Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Oct 2026 | Observatoire
 

Des statistiques qui « officialisent » une situation que certains banalisent sur le mode : « Bah oui, il est normal d’aller acheter des clopes en Espagne. C’est comme cela… »

Une sorte de fatalisme économique.
Une véritable défaite résultant de décisions budgétaires – via la fiscalité du tabac – mal mesurées depuis toutes ces années.
Pour l’attester : les statistiques on ne peut plus officielles de l’Insee.

En 2024, 36 % des ménages néo-aquitains ont effectué au moins un achat physique par carte bancaire en Espagne.
29 % de ces achats sont réalisés dans des bureaux de tabac et des stations-service.

Dépense moyenne en Espagne par ces ménages en 2024 : 950 euros…

Par département :

  • 72 % des ménages des Pyrénées-Atlantiques ont réalisé au moins un achat physique par carte bancaire en Espagne en 2024.
  • 62 % des ménages des Landes ont fait de même.
  • 40 % des ménages de Gironde aussi.

(Voir le 17 juin 2026 / achats frontaliers.)

28 Oct 2026 | Trafic
 

Saisie de tabac à Pont-de-Salars, en Aveyron : une valeur estimée à 14 000 euros. C’est ce qu’annonce sur LinkedIn, le 26 octobre, David Roméro, président de la Fédération des buralistes de l’Aveyron (voir le 21 septembre).

Une opération menée par la gendarmerie à Pont-de-Salars (à 22 kilomètres de Rodez) a permis la saisie de tabac pour une valeur estimée à 14 000 euros.

Cette intervention illustre l’importance des contrôles et de la mobilisation des services dans la lutte contre les trafics illicites de tabac.

Félicitations aux agents mobilisés pour leur engagement et leur contribution à la lutte contre les circuits de distribution illégaux.

28 Oct 2026 | Pression normative
 

Deux frères mineurs domiciliés à La Rochelle ont été interpellés après qu’un important stock de tabac et de drogue a été retrouvé chez eux le 4 octobre dernier. Nous reprenons un article du Figaro.

Selon la Police nationale de Charente-Maritime, c’est leur père qui a d’abord découvert des cartons remplis de tabac dans la chambre de l’un de ses deux fils et qui a prévenu les autorités… car ce dernier l’aurait menacé de mort.

« Ce père invite nos policiers à pénétrer dans son logement où sont découverts 17 cartons scotchés contenant respectivement 50 cartouches de cigarettes, mais aussi 30 grammes de cocaïne, 700 grammes de résine de cannabis et 475 € en numéraire », rapporte la Police nationale de Charente-Maritime dans un message publié sur Facebook ce 21 octobre. Placés sous surveillance discrète, les deux frères ont été interpellés peu de temps après.

En garde à vue, ils ont finalement admis aux enquêteurs du Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) leur participation mutuelle à un trafic de stupéfiants et de tabac… depuis une semaine, tout en refusant de communiquer l’identité du fournisseur. Les deux individus ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur passage devant le juge des enfants en décembre 2026.

(Voir les 23 novembre 2025 et 15 octobre 2025.)

28 Oct 2026 | Associations
 

À l’heure où la Commission européenne entame la révision de ses directives sur les produits du tabac (voir les 14 et 15 octobre 2026), il est judicieux de se pencher sur les conséquences d’une politique de plus en plus prohibitionniste. Celle-ci pourrait faire perdre près de 48 milliards d’euros de PIB par an à l’UE. Nous reprenons un article de Patrick Coquard, de l’IREF, publié dans Contrepoints (voir le 24 août 2026).

Après avoir interdit les cigarettes électroniques jetables (« puffs ») et les sachets de nicotine (« pouches »), la France voudrait que l’Union européenne (UE) adopte à son tour une politique très restrictive en matière de commercialisation des produits contenant de la nicotine.

La nicotine, voilà le nouvel ennemi !

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a demandé, avec ses homologues de sept autres pays, au commissaire Varhelyi, chargé de la Santé et du Bien-être animal – on notera le rapprochement qui frise l’antispécisme ! – que les industriels ne puissent plus introduire de nouveaux produits contenant de la nicotine sur le marché européen, ni même des « produits ne contenant ni nicotine ni substance similaire à la nicotine, mais qui ressemblent à des produits qui en contiennent » (voir le 8 octobre). Seraient-ce les célèbres « cigarettes russes » de Delacre qui sont ainsi visées ?

Les ministres souhaitent aussi que les sachets de nicotine soient interdits dans toute l’Union, que des seuils très bas de teneur en nicotine soient exigés pour tous les produits, que tous les arômes soient interdits et que l’emballage neutre des produits du tabac soit étendu aux produits contenant de la nicotine. Lire la suite »

28 Oct 2026 | Profession
 

Une étude publiée dans l’European Journal of Public Health analyse le recours aux « achats mystères » pour vérifier le respect des interdictions de vente de tabac, de produits nicotiniques et d’alcool aux mineurs. Nous reprenons cette information du site Génération sans tabac (le 12 octobre).

Cette méthode consiste à demander à des mineurs ou à de jeunes adultes ayant une apparence juvénile de tenter d’acheter ces produits afin d’évaluer les pratiques des points de vente. L’enquête, menée dans le cadre du projet européen JAPreventNCD, s’appuie sur les réponses recueillies auprès de 39 personnes dans 30 pays européens. Parmi ces pays, 20, soit 67 %, avaient déjà eu recours à cette méthode pour les produits du tabac, de la nicotine ou les boissons alcoolisées. Dans 15 pays sur 28, les achats mystères étaient explicitement reconnus par la législation comme un moyen de contrôler le respect des interdictions de vente aux mineurs.

Une pratique surtout organisée dans les points de vente physiques

Dans 14 des 20 pays concernés, les achats mystères étaient réalisés de manière régulière ou périodique. Ils étaient menés à l’échelle nationale dans 12 pays. Les autorités locales ou régionales ainsi que les organismes publics chargés du contrôle figuraient parmi les principaux responsables de leur organisation. Les contrôles portaient principalement sur les points de vente physiques. Les contrôles relatifs aux achats en ligne demeuraient rares : seuls quatre pays déclaraient avoir réalisé des opérations de ce type, essentiellement pour les boissons alcoolisées et, dans un cas, pour les produits du tabac ou de la nicotine. Les auteurs estiment que cette faible couverture constitue une limite importante, alors que les jeunes utilisent de plus en plus les canaux de vente numériques. Lire la suite »

28 Oct 2026 | Profession
 

Les événements survenus depuis le 17 octobre ont durement touché certains commerçants et buralistes, avec des dégradations, des pertes de marchandises et parfois une interruption de leur activité (voir les 18 et 25 octobre).

Depuis le début, les équipes Logista sont pleinement mobilisées à leurs côtés.

Assurer la continuité des approvisionnements, maintenir le lien avec les professionnels impactés et les accompagner dans la reprise de leur activité restent nos priorités.
Le pôle clients Logista poursuit ses échanges avec les commerçants touchés afin d’identifier les solutions les plus adaptées à chaque situation.

Nous adressons tout notre soutien aux professionnels impactés et remercions nos collaborateurs pour leur engagement sur le terrain.

27 Oct 2026 | International, Récents
 

L’interdiction de fumer et de vapoter en terrasse – qui devait être mise en application le 1er janvier prochain – est suspendue.

La décision en incombe au Conseil d’État qui a trouvé à redire au texte, pratiquement 2 mois avant son application.
On ignore les points litigieux.

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke va devoir revoir sa copie. Nul doute qu’il ne s’y emploie au plus tôt.

Mais les professionnels des bars et restaurants – disposant de terrasses – accueillent avec soulagement ce répit dans un contexte économique plutôt maussade.

(Voir les 12 août 2026 et 15 septembre 2025).

27 Oct 2026 | Associations, Vapotage
 

Révélations. D’après une enquête réalisée par OpinionWay, la nicotine est utilisée par 80 % des fumeurs qui ont arrêté avec une aide. 12 millions de Français déclarent vapoter, dont 6 millions quotidiennement.
C’est ainsi que débute une communication de la Fivape (voir 16 juillet 2026 et 27 mai 2026) que nous reprenons.

Pour la deuxième année consécutive, l’enquête OpinionWay révèle que 22 % de la population des 18 ans et plus déclare vapoter : 11 % quotidiennement et 11 % occasionnellement. Cela représente, rapporté aux données populationnelles de l’INSEE, environ 12 millions de personnes.

La proportion de vapofumeurs est importante (54 % des vapoteurs quotidiens) et semble progresser. D’un autre point de vue, cela indique que plus de 6 millions de fumeurs vapotent déjà, soit pratiquement la moitié des 15 millions de personnes qui fument encore actuellement.

Autre enseignement majeur de l’enquête OpinionWay : depuis plus de 30 ans, la nicotine est la solution d’aide principale et massivement utilisée pour arrêter de fumer. Sur la période depuis 2010, 80 % des personnes qui ont arrêté de fumer avec une aide déclarent avoir utilisé un produit affilié à la nicotine : substituts (18 % de tous les arrêts, soit 31 % des arrêts avec une aide) ou vape (28 % de tous les arrêts, soit 48,3 % avec une aide). Dans le même temps, les tentatives d’arrêt sans aucune aide (solution la plus inefficace) se sont effondrées de 82 % en 1992 à 42 % après 2010.

L’arrivée des puffs en 2022, suivies des néo-puffs après l’interdiction des puffs en 2025, et la diffusion de ces produits via des canaux de distribution alternatifs aux commerçants spécialisés et aux bureaux de tabac, ont vraisemblablement contribué à relancer la popularité du vapotage. 19 % des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits principalement dans des commerces non spécialisés, grandes surfaces ou épiceries, et 6 % au marché noir.

Les commerces spécialisés dominent très largement le marché (47 % des acheteurs). Leur clientèle est plus majoritairement composée de vapoteurs exclusifs et/ou quotidiens, et principalement pour les produits « traditionnels » de la vape ouverte destinée au sevrage tabagique : contenants rechargeables, flacons de 10 ml nicotinés ou grands formats DIY – do it yourself – sans nicotine avec ajout de fioles de 10 ml nicotinés. Lire la suite »

27 Oct 2026 | Profession
 

pillage, dispositif de sécurité, 24 octobre 2026Face à la manifestation du 24 octobre, la Fédération des Buralistes Paris-Île-de-France a mis en place, pour la première fois, un dispositif de sécurisation privée dédié aux collègues parisiens (voir les 25 et 24 octobre). Nous reprenons un message de Grégoire Viéville (Président des buralistes de Paris / Île-de-France).

  • 55 agents de sécurité, répartis en 11 équipes ;
  • 50 bureaux de tabac suivis tout au long du parcours et dans les rues adjacentes ;
  • Un contact avec chaque buraliste avant le départ du cortège, une présence visible pendant, un passage après la dispersion.

Résultat : un seul bureau de tabac (hors dispositif) a été vandalisé, et nos équipes l’ont immédiatement mis en sécurité.

Merci aux équipes d’ESP Sécurité pour leur professionnalisme, et à Régis Jeanne-Di-Lambard et Florent Cheng pour la coordination sur le terrain.

Merci à Serdar Kaya et aux Les Buralistes pour leur soutien et leur intérêt pour une extension nationale du dispositif, ainsi qu’à la Ville de Paris et à la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) pour leur écoute ces dernières semaines.

Après les épreuves récentes, nos collègues ont pu compter sur leur Fédération. C’est notre rôle : être là, concrètement.

27 Oct 2026 | Trafic
 

Des organisations de santé belges contestent l’idée que les accises alimentent le commerce illicite de cigarettes. Elles appellent à renforcer les contrôles et la prévention pour réduire le tabagisme. Nous reprenons une tribune – publiée dans Le Soir, le 23 octobre – signée par diverses associations dont l’Alliance pour une Société Sans Tabac.

L’industrie du tabac voudrait nous faire croire que le commerce illicite de cigarettes explose en Belgique. Et elle a déjà l’explication toute trouvée : la faute aux accises. Ce n’est pas un hasard si elle tient à diffuser précisément ce message. L’augmentation des accises est en fait une des politiques de santé publique les plus efficaces pour diminuer la prévalence de tabagisme. Et ça, ce n’est pas bon pour le business.

Moins de personnes qui fument, c’est moins de ventes, et donc moins de bénéfices. Alors, comme chaque fois que le gouvernement négocie son budget, l’industrie du tabac ressort sa boîte à outils. Le tour de passe-passe consiste à lier toute mesure de prévention du tabagisme à une hausse du commerce illicite, pour présenter celles-ci comme contre-productives. Pour étayer cet argument, l’industrie finance des études « indépendantes » auprès de cabinets comme KPMG. Et ce sont précisément ces études qui, chaque année, se retrouvent dans la presse belge, alors même que leur crédibilité est vivement contestée dans les milieux scientifiques indépendants.

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