
Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables (puffs) en France (voir le 14 février 2025), le constat de terrain reste préoccupant : les adolescents continuent de vapoter, souvent avec les mêmes produits colorés et aromatisés qui avaient motivé la mesure. Nous reprenons un sujet de vapoteurs.net, signé de Jeremy Haley.
Des circuits d’approvisionnement qui contournent la loi
Les puffs interdites à la vente en France ne ont pas disparu des mains des collégiens et lycéens. Elles transitent par plusieurs canaux : ventes entre pairs, achats en ligne sur des plateformes peu regardantes, passages en Belgique ou en Espagne où les règles diffèrent, ou encore approvisionnement via des commerces qui ne respectent pas l’interdiction. Le contrôle de l’âge reste le maillon faible de toute la chaîne.
Les forces de l’ordre et les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) disposent de moyens limités pour surveiller l’ensemble des points de vente, notamment les petits commerces de proximité, les épiceries de nuit et les marchés informels. Les sanctions existent mais leur application reste sporadique.
La puff, porte d’entrée vers la dépendance à la nicotine ?
Au-delà de la question de l’accès, c’est la nature même du produit qui inquiète les professionnels de santé. Les puffs sont conçues pour être attractives — couleurs vives, arômes sucrés, format discret — et leur teneur en nicotine peut être élevée, parfois supérieure aux seuils autorisés par la réglementation européenne sur les produits du tabac (TPD).
Plusieurs études récentes, dont une méta-analyse portant sur 56 travaux scientifiques publiée début août 2026, ont mis en évidence que le vapotage chez les adolescents pourrait présenter des risques plus importants qu’estimé jusqu’ici, notamment sur le développement neurologique et la dépendance. Ces données renforcent l’urgence d’une application effective des interdictions existantes. Lire la suite »










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