
À la veille du budget 2027, les buralistes disent stop. Et je les comprends.
Leur première demande est simple : geler la fiscalité du tabac et mettre fin à son indexation automatique.
C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech, président de Philip Morris France (voir 10 septembre et 24 septembre).
Ce n’est pas demander un privilège. C’est tirer les leçons d’une politique qui atteint aujourd’hui ses limites. En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes. Un basculement qui représente jusqu’à 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales non perçues par l’État.
Continuer à augmenter mécaniquement les taxes sans reprendre le contrôle du marché, c’est fragiliser toujours davantage le réseau légal.
La deuxième priorité doit donc être claire : frapper beaucoup plus fort contre les trafics.
Nous devons donner aux forces de l’ordre, aux Douanes et à la justice les moyens et les sanctions nécessaires pour démanteler ces réseaux. C’est d’autant plus nécessaire que les buralistes ont vu 10 200 points de vente disparaître en vingt ans.
Mais défendre le réseau légal, ce n’est pas défendre un statu quo. C’est aussi lui permettre de se transformer.
Le réseau des buralistes accompagne de plus en plus les fumeurs adultes qui n’arrêtent pas vers des alternatives sans combustion, dans un cadre strictement contrôlé.
L’innovation crée les alternatives.
Le réseau légal doit leur permettre de devenir une réalité sur le terrain.
Il y a un choix collectif à faire : voulons-nous conforter le réseau légal ou abandonner le terrain aux trafiquants ? Pour moi, la réponse est claire.
Je soutiens la pétition des buralistes (voir le 2 octobre 2026).





Hier, à la veille de la présentation du budget 2027, les buralistes ont investi le pied de l’Assemblée nationale (voir 


Le 10 novembre 2025, le Conseil d’administration de la Confédération et des présidents de fédérations départementales étaient devant le Sénat avec Serdar Kaya (voir 
Des buralistes de toute la France se sont rassemblés ce 11 septembre à Vernon pour leur cinquième jour de mobilisation nationale. Ils n’ont pas choisi la ville de l’Eure au hasard puisque le Premier ministre Sébastien Lecornu en est le premier adjoint au maire, François Ouzilleau (voir le 
Chaque jour, les buralistes font vivre nos centres-villes, nos quartiers et nos villages. Derrière chaque point de vente, il y a un commerçant engagé, un entrepreneur qui s’adapte, innove et fait évoluer son activité pour continuer à répondre aux besoins de ses clients. Nous reprenons cette communication de Neodis (Bouttier-Coulaud-Europros-Mercier-Sodip) du 11 septembre.