Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
23 Oct 2026 | Institutions
 

Assemblée nationale

L’amendement du député (écologiste) Nicolas Thierry a été rejeté lors de l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce jeudi 22 octobre en fin de soirée.

Rappelons que l’amendement proposait l’interdiction, pour les buralistes, de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009. Avec application dès janvier prochain (voir les 16 et 18 octobre).
On reviendra sur les débats, mais les arguments sur l’inefficacité de la prohibition par l’âge ont fait mouche.
Précisons que si le Royaume-Uni a adopté la mesure (pour le 1er janvier prochain), les Pays-Bas y ont aussi renoncé après l’avoir envisagée.
Reste qu’il faut s’attendre à ce que le sujet soit relancé en France. Au moins par les écologistes.

Auparavant, l’Assemblée avait rejeté un amendement de Philippe Lottiaux (RN) visant à une levée de l’interdiction des sachets de nicotine « à commercialiser dans le réseau encadré des buralistes ».

23 Oct 2026 | Profession
 

JusticeLe démantèlement du réseau, en 2022, avait conduit à la saisie de 32 tonnes de cigarettes de contrefaçon…

Nous vous avons présenté, ici même, le procès d’un réseau (à dominante arménienne) qui assurait – à partir d’usines clandestines implantées dans les pays de l’Est – l’approvisionnement d’un trafic de cigarettes écoulées par des revendeurs locaux opérant via des comptes Snapchat. Sur la région lyonnaise, mais aussi Paris et Marseille (voir le 7 octobre).
Les audiences se sont tenues du 5 au 14 octobre devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Lyon.

Le patron écope de 5 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt.
Un prévenu est condamné à 4 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt. Un autre à la même peine, mais avec un sursis.
Huit condamnations à 3 ans assortis de sursis, six condamnations à 2 ans également avec sursis.
Une condamnation à 1 an.

Seulement voilà : les prévenus avec mandat d’arrêt… ont brillé par leur absence jusqu’à maintenant. Ils n’ont jamais répondu aux convocations du tribunal.
Envolés dans la nature pendant la procédure.
D’où ces condamnations avec mandats d’arrêt… mais dont l’exécution s’avère pour le moins provisoire.
En fait, avec les sursis prononcés, personne n’ira en prison. Peut-être quelques bracelets électroniques accordés par le juge d’application des peines.

23 Oct 2026 | Profession
 

Nous reprenons un extrait du Parisien / Aujourd’hui en France concernant le passage au tribunal d’un jeune émeutier surpris devant un débit de tabac vandalisé le 19 octobre dernier (voir 22 et 19 octobre).

« Ça vient du magasin » mais « je n’y étais pas », explique Souleymane, 19 ans, dont le sac à dos contenait des vêtements de sport avec leurs étiquettes, des jeux à gratter et des paquets de cigarettes.
Interpellé lundi peu après minuit dans le 10e arrondissement de Paris, ce jeune homme ivoirien, en situation irrégulière, a été arrêté près d’un scooter qu’il tentait de dérober, selon l’accusation.

Une voisine l’a filmé depuis son balcon tandis que la vidéosurveillance du bureau de tabac montre des dizaines de personnes s’engouffrer dans son magasin, souvent habillées en noir. L’une d’entre elles porte des baskets violettes, les mêmes que celles de Souleymane. « Je n’étais pas habillé en noir, c’est au commissariat qu’ils m’ont habillé en noir et pris en photo », assure le plombier, placé à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). « Oula… », répond la présidente.

« Je ne vais pas être très original » dans cet « énième dossier », dit le procureur, qui réclame de la prison ferme, une incarcération immédiate et une interdiction du territoire pendant 3 ans. Déjà condamné à trois reprises, il écope de 8 mois ferme et dormira en prison.

23 Oct 2026 | Profession
 

Philip Morris International affiche, pour le troisième trimestre 2026, une hausse de ses revenus (ventes dans le monde) de + 5,5 % (par rapport au troisième trimestre de 2025).

Sachant que les produits sans fumée représentent, désormais, 40 % du total des revenus.

À noter une hausse de + 1,5 % pour l’iQOS (tabac chauffé) et surtout un bond de + 61,6 %, en volume, pour les produits de vapotage (marque Veev).

Aux États-Unis, les sachets de nicotine Zyn ont connu une progression de + 4,2 % sur un marché particulièrement compétitif.

(Voir le 24 juillet 2026)

23 Oct 2026 | Associations
 

Lyon, Bordeaux, Nice. Depuis quelques jours, des tramways de ces trois grandes agglomérations portent le message #MonMégotOuIlFaut. Et ce, jusqu’à début novembre.
Nous reprenons un message (LinkedIn, le 22 octobre) de Vincent Zappia (président d’Alcome).

Après les taxis et VTC à Paris, Alcome poursuit sa démarche : aller à la rencontre des fumeurs là où ils se trouvent, dans leur quotidien. Et le tram, c’est le quotidien. Celui que l’on prend pour aller travailler, que l’on attend à l’arrêt, que l’on regarde passer.

Sur chaque rame, un rappel simple : cendrier de rue, poubelle ou cendrier de poche.
Les solutions existent, il suffit de les avoir en tête au bon moment.

Un message que l’on croise chaque jour finit par compter.
C’est tout l’enjeu : que le geste responsable devienne un réflexe.
Partout en France.
Merci à Ville de Lyon, Ville de Bordeaux et Ville de Nice pour leur engagement à nos côtés.

(voir les 22 octobre, 16 octobre et 21 septembre).

22 Oct 2026 | Profession
 

Avec la forte augmentation du prix des paquets de cigarettes, les bureaux de tabac sont particulièrement visés lors des mouvements d’émeutes (voir 18 et 19 octobre). Selon un décompte toujours provisoire de la Confédération nationale des buralistes, une centaine d’établissements ont été dévalisés samedi dernier. Leur détresse est immense. Nous reprenons un sujet d’Europe 1, ce 21 octobre (de Stéphane Burgatt).

Quatre murs et un mobilier réduit en miettes, c’est tout ce qu’il reste du commerce de Nelly. « Ils ont pris des panneaux pour la circulation et ils ont forcé le rideau. Ils sont passés tellement fort à plusieurs qu’ils ont même cassé la vitrine », raconte-t-elle.

« Ils avaient la porte sur eux, ils s’en foutaient, ils continuaient. On aurait dit une fourmilière. Ils remplissaient des valises avec des cigarettes, des bonbons, tout ce qui était bon à prendre, ils prenaient. Il y a même des clients à nous qui se sont servis », se remémore-t-elle.

Il y a même des clients à nous qui se sont servis », se remémore-t-elle. 170 000 euros de marchandises envolés pour elle. Les travaux pourraient prendre deux mois.

Marc, lui, a pris tous les risques pour tenter de sauver son bureau de tabac : « Obligé de faire justice moi-même. J’ai pris une arme de défense. J’ai mis le casque, une cagoule, alors j’étais obligé de sauver le peu qui me restait dans le tabac ».

Il raconte également avoir appelé le 17 à « sept reprises » : « Ils ne répondaient jamais. Je leur ai dit “Si vous ne venez pas, je vais tuer quelqu’un”. “Faites ce que vous voulez monsieur, on est débordé, on ne peut plus venir” », raconte ce trentenaire.

Ces commerces deviennent la cible prioritaire des casseurs, alerte Pierre Romero, secrétaire de la Confédération nationale des buralistes.

« À une époque, vous aviez les bijouteries et d’autres commerces. Aujourd’hui, avec la valeur de nos produits, on est une cible systématique et souvent la première. Et tous ces produits-là, vous les vendez dans la rue, sans difficulté, sans contrôle possible ». Et sa Confédération appelle à un sursaut sécuritaire « fort et durable ».

22 Oct 2026 | Profession
 

Au 28 de la rue Colbert (2e arrondissement) à Marseille, Nelly venait de reprendre le tabac Le Khedive, il y a tout juste six mois…

À 33 ans, l’ex-coiffeuse avait vendu son salon, réinvestissant dans ce commerce qui a vu plusieurs générations de riverains défiler. En attendant le passage de l’expert, elle se repasse le film de samedi en accéléré… Nous reprenons le sujet de La Provence, signé Christelle Carmona (extraits).

« On a fermé la grille à 10 heures, puis, le soir, c’est de chez moi, via les caméras de surveillance, que j’ai assisté, impuissante, au pillage de mon propre magasin. Ils n’ont pas fait que voler, ils ont cassé aussi. C’est comme si on m’avait violée », murmure la commerçante.

Ce soir-là, son père a bien tenté de s’approcher. « Mais ils étaient une centaine à l’intérieur, des fous. Ils se battaient entre eux », explique-t-il.

Aujourd’hui, il reste près d’elle, car il le sait, « ces jours-là sont déterminants pour la suite ». Les démarches auprès des assurances vont être lancées. « Reste à sécuriser les lieux, les services de la Ville ne sont pas encore passés, j’ai appelé un artisan pour tenter de fermer le rideau… »

22 Oct 2026 | Profession
 

La Fédération des buralistes de la Gironde a participé, le 20 octobre, à une réunion de crise organisée après les violences et les pillages survenus à Bordeaux. Elle était présidée par Thomas Cazenave (maire de Bordeaux et ancien ministre du Budget) et la préfète de Gironde.

Les échanges ont porté sur le bilan des événements : 81 commerces touchés, près de 120 interpellations et 8 à 10 millions d’euros de dégâts, ainsi que sur les difficultés de sécurisation et d’anticipation des rassemblements.
Nous reprenons une communication sur LinkedIn d’Antoine Bairras (président des buralistes de Gironde).

Des mesures d’accompagnement ont été évoquées pour les commerçants : soutien administratif et psychologique, assurances, facilités de paiement, activité partielle et fonds de soutien.
Les autorités souhaitent également mieux sécuriser les prochaines manifestations, notamment en évitant le centre commerçant.

La Fédération des buralistes a insisté sur la nécessité de protéger les commerces, de maintenir leur ouverture à l’approche des fêtes et de préserver l’accès au centre-ville.
De nouvelles réunions sont prévues afin de renforcer la coordination entre les autorités et les acteurs économiques.

(Voir 18 et 19 octobre / buralistes pillés et touchés)

22 Oct 2026 | Profession
 

« L’État nous doit la sécurité publique », insiste Philippe Coy (vice-président des Entrepreneurs, ex-CPME, et président de la Mudetaf). Quelque 3 000 commerces ont subi des dégradations en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre. C’est ce que rapporte France-Info le 20 octobre.

Face à « une vraie organisation de guérilla », Philippe Coy attend samedi prochain une police « assez nombreuse pour protéger les biens et les personnes », a-t-il déclaré.

La première des préoccupations et des sollicitations, c’est d’assurer la sécurité de nos établissements. L’État nous doit la sécurité publique », assure Philippe Coy.
« On a bien vu que la défaillance avait été au rendez-vous, ce qui fait que des milliers de commerçants ont été pillés, avec, au final, des vies brisées, des gens meurtris. »

Pour Philippe Coy, les commerçants sont aujourd’hui « fatigués » face aux dégradations à répétition. Environ 3 000 commerces ont été touchés le week-end dernier, « une proportion jamais connue ». « Nous n’en sommes malheureusement pas à un coup d’essai », explique le vice-président des Entrepreneurs. Désormais, de nombreux professionnels se préparent et certains annoncent déjà vouloir se défendre si de nouveaux pillages devaient avoir lieu.

« Il y a eu 2018, avec les gilets jaunes, il y a eu 2023, les émeutes. Les commerçants sont épuisés et, quand vous voyez votre commerce, votre vie, pillés, l’un des réflexes, et le plus mauvais certainement, c’est de vouloir se défendre soi-même devant les carences de l’État. »

 

22 Oct 2026 | International, Trafic
 

Les autorités chinoises ont détruit plus de 55 000 e-cigarettes et 188 millions de cigarettes de contrebande, le 12 octobre, lors d’une opération coordonnée à travers plusieurs provinces, dans le cadre d’une répression nationale contre le commerce illicite du tabac. Nous reprenons cette information d’Alex Kendell / Vape 360.

Cette destruction intervient dans le cadre d’une campagne anti-trafic qui a abouti à plus de 4 500 affaires de contrebande de tabac impliquant des marchandises d’une valeur d’environ 2,37 milliards de yuans (355 millions de dollars) depuis le début de 2026.

Selon l’Agence de presse Xinhua, détenue par l’État chinois, l’opération s’est déroulée simultanément à Zhanjiang, dans la province du Guangdong ; Fangchenggang, dans le Guangxi ; Kunming, au Yunnan ; et Urumqi, au Xinjiang. Lire la suite »