Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
25 Mai 2026 | Associations
 

L’Association Buralistes en colère, par l’intermédiaire de son avocat, a envoyé à la société Snap Europe, basée à Paris, une mise en demeure préalable à une procédure judiciaire.

L’association exige notamment que le réseau social Snapchat retire dans les deux semaines toutes les annonces de vente de tabac. Dans le cas contraire, l’association va porter plainte au pénal contre Snap Europe et ses dirigeants.

Éric Hermeline, président de Buralistes en colère (voir 3 mai 2026), met en demeure Snapchat et lui demande « de procéder au retrait immédiat des contenus identifiés comme participant à la vente illicite de tabac ; de suspendre et supprimer les comptes concernés ; de mettre en œuvre des dispositifs renforcés de détection automatisée des contenus liés au trafic de tabac ; de communiquer les mesures concrètes engagées afin d’empêcher la réapparition de ces réseaux ; de préserver l’intégralité des données techniques et d’identification utiles à d’éventuelles réquisitions judiciaires ; de désigner un interlocuteur dédié aux signalements émanant de l’association Buralistes en colère. »

(Voir aussi les 6 novembre et 18 décembre 2025)

25 Mai 2026 | Associations
 

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a l’honneur de recevoir le World No Tobacco Day Award 2026, distinction décernée chaque année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de récompenser des personnalités et organisations ayant contribué de manière remarquable à la lutte contre le tabagisme dans les différentes régions du monde.
Nous reprenons le communiqué du CNCT.

Cette reconnaissance internationale vient saluer un engagement historique et un travail collectif mené sans relâche par le CNCT en faveur de la protection de la santé publique.
Fondé en 1868, le CNCT agit depuis plus de 150 ans pour prévenir les conséquences sanitaires, sociales, environnementales et économiques du tabac, et pour défendre des politiques publiques ambitieuses face aux stratégies d’influence de l’industrie du tabac et de la nicotine.

Cette distinction constitue une reconnaissance forte de l’action conduite par l’association, tout particulièrement au cours des dernières décennies dans le cadre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), notamment en matière de protection des politiques publiques contre l’ingérence de l’industrie du tabac, de lutte contre les stratégies de marketing et de promotion des produits nicotiniques, de vigilance judiciaire, de plaidoyer institutionnel et d’information du public à travers la plateforme « Génération sans tabac ».
L’action de l’association se distingue également par sa dimension de coopération internationale. Lire la suite »

25 Mai 2026 | Profession
 

Les patronnes d'un bar-tabac ayant accueilli un gagnant de 100 000 au Cash

Si les jeux d’argent sont aujourd’hui à portée de clic, les points de vente traditionnels, dans les commerces de proximité, restent des vitrines stratégiques pour les opérateurs. Ce sont aussi des espaces de rencontre importants pour les joueurs eux-mêmes. Car le fait de jouer ne s’arrête pas au pari ou au jeu à gratter mais s’inscrit dans des lieux et une sociabilité générale. Explications.
C’est ainsi que débute un article de Nicolas Brun (doctorat, Université Sorbonne Paris Nord) sur le site The Conversation.

Le Loto a 50 ans ! Commercialisé pour la première fois en mai 1976 par la Loterie nationale (aujourd’hui FDJ United), le Loto amorce à l’époque le début du renouveau pour les jeux de loterie en France.

Un demi-siècle plus tard, à l’heure de la numérisation croissante des pratiques dans la société, 27 % du produit brut mondial des jeux et 18,5 % de celui réalisé en France se font en ligne. Il est aujourd’hui possible de jouer en quelques secondes, depuis son téléphone, sans contrainte particulière de lieu ni de temporalité.

Dans ce contexte, comment expliquer la persistance des points de vente physiques dans l’organisation du marché des jeux d’argent en France ? Pourquoi est-ce qu’à l’heure du numérique FDJ United continue de disposer du premier réseau commercial de France, avec près de 29 000 commerces partenaires ?

Un levier de visibilité publicitaire

Le réseau physique de la Française des jeux (FDJ) a tout d’abord un poids économique considérable dans les résultats du groupe, puisque, en 2025, 93 % du produit brut des jeux réalisé en France (calcul à partir des données présentées dans les documents financiers de FDJ United), transite encore par ces points de vente. Malgré un réseau moins dense (environ 14 000 points de vente), le constat est similaire pour l’opérateur de paris hippiques, le Pari mutuel urbain (PMU).
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25 Mai 2026 | Trafic
 

Le 4 mars 2025, un habitant de Caudan (près de Lorient) est arrêté pour conduite dangereuse…
Les policiers trouvent dans son véhicule trois cartons contenant 139 cartouches de cigarettes.

Le chauffeur fait semblant de ne pas comprendre ce que ce tabac fait dans son coffre.
Il n’est pas plus explicite devant le tribunal, ce 18 mai.

Il vient d’être condamné à 105 heures de… TIG, de travail d’intérêt général.

25 Mai 2026 | Trafic
 

L’établissement « Alimentation générale », situé avenue Albert-et-Élisabeth à Clermont-Ferrand, a été fermé administrativement par la préfète du Puy-de-Dôme.
Nous reprenons l’information de ICI Pays d’Auvergne (le 21 mai).

Des cigarettes y ont été vendues selon les services de l’État ; d’autres, d’origine non justifiée, y ont été trouvées.

La fermeture a été prononcée pour une durée de quatre mois, jusqu’au 20 août.

Rappelons que la fédération départementale des buralistes avait été reçue par la nouvelle préfète du Puy-de-Dôme, Anne Frackowiak-Jacobs, le 16 avril dernier (voir le 23 avril).

24 Mai 2026 | Associations
 

La Confédération des commerçants de France (CDF) se félicite de l’adoption par le Sénat du projet de loi RIPOST, qui marque une étape importante dans la lutte contre la vente à la sauvette, en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans des logiques de réseaux organisés (voir 26 mars 2026 et 5 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de la Confédération des commerçants de France (du 22 mai).

Plusieurs dispositions adoptées au Sénat, dont certaines directement issues d’amendements portés par la CDF, reprennent des propositions défendues de longue date par la Confédération.

Depuis plusieurs années, la CDF alerte les pouvoirs publics sur la montée en puissance rapide d’un phénomène qui a changé de nature. La vente à la sauvette ne relève plus de pratiques isolées, mais s’inscrit désormais dans des logiques de réseaux structurés, organisés et mobiles, capables de se déployer rapidement sur les territoires.

La vente à la sauvette ne constitue en effet que la partie visible de marchés parallèles plus larges, désormais installés dans de nombreux territoires et touchant une diversité croissante de produits. Ces circuits fragilisent durablement le commerce de proximité, désorganisent les équilibres économiques locaux et alimentent des flux illégaux significatifs, dans des proportions qui se sont nettement accrues ces dernières années. À titre d’illustration, la contrefaçon représenterait à elle seule près de 7 milliards d’euros de pertes fiscales et 38 000 emplois impactés chaque année.

Si le projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale, a introduit la possibilité pour les policiers municipaux de recourir à des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), notamment à hauteur de 500 euros pour les vendeurs à la sauvette, ces dispositions demeurent insuffisantes au regard de la structuration croissante des réseaux. Leur mise en œuvre opérationnelle reste complexe, et des mesures pourtant essentielles, telles que l’élargissement des capacités de saisie ou de confiscation immédiate des marchandises, n’y figurent pas.

Dans ce contexte, la CDF se félicite des avancées substantielles introduites dans le cadre du projet de loi RIPOST, fruit d’un travail de fond mené de longue date auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer le cadre législatif. Parmi les mesures adoptées au Sénat :

  • L’autorisation du recours à des techniques spéciales d’enquête pour les infractions liées à l’exploitation de la vente à la sauvette en bande organisée ;
  • Un renforcement significatif des sanctions, avec un passage de 1 à 3 ans d’emprisonnement et de 15 000 euros à 45 000 euros d’amende pour les faits commis en bande organisée ;
  • Un durcissement ciblé de la répression concernant la vente à la sauvette de tabac ;
  • L’extension des possibilités de saisie des marchandises par les agents de la police des transports, y compris à l’intérieur des gares ;
  • L’élargissement des compétences de ces agents pour constater les infractions dans les gares routières, et non plus uniquement à leurs abords.

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24 Mai 2026 | Associations
 

« À l’approche de la présidentielle, une autre question pourrait donc émerger pour nos organisations professionnelles.
Au-delà du devoir de réserve traditionnel de nos structures professionnelles, peuvent-elles continuer à répondre uniquement sur le terrain technique et réglementaire… ou doivent-elles accepter d’alimenter un débat qui soit désormais beaucoup plus culturel, émotionnel et… politique ? »

Cyrille Geiger à propos du positionnement des organisations professionnelles par rapport au nouveau style de communication des associations anti-tabac (voir le 21 mai).

24 Mai 2026 | Profession
 

Sylvie Marchandise et Frank Guehennec ouvrent une nouvelle page de leur carrière professionnelle à Sérent (Morbihan, à 30 kilomètres de Vannes), en prenant les manettes du tabac-presse « Le Graffiti ». Nous reprenons l’article du Ploërmelais.

Après plusieurs années comme salariés, le couple revient à l’entrepreneuriat. « J’étais producteur de lait et ma femme tenait un bar-tabac jusqu’à ce que des soucis de santé nous contraignent à stopper nos activités. Nous sommes redevenus salariés pendant cinq ans mais l’envie d’être nos propres patrons est revenue au galop. »

À deux, ils ont consulté des annonces de commerces à vendre et ont saisi l’opportunité de s’installer à Sérent : « Le côté rural de la commune nous a plu. »

Alors que les anciens propriétaires ont baissé le rideau il y a quelques semaines, Sylvie et Frank ont pris possession des lieux et travaillent à réorganiser l’achalandage. « Nous avons des livraisons tous les jours », sourit la quinquagénaire devant les caisses remplies de nouveaux magazines.

Côté tabac, l’offre va aussi évoluer en fonction des demandes des clients. Car être à l’écoute des Sérentais, voilà le leitmotiv des gérants. « Il faut que les gens osent nous demander. Notre but est vraiment de nous adapter en proposant ce dont ils ont besoin. »

Une fois les démarches administratives finalisées, Sylvie et Frank ont bien l’intention de transformer leur commerce en un véritable multiservices de proximité.

24 Mai 2026 | Profession
 

Chaque semaine, « La Dordogne Libre » présente un commerce. Récemment, cela a été avec Corinne Lescloupé, gérante du bar-tabac « L’Amphore » à Périgueux.

Depuis combien de temps êtes-vous installée ?

Depuis le 1er avril 2000, c’était un projet à l’époque… qui dure dans le temps.

Pourquoi avoir choisi cet emplacement ?

Il y a un côté historique, avec un bel environnement. En plus, à proximité de la Cité administrative, c’est le lieu idéal. Et en plus, il fait bon vivre, c’est agréable, et avec une vue exceptionnelle.

Que proposez-vous ?

Je suis au centre du quartier et je propose plein de services avec la réception de colis, la presse, le bar, le tabac, mais aussi des produits locaux comme du vin de Bergerac ou du miel.
Il peut aussi y avoir des moments autour des jeux de société, comme une après-midi Scrabble. Les gens viennent pour animer le quartier, et je fais tout ce qui est possible pour le faire vivre.

Quel est votre produit phare ?

Se retrouver autour d’un café venant d’un torréfacteur de la région.
Les gens viennent chercher du lien social, du dialogue, de l’échange.

Avez-vous des projets ?

Être dans la continuité, dans le dynamisme par rapport au quartier. La mairie a fait beaucoup d’efforts pour embellir autour mais, pour continuer de servir, il faut penser au stationnement, notamment les places bleues, pour continuer de proposer ses services et continuer de vivre dans la sérénité et créer ce lien. Si je continue comme ça, je suis heureuse avec des gens bienveillants autour.