Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
24 Mai 2026 | Associations
 

La Confédération des commerçants de France (CDF) se félicite de l’adoption par le Sénat du projet de loi RIPOST, qui marque une étape importante dans la lutte contre la vente à la sauvette, en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans des logiques de réseaux organisés (voir 26 mars 2026 et 5 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de la Confédération des commerçants de France (du 22 mai).

Plusieurs dispositions adoptées au Sénat, dont certaines directement issues d’amendements portés par la CDF, reprennent des propositions défendues de longue date par la Confédération.

Depuis plusieurs années, la CDF alerte les pouvoirs publics sur la montée en puissance rapide d’un phénomène qui a changé de nature. La vente à la sauvette ne relève plus de pratiques isolées, mais s’inscrit désormais dans des logiques de réseaux structurés, organisés et mobiles, capables de se déployer rapidement sur les territoires.

La vente à la sauvette ne constitue en effet que la partie visible de marchés parallèles plus larges, désormais installés dans de nombreux territoires et touchant une diversité croissante de produits. Ces circuits fragilisent durablement le commerce de proximité, désorganisent les équilibres économiques locaux et alimentent des flux illégaux significatifs, dans des proportions qui se sont nettement accrues ces dernières années. À titre d’illustration, la contrefaçon représenterait à elle seule près de 7 milliards d’euros de pertes fiscales et 38 000 emplois impactés chaque année.

Si le projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale, a introduit la possibilité pour les policiers municipaux de recourir à des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), notamment à hauteur de 500 euros pour les vendeurs à la sauvette, ces dispositions demeurent insuffisantes au regard de la structuration croissante des réseaux. Leur mise en œuvre opérationnelle reste complexe, et des mesures pourtant essentielles, telles que l’élargissement des capacités de saisie ou de confiscation immédiate des marchandises, n’y figurent pas.

Dans ce contexte, la CDF se félicite des avancées substantielles introduites dans le cadre du projet de loi RIPOST, fruit d’un travail de fond mené de longue date auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer le cadre législatif. Parmi les mesures adoptées au Sénat :

  • L’autorisation du recours à des techniques spéciales d’enquête pour les infractions liées à l’exploitation de la vente à la sauvette en bande organisée ;
  • Un renforcement significatif des sanctions, avec un passage de 1 à 3 ans d’emprisonnement et de 15 000 euros à 45 000 euros d’amende pour les faits commis en bande organisée ;
  • Un durcissement ciblé de la répression concernant la vente à la sauvette de tabac ;
  • L’extension des possibilités de saisie des marchandises par les agents de la police des transports, y compris à l’intérieur des gares ;
  • L’élargissement des compétences de ces agents pour constater les infractions dans les gares routières, et non plus uniquement à leurs abords.

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24 Mai 2026 | Associations
 

« À l’approche de la présidentielle, une autre question pourrait donc émerger pour nos organisations professionnelles.
Au-delà du devoir de réserve traditionnel de nos structures professionnelles, peuvent-elles continuer à répondre uniquement sur le terrain technique et réglementaire… ou doivent-elles accepter d’alimenter un débat qui soit désormais beaucoup plus culturel, émotionnel et… politique ? »

Cyrille Geiger à propos du positionnement des organisations professionnelles par rapport au nouveau style de communication des associations anti-tabac (voir le 21 mai).

24 Mai 2026 | Profession
 

Sylvie Marchandise et Frank Guehennec ouvrent une nouvelle page de leur carrière professionnelle à Sérent (Morbihan, à 30 kilomètres de Vannes), en prenant les manettes du tabac-presse « Le Graffiti ». Nous reprenons l’article du Ploërmelais.

Après plusieurs années comme salariés, le couple revient à l’entrepreneuriat. « J’étais producteur de lait et ma femme tenait un bar-tabac jusqu’à ce que des soucis de santé nous contraignent à stopper nos activités. Nous sommes redevenus salariés pendant cinq ans mais l’envie d’être nos propres patrons est revenue au galop. »

À deux, ils ont consulté des annonces de commerces à vendre et ont saisi l’opportunité de s’installer à Sérent : « Le côté rural de la commune nous a plu. »

Alors que les anciens propriétaires ont baissé le rideau il y a quelques semaines, Sylvie et Frank ont pris possession des lieux et travaillent à réorganiser l’achalandage. « Nous avons des livraisons tous les jours », sourit la quinquagénaire devant les caisses remplies de nouveaux magazines.

Côté tabac, l’offre va aussi évoluer en fonction des demandes des clients. Car être à l’écoute des Sérentais, voilà le leitmotiv des gérants. « Il faut que les gens osent nous demander. Notre but est vraiment de nous adapter en proposant ce dont ils ont besoin. »

Une fois les démarches administratives finalisées, Sylvie et Frank ont bien l’intention de transformer leur commerce en un véritable multiservices de proximité.

24 Mai 2026 | Profession
 

Chaque semaine, « La Dordogne Libre » présente un commerce. Récemment, cela a été avec Corinne Lescloupé, gérante du bar-tabac « L’Amphore » à Périgueux.

Depuis combien de temps êtes-vous installée ?

Depuis le 1er avril 2000, c’était un projet à l’époque… qui dure dans le temps.

Pourquoi avoir choisi cet emplacement ?

Il y a un côté historique, avec un bel environnement. En plus, à proximité de la Cité administrative, c’est le lieu idéal. Et en plus, il fait bon vivre, c’est agréable, et avec une vue exceptionnelle.

Que proposez-vous ?

Je suis au centre du quartier et je propose plein de services avec la réception de colis, la presse, le bar, le tabac, mais aussi des produits locaux comme du vin de Bergerac ou du miel.
Il peut aussi y avoir des moments autour des jeux de société, comme une après-midi Scrabble. Les gens viennent pour animer le quartier, et je fais tout ce qui est possible pour le faire vivre.

Quel est votre produit phare ?

Se retrouver autour d’un café venant d’un torréfacteur de la région.
Les gens viennent chercher du lien social, du dialogue, de l’échange.

Avez-vous des projets ?

Être dans la continuité, dans le dynamisme par rapport au quartier. La mairie a fait beaucoup d’efforts pour embellir autour mais, pour continuer de servir, il faut penser au stationnement, notamment les places bleues, pour continuer de proposer ses services et continuer de vivre dans la sérénité et créer ce lien. Si je continue comme ça, je suis heureuse avec des gens bienveillants autour.

23 Mai 2026 | Associations
 

Dès ce 23 mai, le Mégothon 2026 donnera le coup d’envoi d’une grande mobilisation partout en France ! C’est ainsi que débute un message de l’éco-organisme Alcome que nous reprenons.

Du 23 au 30 mai, citoyens, associations, collectivités et entreprises se réuniront pour participer à des actions de ramassage de mégots et de prévention autour du mauvais geste de ce déchet encore trop présent dans l’espace public.

Au-delà des collectes organisées sur le terrain, qui restent une action curative, cette initiative, portée par le Mégothon, rappelle d’abord l’importance de la prévention sur le bon geste à adopter pour que les mégots ne terminent pas au sol mais bien dans un dispositif adapté (une poubelle ou un cendrier).

L’éco-organisme Alcome est fier de soutenir cette mobilisation nationale et l’ensemble des acteurs engagés partout en France.

23 Mai 2026 | Profession
 

Les buralistes charentais ont vivement réagi à un article sur « ces voyages en cars pour aller faire ses courses en Espagne… » paru dans le quotidien La Charente Libre.

Ils sont intervenus dès le lendemain dans le même journal (extrait).

« Les buralistes ne sont pas uniquement des vendeurs de produits réglementés : ils sont des acteurs essentiels de la vie économique et sociale des territoires ruraux et urbains, rappelle le syndicat.

Dans de nombreuses communes, le bureau de tabac demeure le dernier commerce de proximité, un relais de services publics, un lieu de lien social et un employeur local. »

Les buralistes de Charente rappellent également « que l’écart de fiscalité avec certains pays frontaliers alimente déjà massivement les achats hors réseau français, avec des conséquences lourdes pour les finances publiques, la lutte contre les trafics et la survie de milliers de commerces indépendants. »

23 Mai 2026 | Profession
 

Doubs : arrestation de l’agresseur de buralistes

À Besançon, un homme de 53 ans a été interpellé le 12 mai dernier, à son domicile, dans le cadre d’une enquête portant sur plusieurs faits de vols aggravés et de tentative de vol par ruse. Les investigations ont débuté après le vol d’un véhicule qui avait ensuite été aperçu lors d’une tentative d’intrusion dans une habitation, puis lors de plusieurs vols à main armée perpétrés dans les bureaux de tabac « Le Picaduros » et « Le Fontenoy », rue de Belfort.

L’auteur menaçait ses victimes avec un sabre dissimulé dans un sac plastique ou prétendait être armé d’une arme à feu. Plusieurs centaines d’euros et une trentaine de cartouches de cigarettes avaient été dérobées.

Lors de la perquisition menée au domicile du suspect, les enquêteurs ont retrouvé des cartouches de cigarettes ainsi que des vêtements et objets similaires à ceux utilisés lors des faits. À l’issue de sa garde à vue, le quinquagénaire a été déféré au parquet.


Finistère : vitrines vandalisées

Le 14 mai, au matin, en venant ouvrir son bar-tabac-presse « L’Hermine », à Querrien (Finistère, à 10 kilomètres de Quimperlé), le buraliste constate des débris de verre devant le commerce et un trou dans les deux grandes vitrines. Avant de pénétrer dans le bar-tabac-presse, elle contacte la gendarmerie, qui arrive aussitôt, constatant la présence de deux grosses pierres à l’intérieur et étudiant les caméras du commerce.

Ce vandalisme n’a pas entièrement brisé les deux grandes vitrines, mais les a cependant fragilisées et fêlées ; elles risquent de tomber à tout moment. Les assurances vont venir les sécuriser, pour que le commerce puisse rouvrir dès que possible.


Indre-et-Loire : le mobilier détruit

Deux hommes, âgés de 30 et 34 ans, ont détruit du mobilier et agressé les patrons d’un bar-tabac du quartier de La Tranchée à Tours, ce 15 mai : « les chaises et les tables ont volé », selon les témoins.

Jugés, le 18 mai, ils ont été condamnés à de la prison ferme.


Puy-de-Dôme : cambriolage nocturne

Un tabac-presse de Bagnols a été cambriolé la nuit du 20 au 21 mai. Les voleurs ont essentiellement visé les paquets de cigarettes.

Et ils ont trouvé… Le préjudice est estimé à pas moins de 400 paquets de cigarettes.

23 Mai 2026 | Trafic
 

Neuf personnes ont été mises en examen après la découverte de plus d’un million d’euros en liquide dans un bar-tabac du centre de Nîmes dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants organisé depuis la cellule d’une prison, a indiqué, ce 21 mai, le parquet de Nîmes (voir 20 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

Une perquisition, le 18 mai, dans cet établissement très connu des Nîmois a permis « de découvrir 1.083.720 euros en numéraire et 4,8 kilos de cannabis », a expliqué lors d’une conférence de presse la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Les liasses de billets étaient dissimulées dans des caisses, des cartouches à cigarettes ou encore des sacs de courses. Lire la suite »

22 Mai 2026 | L'Info
 

Pour la nouvelle municipalité, c’est un peu une manière de dire « On l’a promis, on le fait ». Ce 19 mai, le quartier du Petit-Colombes, et en particulier la place Aragon, a vu la vie en bleu sombre. Dès 7 heures 30, les polices nationale et municipale ont convergé vers ce haut lieu du trafic de cigarettes et de la vente à la sauvette. Nous reprenons l’article du Parisien (Olivier Bureau).

Deux heures et demie plus tard, l’opération s’achevait sur un bilan non négligeable. Les forces de l’ordre ont saisi 300 cartouches de cigarettes de contrebande et 6 700 euros en liquide. Dix personnes ont par ailleurs été interpellées et placées en garde à vue au commissariat de Colombes.

« Par cette opération, les forces de l’ordre ont clairement démontré leur détermination à faire respecter la loi républicaine et à assurer la tranquillité des habitants et des riverains du quartier », se félicite Joakim Giacomoni (LR), le maire de Colombes.

« Depuis trop longtemps, certains secteurs de notre ville avaient été abandonnés à des logiques d’occupation, de trafics et d’impunité. Cette époque est terminée. La sécurité est un combat quotidien. Nous refusons que des réseaux illégaux fassent leur loi dans nos quartiers. Les habitants du Petit-Colombes ont droit à la sécurité, au calme et au respect des règles communes comme tous les Colombiens. » Lire la suite »