Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Mai 2024 | L'Info
 

Tout au long de ce dimanche 26 mai, Philippe Coy a multiplié les interventions médiatiques pour rappeler que la Confédération des buralistes était opposée à la commercialisation de la poudre à inhaler (marque Sniffy), largement évoquée dans les médias ces derniers jours (voir 25 mai) et dont le ministre délégué à la Santé et à la Prévention a demandé l’interdiction (voir 25 mai).

Extraits des propos de Philippe Coy :

•• « Nous sommes complètement opposés à la commercialisation de ce produit dans le réseau des buralistes. Son marketing est choquant. Je confirme bien : la commercialisation de ce produit dans notre réseau n’est pas tolérable. Nous avons une éthique » (Sud Radio).

•• « L’essentiel de la mise en avant de ce produit se fait par Internet et les réseaux sociaux. Cela fait deux mois que j’ai alerté les autorités … Nous avons saisi l’ensemble des buralistes pour leur demander de ne pas commercialiser ce produit » (RTL).

27 Mai 2024 | Profession
 

BOB comme « Buraliste officiellement Bienveillant » : c’est la plateforme de certification – mise au point sous la responsabilité de la Confédération – permettant à chaque buraliste (et à ses collaborateurs) de vérifier qu’il est bien à jour de sa maitrise des différentes interdictions – de vente aux mineurs de moins de 18 ans – concernant un certain nombre de produits présents dans son point de vente (voir 9 mars 2023).

Dans Le Losange de ce mois de mai (voir 1er mai), Jérôme Braz (buraliste des Pyrénées-Atlantiques) exhorte ses collègues à entamer la démarche BOB … (extrait).

« La certification BOB renforce notre légitimité de commerçant responsable et nous conforte dans notre démarche : il ne faut pas hésiter à demander sa carte d’identité à une personne dont l’âge nous semble incompatible avec le produit qu’elle veut acheter.

« J’estime que notre profession doit être ferme sur ses valeurs, afin de confirmer son image d’acteur responsable aux yeux de l’opinion publique. Et cela passe notamment par le refus de vendre du tabac et des jeux à gratter à des clients mineurs.

« … Les jeunes ont du mal à accepter, mais globalement ils ne râlent pas trop. Quant à nos clients plus âgés, je constate qu’ils apprécient. Ils voient que nous sommes impliqués et attentifs à ne pas faire n’importe quoi dans notre activité. Cela crée vraiment une relation de confiance. »

27 Mai 2024 | Trafic
 

Une famille châlonnaise a organisé un trafic de tabac qui a duré plus dun an. Les trois comparses comparaissaient ce jeudi 23 mai devant le tribunal. Compte-rendu de LUnion.

À la barre, une famille recomposée a raconté avec une grande transparence le business monté fin 2022.

•• À l’époque, le couple commande des pots et des cartouches de cigarettes sur internet pour leur consommation de gros fumeurs. Un bon filon qu’il a commencé à faire partager à des amis, occasionnellement, en revendant quelques pots et des cartouches. Soit le début d’un trafic qui ne va cesser de croître. « Au début c’était familial » assure la quinquagénaire.

Car le champ des clients s’étend au fur et à mesure. « C’était des amis des amis, il y avait des gens que je ne connaissais pas qui venaient macheter du tabac et des cigarettes » poursuit-elle. En plus du bouche-à-oreille naturel, son mari et son fils rabattaient des clients. Au fur et à mesure, la situation devenait impossible à gérer : « cela sonnait tout le temps à la maison. »

Les clients passaient d’abord commande, puis se rendaient à l’appartement de la famille pour effectuer la transaction. Un ballet incessant que les policiers châlonnais ont pu constater en surveillant l’immeuble. Les téléphones portables des trois prévenus ont été scrutés à la loupe. Entre décembre 2023 et avril 2024, chacun a passé plusieurs centaines d’appels, échangé des milliers de SMS pour des centaines de correspondants différents.

•• Lorsqu’une perquisition est réalisée au domicile de la famille, une cinquantaine de pots de tabac, une quarantaine de cartouches et treize paquets de cigarettes ont été découverts. Le bénéfice de ce trafic a été estimé entre 1 000 et 1 200 euros par mois par le couple.

Tous déjà connus de la justice, les trois prévenus ont été déclarés coupables. Linvestigatrice du trafic a été condamnée à 14 mois de prison dont sept assortis dun sursis simple, aménagés avec un bracelet électronique. Le fils a écopé de 6 mois d’emprisonnement, lui aussi portera un bracelet et le mari également avec sursis probatoire. Les trois doivent régler une amende solidaire de 8 379 euros. (Voir aussi 20 septembre 2023).

27 Mai 2024 | Trafic
 

Ce 29 avril, en fin de journée, un véhicule roulant à 110km/h sur une zone à 80 est arrêté par la police de Tergnier (26 kilomètres de Saint-Quentin / Aisne). Le conducteur présente des papiers en règle. Le dépistage auquel il a été soumis se révèle négatif à l’alcool mais pas au cannabis. Mais l’affaire ne s’arrête pas là …

Lorsque les policiers contrôlent l’homme d’une trentaine d’années originaire de la Somme, ils remarquent que le coffre du véhicule est recouvert de blousons …

•• Les policiers l’interrogent … tout comme la présidente du tribunal à l’audience ce 23 mai : « Quest-ce que les blousons pouvaient donc cacher ? » Aux agents, il répond que ce sont … « des pots de tabac du Luxembourg rapportés pour sa famille pour rendre service », ce qu’il réitère à la barre.

Au total, 145 lots de 2 pots de tabac à rouler de 250 grammes chacun, soit 36 kilos de tabac manufacturé, plus 2 cartouches de cigarettes dans le vide-poches, entre les sièges arrière du véhicule.

Au cours de ses auditions, il explique aux policiers que les quantités ramenées sont destinées à 12 ou 13 membres de sa famille : des proches qui lui ont passé commande. Rapidement, à la barre du tribunal, le mis en cause tente de se justifier : « avec la loi qui est passée, je pensais que je pouvais importer ce que je voulais, quil ny avait plus de limites ! ».

•• Le mis en cause est un habitué des tribunaux et de la loi, puisqu’il compte à son casier judiciaire un peu moins de 10 condamnations pour des délits routiers, conduites sous stupéfiants et un vol et une tentative de vol. Lors de son arrestation, il était sous contrôle judiciaire.

Finalement, le tribunal la condamné à 8 mois demprisonnement et à 4 mois pour la révocation partielle de son contrôle judiciaire soit 1 an avec maintien en détention provisoire. (Voir aussi 18 février 2024, 13 septembre 2023).

27 Mai 2024 | Trafic
 

Contrôlé le 12 juin 2023 à Ugine (nord de la Savoie) par la brigade des Douanes de Montmélian, un habitant du village de Thénésol (près dAlbertville) qui revenait dun week-end dans les Ardennes avec sa compagne et ses deux enfants, avait déclaré détenir du tabac quil avait acheté au Luxembourg.

Dans le coffre de son véhicule, huit cartons contenant chacun 25 cartouches de cigarettes … tout de même.

•• Selon Le Dauphiné Libéré, ce dernier indiquait lors de l’audition, qu’il avait profité de son séjour passé chez sa fille pour passer la frontière afin d’acheter du tabac destiné à être revendu à son entourage au prix de 70 euros la cartouche qui lui avait coûté 46 euros.

Il reconnaissait par ailleurs deux autres voyages effectués dans les deux derniers mois au Luxembourg doù il avait rapporté 175 cartouches, tout en précisant avoir une quinzaine de « clients réguliers » qui, chaque mois, lui commandaient de 10 à 20 cartouches. Assuré d’écouler rapidement son nouveau stock, le père de famille comptait réaliser un bénéfice total de 4 800 euros.

•• Ce 17 mai, à la barre du tribunal correctionnel d’Albertville où il a dû répondre du délit d’« importation en contrebande de tabac sans document justificatif régulier », l’homme de 46 ans a confirmé son activité illicite.

« En revendant du tabac pour me faire quelques économies, jai joué et jai malheureusement perdu », s’est-il brièvement défendu. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et une amende douanière de 22 758 euros correspondant à la valeur marchande des cigarettes saisies. (Voir aussi 10 décembre 2023).

26 Mai 2024 | Profession
 

Contactés par ActuRennes, plusieurs buralistes de la préfecture dIlle-et-Vilaine ont exprimé leur méfiance et leur refus de vendre la poudre énergisante commercialisée sous le nom de Sniffy (voir 25 mai).

« Cest une chose aberrante que je refuse de vendre à mes clients Il y a des limites à ne pas franchir », lance la patronne de « La Maison du Fumeur », dans le centre-ville de Rennes

« On ne vendra pas de ça chez nous », assure-t-on « Au Vizir », « de la poudre blanche énergisante à inhaler vendue avec une paille, cest comme de la cocaïne légale quoi, donc cest non. » Lire la suite »

26 Mai 2024 | L'Info
 

« Les produits qui composent le Sniffy ne sont pas des substances interdites, mais ma position est très claire et non ambiguë. Nous sommes contre ce produit », a déclaré à l’AFP Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes (voir ci-dessous).

Celui-ci évalue à « quelques dizaines au plus », le nombre de buralistes commercialisant ce produit.

« Essentiellement ce produit est mis en vente sur Internet » a-t-il ajouté. « Au vu des réactions nombreuses que j’ai eues ces dernières semaines je doute fort que beaucoup de collègues aient succombé à cette tentation », a complété M. Coy.

 

26 Mai 2024 | Trafic
 

La Douane dOloron surveille quotidiennement les axes du Haut-Béarn. Ce 23 mai, les agents organisaient une action de contrôle aux Forges dAbel, à proximité du tunnel du Somport concernant plus spécifiquement le trafic de tabac.

Compte-rendu de La République des Pyrénées.

Réalisé conjointement avec les services de la Gendarmerie nationale, le dispositif s’est déployé en présence de la sous-préfète dOloron, Marion Aoustin-Roth, et de Yann Tanguy, Directeur régional des Douanes (voir 29 avril). Le contrôle s’est déployé au sein de l’axe de la RN134, qui relie la province espagnole de Huesca à la vallée d’Aspe. Lire la suite »