Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Mai 2026 | Trafic
 

« Non, la chute des ventes chez les buralistes mise en avant dans le dernier rapport de l’OFDT (voir ci-dessous et le 27 mai) ne traduit en rien une baisse du tabagisme ! (Comme le laisse entendre un commentaire du Monde).
« Elle révèle surtout une explosion du marché noir et un report massif des achats de cigarettes hors du réseau légal.

Nous reprenons l’opinion publiée sur Linkedin de Solène Rannou (Public Affairs Manager chez PMI).

« Confondre ventes et prévalence tabagique relève, au mieux, d’une méconnaissance du sujet ; au pire, d’une forme de malhonnêteté intellectuelle, consistant à orienter les faits selon une lecture qui nous arrange.

« Si la baisse de la prévalence tabagique est évidemment une bonne nouvelle, la diminution des ventes chez les buralistes, lorsqu’elle n’est pas corrélée à cette baisse, constitue en revanche un désastre, tant sur le plan économique que sur celui de la santé publique. »

28 Mai 2026 | Observatoire
 

Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024. C’est ainsi que l’OFDT / Observatoire français des drogues et des tendances addictives (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025) débute un communiqué-bilan sur le tabagisme en 2025 (voir 27 mai 2026).

Certains départements frontaliers (Nord, Pas-de-Calais, Ardennes) sont moins concernés par cette baisse. La hausse des taxes en Belgique et au Luxembourg ayant entraîné un report sur le territoire français des acheteurs qui allaient auparavant se fournir à l’étranger témoigne de l’utilité de politiques publiques mises en œuvre au niveau européen (ndlr : il y aurait des choses à dire sur le sujet… on y reviendra / LMDT).

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025 : il s’avère quasi stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. En effet, après l’augmentation des prix en 2024, la hausse des prix des cigarettes demeure modérée en 2025 (le prix moyen du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue passant de 12,54 euros à 13 euros, tandis que le prix moyen du paquet de tabac à rouler de la marque la plus vendue reste inchangé à 23,90 euros)… (ndlr : là encore… on reviendra sur le sujet / LMDT).

La diversification du marché du tabac se confirme

À noter que si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent toutes deux en 2025 comparativement à 2024 (-8,7 % et -9,6 % respectivement, un peu moins que sur l’année précédente), celles des autres produits du tabac restent assez stables, avec une progression de 0,3 %.
Les évolutions sont cependant contrastées : entre la baisse de 22,9 % pour le tabac à chauffer et de 2,4 % pour les cigares, mais la hausse de 5,8 % des autres tabacs à fumer (narguilé, tabac à pipe, à tuber, blunts, etc.). Ces autres produits du tabac représentent 8 % de parts de marché en 2025, contre 3 % en 2017.

Le tabagisme à des niveaux toujours plus bas

En 2024, moins d’un cinquième des adultes de 18 à 75 ans déclaraient fumer quotidiennement – un niveau toujours plus bas. Chez les adolescents, le tabagisme a fortement régressé ces 15 dernières années avec 5,6 % de fumeurs quotidiens chez les lycéens en 2024 contre 30,8 % en 2010. En parallèle, le vapotage progresse, notamment chez les jeunes : 4 % des lycéens vapotaient exclusivement quotidiennement en 2024, contre 0,8 % en 2022.

L’intérêt pour sortir du tabagisme se poursuit

Entre 2024 et 2025, l’utilisation de l’aide au sevrage augmente toujours. Cela se reflète dans l’augmentation des ventes et des remboursements des traitements de substitution nicotinique (+7 % de ventes de traitements), portés principalement par les substituts sous forme orale, puis par les timbres transdermiques (patchs).
On note aussi l’augmentation de la fréquentation des dispositifs d’aide à l’arrêt tels que les lignes d’écoute (environ 61 000 appels traités par les tabacologues de Tabac Info Service en 2025, une hausse de 5,2 % par rapport à 2024).
Enfin, au cours de la période 2016-2019, environ 1,8 million de tentatives d’arrêt ont été attribuées à l’opération #MoisSansTabac, qui fêtait en novembre 2025 sa dixième édition.

28 Mai 2026 | Profession, Vapotage
 

Nous reprenons la communication postée tout récemment sur Linkedin par Didier Gonin (buraliste à Villeurbanne, formateur, entrepreneur / voir 13 janvier 2026).
Voir aussi notre texte « Le temps des grandes déstabilisations » (4 mai 2026).

« La filière vape est à un moment charnière.
Entre innovation et dérives, une réalité s’impose : nous devons renforcer notre niveau d’exigence, de cohérence et de professionnalisation.

« Ce message n’est pas une critique. C’est un appel.
C’est à vous, acteurs responsables, que je m’adresse.
Nous connaissons tous la réalité économique du terrain : charges, salaires, pression concurrentielle.
Cette nécessité de faire tourner nos entreprises est légitime. Je la conçois.
Mais lorsque la recherche de volume prend le pas sur la responsabilité, c’est l’équilibre même de la filière qui est fragilisé. Lire la suite »

28 Mai 2026 | Pression normative
 

Elle fait son retour sur les écrans : alors que les associations anti-tabac mènent depuis des années des campagnes de prévention, elles alertent aujourd’hui sur un retour de la cigarette mise en avant dans les médias. Dans des scènes de films, de séries, des clips de musique ou même sur les photos d’influenceurs sur les réseaux sociaux, les associations pointent du doigt une forme d’incitation à fumer qui cible en particulier le jeune public.
Nous reprenons un sujet de RTL ce 24 mai.

« C’est clairement une contre-attaque menée par l’industrie », déplore Emmanuel Ricard, médecin de santé publique et porte-parole de la Ligue contre le cancer.
Invité de RTL ce 24 mai, il explique qu’il y a depuis quelques années une baisse de la consommation de tabac chez les jeunes : « Chez les lycéens, c’est 5,5 % des jeunes qui sont dans les enquêtes fumeurs », ce qui pousse l’industrie du tabac à trouver de nouveaux moyens d’attirer ces jeunes consommateurs, puisqu’elle « perd et a besoin de 200 000 nouveaux consommateurs chaque année ». Lire la suite »

28 Mai 2026 | Trafic
 

Pendant deux ans, un habitant de Saint-Amand-les-Eaux, âgé de 39 ans, a fait 149 allers-retours au Luxembourg pour y acheter du tabac moins cher afin de le revendre en France.

Un aller-retour entre Saint-Amand-les-Eaux et le Luxembourg, cela représente 524 kilomètres…

Le trafic a été démantelé, ce 18 mai, par les gendarmes.

Il a été condamné à payer une amende douanière de plus de cinq millions d’euros.

(Voir aussi les 9 mai 2026 et 30 octobre 2025).

28 Mai 2026 | Trafic
 

Un Français de 66 ans vient d’être arrêté, dans le nord de l’Espagne, en possession de 946 cartouches de tabac.

La Guardia Civil a réalisé la saisie, ce 22 mai, près de la frontière franco-espagnole à Zubiri, ville de Navarre.
Les forces de l’ordre espagnoles organisaient simplement un contrôle routier de routine.

Le véhicule, immatriculé en France, a rapidement attiré leur attention, notamment en raison de l’importante quantité de cartouches de cigarettes comportant des inscriptions en langue arabe.
L’automobiliste n’a pas pu fournir de document commercial justifiant le transport.

27 Mai 2026 | Observatoire
 

Les volumes de tabac vendus dans les réseaux de buralistes ont réduit de 8,2 % par rapport à 2024, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025).
Les Français, et notamment les jeunes, fument moins – même si l’usage de la cigarette électronique continue de progresser. C’est ainsi que débute une dépêche de l’Agence France-Presse que nous reprenons.

La baisse des ventes légales de tabac s’est poursuivie en 2025 en France, relève l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans un contexte de tabagisme à « des niveaux toujours plus bas ».

« Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024 », indique l’OFDT dans son rapport annuel sur le sujet. Les départements frontaliers sont toutefois moins concernés par cette baisse que les années précédentes. La Belgique et le Luxembourg ont notamment mené des hausses de taxes significatives, ce qui a réduit l’avantage fiscal qui attirait les fumeurs français (sic…).

Les ventes totales en métropole dans ce réseau de commerçants s’élèvent à 30 165 tonnes en 2025, après 32 846 tonnes l’année précédente.

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025, un niveau quasi stable depuis 2017 avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. Si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent en 2025 par rapport à l’année précédente (respectivement -8,7 % et -9,6 %), celles du narguilé, du tabac à pipe, des blunts ou autres tabacs à fumer grimpent de 5,8 %.

Autre constat dressé par l’OFDT : la France fume moins.

Moins d’un adulte de 18 à 75 ans sur cinq disait fumer quotidiennement en 2024, soit « la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000 », souligne l’OFDT dans son bilan. Cette tendance se retrouve chez les jeunes. Alors qu’en 2010, 30,8 % des lycéens fumaient tous les jours, la proportion chutait à 5,6 % en 2024. En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique parmi les lycéens poursuit sa progression. « La France fait dorénavant partie de la dizaine de pays, principalement nordiques, dont le niveau de tabagisme quotidien (chez les jeunes / ndlr) est inférieur à 5 % », relève l’OFDT. Cela s’accompagne d’une hausse des ventes de traitements nicotiniques de substitution en pharmacie (+7 % en 2025 par rapport à 2024). Lire la suite »

27 Mai 2026 | Pression normative
 

Sept Français sur dix soutiennent l’interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer (voir le 26 mai). Nous reprenons l’article du Parisien / Aujourd’hui en France sur le sujet.

Ils sont une majorité à le penser. Sept Français sur dix soutiennent l’idée d’une interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, indique un sondage cité par RMC ce 25 mai. Le sondage a été mené par l’institut OpinionWay, pour la Ligue nationale contre le cancer, une association militant pour la prévention, les dépistages et la recherche sur les cancers.

Interdire le vapotage dans les espaces sans tabac permettrait de « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus glamour avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », développe l’association dans un communiqué cité par RMC.

La cigarette électronique est plébiscitée par « deux types de publics », selon la Ligue contre le cancer : « les fumeurs qui substituent la nicotine », mais aussi « des jeunes », de plus en plus nombreux à vapoter.

« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », déplore le docteur Emmanuel Ricard, directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer, auprès de RMC.

En février, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alertait déjà sur les risques de la cigarette électronique sur la santé, identifiant de possibles « effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits » (voir 6 et 12 février).

En principe, le vapotage est interdit dans les établissements scolaires, ainsi que dans les moyens de transport fermés, ou encore les lieux accueillant des postes de travail fermés, couverts et à usage collectif.

27 Mai 2026 | Associations, Vapotage
 

Le sondage annuel réalisé par OpinionWay pour la Fivape révèle une dégradation très inquiétante de la perception des risques entre vaper et fumer, en particulier chez les jeunes adultes.
C’est ainsi que débute un communiqué de la Fivape (voir 18 mai et 20 avril), du 26 mai, que nous reprenons.

La 8ème édition du sondage annuel sur la perception des risques dans la population française entre fumer et vaper révèle à nouveau une méconnaissance profonde de faits établis scientifiquement et reconnus par les agences de santé. En France, la question du vapotage est maltraitée, tenant le grand public entre manque d’information, analyses décorrélées du contexte et croyances erronées.

Pour la Fivape et ses adhérents, qui accompagnent quotidiennement et avec succès des millions de fumeurs vers le sevrage tabagique depuis 15 ans, le dénigrement systématique de la vape est devenu insupportable.
La filière française de la vape souhaite, par ce communiqué, dénoncer une situation totalement injuste et incompréhensible au regard du service rendu à la santé publique : 3 millions de Français ont arrêté de fumer avec le vapotage.
Ce sondage important vise à alerter sur les proportions inédites de cette distorsion entre perception et réalité. Mais malgré un mois d’efforts soutenus et de relances auprès des médias, aucune rédaction n’a souhaité en parler ! Lire la suite »

27 Mai 2026 | Associations
 

DNF500 000 euros pour le cigarettier Philip Morris International France, 50 000 euros pour Xavier Puech, son président : telles sont les amendes infligées par le tribunal correctionnel de Paris pour « publicité illicite en faveur du tabac chauffé et du vapotage » dans des publications mises en ligne au printemps 2025, selon une décision consultée par l’AFP et datée du 20 mai.
Nous reprenons la dépêche de l’AFP.

Le tribunal s’est prononcé sur deux procédures distinctes engagées par l’association Demain sera Non-Fumeur (DNF) contre Philip Morris France et son président Xavier Puech, jugées conjointement.

Tous deux ont, en outre, été condamnés solidairement à verser 50 000 euros à DNF, au titre de la réparation du dommage subi, et 5 000 euros au titre des frais de justice. Lire la suite »