Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Mai 2026 | L'essentiel, Profession
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois d’avril par rapport à avril 2025 (voir le 11 avril 2026). Ceci à partir des livraisons Logista.

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Précisons que le nombre de jours de livraison en avril dernier a été de 22, comme en avril 2025.

  • Cigarettes : – 6,32 %
  • Tabac à rouler : – 9,88 %
  • Cigares / cigarillos : – 5,95 %
  • Autres tabacs à fumer : + 10,57 %
  • Tabac à mâcher : – 0,46 %
  • Tabac à priser : – 2,46 %
  • Autres tabacs à chauffer : – 6,22 %
12 Mai 2026 | L'Info
 

C’est suffisamment rare pour le signaler.
Ce 6 mai, dans l’après-midi, les militaires du Peloton de sécurité et d’intervention (PSIG) de la compagnie de gendarmerie de Fécamp rentrent de patrouille et traversent la cité des Terre-Neuvas. Les gendarmes aperçoivent alors ce qui semble être une transaction de produits suspects sur la voie publique.

Les forces de l’ordre procèdent au contrôle des personnes et réalisent qu’il s’agit de la vente d’une… puff.

Le domicile du mis en cause, demeurant à Fécamp, est perquisitionné par les militaires qui y découvrent des liquidités et plus de 320 puffs.
Interrogé, l’auteur reconnaît les faits.
Il risque une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros et 200 000 euros en cas de récidive.

« Les gendarmes de la compagnie de Fécamp sont pleinement engagés contre toutes les formes de trafics et tout particulièrement ceux impactant notre jeunesse », conclut le lieutenant-colonel Ludovic Dantec, commandant la compagnie de Fécamp.

(Voir aussi 13 avril 2026 / Puffs)

12 Mai 2026 | Trafic
 

L’association des « Buralistes en colère » se mobilise contre le trafic de tabac qui représenterait, selon elle, près de 40 % de la consommation en France (voir le 3 mai). Plusieurs professionnels mettent l’État en demeure avant une éventuelle procédure judiciaire. Nous reprenons un sujet de France 3 Auvergne Rhône-Alpes (du 10 mai).

Près de 18,7 milliards de cigarettes illicites seraient consommées en France, soit 38 % de la consommation totale. Face à ce constat, l’association des « Buralistes en colère » a décidé de mettre l’État en demeure, afin de lutter contre ce trafic, « notamment par l’intensification des contrôles et des saisies opérés par les services douaniers ».
« La vente illicite de tabac constitue une atteinte structurelle et systémique au monopole légal confié aux buralistes », poursuit l’association par le biais de son avocat dans la mise en demeure adressée au ministre de l’Économie Roland Lescure, le 27 avril 2026.

« On ne peut pas laisser assassiner la profession en la laissant mourir », lâche Gaëlle Veillet. Cette buraliste, installée en Savoie depuis 2019, est directement touchée, depuis quelques années, par la vente illégale de cigarettes. Lire la suite »

12 Mai 2026 | Profession
 

Dans un contexte national tendu, les buralistes mosellans tirent la sonnette d’alarme. En France, près d’une cigarette sur deux consommée proviendrait désormais de circuits parallèles, selon plusieurs études récentes. Un chiffre qui illustre l’ampleur du défi auquel sont confrontés les professionnels, notamment dans les territoires frontaliers comme la Moselle. C’est ainsi que débute un article de La Gazette Lorraine que nous reprenons.

Réunis le 18 avril à La Grande de Condé, à Condé-Northen, pour leur assemblée générale (voir le 21 avril), les buralistes mosellans ont largement consacré leurs échanges à cette problématique. Environ 170 professionnels étaient présents pour évoquer une concurrence jugée déloyale, alimentée par les écarts de prix avec les pays voisins et le développement de réseaux de revente illégale, y compris désormais par le biais des réseaux sociaux. Lire la suite »

12 Mai 2026 | Vapotage
 

Le tabagisme chez les adolescents poursuit sa chute en France. Les dernières études publiées par l’OFDT (voir le 30 avril 2026) montrent une baisse historique du nombre de jeunes fumeurs, aussi bien au collège qu’au lycée. Mais derrière cette avancée majeure de santé publique, une autre réalité émerge : la progression du vapotage chez les adolescents. Cigarette électronique, puff, dispositifs rechargeables aux goûts sucrés… les usages évoluent rapidement et maintiennent une forte exposition des jeunes à la nicotine.
C’est ainsi que débute une communication de Demain sera non Fumeur (voir le 11 avril 2025).

Les enquêtes EnCLASS 2024 et ESPAD 2024 dressent ainsi le portrait d’une génération qui fume beaucoup moins de cigarettes… mais qui vapote davantage.

Le tabagisme adolescent atteint des niveaux historiquement bas

Les chiffres publiés par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) confirment une tendance désormais solide : le tabac recule fortement chez les jeunes. En 2024, moins d’un lycéen sur trois déclare avoir déjà fumé une cigarette de tabac et environ 5,5 % des lycéens fument quotidiennement. Chez les collégiens, le tabagisme quotidien devient marginal avec seulement 0,9 % de fumeurs quotidiens.
La baisse est spectaculaire sur plusieurs années. Entre 2018 et 2024, le tabagisme quotidien des lycéens est passé de 17,5 % à 5,5 %. En quinze ans, l’expérimentation du tabac a été divisée par quatre chez les collégiens et par deux chez les lycéens.

À l’échelle européenne, la France fait désormais partie des pays affichant les plus faibles niveaux de tabagisme adolescent. Chez les jeunes de 16 ans, le tabagisme quotidien est passé de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.

Ces résultats traduisent l’impact des politiques de lutte contre le tabac menées depuis plusieurs années : hausse des prix, espaces sans tabac, dénormalisation du tabagisme, prévention et évolution du regard social porté sur la cigarette. Lire la suite »

12 Mai 2026 | International
 

Le ministre suédois de la Coopération au développement et du Commerce extérieur, Benjamin Dousa, a publié dans les colonnes de l’Expressen une tribune dans laquelle il fait le point sur les différentes actions menées par son gouvernement auprès de la France et des autres pays européens qui interdisent ou entravent la liberté de consommer des sachets de nicotine (voir le 6 avril 2026).

« Nous avons présenté à la France une proposition visant à autoriser les visiteurs temporaires, tels que les touristes originaires d’autres pays de l’UE, à importer de petites quantités de sachets de nicotine sans sanction.

Le gouvernement a également argumenté au cours de l’année écoulée pour empêcher l’introduction de restrictions en Espagne et en Autriche, ainsi que pour bloquer la proposition d’augmentation de la taxe européenne sur le sachet de nicotine. »

Rappelons que la prévalence tabagique en Suède est de 5,3 % (voir le 15 novembre 2024).

Soit le taux de tabagisme le plus faible d’Europe.

11 Mai 2026 | Profession
 

Huiles, tisanes, bonbons… La Direction générale de l’Alimentation, ayant décidé d’appliquer une réglementation européenne, la vente de produits alimentaires au cannabidiol (CBD) sera interdite à partir de ce 15 mai. Les représentants de la filière s’inquiètent d’une telle décision. Nous reprenons le sujet du Figaro.

Le cannabidiol, plus communément appelé CBD, à usage alimentaire (huiles, tisanes, bonbons), sera interdit à partir du 15 mai, la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) ayant décidé d’appliquer la réglementation européenne en la matière, a-t-on appris de plusieurs sources.

« On trouve ça complètement aberrant », a réagi auprès de l’AFP, Paul Maclean, représentant de l’Union des professionnels du CBD (UPCBD). « Cette position que prend la DGAL tue une filière agricole (et) risque de tuer plus de 2 000 boutiques spécialisées qui se trouvent en centre-ville. »
« On peut prendre du CBD, mais on peut juste ne pas le prendre sous forme alimentaire, ce qui n’a absolument aucun sens », s’est-il agacé.

Le CBD à fumer ou sous forme de liquide pour cigarettes électroniques reste autorisé.

Le règlement européen « Novel Food », auquel doit se soumettre tout aliment qui n’est pas traditionnellement consommé au sein de l’UE, est en vigueur depuis 1997 et impose aux nouveaux produits de solliciter une autorisation. Or, selon plusieurs sources, les produits alimentaires contenant du CBD n’en ont pas encore obtenu.

Ainsi, la DGAL, qui tolérait jusqu’ici ces produits sous certaines conditions, a annoncé mi-avril aux représentants de la filière qu’il « n’y aurait plus aucune tolérance pour les produits alimentaires qui contiennent du CBD, à partir du 15 mai ».

11 Mai 2026 | International
 

Autriche tabak-trafikBataille entre administrations et justice pour savoir qui est le plus légitime à diffuser du CBD aux consommateurs… en Autriche.

En Autriche, les produits du CBD sont diffusés dans les débits de tabac (Trafikanten / voir le 10 avril 2026), mais aussi dans quelques boutiques spécialisées et des distributeurs automatiques…

Il s’avère qu’en décembre dernier, le Conseil national (l’équivalent de notre Assemblée nationale) a approuvé un texte prévoyant que seuls les points de vente tabac seront habilités à commercialiser ces mêmes produits à partir de 2029.

C’est dans ce contexte que les Douanes autrichiennes ont fait une saisie importante, en mars dernier, des fleurs de chanvre dans une société de Salzbourg spécialisée dans la vente de CBD par distributeurs automatiques.

Or la Cour fédérale des finances autrichiennes vient d’annuler cette saisie. Ce qui relance localement le débat sur le mode de commercialisation du CBD.

Même si la décision du Conseil national est toujours valable, il est bon de parier que les polémiques vont se multiplier jusqu’à 2029.

11 Mai 2026 | Trafic
 

Le tribunal judiciaire de Versailles a condamné, ce 8 mai 2026, un homme de 27 ans à trois ans de prison ferme pour avoir transporté 1,1 tonne de cigarettes contrefaites sur l’A10. Déjà recherché pour purger une peine liée à un trafic de drogue, il avait été arrêté le 4 décembre 2025 par les douaniers près du péage de Saint-Arnoult, à Longvilliers.
Nous reprenons l’article de Philippe Dubois sur Info.fr.

Le 4 décembre 2025, vers 22 heures, des agents des Douanes procèdent à des contrôles routiers systématiques sur l’autoroute A10, au niveau du péage de Saint-Arnoult, commune de Longvilliers dans les Yvelines. Un Peugeot Boxer est intercepté. Le chauffeur a 27 ans. Première constatation : il est sans permis de conduire.
La fouille du véhicule révèle une cargaison de 1,1 tonne de cigarettes contrefaites, soit plus de 59 000 paquets. La marchandise est saisie, le conducteur placé en garde à vue.

L’enquête révèle rapidement que le chauffeur n’en est pas à son coup d’essai. Il était activement recherché par la justice pour purger une condamnation antérieure liée à un trafic de stupéfiants. La contrebande de tabac s’inscrit ainsi dans un parcours judiciaire déjà chargé.

Devant le tribunal, ce 8 mai, sa défense s’est appuyée sur un aveu d’inconscience : « Je n’ai pas pensé à ce que je risquais », a-t-il déclaré, expliquant avoir accepté de transporter la cargaison pour financer sa cavale.

Le département des Yvelines est régulièrement traversé par des flux de tabac de contrebande, l’A10 constituant un axe logistique entre le sud-ouest européen et la région parisienne. Le phénomène est particulièrement documenté dans certains quartiers : au Val Fourré à Mantes-la-Jolie, près d’un paquet sur deux vendu serait de contrefaçon, faisant de ce secteur l’un des points de deal de tabac illicite les plus actifs d’Île-de-France (voir le 3 avril 2024).

Le prévenu devra désormais purger à la fois cette nouvelle peine et la condamnation antérieure pour laquelle il était déjà recherché.

11 Mai 2026 | Trafic
 

8 et 10 mois de prison avec sursis ont été prononcés ce 5 mai 2026 à l’encontre de deux hommes originaires du Calvados qui avaient comparu le 17 mars devant le tribunal correctionnel d’Argentan (Orne) pour des infractions douanières en récidive, notamment trafic de tabac et transfert non déclaré de fonds à l’étranger. Le jugement avait été mis en délibéré.
Nous reprenons l’information du Journal de l’Orne.

Les faits remontent à la nuit du 6 mars 2024, au Bourg-Saint-Léonard, où les Douanes contrôlent un utilitaire transportant 1 280 pots de tabac en provenance du Luxembourg, soit 160 kilos, ainsi que plus de 7 000 euros en espèces.
Les deux hommes évoquent d’abord une consommation personnelle, estimée toutefois… à six années pour un gros fumeur. Lire la suite »