Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Août 2026 | Institutions, Récents
 

Il n’y a pas que l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui est repoussée par le Conseil constitutionnel… Celui-ci a, ce 14 août, repoussé trois articles – concernant la lutte contre les trafics de tabac – de la loi « RIPOST » (« Projet de Loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public » / voir les 20 juillet 2026 et 26 mars 2026).

Il s’agit de :

  • l’article 26 aggravant les sanctions encourues en matière de vente à la sauvette lorsque celle-ci porte sur des produits du tabac ;
  • l’article 41 proposant d’aggraver les peines encourues en matière de trafic de tabac et de contrefaçon de marque ;
  • l’article 65 permettant d’appliquer l’article précédent en Outre-Mer.

Le Conseil constitutionnel estime que ces articles sont des « cavaliers législatifs » (n’ayant pas un lien direct avec l’objet principal du texte…). Ils sont donc considérés contraires à la Constitution.

On se gardera de tout commentaire…

13 Août 2026 | Institutions
 

contrebande dans l'oise à la gare de creil, reportage camera cachée tf1

Le trafic de tabac a changé de dimension pour devenir une branche à part entière de la criminalité organisée, loin de l’image surannée du petit contrebandier. C’est le constat alarmant dressé par Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, dans une tribune publiée par La Revue du Trombinoscope. Elle y dénonce un phénomène industrialisé qui gangrène l’économie et la société, appelant à une prise de conscience et à une réponse ferme des pouvoirs publics (voir 4 février 2026 et 23 juin 2025 / Goulet).
Nous reprenons le communiqué publié à cette occasion.

La sénatrice souligne d’emblée la diversification des réseaux criminels, qui ne se cantonnent plus au seul narcotrafic.
« La criminalité organisée est pluridisciplinaire et créative et les narcotrafiquants ne se limitent plus depuis longtemps à la drogue, mais manient la contrefaçon, le trafic de migrants et toutes les cordes de la criminalité organisée », précise Nathalie Goulet. Lire la suite »

7 Août 2026 | Profession
 

Les buralistes des Pyrénées-Atlantiques ont lancé une campagne pour sensibiliser le public à leurs difficultés. La concurrence de l’Espagne, où le paquet de cigarettes est vendu deux fois moins cher, menace la survie de leur commerce. Dans le département, 263 bureaux de tabac ont mis la clé sous la porte ces vingt dernières années. C’est ainsi que débute un sujet de France 3 Régions, signé Jean Barrère (le 6 août).

D’innombrables « carottes » rouges et blanches, symbole des bureaux de tabac, sont éparpillées devant la frontière espagnole. C’est ce que montre l’affiche imaginée par les bureaux de tabac des Pyrénées-Atlantiques pour alerter sur la mauvaise passe que traverse la profession. « 263 buralistes du 64 ont fermé en vingt ans », s’insurge le visuel.

Cette dernière est présente devant le comptoir de Jérôme Récapet, patron d’un établissement à Navarrenx (photo). Le président de la fédération des buralistes du département se dit inquiet : « L’avenir n’est pas rassurant. On subit une baisse du volume de ventes, et une fiscalité qui augmente de façon exponentielle. »

Les professionnels déplorent la concurrence des buralistes d’Espagne, où le tabac est moins taxé. Alors qu’un paquet de cigarettes coûte environ 13 € en France, le prix descend à 5,5 € de l’autre côté de la frontière. « Quand j’étais jeune, la différence de prix était entre 30 à 50 %, retrace Jérôme Récapet. Aujourd’hui, on est à plus de 100 %. Le porte-monnaie des Français étant ce qu’il est, ils vont en Espagne. »

En plus de la concurrence ibérique, les professionnels sont également touchés par le trafic et la contrefaçon. À tel point que, selon Jérôme Récapet, la majorité du tabac consommé dans les Pyrénées-Atlantiques ne provient plus des buralistes du département : « On ne représente plus que 30 % des ventes de tabac dans le 64, alors qu’on est censés avoir 100 %, c’est censé être un monopole. »

Les difficultés des professionnels sont déplorées par leurs clients.
« La population ne souhaitera pas s’installer dans un village où tout est fermé », estime une dame venue pour retirer un colis. « Ça me touche, car c’est un lieu de vie », témoigne un autre. Pour survivre, les buralistes tentent de se diversifier. À Navarrenx, Jérôme Récapet propose de nombreux objets que l’on n’imaginerait pas dans un bureau de tabac. Lire la suite »

30 Juil 2026 | Profession
 

Le bar-tabac Le Gaulois, situé à Nice, a fait l’objet d’une fermeture administrative de la préfecture, à la suite du déclenchement d’une bagarre en face de l’établissement (voir le 8 juillet).

Ceci, dans un contexte où plusieurs buralistes sont fermés en raison de la présence de narco-trafic en face de chez eux (voir 23 juillet 2026).

Il se trouve que Le Gaulois a rouvert, mais seulement pour une activité : la vente de tabac.
En effet, la partie café-bar reste « fermée jusqu’à nouvel ordre ».

20 Juil 2026 | Profession, Récents
 

Serdar Kaya

Dans une communication sur LinkedIn, ce 19 juillet, la Confédération des buralistes, présidée par Serdar Kaya, souligne certaines dispositions du projet de loi Ripost (Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité des citoyens ; voir 10 juillet 2026, 24 mai 2026 et 26 mars 2026), porté par le ministre de l’Intérieur, et qui vient d’être voté (le 15 juillet) par l’Assemblée nationale après son passage au Sénat en mai (il reste encore un passage en CMP, Commission mixte paritaire, qui ne devrait pas entraîner de grandes modifications).
Nous reprenons l’essentiel de la communication de la Confédération.

Le projet de loi Ripost vient d’être adopté par le Parlement.
Pourquoi ça nous concerne directement ? Parce que, depuis des mois, on martèle une réalité vécue chaque jour sur le terrain : les trafics de tabac fragilisent notre réseau, nourrissent la criminalité organisée, privent l’État de recettes et grignotent notre monopole.
Et on a été entendus. Le texte prévoit de nombreuses mesures que nous portions depuis longtemps.
Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’un dialogue constant avec les parlementaires et le Gouvernement, et d’une mobilisation sans relâche de la Confédération et des présidents départementaux.

Le texte comprend :

  • des sanctions renforcées : durcissement des peines contre la contrebande et la contrefaçon ;
  • plus de moyens de détection : extension des dispositifs LAP (Lecture automatique des plaques) ;
  • des fermetures administratives renforcées : contre les établissements récidivistes impliqués dans les trafics ;
  • concernant le vapotage et le CBD : interdiction des distributeurs automatiques ; sanction contre la vente aux mineurs.

Mais attention : voter une loi, ce n’est pas l’appliquer.
Le monopole du tabac est un monopole d’État : à l’État maintenant de donner les moyens pour le faire respecter, partout. Lire la suite »

19 Juil 2026 | Trafic
 

Le préfet du Val-d’Oise, Philippe Court, a ordonné, le 16 juillet, la fermeture administrative, pour une durée de 60 jours, du bar-tabac Les Jardins de la Gare à Argenteuil, en raison de faits liés au narco-trafic.
Nous reprenons l’information de La Gazette du Val-d’Oise (le 17 juillet).

La mesure fait suite à une enquête de police menée dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le quartier du Val-d’Argent Sud.

Selon les investigations, l’établissement aurait servi de lieu de transaction et de repli à plusieurs individus impliqués dans un trafic de cannabis.

Cette décision s’appuie sur les nouveaux pouvoirs conférés aux préfets par la loi du 13 juin 2025 visant à renforcer la lutte contre le narco-trafic.

Désormais, le dispositif permet au représentant de l’État de fermer temporairement tout commerce, établissement ou lieu ouvert au public lorsque son exploitation ou sa fréquentation favorise des infractions liées aux stupéfiants, au blanchiment ou à la criminalité organisée, ou lorsqu’elle génère des troubles à l’ordre public.

PS : On apprend, par ailleurs, qu’un bar-tabac, situé près de la gare de Nantes, vient d’être fermé aussi — par la préfecture de Loire-Atlantique — pour les mêmes motifs de narco-trafic. Pour 5 mois.

(Voir aussi les 8 et 14 juillet 2026 / fermetures.)

16 Juil 2026 | Institutions, Récents
 

Tel est le titre d’un article des Les Échos (le 15 juillet), signé Sébastien Dumoulin, se bornant à constater que les buralistes ont vendu, ce premier semestre, 40 millions de paquets de cigarettes de moins que l’année dernière (voir le 23 juin 2026).

Avant de constater benoîtement que « ce n’est pas une bonne nouvelle pour le budget de la Sécurité sociale. »

L’auteur de l’article aurait pu ajouter que « ce n’est pas une bonne nouvelle » pour les buralistes non plus.
Mais il a dû oublier.

Quoi qu’il en soit, l’article souligne que « les bureaux de tabac ont écoulé 550 millions de paquets de cigarettes sur les six premiers mois de 2026.
C’est 40 millions de moins que l’an dernier sur la même période, soit une baisse de 7 %, qui s’inscrit dans une trajectoire de baisse ininterrompue ces dernières années.

En 2018, les Français achetaient encore 2 milliards de paquets par an. Cette année, à peine plus d’1 milliard de paquets devrait trouver preneur, une chute de moitié en seulement huit ans.

Les recettes spécifiques du tabac devraient passer cette année sous la barre des 12 milliards d’euros. Et le rythme de cette décrue approche désormais 700 millions d’euros de moindres recettes chaque année. Bercy a mis du temps à prendre acte de cette nouvelle donne (…)

En 2024 comme en 2025, l’écart entre la prévision initiale et les recettes réelles du tabac a approché 700 millions d’euros. Pour 2026, les services du ministère ont pris les devants et acté, dès le PLF de l’automne dernier, que les recettes du tabac baisseraient à nouveau d’un montant similaire.

Un réalisme que les chiffres de vente à la mi-année viennent appuyer. »

(Voir aussi les 15 avril 2026 / fiscalité tabac et 13 juin 2026 / recettes fiscales.)

26 Juin 2026 | Associations
 

Dans la soirée du 23 juin 2026, un jeune homme de 18 ans a été interpellé par la police, à Besançon, pour vente à la sauvette de tabac.

L’homme a attiré l’attention de la police municipale pour avoir circulé avec son véhicule dans une voie réservée aux bus. Les policiers ont ainsi décidé de procéder au contrôle du conducteur. Durant celui-ci, les agents ont remarqué la présence d’une importante quantité de cartouches de cigarettes dissimulées sous un sac en toile de jute.

Le jeune homme âgé de 18 ans a expliqué aux policiers qu’il venait de les acheter dans un quartier de la ville pour sa consommation personnelle ainsi que celle de sa famille. Conduit au commissariat de police, l’homme a été placé en garde à vue.

Au total, les policiers ont saisi 71 boîtes contenant chacune 175 grammes de tabac Winston Premium Red, 17 cartouches de Philip Morris, 6 cartouches de Winston, 10 cartouches de Winston 100S en provenance du Luxembourg, ainsi que la somme de 890 euros en numéraire.

Lors de son audition, le mis en cause a reconnu qu’il avait été contacté via Snapchat pour vendre des cigarettes et effectuer des livraisons à domicile. L’affaire a été classée à l’issue d’une transaction douanière réalisée directement au poste de police.

(Voir aussi le 18 décembre 2025)

24 Juin 2026 | Profession
 

« L’opérateur historique de la distribution des produits du tabac et des produits de consommation courante auprès des 22 500 buralistes français », Logista France, organise, le mardi 30 juin à Paris, une rencontre avec de hautes personnalités.

« Alors que le marché parallèle des cigarettes nourrit un crime organisé de plus en plus violent et fait perdre chaque année 4 milliards d’euros à l’État… » précise Mathilde Keszey-Goffard, présidente de Logista France.

Soulignons que les camions de livraison tabac Logista France sont régulièrement attaqués.
Dans des conditions dangereuses tant pour les chauffeurs que les buralistes livrés (voir les 20 février 2026, 21 juillet 2025 et 15 avril 2025).

Et cela affecte directement les résultats de Logista France (voir 5 mai 2026).