
Une dizaine de jours après la condamnation de onze prévenus dans une affaire de trafic de cigarettes contrefaites, devant le tribunal correctionnel d’Alès (de 6 mois avec sursis à 5 ans ferme / voir le 6 mai 2026)
Daniel Bruquel – expert et chef du service Prévention du commerce illicite chez Philip Morris France (voir 16 août 2025 et 15 octobre 2024) – revient sur les enjeux du procès et sur les incidences de ce trafic dans le Gard.
Nous reprenons son interview dans Objectif Gard.
Objectif Gard : La société Philip Morris France, productrice des cigarettes L&M et Marlboro, était partie civile dans ce dossier, pouvez-vous expliquer pourquoi ?
Daniel Bruquel : La raison pour laquelle on est partie civile est extrêmement simple.
Nous sommes à un moment de développement des trafics sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs années, notamment le développement de la contrefaçon qui a un impact énorme en matière de santé publique. Ces produits, qui sont vendus extrêmement peu chers, conduisent les consommateurs à rester enfermés dans la cigarette. Pourtant, tout le concept du ministère de la Santé d’augmenter les taxes chaque année existe pour dissuader les fumeurs de fumer.
Une action qui n’a pas l’effet escompté, puisque les consommateurs contournent cette pression fiscale par le marché parallèle.
D’autant que ces trafics ont un impact économique important pour l’État. Ils représentent un manque à gagner d’environ 9 milliards d’euros tous les ans.
Du côté des trafiquants, ces trafics génèrent près de 2 milliards d’euros de revenus, on a donc un business extrêmement lucratif.
Le jeu de la défense a été de minimiser ce type de pratiques, en sous-entendant que c’était de la « débrouille ». Mais quand on fait vingt-deux allers-retours en Belgique avec des véhicules ouvreurs, porteurs… c’est tout sauf de la débrouille.
Ça s’appelle de la criminalité organisée, avec des structures qui sont extrêmement importantes. Lire la suite »






Ces dernières années, le tabac s’est imposé comme l’un des dossiers les plus suivis par les services de l’État, qui mène des actions régulières pour réguler le marché et les trafics partout en France, mais aussi des opérations XXL qui mobilisent en plus les policiers et gendarmes.
Une page entière du quotidien La Montagne consacrée aux buralistes du Puy-de-Dôme, dans le numéro de ce 2 mai…pas moins.




