Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Oct 2026 | International, Récents
 

L’interdiction de fumer et de vapoter en terrasse – qui devait être mise en application le 1er janvier prochain – est suspendue.

La décision en incombe au Conseil d’État qui a trouvé à redire au texte, pratiquement 2 mois avant son application.
On ignore les points litigieux.

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke va devoir revoir sa copie. Nul doute qu’il ne s’y emploie au plus tôt.

Mais les professionnels des bars et restaurants – disposant de terrasses – accueillent avec soulagement ce répit dans un contexte économique plutôt maussade.

(Voir les 12 août 2026 et 15 septembre 2025).

27 Oct 2026 | Associations, Vapotage
 

Révélations. D’après une enquête réalisée par OpinionWay, la nicotine est utilisée par 80 % des fumeurs qui ont arrêté avec une aide. 12 millions de Français déclarent vapoter, dont 6 millions quotidiennement.
C’est ainsi que débute une communication de la Fivape (voir 16 juillet 2026 et 27 mai 2026) que nous reprenons.

Pour la deuxième année consécutive, l’enquête OpinionWay révèle que 22 % de la population des 18 ans et plus déclare vapoter : 11 % quotidiennement et 11 % occasionnellement. Cela représente, rapporté aux données populationnelles de l’INSEE, environ 12 millions de personnes.

La proportion de vapofumeurs est importante (54 % des vapoteurs quotidiens) et semble progresser. D’un autre point de vue, cela indique que plus de 6 millions de fumeurs vapotent déjà, soit pratiquement la moitié des 15 millions de personnes qui fument encore actuellement.

Autre enseignement majeur de l’enquête OpinionWay : depuis plus de 30 ans, la nicotine est la solution d’aide principale et massivement utilisée pour arrêter de fumer. Sur la période depuis 2010, 80 % des personnes qui ont arrêté de fumer avec une aide déclarent avoir utilisé un produit affilié à la nicotine : substituts (18 % de tous les arrêts, soit 31 % des arrêts avec une aide) ou vape (28 % de tous les arrêts, soit 48,3 % avec une aide). Dans le même temps, les tentatives d’arrêt sans aucune aide (solution la plus inefficace) se sont effondrées de 82 % en 1992 à 42 % après 2010.

L’arrivée des puffs en 2022, suivies des néo-puffs après l’interdiction des puffs en 2025, et la diffusion de ces produits via des canaux de distribution alternatifs aux commerçants spécialisés et aux bureaux de tabac, ont vraisemblablement contribué à relancer la popularité du vapotage. 19 % des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits principalement dans des commerces non spécialisés, grandes surfaces ou épiceries, et 6 % au marché noir.

Les commerces spécialisés dominent très largement le marché (47 % des acheteurs). Leur clientèle est plus majoritairement composée de vapoteurs exclusifs et/ou quotidiens, et principalement pour les produits « traditionnels » de la vape ouverte destinée au sevrage tabagique : contenants rechargeables, flacons de 10 ml nicotinés ou grands formats DIY – do it yourself – sans nicotine avec ajout de fioles de 10 ml nicotinés. Lire la suite »

27 Oct 2026 | Profession
 

pillage, dispositif de sécurité, 24 octobre 2026Face à la manifestation du 24 octobre, la Fédération des Buralistes Paris-Île-de-France a mis en place, pour la première fois, un dispositif de sécurisation privée dédié aux collègues parisiens (voir les 25 et 24 octobre). Nous reprenons un message de Grégoire Viéville (Président des buralistes de Paris / Île-de-France).

  • 55 agents de sécurité, répartis en 11 équipes ;
  • 50 bureaux de tabac suivis tout au long du parcours et dans les rues adjacentes ;
  • Un contact avec chaque buraliste avant le départ du cortège, une présence visible pendant, un passage après la dispersion.

Résultat : un seul bureau de tabac (hors dispositif) a été vandalisé, et nos équipes l’ont immédiatement mis en sécurité.

Merci aux équipes d’ESP Sécurité pour leur professionnalisme, et à Régis Jeanne-Di-Lambard et Florent Cheng pour la coordination sur le terrain.

Merci à Serdar Kaya et aux Les Buralistes pour leur soutien et leur intérêt pour une extension nationale du dispositif, ainsi qu’à la Ville de Paris et à la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) pour leur écoute ces dernières semaines.

Après les épreuves récentes, nos collègues ont pu compter sur leur Fédération. C’est notre rôle : être là, concrètement.

27 Oct 2026 | Trafic
 

Des organisations de santé belges contestent l’idée que les accises alimentent le commerce illicite de cigarettes. Elles appellent à renforcer les contrôles et la prévention pour réduire le tabagisme. Nous reprenons une tribune – publiée dans Le Soir, le 23 octobre – signée par diverses associations dont l’Alliance pour une Société Sans Tabac.

L’industrie du tabac voudrait nous faire croire que le commerce illicite de cigarettes explose en Belgique. Et elle a déjà l’explication toute trouvée : la faute aux accises. Ce n’est pas un hasard si elle tient à diffuser précisément ce message. L’augmentation des accises est en fait une des politiques de santé publique les plus efficaces pour diminuer la prévalence de tabagisme. Et ça, ce n’est pas bon pour le business.

Moins de personnes qui fument, c’est moins de ventes, et donc moins de bénéfices. Alors, comme chaque fois que le gouvernement négocie son budget, l’industrie du tabac ressort sa boîte à outils. Le tour de passe-passe consiste à lier toute mesure de prévention du tabagisme à une hausse du commerce illicite, pour présenter celles-ci comme contre-productives. Pour étayer cet argument, l’industrie finance des études « indépendantes » auprès de cabinets comme KPMG. Et ce sont précisément ces études qui, chaque année, se retrouvent dans la presse belge, alors même que leur crédibilité est vivement contestée dans les milieux scientifiques indépendants.

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27 Oct 2026 | Profession
 

Française des Jeux / United vient d’annoncer une nouvelle révision de ses perspectives pour 2026. Et les conclusions d’une revue de certaines de ses unités d’affaires vont bientôt être présentées (voir 5 août 2026).

« L’activité de FDJ United à fin septembre reflète à nouveau des aléas propres au secteur des jeux, une baisse de la fréquentation des points de vente dans un contexte économique défavorable ainsi que l’augmentation attendue de la fiscalité », a déclaré Stéphane Pallez (PDG) lors de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre.

Sur les 9 premiers mois de l’année, trois faits marquants :

  • le Produit brut des Jeux (PBJ correspondant à la différence entre les mises et les gains des joueurs) est de 6,3 milliards d’euros : soit – 2,8 % par rapport à la même période de l’année dernière.
  • le Chiffre d’affaires est de 2,6 milliards d’euros : soit – 5,6 %
  • Dans sa communication aux actionnaires, la FDJ évoque, entre autres, un environnement conjoncturel toujours difficile en France et qui a pesé sur la fréquentation des points de vente aux deuxième et troisième trimestres.
27 Oct 2026 | Profession
 

Aujourd’hui, je suis en colère. Et cette colère est légitime.
Nous reprenons le message significatif – sur LinkedIn le 20 octobre – de Sarah Gunes, commerciale chez Poeschl Tobacco France.

Derrière chaque bureau de tabac pillé, il y a un commerçant, un entrepreneur, une famille, des années de travail et des sacrifices. Il y a des personnes qui se lèvent chaque matin pour faire vivre leur commerce, accueillir leurs clients et participer à la vie de leur quartier.
Et du jour au lendemain, tout peut basculer.
Comment accepter que des professionnels qui travaillent honnêtement deviennent les victimes de violences, de vols et de pillages ? Comment accepter qu’ils doivent désormais exercer leur métier avec la peur au ventre, en se demandant si leur commerce sera encore debout le lendemain ?

Un bureau de tabac n’est pas simplement un commerce. C’est souvent un lieu de vie, de proximité et de lien social.
Sur le terrain, nous rencontrons des femmes et des hommes passionnés, courageux et investis. Nous voyons leurs efforts, leurs inquiétudes et les conséquences de ces actes sur leur quotidien. Derrière les dégâts matériels, il y a aussi le choc psychologique, le sentiment d’insécurité et parfois le découragement. Lire la suite »

26 Oct 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleComme nous l’avons déjà annoncé (voir le 23 octobre), l’amendement pour une « interdiction générationnelle de la vente du tabac » du député écologiste Nicolas Thierry a été rejeté lors de l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce 22 octobre en fin de soirée.

Par 67 voix contre et 38 pour.

Rappelons que l’amendement proposait l’interdiction, pour les buralistes, de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009. Avec application dès janvier prochain.

Reste qu’il faut s’attendre à ce que le sujet soit relancé. Au moins par les écologistes. D’autant que, lors du débat, le gouvernement n’a pas pris position (la ministre de la Santé, Nathalie Rist, étant pour l’amendement à titre personnel / voir le 4 juillet).

Nous reprenons deux extraits significatifs du débat :

Philippe Lottiaux (RN) : « C’est brillant ! Alors, franchement, 40 % des cigarettes consommées sont achetées ailleurs ; demain, ce sera 100 %, c’est magnifique. Un siècle plus tard, vous recréez un truc qui a super bien marché : la prohibition.

« Cela a vachement bien fonctionné aux États-Unis et on aura les mêmes effets : on va voir se développer la contrebande, la contrefaçon, les gangs et les mafias. Et puis, cela va poser un problème à certains de vos copains, parce que comment rouler des joints sans tabac ?

« En tout cas, la mesure est quand même complètement excessive. On est dans un pays de liberté : on a le droit de fumer ou de ne pas fumer.

« Elle est inapplicable : on va demander la carte de tout le monde ? C’est inutile, parce que, de toute façon, il y aura des trafics et chacun trouvera les cigarettes qu’il a envie de trouver. C’est dangereux. » Lire la suite »

26 Oct 2026 | Trafic
 

Un habitant de Valence-d’Agen a été condamné ce 21 octobre pour un trafic de cigarettes et d’alcool. L’homme s’approvisionnait régulièrement au Pas de la Case, en Andorre, avant de revendre la marchandise localement. Il écope notamment de 12 mois de prison avec sursis probatoire et de 30 000 euros d’amende douanière. Nous reprenons l’information de Fabien Taccard Blanchi sur Totem.

Un commerce illégal qui durait depuis plusieurs mois a été mis au jour par les gendarmes tarn-et-garonnais. Courant septembre 2026, la police municipale de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne) est informée de ventes de cigarettes réalisées depuis une maison située en centre-ville. Le renseignement est transmis aux gendarmes de la brigade de recherches de Castelsarrasin et de la communauté de brigades de Valence-d’Agen, qui mettent en place des surveillances.

Les investigations permettent de confirmer les soupçons. Lundi 19 octobre, les militaires interpellent l’un des occupants du logement alors qu’il revient du Pas de la Case, en Andorre, où il vient d’acheter du tabac et de l’alcool.

La perquisition menée dans le logement permet de découvrir 30 cartouches de cigarettes, 62 litres d’alcool ainsi que 550 euros en numéraire. Placé en garde à vue, l’intéressé reconnaît avoir organisé ce trafic depuis plusieurs mois afin de subvenir aux besoins de son foyer.

Déféré devant la justice dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), il a été condamné ce 21 octobre à 12 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Le tribunal lui impose également l’obligation de trouver un emploi.

L’homme devra par ailleurs s’acquitter d’une amende douanière de 30 000 euros. Il n’a plus le droit de se rendre en Andorre.

(Voir les 2 mars 2026 et 22 janvier 2026.)

26 Oct 2026 | Trafic
 

Un homme de 25 ans a été interpellé le 14 octobre dans un appartement, à Besançon, lors d’une opération de surveillance menée par la Police nationale.

Des cigarettes, des stupéfiants, de l’argent liquide et divers objets ont été saisis. À l’issue de sa garde à vue, il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon.

Selon les éléments communiqués par la Police nationale, un équipage de la brigade spécialisée de terrain avait mis en place une surveillance aux abords du centre commercial. Les policiers ont alors observé un homme, déjà connu de leurs services, effectuer des transactions de cigarettes et multiplier les allers-retours vers un appartement situé au quatrième étage d’un immeuble du quartier de La Planoise. Lire la suite »

26 Oct 2026 | Trafic
 

C’est l’histoire d’un jeune habitant de Saint-Étienne qui décide d’aller passer la soirée au Puy-en-Velay, à 70 kilomètres.

Sur la route, il reçoit un message sur Snapchat lui proposant de « rendre un petit service ».
En l’occurrence, il s’agit de prendre possession d’un petit colis, à Beauzac, situé à mi-parcours, pour le livrer au Puy-en-Velay.

Manifestement très serviable, l’individu accepte, prend possession du colis, mais se fait contrôler par la police sur sa route.
Bonne pioche des policiers, qui s’intéressent au contenu du colis : 64 cartouches de cigarettes et 72 puffs.

Au tribunal, le « petit service » risque de coûter cher à l’interpellé : quatre mois ferme requis par le parquet. Délibéré le 10 novembre.

(Voir le 18 mai 2026 / Haute-Loire.)