
C’est en prenant le temps nécessaire (audiences du 16 juin au 2 juillet) que le tribunal judiciaire de Paris examine une affaire de trafic international de tabac de contrefaçon impressionnante. Par sa taille et son organisation.
En février 2022, la DNRED (Direction nationale des enquêtes douanières) apprend l’arrivée, en France, de conteneurs entiers de cigarettes de contrefaçon venant du Cambodge via Dubaï.
De fait, plusieurs conteneurs sont identifiés à Fos-sur-Mer. D’après les documents, ces conteneurs étaient remplis de chaussures et de sacs. En réalité… on y a trouvé 98 700 cartouches de fausses Marlboro parmi d’autres marchandises.
L’enquête douanière a débouché ensuite sur la découverte de points logistiques regorgeant de tabac de contrefaçon : dans des entrepôts à Ballancourt (Essonne) ainsi que dans des box de stockage à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et Torcy (Seine-et-Marne).
À Ballancourt, ce sont 47 650 cartouches qui ont été saisies, le 2 mars 2022.
En mai 2022, 45 150 cartouches sont saisies à Aubervilliers et 35 000 à Torcy.
Toute cette logistique étant opérée à partir de sociétés écrans en France et à l’international.
Lors des saisies, 140 000 euros ont également été découverts.
Selon les proches du dossier, il faut retenir de cette affaire l’action d’un réseau criminel transnational de grande ampleur à l’organisation bien structurée et parfaitement huilée.
Avec des implications internationales : de la « fabrication » et du transport – assurés par des Asiatiques – à la logistique sur le territoire français, prise en charge par des Moldaves.
En tout, ce sont 45 tonnes de tabac qui seront saisies lors de l’enquête.
On peut s’attendre à un procès aussi compliqué que le dossier.
Et l’on comprend parfaitement pourquoi la France est le premier marché des cigarettes de contrefaçon en Europe (voir 3 juin 2026).






On sait que l’Australie connaît un tel développement du marché parallèle du tabac que les réseaux mafieux cherchent à prendre – par la force – le contrôle des points de vente officiels et agréés (voir 
Avec plus de 2 700 établissements répartis sur l’ensemble du territoire francilien, les buralistes constituent un réseau de proximité essentiel. La Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités et la Fédération des buralistes de Paris Île-de-France renforcent leur coopération pour accompagner la diversification de ces derniers, renforcer l’offre de services aux habitants dans toute la région et promouvoir la richesse des territoires.
Il s’agit aussi d’accompagner les buralistes, acteurs économiques clés, dans les défis auxquels ils sont confrontés, qu’il s’agisse de la diversification ou de l’insécurité.


« Vous les buralistes, je vous connais depuis longtemps et vous êtes chers à mon cœur, je me souviens parfaitement… en 2011, au titre de ministre du Budget, d’avoir négocié et signé un contrat d’avenir pour tous les buralistes avec votre président national Pascal Montredon. »