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29 Août 2026 | Pression normative, Vapotage
 

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables (puffs) en France (voir le 14 février 2025), le constat de terrain reste préoccupant : les adolescents continuent de vapoter, souvent avec les mêmes produits colorés et aromatisés qui avaient motivé la mesure. Nous reprenons un sujet de vapoteurs.net, signé de Jeremy Haley.

Des circuits d’approvisionnement qui contournent la loi

Les puffs interdites à la vente en France ne ont pas disparu des mains des collégiens et lycéens. Elles transitent par plusieurs canaux : ventes entre pairs, achats en ligne sur des plateformes peu regardantes, passages en Belgique ou en Espagne où les règles diffèrent, ou encore approvisionnement via des commerces qui ne respectent pas l’interdiction. Le contrôle de l’âge reste le maillon faible de toute la chaîne.

Les forces de l’ordre et les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) disposent de moyens limités pour surveiller l’ensemble des points de vente, notamment les petits commerces de proximité, les épiceries de nuit et les marchés informels. Les sanctions existent mais leur application reste sporadique.

La puff, porte d’entrée vers la dépendance à la nicotine ?

Au-delà de la question de l’accès, c’est la nature même du produit qui inquiète les professionnels de santé. Les puffs sont conçues pour être attractives — couleurs vives, arômes sucrés, format discret — et leur teneur en nicotine peut être élevée, parfois supérieure aux seuils autorisés par la réglementation européenne sur les produits du tabac (TPD).

Plusieurs études récentes, dont une méta-analyse portant sur 56 travaux scientifiques publiée début août 2026, ont mis en évidence que le vapotage chez les adolescents pourrait présenter des risques plus importants qu’estimé jusqu’ici, notamment sur le développement neurologique et la dépendance. Ces données renforcent l’urgence d’une application effective des interdictions existantes. Lire la suite »

29 Août 2026 | Profession
 

Dans le délicat contexte commercial actuel (voir 5 août 2026)… c’est une fin de non-recevoir que la Française des Jeux (désormais FDJ United) a reçue le 21 juillet 2026. Alors qu’elle voulait commercialiser un nouveau jeu à gratter le 12 octobre prochain, l’Autorité nationale des Jeux (ANJ / voir 18 avril 2026) lui a refusé l’autorisation d’exploitation en ligne. Une raison qui ne porte pas sur le jeu en tant que tel mais sur un point de loi. Nous reprenons l’information de actu.fr (du 27 août).

Le jeu nommé Mexi-Show supposait « le versement d’une mise unitaire de 5 euros, décomposée en 4,85 euros pour le jeu « Mexi Show » et 0,15 euro pour le jeu additionnel, la part des mises affectées aux gagnants étant fixée à 72 % pour « Mexi Show » et 70 % pour le jeu additionnel (Super Jackpot, ndlr) », note la décision de l’ANJ, consultée par actu.fr.

La décision note que le jeu respecte la loi « en ce qui concerne la part des sommes misées affectées aux gains pour la gamme des jeux de grattage ».

Néanmoins, il y a un hic. Le Code de la sécurité intérieure « a limité à deux, pour l’année 2026, le nombre de lancements de nouveaux jeux fondés sur la collecte et/ou l’alignement de symboles se rapprochant dans leur conception des machines à sous ». Lire la suite »

29 Août 2026 | Pression normative
 

La privation de nicotine au festival Rock en Seine ne plaît pas à tout le monde (voir le 28 août)… « 20 Minutes » a tendu le micro aux festivaliers (article de Victoria Berne).

Passer une soirée en festival sans fumer la moindre cigarette ? C’est l’expérience imposée aux festivaliers lors de cette 22e édition de Rock en Seine. « Conformément au décret du 27 juin 2025, il est désormais interdit de fumer dans les parcs et espaces verts. Après un été particulièrement propice aux départs de feu, le risque d’incendie reste très élevé », a prévenu l’organisation sur ses réseaux sociaux. Lire la suite »

28 Août 2026 | Institutions
 

Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré les articles 26 et 41 de la loi RIPOST, qui aggravaient les peines encourues en matière de trafic de tabac et de contrefaçon de marque. Une avancée pourtant votée par le Parlement, écartée sans que son bien-fondé n’ait jamais été discuté, au seul motif qu’elle n’avait pas sa place dans ce texte (voir les 16 août et 20 juillet 2026).
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands – Seita que nous reprenons.

Alors que 547,9 tonnes de tabac ont été saisies en 2025 (+12 % sur un an) et que 20 486 infractions ont été constatées (+11,3 %), et que le nombre de réseaux criminels démantelés par la Douane en 2025 est plus important que celui lié aux produits stupéfiants, l’État se voit privé une nouvelle fois de l’outil que ses propres parlementaires avaient voulu lui confier.

Une avancée votée, effacée sur un vice de procédure

Dans sa décision n° 2026-915 DC du 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a écarté les articles 26 et 41 de la loi RIPOST comme cavaliers législatifs, au sens de l’article 45 de la Constitution. En clair, il n’a pas examiné cette mesure sur le fond : il a jugé qu’elle était étrangère à un texte consacré à l’ordre public et à la sécurité du quotidien. L’article 65, qui en prévoyait l’application outre-mer, tombe par voie de conséquence. Le renforcement des sanctions que le législateur avait voulu, la justice ne l’aura donc pas.

Un fléau reconnu comme un narcotrafic, une réponse toujours repoussée

Le trafic de tabac n’a plus rien d’un marché parallèle artisanal, et les plus hauts responsables de l’État le reconnaissent.
Laurent Nuñez, Ministre de l’Intérieur, le rappelait encore récemment : « Le trafic de tabac est organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays. »
Ce constat, désormais partagé, ne se traduit toujours pas dans la loi.
Le trafic de tabac avait déjà été laissé hors du champ de la loi narcotrafic. Le voilà de nouveau privé de réponse pénale renforcée. À chaque texte, l’occasion se présente, et à chaque fois elle se referme, pendant que les réseaux se professionnalisent, alimentent une économie souterraine et pèsent sur la sécurité de centres-villes entiers.

Une fiscalité qui nourrit le trafic, un réseau de proximité à bout

Cette censure intervient dans un contexte d’alertes récurrentes des acteurs de terrain. Depuis longtemps, ceux-ci dénoncent les effets d’une fiscalité en hausse continue, qui accroît les écarts de prix exploités par les trafiquants et oriente un nombre croissant de fumeurs vers les circuits parallèles. Cette dynamique alimente le trafic que les pouvoirs publics entendent pourtant combattre. Ce sont les buralistes qui en paient le prix, souvent celui de leur survie.

Assez de constats : des actes

Le diagnostic est posé, l’urgence est reconnue, et pourtant l’outil vient d’être retiré des mains de la justice.

Imperial Brands – Seita appelle l’État à agir sans délai pour :

  • Rétablir sans attendre, par le véhicule législatif adapté, l’aggravation des peines votée dans la loi RIPOST ;
  • Tirer les conséquences pénales de la reconnaissance du trafic de tabac comme une forme de criminalité organisée ;
  • Mettre la trajectoire fiscale en cohérence avec l’objectif affiché de lutte contre le marché parallèle ;
  • Soutenir concrètement le réseau des buralistes, premier rempart d’un commerce légal et contrôlé face aux trafics.

« On reconnaît le fléau, on vote la réponse, puis on la fait disparaître sur une question de forme. Pendant ce temps, les trafiquants prospèrent et nos buralistes affrontent seuls la vente à la sauvette et l’insécurité devant leur commerce, tandis que de nombreuses municipalités restent démunies face à ces nuisances du quotidien. Il est temps que l’État reprenne cette mesure et la fasse aboutir. Assez de déclarations, des actes », déclare Hervé Natali, Responsable des relations territoriales, Imperial Brands – Seita.

28 Août 2026 | Profession
 

La semaine de mobilisation des buralistes approche (voir les 24 et 27 août).
Et, à écouter le terrain, l’envie d’y aller semble bien réelle et massive (voir ci-dessous).
C’est ainsi que débute un message de Cyrille Geiger (ancien buraliste, formateur et entrepreneur / voir les 19 et 4 août), ce 27 août, que nous reprenons.

C’est essentiel. Parce qu’au moment où se négocie le futur plan pour la filière, le nombre de buralistes présents comptera. Beaucoup.

La Confédération Les Buralistes organise. La réussite, maintenant, appartient à chaque entrepreneur.

Il reste pourtant un danger. Un mal bien connu dans toutes les mobilisations : le syndrome de l’empêchement de dernière minute.

Un salarié absent. Une livraison. Un rendez-vous. Une journée qu’on ne peut finalement pas sacrifier. Un imprévu. Et cette petite voix qui finit par dire : « mon absence ne se verra pas. »

Individuellement, c’est presque toujours compréhensible.
Collectivement, c’est redoutable.

Parce que si chacun pense que sa présence ne changera rien, c’est précisément là que tout peut changer… dans le mauvais sens.

Alors il faut s’organiser maintenant. Anticiper les plannings, se rapprocher de sa fédération, prévoir comment se libérer et entraîner ceux qui hésitent encore.

Une mobilisation ne se mesure pas à l’envie qu’on avait d’y participer.
Elle se mesure au nombre de personnes qui sont réellement là.

22 500 buralistes.
Ce chiffre peut rester une statistique.
Ou devenir un rapport de force.

28 Août 2026 | Profession
 

Les buralistes ont décidé de passer à l’action à la rentrée. La Confédération des buralistes organise une mobilisation nationale du 7 au 11 septembre pour dénoncer « le matraquage fiscal, l’insécurité et l’explosion du marché parallèle du tabac » (voir 24 et 27 août).

C’est ce que rapporte Le Dauphiné Libéré dans son édition du 27 août.

Cinq rassemblements régionaux sont organisés, avant un rassemblement national dans une commune symbolique, Vernon dans l’Eure, où le Premier ministre Sébastien Lecornu occupe le poste de premier adjoint. Les buralistes drômois et ardéchois se rendront le 8 septembre à Givors dans le Rhône pour cette mobilisation.

« Malgré nos efforts pour nous diversifier, notre situation économique et financière se dégrade peu à peu. En 20 ans, plus de 8 400 établissements ont fermé en France », dénonce Lysel Garnier, présidente de la fédération des buralistes de la Drôme (voir photo).

Elle poursuit : « Les volumes de tabac vendus ont été divisés par deux en 10 ans, et nous sommes confrontés à une explosion du marché parallèle ».

« Alors que les débats sur le prochain budget de l’État s’ouvriront dans quelques jours, et afin de stopper l’hémorragie qui frappe notre profession, souligne la présidente de la fédération des buralistes de la Drôme, nous demandons le gel de la fiscalité, et la fin de l’indexation du prix du tabac sur l’inflation ».

Le 8 septembre, un bus sera affrété au départ d’Aubenas, avec des arrêts prévus à Montélimar et Valence « afin que nous puissions nous rendre ensemble et nombreux à la mobilisation à Givors », précise Lysel Garnier.

 

28 Août 2026 | Pression normative
 

Être privé de nicotine exaspère certains festivaliers qui se rendent au festival Rock en Seine, prévu jusqu’au 30 août à Saint-Cloud. Les organisateurs déclarent ne pas avoir reçu l’autorisation de créer des « zones fumeur ». Nous reprenons un article de Benjamin Puech dans Le Figaro du 27 août.

Merci de ne pas fumer sur la pelouse. À la veille de son ouverture, le festival francilien Rock en Seine a indiqué aux spectateurs qu’ils ne pourraient pas fumer durant toute la durée de la manifestation, qui se déroule jusqu’au dimanche 30 août dans le Domaine national de Saint-Cloud.

« Conformément au décret du 27 juin 2025 (voir les 28, 29 et 30 juin 2025), il est désormais interdit de fumer dans les parcs et espaces verts. Après un été particulièrement propice aux départs de feu, le risque d’incendie reste très élevé. On compte sur votre vigilance pour protéger le Domaine national de Saint-Cloud et garantir la sécurité de tout le monde », a écrit Rock en Seine sur les réseaux sociaux.

Le rendez-vous musical de la fin août, propriété de l’homme d’affaires de gauche Matthieu Pigasse, présente cette année Nick Cave, The Cure, Franz Ferdinand ou encore Tash Sultana. Il accueille en ordre général environ 150 000 festivaliers.

« Nous avions peu communiqué sur le sujet l’année dernière, mais étant donné le contexte de cet été, il nous semblait indispensable de renforcer notre communication afin de sensibiliser au mieux nos festivaliers. Malheureusement, les demandes de dérogation pour créer des zones fumeurs n’ont pas été accordées », affirme aussi Rock en Seine.

Le décret du 27 juin 2025, qui étend également l’interdiction de fumer aux plages, abribus ou stades, ne concerne pas le vapotage. Pour autant, Le Parisien note que des messages diffusés par haut-parleur au Domaine de Saint-Cloud évoquent aussi la cigarette électronique parmi les produits interdits.

27 Août 2026 | Trafic
 

Une quinquagénaire, originaire d’Ukraine, vient de comparaître devant le tribunal de Troyes (Aube). Elle avait été arrêtée par les douaniers alors qu’elle transportait près de 600 kilos de tabac provenant de Belgique, rapporte L’Est Éclair ce 23 août 2026.

La prévenue réside à la frontière ukrainienne avec la Pologne depuis toujours. Elle travaille régulièrement en tant que conductrice pour une société de transport et voyage donc à l’étranger. Mais cette fois, c’est une cargaison illégale qu’elle transportait. Si elle avait d’abord refusé, elle aurait ensuite été frappée violemment pour accepter de convoyer le tabac.
Une situation complexe.

Devant le tribunal, elle a expliqué avoir fini par réaliser cette mission contre 300 euros. Elle a avancé une situation familiale délicate : les époux de ses deux filles seraient partis au front et l’un d’eux serait mort récemment. La prévenue affirme aussi ne pas avoir averti les autorités de son pays à cause de la corruption qui y règne.

Le tribunal l’a finalement condamnée à 16 mois de prison, dont 8 mois de sursis simple. Elle écope d’une interdiction de territoire et d’une amende douanière de 405 000 euros.
Son maintien en détention n’a pas été exigé, elle peut donc rentrer en Ukraine pour retrouver sa famille.

27 Août 2026 | Profession
 

La mobilisation des buralistes dans les territoires, en cette rentrée (voir le 24 Août), va permettre de rappeler un certain nombre de chiffres-clés comme le rappelle ce message de leur Confédération (sur les réseaux sociaux, le 26 août).

22 500 buralistes. 80 000 emplois. 10 millions de clients.
Derrière ces chiffres, il y a un réseau de proximité essentiel à la vie quotidienne des Français.

Partout sur le territoire, les buralistes jouent un rôle économique, social et local majeur.

Des commerces de proximité qui créent de l’emploi, accueillent des millions de clients chaque jour et participent pleinement à la vitalité de nos territoires.

22 500 buralistes, c’est bien plus qu’un réseau : c’est une force de proximité.

27 Août 2026 | Profession
 

11 nouveaux sachets de nicotine ont été autorisés à la vente par les autorités de santé américaines (FDA / voir le 23 août 2026). Une nouvelle confirmation que, dans de nombreux pays, les sachets de nicotine se démocratisent. Et c’est une bonne nouvelle pour les adultes américains qui continuent de fumer des cigarettes. C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech (Président de Philip Morris France) – sur Linkedin le 24 août – que nous reprenons.

Car dans le même temps, les États-Unis viennent de passer sous le seuil historique des 10 % de fumeurs. Alors que la France en compte encore plus de 24 %…

Aux États-Unis, la décision de la FDA fait suite à une évaluation scientifique rigoureuse. C’est là-bas un fait accepté : l’absence de combustion réduit drastiquement les risques. Le modèle américain est inspirant : stimuler l’innovation, faire évoluer les réglementations selon une échelle des risques scientifiquement établie et faire confiance aux alternatives pour réduire le nombre de fumeurs.

Pendant ce temps, la France les interdit… Chez nous, le premier réflexe face à la nouveauté, peut-être par facilité, est toujours l’interdiction. Mais en bannissant les alternatives, nous confondons protection et prohibition.

D’un côté, le pragmatisme qui fait concrètement reculer la cigarette. De l’autre, une réglementation idéologique qui étouffe l’innovation et maintient les fumeurs dans la combustion.

Interdire n’est pas une stratégie. C’est un aveu d’impuissance.