Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Juin 2026 | Profession
 

À l’occasion de la Coupe du monde de football, la Confédération des buralistes lance une campagne de communication. Nous reprenons le message LinkedIn de lancement de Serdar Kaya (président de la Confédération).

« Comme des millions de Français, le passionné de football que je suis s’apprête à vivre pleinement cet événement exceptionnel.
Dans mon commerce, comme chez mes 22 500 collègues buralistes, nous partagerons chaque victoire, chaque suspense et chaque émotion avec nos clients.

« Au coeur des émotions », c’est notre message pour les prochaines semaines de compétition, et il résonne particulièrement avec notre quotidien.
Car au-delà du sport, nous sommes avant tout des commerçants de proximité qui faisons vivre le lien social dans nos territoires.

Que cette Coupe du monde soit une belle fête populaire, riche en émotions et en partage. »

12 Juin 2026 | International
 

Miguel Angel Martinez Cuadrado (deuxième à partir de la droite, sur la photo) a été élu président de la Confédération européenne des détaillants de tabac (CEDT), lors de l’assemblée générale de cette dernière qui s’est tenue à Séville le 10 juin. Il succède à l’Autrichien Peter Schweinschwaller (voir 7 février 2019 et 22 septembre 2019).

Rappelons que la CEDT coordonne, au niveau européen, les organisations représentatives des buralistes / détaillants de tabac d’Italie, de France, d’Espagne, d’Autriche, de Grèce, de Hongrie, de Belgique et d’Irlande.
Soit plus de 141 000 commerces ayant pour point commun de vendre, dans un cadre réglementaire, du tabac et des produits du vapotage.

Le comité directeur de la CEDT se trouve désormais composé de la façon suivante : Miguel Angel Martinez Cuadrado (président), Peter Schweinschwaller (vice-président), Mario Antonelli (secrétaire général), Serdar Kaya (trésorier).

Estanquero à Bilbao, Miguel Angel Martinez Cuadrado est président de la Union de Estanqueros de España depuis 2023.
Il a assisté aux deux derniers congrès de la Confédération des buralistes à Paris.

À Séville, lors de sa déclaration de remerciement à ses collègues, il est revenu sur « …un projet de directive européenne qui met en péril nos commerces sans apporter de solutions réelles, validées par l’expérience, à la lutte contre le tabagisme. »

12 Juin 2026 | Associations
 

À Paris, une cigarette sur deux consommée n’est plus achetée chez un buraliste, pourtant seul réseau habilité par la loi à commercialiser du tabac. Un tel volume de ventes illégales fait de Paris le « champion d’Europe des trafics de tabac ».
C’est ainsi que débute un communiqué de la fédération des buralistes de Paris-Île-de-France que nous reprenons.

Cette situation résulte d’un commerce parallèle en pleine expansion dont les conséquences dépassent largement le seul secteur du tabac. Les trafics prennent aujourd’hui des formes multiples, de la vente à la sauvette aux réseaux sociaux, en passant par les commerces installés, notamment des petites épiceries de quartier.
Selon les dernières estimations disponibles, le commerce illicite représenterait plus de 10 milliards d’euros de pertes fiscales pour l’État en 2025, tout en finançant des réseaux criminels organisés et en fragilisant le commerce de proximité.

Face à cette réalité, les buralistes franciliens organisent le 17 juin prochain une opération de terrain inédite : le « Parcours du tabac illégal ». L’objectif est de constater directement l’ampleur du phénomène à travers plusieurs étapes emblématiques du commerce illicite de tabac à Paris et dans sa banlieue.

Pendant une demi-journée, les participants iront en car à la rencontre des territoires les plus exposés aux trafics afin de constater les réalités du terrain, d’écouter les témoignages des professionnels concernés et de mesurer concrètement les conséquences économiques, fiscales et sécuritaires de ce commerce parallèle Lire la suite »

12 Juin 2026 | Trafic
 

Paquets videsNous avons repris ici-même le communiqué d’Imperial Brands Seita sur les résultats nationaux de la dernière enquête « ramasse-paquets vides » révélant que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac arrivait actuellement au niveau impressionnant de 18,8 % contre 1,4 % en 2018 (voir le 11 juin).

Et par régions ? Voilà une approche régionale des résultats de l’enquête :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 20,2 %
  • Bourgogne-Franche-Comté : 22,1 %
  • Bretagne : 18,6 %
  • Centre-Val de Loire : 19 %
  • Grand Est : 18,6 %
  • Hauts-de-France : 19 %
  • Île-de-France : 15,3 %
  • Normandie : 20,3 %
  • Nouvelle-Aquitaine : 21,2 %
  • Occitanie : 25,5 %
  • Pays de la Loire : 20,8 %
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 16,3 %

Et la méthode ? Ces résultats sont issus d’une collecte de paquets de cigarettes vides dans l’espace public.
Le panel de l’étude comprend 126 villes couvrant près de 22 % de la population française.
La dernière campagne de collecte a eu lieu entre le 21 novembre et le 18 décembre 2025.

12 Juin 2026 | International
 

Sophie Hermans (ministre de la Santé publique, du Bien-être et des Sports / centre-droit) a annoncé au Parlement qu’une interdiction à vie de pouvoir se procurer du tabac pour toute personne née après une certaine date (comme cela vient d’être adopté au Royaume-Uni / voir 22 avril 2026) ne marcherait pas aux Pays-Bas.

En substance, elle estime que cette mesure n’aurait pas de sens dans un pays où le marché parallèle du tabac et du vapotage est si important (voir 6 mai).

De toutes récentes statistiques font état du fait que 87 % des vapoteurs, aux Pays-Bas, utilisent des produits illicites.

11 Juin 2026 | Trafic
 

La dernière édition de l’Empty Pack Survey, étude de référence sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine (voir 18 juin 2025), révèle que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac atteint 18,8 % en France, contre 1,4 % fin 2018 (soit une hausse de +1 243 % en sept ans). Un niveau qui confirme l’ancrage territorial d’un phénomène désormais structuré, criminalisé et présent dans chacune des régions métropolitaines.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

L’industrialisation du trafic : des usines clandestines à la vente en ligne

Il est désormais établi que la France est confrontée à une explosion du trafic de tabac. Longtemps considéré comme marginal, ce phénomène a changé d’échelle et constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité économique et d’ordre public.

La mutation la plus inquiétante est sa criminalisation accélérée. Le trafic de tabac est désormais porté par des filières structurées, capables d’organiser la production, l’acheminement et la distribution à grande échelle.

La contrefaçon, en particulier, connaît un essor spectaculaire. Des usines clandestines implantées en Europe et désormais en France produisent massivement des marques authentiques, ensuite écoulées via les réseaux sociaux, les commerces de proximité ou la vente à la sauvette.

En 2025, la douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %).

Sur le terrain, la progression est tout aussi vertigineuse : la part de la contrefaçon dans la consommation est passée de 1,4 % fin 2018 à 18,8 % fin 2025, soit une hausse de +1 243 % en sept ans.

Les saisies le confirment : 7 usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et 13 sur le territoire belge sur la seule année 2025.

Un phénomène désormais installé dans tous les territoires

Ce basculement n’est plus un signal faible. Depuis 2022, le phénomène s’est généralisé et s’observe aussi bien dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux, dans chacune des régions métropolitaines.

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11 Juin 2026 | Trafic
 

Les derniers chiffres sur le trafic de cigarettes de contrebande sont inquiétants (voir le 3 juin 2026). Les Hauts-de-France suivent une tendance nationale et enregistrent une nette progression de la consommation de tabac de contrefaçon, passant de presque 0 % à 19,5 % en six ans.
Nous reprenons une information de France 3 Hauts-de-France.

Régulièrement, des individus sont interpellés dans le Nord-Pas-de-Calais pour avoir revendu du tabac illégalement, ou avoir introduit un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon. Il y a tout juste une semaine, le 31 mai, un homme a notamment été condamné à de la prison et à une amende douanière de cinq millions d’euros, pour avoir assuré le passage de tabac de contrebande entre le Luxembourg et la France.

Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés par ces réseaux souterrains, qui peuvent coûter cher à votre porte-monnaie et à votre santé. Les risques sont bien plus importants que ceux liés aux cigarettes classiques, en raison d’une quantité de produits nocifs (métaux lourds, plomb…) moins contrôlée, souvent bien supérieure aux taux autorisés. Lire la suite »

11 Juin 2026 | Trafic
 

« Le retour ? » Mais elles n’ont jamais disparu des taxiphones », vont nous faire remarquer certains.

Il est vrai qu’il y a quelques années, on parlait beaucoup du tabac dans les taxiphones de Nîmes et de la région (voir 1er décembre 2022).
Et que depuis, ce sont surtout les épiceries qui ont diffusé à foison du tabac de contrebande (voir les 9 février et 30 janvier 2026).

Mais il se trouve que la préfecture du Gard a annoncé, ce 5 juin, la fermeture administrative d’un taxiphone. Il regorgeait de paquets de cigarettes.

Fermeture pour 6 mois. « Le gérant étant en récidive pour des faits similaires dans un autre établissement dont il assure la gérance. »

Photo : Police nationale 30

11 Juin 2026 | Profession
 

« Dans une précédente contribution, ici-même (voir le 5 juin), j’évoquais les buralistes comme le dernier lien.
Le dernier commerce ouvert lorsque les autres ont hélas tous fermé.
Le dernier endroit où l’on peut encore parler à quelqu’un plutôt qu’à un écran.
Depuis, une question revient : ok, mais toi, tu proposes quoi ? »

C’est ainsi que débute une tribune de Cyrille Geiger (formateur, consultant et entrepreneur / voir aussi les 21 mai et 27 avril).

« Je vais prendre le risque de répondre et je retiens comme base de calcul ma réalité médiane : 35 % (de marché parallèle de tabac / ndlr).
35 %
Plus de 10 milliards d’euros de recettes fiscales perdues, soit près d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires envolé pour les buralistes.

Et pourtant, l’État continue à demander toujours plus au réseau.
Plus de services, plus de responsabilités et plus de missions.
Mais gardons-nous d’une erreur : la productivité du buraliste n’est pas vraiment extensible au-delà de ses 70 heures par semaine, trop souvent bien réelles. Lire la suite »

11 Juin 2026 | Profession
 

Le 9 juin s’est tenu, à Paris, la 3ème édition du Forum francophone sur la nicotine (voir le 8 juin).
Dédiée au thème « Craving, habitudes et dépendance : sortir du tabac à travers la réduction des risques », cette édition a rassemblé médecins et experts en santé publique, chercheurs, économistes, responsables associatifs et acteurs de terrain venus de plusieurs pays francophones pour échanger sur les stratégies les plus efficaces de réduction du tabagisme.
Nous reprenons le communiqué publié à l’issue de la réunion.

Dans un contexte où le tabac demeure l’une des principales causes de mortalité évitable avec près de 68 000 décès par an, les intervenants soulignent la nécessité d’enrichir les politiques de santé publique par une approche fondée sur les données scientifiques, l’expérience clinique et la réalité des parcours des fumeurs.

Une conviction : mieux comprendre la dépendance pour mieux accompagner les fumeurs

Alors que la France compte encore près de 9 millions de fumeurs, les intervenants ont souligné le rôle central du craving, cette envie irrépressible de consommer qui constitue l’un des principaux obstacles au sevrage. Si l’addiction repose sur des mécanismes bien identifiés, elle nécessite des réponses adaptées, fondées sur l’éducation, la prévention et l’accompagnement individualisé. Lire la suite »