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31 Déc 2025 | L'Info
 

Marché parallèle du tabac : Vaines querelles devant des chiffres qui vont de mal en pis

49,4 % de marché parallèle du tabac en 2024 (part de la consommation de tabac qui ne vient pas de chez les buralistes) d’après le rapport KPMG, commandité par Philip Morris International ;
38 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude EY Parthenon, commanditée par plusieurs fabricants de tabac ;
19,2 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude financée sur fonds publics (Mildeca et Douanes / rapport Tafe)…

Peu importe les différences et les polémiques sur les chiffres, la vérité est que le phénomène s’avère de plus en plus important. De plus en plus visible. Il s’aggrave. Et les synergies avec le narcotrafic crèvent les yeux.
Désormais, de grands et petits réseaux mafieux – structurant les trafics et blanchissant leurs mégaprofites dans des commerces de proximité – s’organisent autour de cette activité.
Sans que les politiques, à quelques exceptions près, ne s’en émeuvent.
Le sujet est devenu d’une banalité affligeante, consternante.


Prix du tabac : un niveau toujours anormalement haut

Il n’y a pas de nouvelle « trajectoire fiscale » dans ce qu’il reste du budget de l’État mais les prix du tabac continuent d’augmenter d’une année sur l’autre.

Comment croire que la mécanique infernale conduisant à l’extension du marché parallèle puisse s’arrêter prochainement ?

À l’exception de la Belgique, l’offre tabac des pays voisins de la France se situe toujours à des prix justifiant les achats frontaliers. Et l’actualité, rapportée quotidiennement ici-même sur Le Monde du Tabac, montre bien comment les réseaux de vente illégale (en ligne, dans la rue, dans les épiceries) prolifèrent.


Interdiction des puffs et explosion d’un nouveau marché parallèle

Madame Vautrin a décroché sa « mesure anti-tabac bien à elle » avec l’interdiction des puffs en février.

Ces cigarettes électroniques jetables, pratiques pour aider les fumeurs à décrocher du tabagisme, mais dont le marketing a été dévoyé par certains metteurs sur le marché peu scrupuleux.

Lesquels écoulent maintenant les puffs, en pagaille, dans des épiceries ou en ligne.


Interdiction brouillonne des sachets de nicotine

Alors que la plupart des pays européens cherchent à encadrer et réglementer ce nouveau mode de consommation de la nicotine, cela aura été la dernière mesure de feu le gouvernement Bayrou, début septembre : une prohibition sans appel.

Depuis, le Conseil d’État a suspendu la décision. À suivre.


Extension des zones non-fumeurs

Les plages et d’autres lieux publics passent en zones non-fumeurs par le biais d’un décret pris en catastrophe juste avant les vacances.

Les terrasses échappent à la mesure qui, par ailleurs, ne concerne pas le vapotage.


Prévalence tabagique qui bouge

On apprend en octobre que la prévalence tabagique a baissé en France : de 31,3 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » en 2023… à 25 % en 2024.

Les interdictions mentionnées plus haut n’y étant pour strictement rien.

Le ministère de la Santé se félicite discrètement de ce résultat mais ne s’aventure pas à donner l’une de ses principales explications : le recours au vapotage chez de nombreux fumeurs voulant arrêter.


Buralistes à la peine

Ventes tabac et presse en baisse constante ; ventes additionnelles en réduction ; conjoncture morose : les buralistes serrent les dents.

Et beaucoup de travail pour la nouvelle équipe à la tête de la Confédération depuis octobre dernier. L’année qui arrive sera décisive.

21 Déc 2025 | Profession
 

« Les buralistes sont aujourd’hui en première ligne face aux réseaux criminels, face à l’insécurité, face à une concurrence illégale organisée, face à un sentiment croissant d’abandon. »

(Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes / voir le 16 décembre).

16 Déc 2025 | Profession
 

Serdar Kaya

Le 11 décembre, lors de l’Assemblée générale des buralistes dans les Bouches-du-Rhône, une colère profonde s’est exprimée et révélatrice d’une inquiétude massive du réseau face à l’explosion des trafics de tabac de contrebande et de contrefaçon.
C’est ainsi que débute un message de Serdar Kaya, sur le réseau social professionnel LinkedIn, que nous reprenons.

Cette colère, il faut l’entendre. Car pendant que l’État annonce une nouvelle évolution des prix du tabac au 1er janvier 2026, indexée mécaniquement sur l’inflation de l’ordre de +0,50 euro (voir le 12 décembre), les trafics de contrebande et de contrefaçon du tabac prospèrent.

Preuve en est, un collègue du 9e arrondissement de Marseille a été pris pour cible à la kalachnikov. Ce n’est plus un fait divers. C’est un signal d’alarme (voir ci-dessus).

Les buralistes sont aujourd’hui en première ligne face aux réseaux criminels, face à l’insécurité, face à une concurrence illégale organisée, face à un sentiment croissant d’abandon.

La réponse de l’État et des autorités doit être à la hauteur de la colère et des inquiétudes du réseau. Il en va de la sécurité des buralistes, de la protection du monopole, et de la crédibilité des politiques publiques.

Dans ce combat permanent, la Confédération que je représente restera pleinement mobilisée pour défendre la profession, alerter les pouvoirs publics et exiger des réponses concrètes, durables et efficaces contre les trafics.

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1 Déc 2025 | Trafic
 
Image du contrôle anti-tabac à Lyon

(Image Lyon Mag)

À Valence, les paquets étrangers sont nombreux et leurs points de vente facilement trouvables.
Quartier Fontbarlettes, en quelques minutes, plusieurs habitants pointent du doigt l’endroit où sont vendues des cigarettes de contrebande. Ils indiquent une poignée d’hommes habillés en noir sur une place… Nous reprenons l’information de France Bleu.

Le réseau de revente sur le marché noir a un effet direct sur l’activité des buralistes comme le confirme l’un d’eux : « On le voit au niveau des chiffres. En tant que buraliste, on est directement touché. Ce qui est fou, c’est qu’en Europe, on n’est pas harmonisé là-dessus.
La porte à côté, en Espagne, il y a des cigarettes à cinq ou six euros le paquet. »

Dans les rues de Valence, les paquets de toutes les couleurs sont facilement observables, notamment chez les jeunes fumeurs qui cherchent à faire des économies. « Pour 250 grammes de tabac, c’était 32 euros à l’étranger. En France, 50 grammes c’est environ 30 euros. Prendre des clopes qui viennent de l’étranger, c’est plus rentable », affirme Ambre, 19 ans, paquet marocain à la main.

 

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28 Nov 2025 | Profession
 

« L’Assemblée nationale a voté la proposition de résolution présentée par Frédéric Valletoux sur la mise en œuvre du Protocole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à lutter contre le commerce illicite du tabac. Une séquence politique très symbolique… mais sans aucune portée.
Car cette résolution n’a aucun effet normatif. »
C’est ainsi que débute un communiqué de BAT France à propos de la proposition Valletoux de quotas dans les livraisons de tabac par pays. Nous le reprenons.

Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires publiques et réglementaires de BAT France, explique : « cette résolution ne modifie aucune politique publique, ne crée aucune obligation nouvelle et ne renforce en rien les outils existants contre le commerce illicite de tabac. Le dispositif du Protocole de l’OMS est déjà en vigueur, déjà appliqué, déjà reconnu par les institutions françaises et européennes. »

« Pourquoi mobiliser les parlementaires sur une résolution purement symbolique alors qu’une fraude massive échappe au radar législatif ?
Le marché illicite de tabac représente l’une des formes les plus importantes de fraude fiscale en France. Selon l’étude sur le tabac échappant à la fiscalité nationale publiée (TAFE) en 2025, 17,7 % du tabac consommé en 2023 — soit plus de 8 000 tonnes — ont échappé à la fiscalité nationale, entraînant un manque à gagner qui est estimé à 4,3 milliards d’euros (voir 23 et 27 octobre). »

« Intégrer le renforcement des moyens ou des sanctions pour lutter contre le trafic illicite de tabac dans le champ du projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale ne serait pas insignifiant, mais un acte de cohérence : c’est de là qu’une partie substantielle des recettes publiques provvient.
Entre une résolution déclarative et une loi opérationnelle, l’ordre des priorités interroge. »

« Alors que le Gouvernement attend des réponses concrètes face aux fraudes sociales, fiscales et douanières, l’agenda parlementaire consacre plusieurs heures à un texte dépourvu d’effet.
Les outils véritablement utiles pour lutter contre cette fraude se font toujours attendre, alors même que l’efficacité du Protocole de l’OMS repose sur les capacités douanières, les coopérations internationales et les actions opérationnelles… et non sur une résolution supplémentaire.
À l’heure où la lutte contre les trafics – de tabac comme d’autres produits – exige des actions concrètes, ce débat apparaît comme un geste politique sans impact réel. »

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28 Nov 2025 | Associations
 

L’Assemblée nationale a voté en faveur de l’adoption de la proposition de résolution portée par le député Frédéric Valletoux (Horizons), visant à lutter contre le commerce illicite de tabac, et qui pointe en particulier le rôle des fabricants dans l’organisation des marchés parallèles, à travers leurs stratégies de surapprovisionnement d’États limitrophes (voir 27 novembre).
C’est ainsi que débute un communiqué du CNCT / Comité national contre le tabagisme que nous reprenons.

Le CNCT se félicite de cette initiative, susceptible de lancer un débat européen sur les marchés parallèles, dans le contexte de prochaine révision de la Directive européenne des produits du tabac.


// Un impératif sanitaire et fiscal

a proposition de résolution portée par l’ancien ministre de la Santé Frédéric Valletoux prévoit que l’approvisionnement des États européens en tabac par les fabricants soit limité à leur consommation réelle, conformément au Protocole de l’OMS sur le commerce illicite, ratifié par la France et l’Union européenne. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Résolution Valletoux sur des quotas dans les livraisons de tabac : la réaction du CNCT  ,
27 Nov 2025 | Profession
 

Ce mercredi 26 novembre dans la soirée, le député Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, président de la Commission des Affaires sociales) a fait adopter, à l’unanimité, une proposition de « résolution européenne pour lutter contre le commerce illicite du tabac », présentée avec les députés du groupe Horizons (voir 27 août et 26 novembre).

D’après le député, cette résolution porte les propositions suivantes :

  • l’alignement, dans chaque pays européen, des livraisons de tabac des fabricants sur la consommation réelle du pays ;
  • la mise en place d’une traçabilité des produits du tabac indépendante de l’industrie ;
  • la réduction stricte des quantités pouvant circuler entre États membres ;
  • l’affirmation d’un principe essentiel : « une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée ».

Selon Frédéric Valletoux : « avec ce vote, la France envoie un signal fort à l’Union européenne pour la santé publique, pour l’équité fiscale, pour nos commerces de proximité. »

Rappel : une « résolution européenne » permet de faire connaître la position de l’Assemblée nationale sur des textes européens en cours de discussion ou des thématiques plus générales de l’activité de l’Union européenne.

26 Nov 2025 | Institutions, Profession
 

Sur proposition de l’ancien ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, l’Assemblée nationale examine une proposition de résolution européenne visant à lutter contre le marché illicite de tabac via notamment l’instauration de quotas de livraison de tabac par pays, fondés sur la consommation locale (voir ce jour / CNCT et 27 août 2025).

Si Imperial Brands – Seita partage complètement les objectifs de lutter contre le commerce parallèle et de renforcer la traçabilité des produits du tabac, cette mesure des quotas soulève de sérieux doutes quant à sa réelle efficacité mais aussi de nombreuses questions quant à sa conformité juridique.

L’instauration de quotas de vente s’attaque à un seul aspect du marché parallèle : le commerce transfrontalier ! Ils auront peu d’effet sur la contrebande intracommunautaire et aucun effet sur la contrefaçon ni sur les produits de contrebande extra-communautaires alors que nous constatons un développement accéléré des trafics de tabac en provenance d’autres continents par l’intermédiaire de réseaux criminels internationaux.
La contrefaçon gangrène le marché du tabac en France et en Europe ! 7 usines clandestines de cigarettes ont été démantelées en France depuis 2022 et 12 autres usines clandestines (dont une partie de la production était destinée à la France) ont été découvertes chez nos voisins belges en 2024 ! C’est bien plus que tous les sites de production réunis des fabricants historiques en Europe !

➢ Il n’y a pas d’opacité ! La traçabilité du tabac est en vigueur depuis 2019 en France conformément aux recommandations de l’OMS et aux exigences du droit européen avec le système de Track and Trace. Ce système permet aux Douanes de tracer les produits du tabac depuis leur lieu de production jusqu’au lieu de vente.

➢ La France n’a aucune garantie sur la conformité juridique d’un tel système au regard du droit européen car il entraverait des principes fondamentaux comme la libre circulation des biens ou encore la concurrence libre et non faussée, piliers du marché européen.
Enfin, l’industrie du tabac n’a aucun intérêt à développer le marché transfrontalier quand cela se fait au détriment de son activité française. Le commerce transfrontalier détruit de la valeur. Pourquoi, même au niveau européen, nous réjouir d’un phénomène qui détruit notre propre activité ? En tant que fabricant et metteur sur le marché, notre… Enfin, une telle mesure mettrait en péril une filière génératrice d’emplois : plus de 108 000 femmes et hommes travaillent directement ou indirectement dans la filière tabac en France. Imperial Brands – Seita est d’ailleurs le dernier grand fabricant mondial de tabac à avoir conservé une usine en France, à Sandouville en Seine-Maritime.

Pour Imperial Brands – Seita, il faut orienter l’action publique vers la lutte contre les réseaux criminels qui élargissent leurs activités en prenant aussi le contrôle du marché du tabac en France et il faut arrêter de s’en prendre aux fabricants, aux buralistes et à toutes celles et tous ceux qui travaillent quotidiennement dans ce secteur d’activité en toute légalité.

 Commentaires fermés sur Quotas de tabac par pays (Valletoux) : « La France fait encore fausse route ! » (Imperial Brands Seita)  ,
26 Nov 2025 | Institutions
 

La France a ratifié le Protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac entré en vigueur sur le plan international en 2018 (voir 4 octobre 2018). Ce texte prévoit de lutter efficacement contre les marchés parallèles, un problème qui renvoie à la criminalité organisée et ne peut être abordé uniquement à l’échelle nationale. Les achats transfrontaliers représentent en France un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros par an. Pourtant, la France n’a jamais payé ses contributions au titre du Protocole et les arriérés, d’une valeur de 2,5 millions de dollars, représentent l’équivalent d’une année d’actions pour déployer les mesures de contrôle de la chaîne d’approvisionnement et de coopération avec les pays.
C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) que nous reprenons.

Alors que les Parties à ce protocole se réunissent du 24 au 26 novembre à Genève pour la 4e session (MOP4), le Comité national contre le Tabagisme, membre de l’Alliance internationale pour le contrôle du tabac (GATC), pointe ce grave manquement aux conséquences préjudiciables. L’ensemble des organisations internationales de la GATC appelle les autorités françaises à respecter leurs engagements susceptibles de lutter contre les marchés parallèles et accroître les recettes fiscales.

Le protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac a été négocié par les pays dans le monde en lien avec le traité de l’OMS, la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Il est entré en vigueur sur le plan international depuis 2018 et il prévoit des mesures fondamentales pour contrôler la chaîne d’approvisionnement, favoriser la coopération entre pays dans ce domaine et renforcer les sanctions.

La 4e session de la Réunion des Parties (MOP4) qui correspond à l’Assemblée décisionnaire de ce texte juridiquement contraignant, se tient à Genève du 24 au 26 novembre.

À cette occasion, des mesures importantes sont prévues : elles concernent notamment le renforcement des dispositifs de suivi et de traçabilité avec l’inclusion, par exemple, des facteurs essentiels de production (machines, filtres, papier à cigarette, tabac brut) pour lutter contre la fabrication illégale, mais aussi le développement des licences, la lutte contre les ventes en franchise de taxes.

La France a ratifié ce protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac mais, depuis 2018, n’a jamais honoré le montant de ses contributions.

En dépit de l’envoi de notifications de paiement et de rappels par le secrétariat du Protocole, le ministère du Budget et les Douanes, qui ont la compétence en matière de lutte contre les marchés parallèles, n’ont pas réglé un arriéré représentant dorénavant 2,5 millions de dollars. Cette somme équivaut au budget d’un an d’activité pour la mise en œuvre de ce texte.

Selon Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) : « Cette absence de règlement par la France de ses contributions génère des difficultés majeures pour lutter contre le commerce illicite alors que les actions devraient permettre de récupérer des recettes fiscales. » En effet, on évalue le manque à gagner fiscal pour la France à 4,3 milliards d’euros par an du fait du sur-approvisionnement des marchés frontaliers par les fabricants de tabac. Or l’une des mesures du Protocole prévoit l’application de quotas de livraisons imposés aux cigarettiers au regard de la réalité des marchés. Cette mesure est du reste soutenue par le député Frédéric Valletoux et son groupe parlementaire.

Dans cette perspective, le CNCT et l’ensemble des organisations internationales de l’Alliance mondiale du contrôle du tabac appellent la France à honorer ses engagements et à lutter contre les pratiques d’évasion fiscale des fabricants de tabac.

 Commentaires fermés sur « Lutte contre le commerce illicite : la France ne respecte pas ses engagements » (CNCT)  ,
9 Nov 2025 | Institutions
 

affiche étude EY-ParthenonCommence à circuler, sur les réseaux sociaux, une nouvelle version (à novembre) de l’étude EY-Parthenon sur le marché parallèle du tabac (le non-domestique), soit la part de la consommation qui ne provient pas du réseau officiel des buralistes (voir les 1er janvier et 31 mars).

En voici les premiers chiffres-clés :

  • 41 000 euros de marge moyenne perdue par chaque buraliste en 2024, à cause du marché parallèle ;
  • 10 200 fermetures de bureaux de tabac en 20 ans (dont 1 000 entre 2017 et 2019) ;
  • 37 % de marché parallèle du tabac (en 2023).

 

Les principaux enseignements de l’étude :

  • la mise en place d’une fiscalité très élevée fragilise l’économie réelle ;
  • le développement des trafics alimente l’insécurité ;
  • les collectivités locales sont les premières victimes de ces trafics ;
  • les buralistes et les commerces de proximité subissent directement les effets du trafic.
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