Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
24 Juin 2026 | Profession
 

Trois prévenus devaient comparaître ce 15 juin devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Ils étaient accusés d’avoir organisé un important trafic de cigarettes de contrefaçon dans les Bouches-du-Rhône et le Var entre 2021 et 2025.
L’affaire a été renvoyée (voir 16 juin).
Mais nous revenons sur le sujet complet qu’y a consacré France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ce procès était prévu ce 15 juin au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence pour juger trois prévenus accusés d’avoir orchestré un trafic de cigarettes de contrefaçon dans les Bouches-du-Rhône et le Var. C’est à la suite d’une première affaire de contrefaçon de tickets-restaurant que les services de police ont enquêté et découvert que certains des protagonistes étaient également impliqués dans ce trafic illégal.

Au total, 1 200 cartouches contrefaites avaient été retrouvées dans un box à Gardanne lors des perquisitions, ainsi que près de 85 000 euros en numéraire et sur des comptes bancaires. Les faits se sont déroulés entre 2021 et 2025. Lire la suite »

19 Juin 2026 | Associations, Trafic
 

« Champion d’Europe des trafics de tabac » : l’opération de communication, organisée par la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France – ce 17 juin (voir le 16 juin 2026) – s’est déroulée comme prévue.

Le bus a relié différents points de Paris et sa banlieue ayant un rapport avec les trafics de tabac. À sa Direction générale, les Douanes ont accueilli les buralistes pour un dialogue cordial. À Bercy, un conseiller s’est enquis de la démarche des buralistes.

Et il n’y a pas eu le moindre incident devant le siège de diverses associations anti-tabac.

À noter aussi la réaction de plusieurs élus locaux qui ont tenu à prendre la parole :

À Bobigny, Abdel Sadi (le maire) et Idir Madadi (adjoint délégué à la Sécurité publique) sont intervenus pour témoigner de leur collaboration avec les buralistes locaux contre la vente à la sauvette (voir le 1er juin).

À Pantin, Geoffroy Carvalhinho (délégué à la jeunesse et à la Promesse républicaine au Conseil régional Île-de-France) a pris la parole (photo) pour mettre en valeur l’aspect « lutte contre la vente illégale de tabac » du Contrat d’avenir régional des buralistes 2026-2028 « signé ce 15 juin » (voir les 16 juin et 17 juin).

16 Juin 2026 | Associations
 

C’est à une apparition surprenante qui va s’offrir au regard des Parisiens ce mercredi 17 juin : un bus portant une spectaculaire inscription « Paris, champion d’Europe des trafics de tabac ».

Une initiative de la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France visant à rappeler un fait objectif rarement évoqué jusqu’ici.

Il n’y a pas d’équivalent, dans les autres capitales européennes, à la présence d’autant de trafics de tabac qu’à Paris. Sous la forme de ventes à la sauvette dans la rue ou à l’entrée de gares ou de stations de métro, dans des épiceries, sans évoquer les livraisons à domicile après des commandes sur Internet.

Pour témoigner de cette réalité et faire passer un certain nombre de messages, ce bus stationnera successivement devant la sortie de la station de métro Pablo Picasso / Bobigny, la Direction générale des Douanes à Montreuil, la station de métro Hoche à Pantin, Bercy, la station de métro La Chapelle, ainsi que devant le siège de différentes associations anti-tabac.

(Voir le 12 juin).

16 Juin 2026 | Profession
 

Alors que la consommation de cigarettes baisse en France, la vente de tabac illicite ne cesse d’augmenter. Selon une étude, plus de la moitié des cigarettes consommées en Bourgogne n’ont pas été achetées chez un buraliste.
C’est ainsi que débute un sujet d’Auberi Verne, sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, le 12 juin, que nous reprenons.

Les faits remontent au 3 avril 2025. Ce jour-là, les douaniers de la Brigade de surveillance intérieure de Dijon contrôlent un homme en provenance du Luxembourg, qui transporte plus de 26 kilos de tabac à fumer. Refusant toute transaction douanière, l’homme est convoqué le 19 mai 2026 devant le tribunal judiciaire. À l’audience, il affirme avoir acheté les produits dans une station-service pour sa consommation personnelle et celle de son entourage… mais reconnaît l’illégalité de la pratique, ayant déjà fait l’objet d’un contrôle douanier en 2017.

Le tribunal condamne finalement le contrevenant à six mois d’emprisonnement avec sursis, à une amende de 2 000 euros, au paiement d’une pénalité fiscale de plus de 10 000 euros et au règlement des droits fraudés. Le tabac est également confisqué.
« Cette affaire illustre la mobilisation constante de la Douane dans la lutte contre les trafics illicites de tabac, qui portent atteinte à l’économie légale et au réseau local des buralistes et alimentent les circuits de fraude », note la Direction générale des Douanes.

Des circuits de fraude qui sont en croissance constante : selon un rapport effectué par le réseau KPMG, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas de réseaux légaux (voir le 3 juin 2026). Lire la suite »

12 Juin 2026 | Associations
 

À Paris, une cigarette sur deux consommée n’est plus achetée chez un buraliste, pourtant seul réseau habilité par la loi à commercialiser du tabac. Un tel volume de ventes illégales fait de Paris le « champion d’Europe des trafics de tabac ».
C’est ainsi que débute un communiqué de la fédération des buralistes de Paris-Île-de-France que nous reprenons.

Cette situation résulte d’un commerce parallèle en pleine expansion dont les conséquences dépassent largement le seul secteur du tabac. Les trafics prennent aujourd’hui des formes multiples, de la vente à la sauvette aux réseaux sociaux, en passant par les commerces installés, notamment des petites épiceries de quartier.
Selon les dernières estimations disponibles, le commerce illicite représenterait plus de 10 milliards d’euros de pertes fiscales pour l’État en 2025, tout en finançant des réseaux criminels organisés et en fragilisant le commerce de proximité.

Face à cette réalité, les buralistes franciliens organisent le 17 juin prochain une opération de terrain inédite : le « Parcours du tabac illégal ». L’objectif est de constater directement l’ampleur du phénomène à travers plusieurs étapes emblématiques du commerce illicite de tabac à Paris et dans sa banlieue.

Pendant une demi-journée, les participants iront en car à la rencontre des territoires les plus exposés aux trafics afin de constater les réalités du terrain, d’écouter les témoignages des professionnels concernés et de mesurer concrètement les conséquences économiques, fiscales et sécuritaires de ce commerce parallèle Lire la suite »

7 Juin 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ne provenaient pas d’un buraliste français, selon le rapport KPMG 2025 (voir 3 juin 2026).
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Xavier Puech (président de Philip Morris France / voir 23 février 2026). Nous le reprenons.

Ce chiffre effarant cache une réalité plus sombre encore : l’explosion de la contrefaçon. Près de 20 % des cigarettes fumées en France seraient contrefaites.

Le rapport KPMG est le seul à maintenir la même méthodologie depuis 20 ans, et les tendances qu’il met en lumière sont donc réelles et fiables. Notre pays est le champion des trafics, concentrant à lui seul près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport.

Cette situation prouve l’échec de notre politique de lutte contre la cigarette. Elle nourrit un marché noir hors de contrôle, générant 10,4 milliards d’euros de pertes fiscales.

J’en appelle à un sursaut des pouvoirs publics. Lire la suite »

6 Juin 2026 | Profession
 

Alors que le Sénat a adopté le 26 mai en première lecture le projet de loi Ripost, qui propose des mesures immédiates contre les troubles à l’ordre public (voir le 24 mai 2026), sept présidents d’associations de commerçants appellent à une action coordonnée pour lutter efficacement contre les marchés clandestins.
C’est ainsi que débute une tribune publiée par Le Figaro / Vox que nous reproduisons.
Elle a été signée, notamment, par Serdar Kaya (Président de la Confédération des buralistes) et Philippe Alauze (Président des buralistes de Paris / Île-de-France).

Longtemps minimisés, les marchés parallèles se sont aujourd’hui durablement installés dans le quotidien des Français. Alimentés par la hausse des prix, certaines interdictions ou des failles de contrôle, ils concernent désormais une large gamme de produits du quotidien.

Si les « puffs » ou les cigarettes de contrefaçon occupent régulièrement l’espace médiatique, ils ne sont que la partie visible d’un phénomène bien plus vaste. Partout sur le territoire, fleurs, fruits et légumes, produits carnés, biens alimentaires ou non alimentaires sont vendus à la sauvette ou via des circuits informels. Selon l’Union des fabricants, la contrefaçon représenterait à elle seule une perte de 38 000 emplois et près de 7 milliards d’euros de recettes fiscales chaque année. Lire la suite »

6 Juin 2026 | International, Trafic
 

Près de 550 tonnes saisies en France, et près de 300 tonnes interceptées à l’étranger grâce à la coopération internationale : les résultats 2025 de la douane française témoignent de l’intensité de la lutte contre les trafics de tabac. C’est ainsi que débute un message des Douanes sur LinkedIn (le 1er juin).

C’est sur la base de ces résultats que, avec l’Attaché douanier pour l’Asie du Sud-Est (Nicolas Duthilleul), nous venons de présenter à Tokyo l’approche française de lutte contre le trafic de tabac lors d’un séminaire organisé par l’Organisation mondiale des Douanes.

Réunissant plusieurs dizaines d’attachés de la région Asie-Pacifique, cette rencontre a permis d’échanger sur les tendances du trafic, les nouveaux modes opératoires des organisations criminelles et l’importance croissante de la coopération internationale pour combattre un phénomène qui ne connaît pas de frontières.

5 Juin 2026 | International, Récents
 

L’Australie a toujours fasciné les milieux anti-tabac en France.

C’est le premier pays à avoir adopté le paquet neutre pour les produits du tabac en 2012.
La fiscalité de ces mêmes produits y bat tous les records. Y compris pour les sachets de nicotine.
Le prix moyen du paquet de cigarettes correspond à l’équivalent de 30 euros.
La vente des produits du vapotage a été confiée en exclusivité aux pharmacies (voir le 2 octobre 2024).

Résultat : l’Agence australienne des statistiques (Australian Bureau of Statistics) estime à 80 % le marché parallèle des produits du tabac et du vapotage en 2025.
C’est ce que nous apprend Nicotine Insider.
C’est plus que les dernières estimations (voir le 17 avril 2026).
Les douanes australiennes sont débordées et ont saisi, dans les ports, 2 milliards 660 millions de cigarettes en 2024 (contre 480 millions en 2016).

Mais il y a encore plus grave : la croissance de ce marché parallèle correspond à une hausse globale de la consommation de tous les produits de nicotine : + 40 % depuis 2017. Toujours d’après Nicotine Insider.

Et nous savons, par ailleurs, que le réseau officiel de vente du tabac est l’objet de graves agressions de la part des réseaux mafieux qui cherchent à en prendre le contrôle (voir le 18 novembre 2025 et le 14 mai 2025).

Veut-on vraiment en arriver là ?

3 Juin 2026 | Trafic
 

Trafic de tabac à Barbes, prise de loin

C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes. Selon le nouveau rapport KPMG, 53,6 % des cigarettes consommées en France, soit 26,54 milliards de cigarettes, ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes français (voir ci-dessous).

Une hausse de 5 points sur un an, privant désormais l’État français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. Ces chiffres recouvrent deux réalités distinctes. D’une part, les achats réalisés légalement à l’étranger dans la limite des seuils autorisés, notamment dans les pays frontaliers. D’autre part, et surtout, les cigarettes issues de circuits illicites : contrebande et contrefaçon.

C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.

La France, épicentre du marché illicite en Europe

Au sein de ce marché parallèle, l’illicite atteint un niveau particulièrement préoccupant. En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9 %. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique.
La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Ce n’est plus un phénomène marginal. C’est un marché structuré, massif, installé au cœur de la consommation nationale.
Dans le même temps, les ventes de cigarettes dans le réseau des buralistes poursuivent leur net recul. Selon le dernier rapport de l’OFDT, elles diminuent de près de 9 % par rapport à 2024. Cette évolution ne peut donc plus être interprétée uniquement comme une baisse de la consommation. Elle traduit aussi un déplacement durable des achats vers des circuits moins contrôlés, moins traçables et non taxés en France.

La contrefaçon, principal moteur de l’illicite

Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon seule progresse fortement. En hausse de 24 % en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite. En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.|
Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble, ils représentent 41,5 % de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9 % en 2006. En moins de vingt ans, la part de l’illicite a été multipliée par trois et demi.

Réseaux sociaux, épiceries de nuit, usines clandestines : un marché devenu accessible

Cette progression s’explique par plusieurs facteurs : notamment par les hausses successives des taxes tabac qui ont accentué l’écart de prix avec les produits issus des trafics ; la structuration de réseaux de distribution plus agiles ; et l’implantation de capacités de production clandestines directement sur le territoire français.
À cela s’ajoute une évolution préoccupante des canaux de vente. Les réseaux sociaux, en particulier, jouent un rôle d’accélérateur, en permettant un contact direct, rapide et non contrôlé, entre vendeurs et consommateurs. Associés à certains commerces de proximité ouverts tard le soir, ces circuits contribuent à normaliser l’accès aux cigarettes illicites, y compris auprès des publics les plus jeunes, dans un environnement où les dispositifs de vérification d’âge et de modération restent insuffisants.
« Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la montée en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitives. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français » pointe Xavier Puech, Président de Philip Morris France. Lire la suite »