
À Béziers, 60 jours de fermeture administrative frappent une boulangerie, révélant une infraction inattendue et un climat de contrôles renforcés. C’est ainsi que Métropolitain (du 9 avril, article de Léa Pippinato) nous apprend que les épiceries (de nuit comme de jour) commencent à être débordées..
Sur l’avenue Gambetta, les Biterrois ont découvert une vitrine close, dès ce 9 avril. Derrière ce rideau baissé, une décision administrative vient d’être prise, avec une durée qui ne passe pas inaperçue : 60 jours. Le sous-préfet de Béziers a ordonné la fermeture de la boulangerie Gambetta.
La raison apparaît clairement : les autorités ont constaté une détention frauduleuse de tabac destiné à la revente.
Certains établissements peuvent proposer du tabac en complément de leur activité principale, mais sous conditions précises et encadrées, rappelle Métropolitain.
Les restaurants, bars et cafés disposant d’une licence III ou IV, certaines stations-services, ou encore des structures spécifiques comme les prisons et les casernes, peuvent obtenir un statut de revendeur. Ce dispositif impose des obligations claires. Le professionnel doit déclarer son engagement auprès des douanes et choisir un débit de tabac de rattachement, auprès duquel il s’approvisionne exclusivement. NDLR : et s’il existe quelques bars-tabac-boulangeries, c’est parce que ces établissement sont avant tout des débits de tabac, régulièrement agréés par les Douanes (voir 21 janvier 2019).
La décision prise à Béziers intervient dans un climat de vigilance accrue dans l’Hérault, où les contrôles se multiplient et donnent lieu à des sanctions (voir aussi les 18 mars et 14 janvier 2026).





« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national. »






