Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Oct 2026 | Profession
 

Samedi 17 octobre, en marge des manifestations, de nombreux buralistes ont vu leur commerce saccagé, pillé ou dégradé.
D’autres ont dû fermer en urgence et perdre une journée d’activité. C’est ainsi que débute un message de la Confédération que nous reprenons (sur LinkedIn, ce 19 octobre).

À toutes celles et ceux qui ont été touchés : nous pensons à vous.

La Confédération est à vos côtés, avec la Mudetaf, mobilisée sur le terrain pour vous accompagner dans vos démarches et le suivi des sinistres.

📢 Vous êtes concerné ?
✔️ Signalez les faits à votre fédération départementale et à la Mudetaf.
✔️ Conservez tous les éléments utiles (photos, vidéos, dépôt de plainte, devis, témoignages).

Quand un buraliste est touché, c’est tout le réseau qui l’est.

19 Oct 2026 | Profession
 

Les images sont nombreuses et marquantes. Elles tournent encore en boucle dans le monde entier… Et elles font réfléchir.
On nous reprochera le mélange des genres.
Nous y voyons le paradoxe d’une époque charnière.

Ainsi, au moment où des députés proposent à leurs collègues de discuter de l’interdiction pour les buralistes de vendre du tabac, à vie, à toute personne née après le 1er janvier 2009 (l’interdiction générationnelle, soit la prohibition par l’âge / voir les 18 et 16 octobre 2026)…
… des milliers de jeunes émeutiers imposent leur loi du saccage dans plusieurs grandes villes de notre pays.
Combien, parmi eux, sont nés après le 1er janvier 2009 ?
Pas mal, semble-t-il.

D’un côté, la vie telle qu’elle est dans certaines zones urbanisées.
De l’autre, des politiques idéologues rêvant d’interdiction et de prohibition.
Ces derniers sont littéralement hors-sol et n’abordent pas les vrais sujets.

Et les buralistes… qui se trouvent au milieu : avec leur bonne volonté, la qualité de leur engagement professionnel et leur proximité réelle avec une population désorientée.
Ce samedi, ils ont encore payé cher un certain aspect « hors-sol » des politiques (voir le 18 octobre / buralistes pillés).

Courageux commerçants et entrepreneurs, envers et contre tout.

19 Oct 2026 | Trafic
 

La fédération départementale des buralistes du Puy-de-Dôme a adopté une stratégie de poursuites judiciaires contre tous les acteurs du marché parallèle du tabac. On l’a vu récemment avec cette forte somme récupérée à la suite d’une décision judiciaire auprès de trafiquants surpris avec 14 000 cartouches de cigarettes (voir le 6 octobre).

Mais la fédération départementale s’est aussi portée partie civile contre un simple particulier rentrant d’Espagne avec 14 cartouches de cigarettes…

Le président de la fédération départementale des buralistes, Vincent Charbonnel (par ailleurs administrateur de la Confédération), a témoigné à l’audience, le 15 octobre, pour rappeler le préjudice causé par les trafics frontaliers au réseau des buralistes. Y compris dans le département du Cantal.

Le prévenu a été condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis, à 300 euros d’amende et à 1 250 euros d’amende douanière.

Le tribunal a estimé qu’il n’aurait pas de préjudice à verser à la fédération départementale des buralistes. Mais l’exemple est là.

19 Oct 2026 | Profession
 

Un arrêté paru ce 18 octobre porte à 990 943 euros la contribution de l’industrie du tabac aux campagnes publiques de prévention des incendies, en hausse de 5,8 % sur un an. Nous reprenons une information de La Tribune (extrait).

La facture grimpe encore pour l’industrie du tabac. L’État réclamera cette année 990 943 euros à la filière afin de contribuer au financement de ses campagnes de sensibilisation aux feux de forêt provoqués notamment par des mégots mal éteints. Fixé par un arrêté du 14 octobre publié ce dimanche 18 octobre au Journal officiel, ce montant progresse de 54 631 euros, soit 5,8 %, par rapport à 2025. En 2024, pour la première année de mise en œuvre, la redevance atteignait 472 064 euros.

Ce prélèvement n’est ni une nouvelle taxe sur les paquets de cigarettes ni une sanction infligée aux fabricants. Il découle de la loi de juillet 2023 renforçant la prévention des incendies de forêt. Son principe : faire participer financièrement les producteurs de tabac aux dépenses de communication de l’État sur les départs de feu liés à leurs produits.

Le versement est effectué par Alcome, seul éco-organisme agréé pour la gestion des déchets issus des produits du tabac (voir les 16 octobre et 30 septembre 2026). Cette structure, financée par les contributions des fabricants et importateurs, prend en charge une partie de leurs obligations environnementales, selon le principe de responsabilité élargie du producteur.

Le nouveau tarif correspond à 1,7 % des contributions encaissées par Alcome en 2025, soit le même taux que l’année précédente, appliqué aux recettes de 2024. La progression de la facture tient donc à celle des contributions collectées, et non à un relèvement du pourcentage. En 2024, le taux choisi était de 3 %. La réglementation plafonne cette redevance à 3 % des charges de prévention et de gestion des déchets concernés supportées l’année précédente. Lire la suite »

19 Oct 2026 | Profession
 

État d’urgence, une urgence d’État.
À quel moment protéger ceux qui travaillent devient-il une priorité suffisamment urgente ?
Après les pillages du 17 octobre (voir le 18 octobre), des commerçants ramassent les débris. Leurs salariés attendent de savoir quand ils pourront reprendre. Les échéances, elles, n’attendent aucune réponse. C’est ainsi que débute un message de Cyril Geiger (ancien buraliste, formateur et entrepreneur / voir les 19 août et 4 août).

Il faudra rouvrir. Avec quel argent ? Et parfois, avec quel courage ?
L’État dispose d’un outil pour répondre à un péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public : l’état d’urgence.
Son déclenchement doit être justifié. Ses mesures doivent être temporaires, ciblées et contrôlées. Mais son examen ne devrait pas être un tabou lorsque la sécurité des personnes et des commerces n’est plus assurée.

Si les moyens ordinaires suffisent, qu’on le démontre par les résultats. S’ils ne suffisent plus, qu’on assume d’en mobiliser d’autres.
Défendre le droit de manifester n’oblige pas à laisser les commerces devenir des drives gratuits pour délinquants.
Et protéger les libertés impose aussi de protéger celle d’ouvrir sa boutique, d’aller travailler et de rentrer chez soi sans peur. Lire la suite »

18 Oct 2026 | Profession
 

Depuis hier soir, les commerces saccagés et pillés par des hordes sauvages, à l’occasion et en marge des manifestations contre la vie chère, pansent leurs plaies.

De par sa proximité naturelle au cœur des grandes villes… le réseau des buralistes a été gravement touché.

Ce matin, les élus de la Confédération ont recensé une quinzaine de points de vente complètement dévastés.

  • 7 à Paris (un bilan qui pourrait s’alourdir).
  • 7 à Marseille.
  • 1 à Bordeaux.

Les dégâts s’annoncent impressionnants. Et ce n’est qu’un premier état des lieux.

Sans compter de nombreux collègues qui, dans plusieurs villes, ont fermé préventivement (ou précipitamment) une grande partie de la journée et ont perdu sèchement une journée d’activité.
Sans oublier les dégradations sur les façades.

La Mudetaf est totalement mobilisée : ses délégués sur le terrain et son service sinistres.
Dès demain matin, les missions d’expertise seront lancées.

Dans l’objectif de mesures financières et d’accompagnement.

18 Oct 2026 | Profession
 

Nous reprenons le message de Lucas Ferland, un buraliste, mis en ligne sur LinkedIn le 17 octobre.

Les événements du 17 octobre nous ont rappelé à quel point notre métier est devenu difficile. Au-delà des tensions dans les manifs, ce sont nos commerces qui, dans plusieurs villes, ont payé le prix fort : vitrines brisées, dégradations, parfois pillages. Ce sont des symboles de proximité et de travail quotidien qui ont été abîmés, souvent injustement.

On ne mérite pas ça. On fait un métier exigeant, souvent ingrat, et on est là, jour après jour, pour nos clients et nos quartiers. Voir nos commerces dégradés après des années d’efforts, c’est une épreuve immense, et je veux que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls.

Face à ces dégâts et à cette période si rude, je vous adresse tout mon soutien et mon admiration. Courage à vous, restez forts, restez debout. Les épreuves d’aujourd’hui ne doivent pas effacer la valeur de ce que vous construisez chaque jour.

Avec toute ma solidarité, restez forts.

18 Oct 2026 | Institutions
 

Assemblée nationale

L’ensemble du PLFSS 2027 a été rejeté par la commission des affaires sociales le vendredi 16 octobre.
Le PLFSS 2027… ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui intégrait, à la suite d’un amendement écologiste voté par cette même commission, la proposition de « génération sans tabac » : soit l’interdiction pour les buralistes de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009.
Avec une application dès le 1er janvier prochain (voir le 16 octobre 2026).

Désormais, c’est la version originale du PLFSS 2027 qui va être examinée par l’Assemblée nationale.
En séance à partir de ce mardi 20 octobre.

De fait, l’amendement écologiste sur la « génération sans tabac » est redéposé.
Et sera rediscuté…
Espérons que le débat soit plus ouvert et contradictoire qu’en commission.

18 Oct 2026 | Profession
 

Nous reprenons une tribune libre de Mathilde Keszer-Goffard (présidente de Logista France / voir les 1er juillet 2026 et 26 juin 2026), publiée par La Tribune Dimanche.

Alors qu’une hausse de la fiscalité est envisagée sur le tabac, les buralistes dénoncent les conséquences de cette mesure sur le développement du commerce parallèle.
Depuis plusieurs mois, des députés relaient l’idée d’une génération sans tabac. Un amendement au PLFSS 2027 est même à deux doigts d’être voté par le Parlement (voir 16 octobre 2026 / interdiction générationnelle). Une telle proposition — si elle était définitivement adoptée — reviendrait à poser la première pierre de la prohibition du tabac.

À contrario, la mobilisation nationale des buralistes lancée en septembre (voir 12 septembre / buralistes) nous montre déjà quel en serait l’impact probable : l’explosion du commerce parallèle. Il s’agit d’un enjeu sanitaire, économique, fiscal et surtout de sécurité publique. Par commerce parallèle, on entend toute vente de tabac ayant lieu hors du réseau officiel des buralistes, qui détiennent le monopole de la vente au détail de tabac en France.
Ce qui saute aux yeux, c’est la mauvaise appréhension du phénomène, entretenue par les ONG antitabac qui ont un intérêt idéologique à maintenir la confusion. Lire la suite »