Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
23 Mai 2026 | Associations
 

Dès ce 23 mai, le Mégothon 2026 donnera le coup d’envoi d’une grande mobilisation partout en France ! C’est ainsi que débute un message de l’éco-organisme Alcome que nous reprenons.

Du 23 au 30 mai, citoyens, associations, collectivités et entreprises se réuniront pour participer à des actions de ramassage de mégots et de prévention autour du mauvais geste de ce déchet encore trop présent dans l’espace public.

Au-delà des collectes organisées sur le terrain, qui restent une action curative, cette initiative, portée par le Mégothon, rappelle d’abord l’importance de la prévention sur le bon geste à adopter pour que les mégots ne terminent pas au sol mais bien dans un dispositif adapté (une poubelle ou un cendrier).

L’éco-organisme Alcome est fier de soutenir cette mobilisation nationale et l’ensemble des acteurs engagés partout en France.

23 Mai 2026 | Profession
 

Les buralistes charentais ont vivement réagi à un article sur « ces voyages en cars pour aller faire ses courses en Espagne… » paru dans le quotidien La Charente Libre.

Ils sont intervenus dès le lendemain dans le même journal (extrait).

« Les buralistes ne sont pas uniquement des vendeurs de produits réglementés : ils sont des acteurs essentiels de la vie économique et sociale des territoires ruraux et urbains, rappelle le syndicat.

Dans de nombreuses communes, le bureau de tabac demeure le dernier commerce de proximité, un relais de services publics, un lieu de lien social et un employeur local. »

Les buralistes de Charente rappellent également « que l’écart de fiscalité avec certains pays frontaliers alimente déjà massivement les achats hors réseau français, avec des conséquences lourdes pour les finances publiques, la lutte contre les trafics et la survie de milliers de commerces indépendants. »

23 Mai 2026 | Profession
 

Doubs : arrestation de l’agresseur de buralistes

À Besançon, un homme de 53 ans a été interpellé le 12 mai dernier, à son domicile, dans le cadre d’une enquête portant sur plusieurs faits de vols aggravés et de tentative de vol par ruse. Les investigations ont débuté après le vol d’un véhicule qui avait ensuite été aperçu lors d’une tentative d’intrusion dans une habitation, puis lors de plusieurs vols à main armée perpétrés dans les bureaux de tabac « Le Picaduros » et « Le Fontenoy », rue de Belfort.

L’auteur menaçait ses victimes avec un sabre dissimulé dans un sac plastique ou prétendait être armé d’une arme à feu. Plusieurs centaines d’euros et une trentaine de cartouches de cigarettes avaient été dérobées.

Lors de la perquisition menée au domicile du suspect, les enquêteurs ont retrouvé des cartouches de cigarettes ainsi que des vêtements et objets similaires à ceux utilisés lors des faits. À l’issue de sa garde à vue, le quinquagénaire a été déféré au parquet.


Finistère : vitrines vandalisées

Le 14 mai, au matin, en venant ouvrir son bar-tabac-presse « L’Hermine », à Querrien (Finistère, à 10 kilomètres de Quimperlé), le buraliste constate des débris de verre devant le commerce et un trou dans les deux grandes vitrines. Avant de pénétrer dans le bar-tabac-presse, elle contacte la gendarmerie, qui arrive aussitôt, constatant la présence de deux grosses pierres à l’intérieur et étudiant les caméras du commerce.

Ce vandalisme n’a pas entièrement brisé les deux grandes vitrines, mais les a cependant fragilisées et fêlées ; elles risquent de tomber à tout moment. Les assurances vont venir les sécuriser, pour que le commerce puisse rouvrir dès que possible.


Indre-et-Loire : le mobilier détruit

Deux hommes, âgés de 30 et 34 ans, ont détruit du mobilier et agressé les patrons d’un bar-tabac du quartier de La Tranchée à Tours, ce 15 mai : « les chaises et les tables ont volé », selon les témoins.

Jugés, le 18 mai, ils ont été condamnés à de la prison ferme.


Puy-de-Dôme : cambriolage nocturne

Un tabac-presse de Bagnols a été cambriolé la nuit du 20 au 21 mai. Les voleurs ont essentiellement visé les paquets de cigarettes.

Et ils ont trouvé… Le préjudice est estimé à pas moins de 400 paquets de cigarettes.

23 Mai 2026 | Trafic
 

Neuf personnes ont été mises en examen après la découverte de plus d’un million d’euros en liquide dans un bar-tabac du centre de Nîmes dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants organisé depuis la cellule d’une prison, a indiqué, ce 21 mai, le parquet de Nîmes (voir 20 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

Une perquisition, le 18 mai, dans cet établissement très connu des Nîmois a permis « de découvrir 1.083.720 euros en numéraire et 4,8 kilos de cannabis », a expliqué lors d’une conférence de presse la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Les liasses de billets étaient dissimulées dans des caisses, des cartouches à cigarettes ou encore des sacs de courses. Lire la suite »

22 Mai 2026 | L'Info
 

Pour la nouvelle municipalité, c’est un peu une manière de dire « On l’a promis, on le fait ». Ce 19 mai, le quartier du Petit-Colombes, et en particulier la place Aragon, a vu la vie en bleu sombre. Dès 7 heures 30, les polices nationale et municipale ont convergé vers ce haut lieu du trafic de cigarettes et de la vente à la sauvette. Nous reprenons l’article du Parisien (Olivier Bureau).

Deux heures et demie plus tard, l’opération s’achevait sur un bilan non négligeable. Les forces de l’ordre ont saisi 300 cartouches de cigarettes de contrebande et 6 700 euros en liquide. Dix personnes ont par ailleurs été interpellées et placées en garde à vue au commissariat de Colombes.

« Par cette opération, les forces de l’ordre ont clairement démontré leur détermination à faire respecter la loi républicaine et à assurer la tranquillité des habitants et des riverains du quartier », se félicite Joakim Giacomoni (LR), le maire de Colombes.

« Depuis trop longtemps, certains secteurs de notre ville avaient été abandonnés à des logiques d’occupation, de trafics et d’impunité. Cette époque est terminée. La sécurité est un combat quotidien. Nous refusons que des réseaux illégaux fassent leur loi dans nos quartiers. Les habitants du Petit-Colombes ont droit à la sécurité, au calme et au respect des règles communes comme tous les Colombiens. » Lire la suite »

22 Mai 2026 | Trafic
 

« Les trafics de cigarettes flambent en France » : tel est le titre pleine page d’un article du Figaro (du 21 mai).
Un sujet dont l’importance et la gravité (sur les plans sécuritaire, sanitaire, fiscal et économique) devraient l’amener à le traiter plus souvent… Peut-être pas tous les jours comme nous devons le faire ici-même, mais plus fréquemment.

Quoiqu’il en soit, on y a confirmation qu’« au moins sept fabriques fantômes ont été démantelées en cinq ans, dont deux l’année dernière » (voir 7 février 2026 et 29 mai 2025).

On y a confirmation aussi que la plus importante a été débusquée par les gendarmes près de Rouen en 2023 (voir 15 janvier 2023 et 19 mars 2023).

« Depuis trois ou quatre ans, nous découvrons sur le territoire national l’implantation d’unités de production clandestines comme il en existe depuis longtemps en Ukraine, en Pologne et plus récemment en Belgique », explique Sébastien Tiran, chef de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
« À l’abri des regards indiscrets, ces chaînes de production tournent à plein régime, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour fabriquer à jet continu des quantités astronomiques de cigarettes. »

22 Mai 2026 | Trafic
 

Dans la nuit du 15 au 16 mai, les policiers municipaux ont surpris plusieurs clients sortant de ce commerce pourtant fermé administrativement depuis le 8 mai… À l’intérieur, les enquêteurs ont découvert des cigarettes de contrebande, du protoxyde d’azote et des imitations de grandes marques.
Nous reprenons cette information d’ICI Orange (Dimitri Morgado).

L’épicerie de nuit, située près du quartier des Fourchesvieilles à Orange, était déjà dans le viseur des autorités. Le commerce était sous le coup d’une fermeture administrative depuis le 8 mai 2026 après plusieurs affaires de revente illégale de tabac.
Mais cette nuit-là, un équipage de la police municipale remarque un homme sortir du magasin par une porte de secours avec un sac de courses. Lors du contrôle, il explique venir d’acheter des produits dans l’établissement pourtant censé être fermé. Lire la suite »

22 Mai 2026 | Associations
 

Pour lutter contre la pollution engendrée par les mégots de cigarettes jetés par les fumeurs, la municipalité de Mâcon, en lien avec l’éco-organisme Alcome, va installer de nouveaux cendriers. Pour éviter le dépôt dans les bouches d’égout, des plaques seront également installées. Avec ce message : « Ne rien jeter, ici commence la Saône. »
C’est ainsi que commence un article du Journal de Saône-et-Loire (Adrien Wagnon) que nous reprenons.

Ils sont partout. Quand on y prête attention, difficile de ne pas constater le nombre impressionnant de mégots qui jonchent les rues de Mâcon.
« Face à cette présence persistante sur l’espace public », et alors que la propreté urbaine a été l’un des thèmes de la dernière campagne des municipales, la Ville de Mâcon a décidé de « renforcer sa mobilisation », en lien avec l’éco-organisme Alcome, qui s’est fixé l’objectif de réduire de 40 % le nombre de mégots au sol en France (estimés dans le pays à 10 milliards).

« Nous allons installer de nouveaux cendriers », a indiqué le maire Jean-Patrick Courtois, ce 19 mai, lors d’une conférence de presse place aux Herbes. Pour le moment, 35 cendriers ont été commandés. Ils seront installés dans les lieux fréquentés, comme au centre-ville mais aussi à proximité des terrains de sport ou des lieux culturels, comme le cinéma. 4 000 cendriers de poche seront distribués, gratuitement, à destination des fumeurs. Lire la suite »

22 Mai 2026 | International
 

Alors que le Parlement européen s’apprête à voter sur le plan européen de santé cardiovasculaire.
Alors que l’UE fait progresser ses travaux sur le plan européen de lutte contre le cancer, une question fondamentale plane sur Bruxelles : la politique de santé publique de l’UE est-elle alignée sur les réalités de la maladie dans l’Europe moderne, ou sur ce qui est politiquement le plus facile à réglementer ?
Nous reprenons un article, publié depuis Bruxelles, par The European Times (le 8 mai).

Le cadre même de la Commission reconnaît l’ampleur du défi.

Les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité sont en nette augmentation, notamment chez les jeunes Européens. Pourtant, l’analyse des politiques mises en œuvre par l’Union révèle un déséquilibre frappant. La réglementation reste fortement concentrée sur la nicotine et les mesures liées au tabac, tandis que les principaux facteurs de risque de maladies – obésité, mauvaise alimentation, consommation excessive de sucre, aliments ultra-transformés et alcool – ne sont abordés que de manière fragmentaire ou limitée.

Il ne s’agit pas d’un argument contre la lutte antitabac. Réduire le tabagisme demeure un objectif légitime et positif de santé publique, et les progrès accomplis dans ce domaine doivent être salués. Cependant, le succès implique la responsabilité de s’adapter.
La consommation de tabac est en baisse dans une grande partie de l’Europe, sous l’effet conjugué de l’évolution des comportements des consommateurs, de l’innovation et de transformations sociétales plus larges.
Parallèlement, le fardeau sanitaire s’est déplacé ailleurs, et les politiques publiques n’ont pas suivi le même rythme. Lire la suite »

21 Mai 2026 | Associations
 

L’Alliance contre le tabac est devenue « Contre-Feu » (voir 1er décembre 2025 et 15 avril 2026).
Et ce changement de nom n’a probablement rien d’anodin.
C’est ainsi que débute une communication de Cyrille Geiger / entrepreneur, formateur et consultant (voir 27 avril et 9 janvier 2026) que nous reproduisons.

Pendant longtemps, les associations anti-tabac françaises parlaient le langage des institutions : rapports, santé publique, prévention, statistiques, travail réglementaire.
Mais depuis quelques mois, le ton change radicalement.

Communication choc, influenceurs, codes militants, viralité, affrontement culturel assumé, occupation émotionnelle du débat public.
« Contre-Feu » n’est plus un nom institutionnel. C’est un nom de combat.

Et il faut reconnaître une chose : ce repositionnement est cohérent avec l’époque.
Dans un monde dominé par les réseaux sociaux, les émotions et les récits simplifiés, les ONG deviennent des marques d’influence.
Elles ne cherchent plus seulement à convaincre les décideurs.
Elles cherchent désormais à peser directement sur l’opinion publique… et très probablement sur les élections présidentielles.

Le sujet dépasse largement le tabac.
Nous assistons à l’importation progressive en France des méthodes modernes de l’activisme : polarisation, désignation d’adversaires, mise sous pression médiatique et conflictualisation permanente du débat public.

Et ce, alors que le réseau des buralistes continue de privilégier une communication responsable, modérée et institutionnelle.
Mais une question commence à émerger :
Peut-on encore répondre avec retenue à ces nouvelles stratégies de confrontation assumées ?
Peut-on continuer à parler uniquement réglementation, équilibre économique et maillage territorial dans un débat désormais dominé par l’émotion, les symboles et les récits militants ?
Et surtout, le réseau des buralistes ne doit-il pas, lui aussi, commencer à raconter une autre histoire ? Avec une autre intensité ? Lire la suite »