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26 Sep 2022 | L'Info
 

Après deux ans de stabilité, le prix du paquet de cigarettes « va augmenter comme l’inflation », a annoncé lundi la Première ministre Élisabeth Borne sur RMC/BFMTV, avant la présentation du projet du budget 2023.

« Je vous confirme que le prix du paquet (…) va augmenter comme l’inflation. Ça serait assez paradoxal que la hausse des cigarettes soit moins élevée que l’inflation », cela signifierait que « finalement, relativement, le prix baisserait » a-t-elle déclaré.

« Compte tenu de l’impact sur la santé du tabac, je pense que ça serait plus compréhensible et donc on a prévu en effet d’indexer le prix du paquet de cigarettes sur l’inflation », selon la Première ministre.

•• Vendredi, Les Échos avaient indiqué que le gouvernement envisageait d’indexer sur l’inflation les droits d’accise sur le tabac, soit une hausse de 70 centimes d’euros environ du prix des paquets de cigarettes, selon un chiffrage du quotidien économique (voir 23 septembre).

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran avait alors renvoyé à la présentation du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). « C’est là que les annonces interviendront », avait-il dit.

Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a relevé la fiscalité régulièrement, à partir de 2018, jusqu’à atteindre en novembre 2020 un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes. Un gel de la fiscalité est ensuite intervenu en 2021 et 2022.

•• Les buralistes s’étaient dits vendredi « inquiets » de la perspective de voir la fiscalité sur le tabac augmenter.

Pour le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, toute augmentation devrait être « très modérée, de l’ordre de 20 centimes par an », avait-il déclaré à l’AFP. Il avait réclamé « une visibilité pluriannuelle de la fiscalité, comme sous le précédent quinquennat », permettant aux professionnels « de piloter le paquebot et de trouver les bonnes orientations ».

26 Sep 2022 | Profession
 

Un sondage IFOP réalisé, récemment, sur un échantillon représentatif de la population, fait ressortir que 60 % des Français estiment que les hausses des taxes sur les cigarettes incitent davantage les fumeurs à se tourner vers les marchés parallèles qu’ à arrêter de fumer (voir 31 mai).

Rappelons quelques enseignements de ce sondage déjà publié ici même :

19 % des Français pensent que la politique fiscale sur le tabac pousse effectivement les fumeurs à diminuer leur consommation de cigarettes, voire à arrêter ;

 39 % des Français considèrent que les hausses de prix poussent les fumeurs à acheter sur les marchés parallèles ;

• 59 % des Français pensent que la hausse des taxes est la principale raison de développement des marchés parallèles (61 % des fumeurs partagent cet avis) ;

 54 % des Français estiment que les hausses de taxes sur les produits du tabac incitent les fumeurs à réduire leur budget sur d’autres achats sans que cela ait d’effets sur la consommation de cigarettes ;

• 63 % des fumeurs réguliers ont déjà consommé des cigarettes achetées hors du réseau des buralistes (dont 31 % fréquemment).

Sondage IFOP réalisé pour Philip Morris International, en mai dernier, sur un échantillon représentatif de Français de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus.

26 Sep 2022 | Trafic
 

De retour de Belgique, deux Afghans de 32 et 26 ans ont été interpellés dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 septembre à Saint-Denis alors qu’ils déchargeaient des cartons de cigarettes de contrefaçon. 3 850 cartouches ont été par ailleurs saisies, selon des informations du Parisien.

Ils sont soupçonnés de diriger l’un des plus gros spots français de vente de cigarettes à la sauvette, situé place de la Chapelle, à Paris (18ème), en s’occupant notamment de son approvisionnement (voir 27 juillet 2022, 7 février 2020).

•• À la faveur d’un « tuyau », les enquêteurs se mettent en mai dernier sur les traces d’un des deux hommes soupçonnés d’approvisionner « le Petit Kaboul », place de la Chapelle, où des dizaines d’Afghans vendent 5 euros le paquet de cigarettes. Sans doute le spot le plus couru avec celui de Barbès (voir 15 juillet 2021), situé à proximité, et celui des Quatre-Chemins à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis / voir 25 décembre 2021). Le trafic se déplace aussi devant de nombreuses gares RER franciliennes.

Dès le mois de septembre, les enquêteurs parviennent à déterminer que leur « cible » conduit une Ford Focus. En étudiant la géolocalisation du véhicule, les policiers déterminent qu’il se rend ainsi en Belgique trois fois par semaine, accompagné d’un complice, au volant d’un Mercedes Vito.

Dès que les deux hommes remettent le pied en France, ils sont pris en filature par la DCO ( Département de Lutte contre la Criminalité organisée). C’est comme cela qu’un box où les cartons de cigarettes étaient entreposés est découvert rue Marcadet (18ème), tout près du « Petit Kaboul ». C’est ici que les policiers mettront la main sur 1 800 cartouches (le reste a été saisi dans un des deux véhicules).

•• D’après une source proche de l’enquête, un « lieu récurrent de transaction » au retour de Belgique a également été localisé avenue du Président-Wilson, à Saint-Denis.

Finalement, les enquêteurs décident de déclencher leur opération à un retour de Belgique. « Le problème, c’est que les deux gars choisissent ce moment précis pour ne plus partir là-bas » rit jaune une source policière, « pendant quatre nuits, on est restés en alerte car on attendait le réapprovisionnement. Finalement, ils se sont enfin décidés à y retourner. » Lire la suite »

26 Sep 2022 | Profession
 

Le 23 septembre, ce fut au tour de la fédération des buralistes de l’Ain de signer avec les représentants de l’État la coopération pour la sécurité et la lutte contre le marché parallèle (voir 22 septembre, 8 février). 

« La sécurité est l’affaire de tous, c’est un continuum. Les forces de l’ordre sont engagées au quotidien mais la sécurité nécessite aussi des collaborations avec des partenaires » a expliqué la préfète Cécile Bigot-Dekeyzer, lors de la signature en préfecture. « Les buralistes font partie des commerces les plus attaqués en raison de la valeur du tabac. Et le trafic de tabac de contrebande est en augmentation ».

La convention devrait permettre, notamment, la mise en relation avec un référent au sein de la police et de la gendarmerie. Et les buralistes sont désormais appelés à participer à la lutter contre ces trafics.

« Avec l’appli « Stop trafic tabac », nous pouvons nous-même signaler la contrebande dont nous avons connaissance » a précisé Nathalie Daubourg, présidente de la fédération départementale, avant de signer la convention, selon Le Progrès.

26 Sep 2022 | Observatoire
 

Le cannabis récréatif sera bien légalisé l’année prochaine (voir 18 juin). L’annonce en a été faite par le ministre des finances lui-même, Christian Lindner.

Ce qui a étonné manifestement la presse allemande faisant remarquer que le texte n’a pas encore été examiné par le Bundestag.

Et le commissaire fédéral aux stupéfiants Burkhard Blienert a déclaré récemment que la loi, répondant à une promesse de l’actuelle coalition au gouvernement, ne pourrait pas entrer en vigueur avant 2024. Le texte définitif, toujours en cours de finalisation, devrait être finalisé qu’à la fin de cette année.

26 Sep 2022 | Observatoire
 

Une étude réalisée par Opinion Way (pour Equipmag, salon pour les professionnels du commerce et de la distribution) s’intéresse au rapport des 18-30 ans avec les magasins physiques. Si l’e-commerce est en plein essor, les jeunes ne sont pas près de déserter les magasins. Ils se montrent toutefois exigeants et rêvent d’une expérience shopping améliorée.

Résultats dans Les Échos.

•• L’étude s’intéresse tout d’abord aux éléments qui poussent les jeunes à fuir les magasins. Pour 31 % des Français âgés de 18 à 30 ans, la foule et les magasins bondés sont considérés comme un élément de crispation dans leur expérience en magasin. Les files d’attente, à la caisse ou en cabine d’essayage, sont également pointées du doigt par 28 % d’entre eux.

Les vendeurs sont également visés. Ainsi, 27 % des répondants estiment « qu’il n’y a rien de pire que se sentir poussé à acheter quelque chose dont ils n’ont pas besoin », détaille l’étude. Enfin, un consommateur sur quatre désigne les vendeurs trop insistants comme l’élément le plus susceptible de les faire fuir d’un magasin.

Les autres raisons avancées pour éviter les points de vente physiques ont trait à l’urgence environnementale. Les signes de gaspillage dans le magasin (17 %), l’abus de chauffage (18 %) ou la climatisation (12 %) alimentent le désamour de cette génération pour les points de vente physiques.

•• Cette génération n’est pas tout à fait prête à complètement déserter les magasins.

Les 18-30 ans sont ainsi 33 % à saluer la bienveillance des vendeurs qui ne pressent pas leurs achats. Ils sont également 27 % à aimer flâner dans les boutiques pour s’imprégner des tendances et 20 % à apprécier aller en boutique pour passer du temps dans un cadre d’exception.

Si elle se montre critique vis-à-vis de la surconsommation que peut engendrer l’achat en magasin, la génération Z, à savoir les personnes nées entre 1997 et 2010, et une partie des millénials, nés entre 1984 et 1996, savent aussi reconnaître les efforts engagés. Ainsi 18 % des répondants attachent de l’importance aux efforts menés par les enseignes pour limiter leur impact environnemental. Lire la suite »

25 Sep 2022 | Profession
 

La dernière étude KPMG sur le marché parallèle du tabac (la part de la consommation de cigarettes qui ne provient pas du réseau des buralistes) fait état, pour 2021 sur le marché global français, du niveau record de 35,4 % avec 15,4 % pour la seule contrefaçon (voir 23 juin).

Ce chiffre proprement ahurissant est à mettre en relation avec un taux de prévalence tabagique particulièrement élevé (25,5 % de fumeurs de plus de 18 ans).

Il est aussi à mettre en relation avec le fait que nous soyons parmi les rares en Europe à avoir adopté le paquet neutre … et surtout que nous disposions des prix de vente officiels les plus élevés d’Europe.

En 2021, la France a vu les ventes dans le réseau des buralistes baisser de 6 % en volume, alors que la consommation des cigarettes a progressé de 1 %. Qui peut encore être convaincu du bon fonctionnement de l’outil fiscal pour faire baisser réellement le tabagisme ?

25 Sep 2022 | Profession
 

Suite aux informations parues dans Les Échos (voir 23 septembre) sur une nouvelle mesure fiscale concernant le tabac qui aurait pour effet d’augmenter sensiblement les prix (dans le cadre du prochain PLFSS / Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale), le Président de la Confédération des buralistes multiplie les déclarations de bon sens dans les médias (voir 24 septembre). Extraits de l’essentiel de ses messages.

•• Sur France Inter (journal 19 heures ce 23 septembre) : « une évolution des prix ne serait pas du tout appréciée par la profession eu égard à l’évolution du marché officiel que nous connaissons depuis 2017 et même plus largement depuis 2003.

Plusieurs trajectoires de hausses fiscales ont été mises en œuvre, au nom de la Santé publique,  et nous avons observé que les Français n’ont pas forcément arrêté de fumer comme on voudrait nous le faire croire. Beaucoup ont eu recours aux marchés parallèles. Nous avons toujours une prévalence tabagique les plus importantes d’Europe. Or, la plupart de nos revenus sont issus avant tout du chiffre d’affaires généré par la vente du tabac, ensuite les jeux et bien après, la presse. Une nouvelle pression sur les prix du tabac ne ferait que précipiter des difficultés. » Lire la suite »

25 Sep 2022 | Profession
 

« (Avec les prix du tabac les plus hauts d’Europe) … Nous avons poussé les consommateurs à s’approvisionner illégalement sur le marché parallèle, à la frontière, à la sortie du métro ou sur Internet. Je ne voudrais pas que tout cela devienne demain un usage commun dans la consommation du tabac. » 

Philippe Coy, sur RMC le 23 septembre (voir 24 septembre).