tabac ; prêts à la transition écologique ; participation à la promotion des destinations touristiques de la région ; intégration dans le programme Gares de Demain ; renforcement du partenariat actuel avec Île-de-France Mobilités (RATP/SNCF) ; partenariat avec Île-de-France Mobilités dans la lutte contre la vente illégale de tabac.

16 Juin 2026 | Profession
 

Alors que la consommation de cigarettes baisse en France, la vente de tabac illicite ne cesse d’augmenter. Selon une étude, plus de la moitié des cigarettes consommées en Bourgogne n’ont pas été achetées chez un buraliste.
C’est ainsi que débute un sujet d’Auberi Verne, sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, le 12 juin, que nous reprenons.

Les faits remontent au 3 avril 2025. Ce jour-là, les douaniers de la Brigade de surveillance intérieure de Dijon contrôlent un homme en provenance du Luxembourg, qui transporte plus de 26 kilos de tabac à fumer. Refusant toute transaction douanière, l’homme est convoqué le 19 mai 2026 devant le tribunal judiciaire. À l’audience, il affirme avoir acheté les produits dans une station-service pour sa consommation personnelle et celle de son entourage… mais reconnaît l’illégalité de la pratique, ayant déjà fait l’objet d’un contrôle douanier en 2017.

Le tribunal condamne finalement le contrevenant à six mois d’emprisonnement avec sursis, à une amende de 2 000 euros, au paiement d’une pénalité fiscale de plus de 10 000 euros et au règlement des droits fraudés. Le tabac est également confisqué.
« Cette affaire illustre la mobilisation constante de la Douane dans la lutte contre les trafics illicites de tabac, qui portent atteinte à l’économie légale et au réseau local des buralistes et alimentent les circuits de fraude », note la Direction générale des Douanes.

Des circuits de fraude qui sont en croissance constante : selon un rapport effectué par le réseau KPMG, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas de réseaux légaux (voir le 3 juin 2026). Lire la suite »

16 Juin 2026 | International
 

Une grosse étude publiée par l’Office fédéral des statistiques fait état d’un pourcentage de personnes (de plus de 15 ans) fumant « régulièrement ou occasionnellement » de 19,1 % en 2025.
Soit à peu près le même niveau qu’en 2021 (18,9 %).

Mais le curieux de l’approche allemande réside dans le fait que les fumeurs de cigarettes conventionnelles et les utilisateurs de cigarettes électroniques soient confondus dans la même statistique.

Donc, parmi ces 19,1 % de « fumeurs », 78,1 % consomment des cigarettes conventionnelles et 9,2 % des cigarettes électroniques.

22,4 % des hommes ont fumé « au moins occasionnellement » en 2025. Nous en sommes à 15,8 % concernant les femmes.
Par tranches d’âge : nous en sommes à 5 % de fumeurs parmi les 15-17 ans et à 26 % parmi les 40-44 ans.

(Voir 29 avril 2026 et 19 avril 2025.)

15 Juin 2026 | International
 

Longtemps présentée comme le modèle mondial de la lutte contre le tabagisme, l’Australie découvre aujourd’hui les limites d’une politique fondée sur l’accumulation des interdictions et une fiscalité toujours plus punitive. Alors que le prix d’un paquet de cigarettes légal frôle désormais les 60 dollars australiens, le marché noir explose et la consommation de nicotine repart à la hausse.
Nous reprenons un article du site d’informations Politique Matin.
Il confirme nos récentes informations (voir 5 juin 2026, 17 avril 2026, 18 novembre 2025).

L’Australie a incarné l’avant-garde de la lutte antitabac durant des décennies.

Le pays a été le premier au monde à interdire la publicité pour les cigarettes, à imposer le paquet neutre ou encore à proscrire le tabagisme dans les voitures et les domiciles en présence d’enfants. L’État a également banni les cigarettes mentholées en 2025 et imposé l’impression de messages sanitaires directement sur chaque cigarette.

À cet arsenal réglementaire s’est ajoutée une politique particulièrement stricte à l’égard des produits alternatifs. En théorie, les cigarettes électroniques ne sont désormais accessibles qu’en pharmacie et sur présentation d’une ordonnance médicale.

Mais c’est surtout par le levier fiscal que l’Australie a choisi de mener sa bataille contre le tabac. En l’espace de dix ans, les taxes ont triplé, faisant grimper les prix à des niveaux inédits. Un paquet de cigarettes vendu légalement peut aujourd’hui coûter jusqu’à 60 dollars australiens. Lire la suite »

15 Juin 2026 | Observatoire, Trafic
 

Selon l’Empty Pack Survey, étude sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, issue d’une collecte des paquets vides dans l’espace public (voir 11 juin 2026), la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac à Limoges atteignait 22,5 % au quatrième trimestre 2025, contre seulement 1,7 % à la même période en 2018.

Un taux supérieur aux statistiques régionale et nationale

Un taux qui s’élève à 20,0 % à Bordeaux, à 21,2 % pour la Nouvelle-Aquitaine et à 18,8 % pour l’ensemble de la France.
Pour Hervé Natali, responsable des relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita, « les chiffres observés en Nouvelle-Aquitaine confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche.
Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. » Lire la suite »

15 Juin 2026 | Profession, Vapotage
 

« Dans quelques jours (le 23 juin) se tiendront les États généraux de la vape, organisés par la Confédération des buralistes. Pour beaucoup, ce sera une date importante. Pour moi, c’est aussi un moment particulier. »
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Didier Gonin (buraliste à Villeurbanne, formateur, entrepreneur / voir 28 mai).

« Il y a bientôt sept ans, j’ai fait le choix de m’engager pleinement dans la professionnalisation de la filière du vapotage. Sept années de formations, de rencontres, de débats, parfois de désaccords, mais toujours avec la même conviction : l’avenir de notre secteur repose sur la compétence, la responsabilité et le dialogue.

Depuis, j’ai eu la chance de former plusieurs centaines de professionnels, d’échanger avec des buralistes, des vape shops, des fabricants, des distributeurs, des élus et des experts engagés pour faire avancer notre filière.

Alors voir aujourd’hui l’ensemble des acteurs réunis autour d’une même table est un signal fort.
Je tiens à remercier chaleureusement notre président national, Serdar Kaya, ainsi que notre secrétaire général, Pierre Roméo, pour leur volonté de rassembler les différents acteurs du secteur autour d’un objectif commun : construire l’avenir. Lire la suite »

15 Juin 2026 | Profession
 

Un mois après leur sortie officielle, les cartes Panini font carton plein à tel point que de nombreuses ruptures sont à signaler dans les librairies et les bureaux de tabac. De nouvelles distributions sont attendues. Nous reprenons un sujet de Moselle TV.

Tous les fans de foot se les arrachent : les cartes Panini. Ces cartes à collectionner intègrent tous les joueurs de la Coupe du monde pour le grand bonheur de certains collectionneurs.

Julien a repris les collections il y a quelques années, motivé par un peu de nostalgie. « À chaque fois que j’allais à l’entraînement de foot, je ressortais avec des stickers Panini que ma mère allait acheter », se rappelle-t-il.

Mais cette année, il sera encore plus compliqué de compléter l’album. « Il y a quand même 980 stickers à l’intérieur, c’est énorme ! C’est le plus gros album jamais conçu », souligne Julien.

Un produit de plus en plus rare

Pour avancer dans sa collection, Julien doit donc dénicher ces petits paquets. Des produits qui se font de plus en plus rares, notamment dans les bureaux de tabac.
En menant nos recherches, nous en avons fini par en trouver.
Ce buraliste vient tout juste de recevoir sa commande. « Demain, on n’aura déjà plus de stock ! », s’amuse Gérald Francart, buraliste à « Le Belvédère » à Montigny-lès-Metz. « On se bat depuis le début pour avoir un stock énorme. On relance la presse tous les deux jours, mais vu le nombre demandé par les collègues aux alentours, on a beaucoup de mal à en recevoir », regrette-t-il.

Une seconde commande prévue

Chez Panini France, le problème de distribution s’explique. On ne s’attendait peut-être pas à un tel engouement. « La première commande a déjà été livrée en magasin, on est à stock zéro. Mais depuis vendredi, on reçoit de l’Italie de nouveaux produits qui ont fait l’objet d’une deuxième commande de notre part quand on a pu constater l’engouement en magasin et sur les réseaux sociaux », explique Isabelle Fillon, responsable marketing chez Panini France.

Les cartes Panini rythmeront une de leurs dernières Coupes du monde de foot.
La FIFA a déjà annoncé mettre fin à la collaboration en 2031. Les célèbres vignettes seront reconfiées à l’entreprise américaine Fanatics.

(Voir 6 juin 2019 et 22 juin 2016)