Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Oct 2026 | International
 

La Ligue contre le cancer a communiqué, ce 30 octobre, sur l’opinion favorable qu’aurait une majorité de Français à propos du projet de génération sans tabac / interdiction générationnelle, dont un amendement (inspiré d’une proposition de loi du député écologiste Nicolas Thierry) a été rejeté par l’Assemblée nationale récemment (voir les 23 et 26 octobre).

« Concrètement, les personnes nées à partir du 1er janvier 2015 ne pourraient plus acheter légalement (chez les buralistes / ndlr), même une fois devenues majeures, tandis que les personnes nées avant cette date pourraient continuer à en acheter. Cette interdiction concernerait la vente et l’achat, et non la consommation » (précisons que la proposition de loi indiquait… à partir du 1er janvier 2009).

Et la Ligue contre le cancer de mettre en avant 3 données du sondage.

  • « 61 % des Français soutiennent l’interdiction de la vente de tabac aux personnes nées après 2014. »
  • « 71 % des 18-24 ans sont favorables à la mise en place de la mesure (61 % des 15-17 ans). »
  • « 1 ancien fumeur sur 2 approuve également cette mesure et souhaiterait la voir adoptée. »

(Sondage IFOP auprès d’un échantillon de 2 100 personnes du 5 au 12 octobre 2026).

31 Oct 2026 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

Norbert Neuvy, cofondateur de Nicotine World, ancien grand fumeur engagé pour une approche pragmatique de la réduction des risques liés au tabagisme (voir les 18 février 2026 et 23 septembre 2026), signe une tribune concernant l’importance de l’accès à une information transparente pour lutter contre le tabagisme.

Un fumeur qui souhaite arrêter n’a pas seulement besoin qu’on lui rappelle les dangers du tabac. Il a besoin de comprendre les mécanismes de la dépendance, de connaître l’ensemble des solutions disponibles et de savoir ce que la science dit de leur efficacité. En ce Mois sans tabac 2026, c’est cette exigence qu’il faut désormais porter : rendre les connaissances accessibles pour que chacun puisse avancer dans son parcours d’arrêt.

Ancien fumeur, je sais combien ces parcours diffèrent. Certains réussissent par un arrêt immédiat. D’autres ont besoin de substituts, de temps et d’étapes. Cette diversité ne doit pas être jugée : elle doit être accompagnée. Lire la suite »

31 Oct 2026 | Profession
 

Retrouvons-nous à Losangexpo les 14 et 15 novembre 2026 ! C’est ainsi que débute une communication de Formation Buralistes (le 29 octobre).

Le Centre national de Formation des Buralistes sera présent à la Porte de Versailles avec l’ensemble de son équipe administrative et pédagogique.

Une question sur votre prochaine formation Nouveau Buraliste ou Renouvellement du Contrat de Gérance ?

Envie de mieux connaître les formations cœur de métier ou de rencontrer les personnes qui vous accompagnent ?

Venez échanger avec nous sur le stand de la Maison des Buralistes.

Nous serons à votre écoute pour vous informer, préparer votre parcours et vous accompagner dans vos démarches d’inscription.

Pour les formations cœur de métier, nous ferons le lien avec votre fédération départementale.

30 Oct 2026 | Profession
 

Une étude Nielsen sur le comportement des circuits de distribution fait ressortir un véritable boom pour les épiceries rurales (dont un certain nombre sont aussi buralistes) lors du premier semestre.

En fait, cette étude Nielsen-Consommation compare les évolutions de chiffre d’affaires, sur le premier semestre, entre différents circuits de distribution.

Et ce n’est pas la grande distribution qui gagne.

  • Proximité rurale : +10 %
  • Drive : +6,9 %
  • Proximité urbaine : +5 %
  • Discount (Lidl, Aldi) : +3 %
  • Hypermarché : +1,5 %
  • Supermarché : +0,5 %

Avec les problèmes de coûts des carburants de cet automne, cette tendance favorable devrait se confirmer pour les buralistes ruraux ayant une activité de produits d’alimentation.

30 Oct 2026 | Profession
 

Tout et toujours plus pour la protection des collègues…
Sans préjuger de ce qui va se passer ce week-end, revenons, une nouvelle fois, sur le dispositif impressionnant — son organisation, ses messages — mis en place spécialement par la fédération des buralistes de Paris Île-de-France, présidée par Grégoire Viéville, à l’occasion de la manifestation du samedi 24 octobre dernier (voir les 24, 25 et 27 octobre).

En anticipation (et bien avant que les autorités ne parlent de sécurité privée pour les commerces…), tous les buralistes situés sur le parcours (ou à proximité) ont reçu un message d’alerte et d’information avec des indications précises, rappelant bien que leur sécurité et celle de leurs salariés passent avant tout.pillage, dispositif de sécurité, 24 octobre 2026
Il était vivement conseillé aux collègues situés sur les points névralgiques du parcours de fermer. Aux autres de rester sur leurs gardes.
Il leur a été annoncé que la fédération des buralistes avait mis en place des équipes de 5 agents de sécurité mobiles, chargées de veiller sur la sécurité d’une dizaine d’établissements chacune.
Leur mission : présence, observation et alerte. Sans se substituer aux forces de l’ordre.
Ces équipes ont visité les buralistes la veille de la manifestation.
Sachant que ces mêmes buralistes ont eu la possibilité d’être en contact permanent avec deux collègues, élus de la fédération : Régis Jeanne Di Lambard et Florent Cheng.

Le dispositif de sécurité était composé de 55 agents de sécurité d’ESP Sécurité, particulièrement aguerris et travaillant habituellement pour Île-de-France Mobilités et les déplacements du PSG.
Ils sont restés en contact permanent avec les buralistes concernés.
50 buralistes ont ainsi été surveillés et protégés.

Un seul buraliste (hors dispositif) a fait l’objet d’un début de pillage. Son établissement a été rapidement mis en sécurité.

Le dernier mot n’est pas resté aux vandales.

 

En novembre, le Mois sans tabac invite les fumeurs à relever un défi : arrêter de fumer pendant 30 jours. Partenaire de cette campagne nationale, l’Arcom encourage les télévisions et les radios à diffuser largement les messages de prévention de Santé publique France sur leurs antennes (voir le 29 octobre 2026).
C’est ainsi que débute une communication de l’Arcom (régulateur de la communication audiovisuelle et numérique).

Ce partenariat s’inscrit dans l’action de l’Arcom en faveur de la santé publique. Tout au long de l’année, le régulateur invite les télévisions et les radios à relayer les campagnes d’intérêt général, notamment en matière de prévention des risques sanitaires ou encore de promotion d’une alimentation saine.

À la télévision comme à la radio, toute publicité ou propagande en faveur du tabac est interdite par la loi Évin du 10 janvier 1991. La publicité en faveur des produits de vapotage est également interdite. La délibération du 17 juin 2008, adoptée par le CSA (aujourd’hui l’Arcom), précise qu’aucune référence au tabac n’est tolérée dans les écrans publicitaires des chaînes de télévision et des radios, et qu’il est interdit de fumer sur un plateau ou en studio pendant une émission. L’Arcom veille au respect de ces règles.

La téléréalité fait par ailleurs l’objet d’une vigilance particulière en raison de son impact sur le jeune public : l’Arcom demande aux éditeurs d’éviter de diffuser des images de candidats en train de fumer dans les lieux ouverts.

30 Oct 2026 | Vapotage
 

Un Airbus A320 de TAP Air Portugal reliant Lisbonne à Stockholm a effectué un atterrissage d’urgence à Nantes ce mardi à 10 h 51, après le départ de feu d’une cigarette électronique en vol. L’incident n’a fait aucun blessé parmi les 172 passagers. L’appareil a pu repartir vers la Suède.

Le vol TP780 Lisbonne-Stockholm de TAP Air Portugal a été dérouté vers l’aéroport de Nantes Atlantique ce mardi 27 octobre 2026, après un dégagement de fumée provoqué par la surchauffe d’une cigarette électronique.

L’appareil a atterri sans encombre et « les 172 passagers n’ont pas été évacués », explique l’aéroport. Nous reprenons l’information de Presse Océan.

Cet incident rappelle les règles strictes applicables aux vapoteuses en avion.

Les cigarettes électroniques et leurs batteries au lithium sont interdites en soute par la plupart des compagnies aériennes en raison des risques d’échauffement ou d’incendie.

La règle : la vapoteuse doit être transportée éteinte dans un bagage à main.

Les accus amovibles doivent être protégés dans un étui adapté pour éviter tout court-circuit.

29 Oct 2026 | Trafic
 

Le trafic illégal de tabac entre Andorre et la France n’est pas un sujet nouveau. Mais il constitue toujours un « business » de plus en plus florissant, en même temps que se creuse l’écart entre les prix des deux côtés de la frontière : un paquet de cigarettes coûte environ trois fois moins cher dans la Principauté pyrénéenne que chez un buraliste de Toulouse ou d’Ariège.
Et la présence de contrebandiers contribue à augmenter le sentiment d’insécurité des deux côtés de la frontière, comme l’a encore démontré la viralité d’une vidéo de jeunes hommes, dont certains armés de sabres, tournée mi-août au Pas de la Case (voir les 8 octobre 2026 et 24 septembre 2026).

Aussi, les autorités d’Andorre ont décidé d’agir.

C’est ainsi que débute un sujet de Nicolas Stael dans Actu Toulouse, ce 28 octobre.

// Une unité spécialisée dédiée à combattre la contrebande va voir le jour le 1er janvier 2027 dans l’agglomération frontalière. Le directeur de la police andorrane, Bruno Lasne, l’a indiqué le 27 octobre, lors de la cérémonie au cours de laquelle la 59e promotion des agents de police du pays a prêté serment.

Au moins 10 agents composeront cette unité, rapporte le Diari d’Andorra. La lutte antifraude et le contrôle des frontières du pays feront partie des missions qui lui seront confiées. Certains policiers tout juste promus ont été spécialement formés pour intégrer ce nouveau groupe. D’autres fonctionnaires déjà en place dans d’autres services pourront postuler pour les rejoindre.

L’effectif de la police andorrane s’élève désormais à 285 agents, selon le média public RTVA. Il devrait dépasser les 300 en 2027, puisqu’un nouvel appel à candidatures est lancé pour 20 nouveaux postes.

Par ailleurs, la ministre de l’Intérieur et de la Justice, Ester Molné, a annoncé une réforme du Code pénal, dont les contours restent à préciser et qui doit entrer en vigueur en décembre 2026, toujours dans le cadre de la lutte contre la contrebande de tabac. Il s’agit d’intervenir contre un « angle mort » de ce dossier.

29 Oct 2026 | International
 

Une page entière du grand quotidien sévillan « Diario de Sevilla » : c’est ce qu’a obtenu, le 22 octobre, Olivia Escaja, présidente des Estanqueros (buralistes) sévillans (et secrétaire générale de l’Unión de Estanqueros).
Pour lancer un message explicite contre l’aggravation des trafics de produits du vapotage en Espagne et singulièrement dans le sud.

Le nombre de vapoteurs connaît une augmentation facile à constater dans toute l’Espagne. Pourtant, les ventes chez les estanqueros sont en chute libre. Alors que le nombre des vape-shops, en Espagne, est réduit.

« On trouve des produits du vapotage dans n’importe quel type de points de vente — des épiceries aux bazars — et qui ne respectent ni la réglementation ni les obligations sanitaires… », déclare avec force Olivia Escaja.

Avant de citer des chiffres spectaculaires issus de son propre établissement situé dans un quartier populaire de Séville : « Autour de nous, on constate que le nombre de vapoteurs augmente à vue d’œil alors que nos propres ventes de vapoteuses sont en nette chute : 140 000 en 2024, 85 000 en 2025 et cette année on ne devrait pas dépasser les 50 000… Il y a comme un problème. »

L’Unión demande une réglementation que devait apporter un texte du gouvernement Sánchez… lequel a démissionné pour provoquer des élections générales anticipées, tout en se trouvant confronté à d’autres soucis… (voir le 10 octobre).

29 Oct 2026 | Profession
 

Depuis le 1er janvier dernier et la fin d’une niche fiscale qui existait depuis 1811, le paquet de cigarettes coûte le même prix sur l’Île de Beauté que dans le reste de l’Hexagone. Les buralistes locaux s’inquiètent de la montée d’un marché parallèle (voir les 8 septembre 2026 et 13 janvier 2026). Nous reprenons une information du Figaro Économie, signée Hannah François, du 20 octobre.

« C’était un petit avantage, pas négligeable », déplore une buraliste du sud de l’île. Jusqu’en 2022, un paquet de cigarettes acheté en Corse était 25 % moins taxé que sur le continent, grâce à un régime dérogatoire datant de 1811. Depuis, le prix du paquet augmente de 5 % par an pour s’aligner sur celui du continent. Depuis le 1er janvier 2026, il coûte désormais le même prix sur l’Île de Beauté que dans le reste de l’Hexagone. La fin de cette « exception corse » fragilise les 203 buralistes de l’île, qui subissent le contrecoup de cette mesure et s’inquiètent de la montée d’un marché parallèle.

« Les clients contournent cette augmentation en achetant des cigarettes moins chères. Plutôt que des Marlboro à 13,50 euros, ils se tournent vers des Austin à 11,20 euros », observe cette gérante d’un tabac en Corse-du-Sud.

Ces changements de consommation se sont aussi fait sentir chez les touristes. « En saison, ils repartaient auparavant avec des cartouches », se souvient la buraliste, qui constate les effets de la fin de cette niche fiscale sur son activité. « Je n’ai pas encore fait le bilan, mais il ne sera pas bon », déplore-t-elle.

Des baisses de ventes sont également relevées par le distributeur Logista France, qui fait état d’un recul de 10,8 % du volume de tabac livré — de 5,8 % en valeur — entre janvier et août 2026 par rapport à la même période en 2025.

Face à ces hausses de prix, certains fumeurs corses n’hésitent pas à rapporter des cigarettes de l’étranger pour leur consommation personnelle. « Des clients nous disent : “J’ai été en Sardaigne, j’ai fait mon stock” », raconte la buraliste précitée. D’autres cigarettes arrivent par des circuits illégaux et sont revendues sous le manteau par des trafiquants peu scrupuleux.

« Je vois de plus en plus de paquets originaires d’Italie ou d’Europe de l’Est sur les tables des cafés », affirme Christian Croquelois, président de la fédération des buralistes de Corse.

En septembre dernier, deux Corses ont été condamnés à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Charleville-Mézières (Ardennes) pour avoir transporté 460 kilos de tabac de contrebande en provenance de Belgique (voir le 29 septembre 2026).

Pour Christian Croquelois, directeur d’un tabac à Ajaccio depuis 2010, c’est un coup de massue pour ces commerçants.

Lors de l’assemblée générale de leur fédération régionale, dimanche 18 octobre, l’accent a été mis sur le soutien aux bureaux de tabac situés en zone rurale, pour leur permettre de survivre et de maintenir leur rôle de commerces de proximité.

« Pour ma part, je perds 10 % de chiffre d’affaires par an ces dernières années », s’inquiète ce chef d’entreprise.

Il souligne que, contrairement à ce qui se pratique sur le continent, où les recettes issues du tabac sont reversées aux organismes de la Sécurité sociale, elles contribuent directement, en Corse, au budget de la collectivité, à hauteur de 160 millions d’euros en 2025.

(Voir aussi le 21 octobre 2026.)