Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Juin 2026 | Profession
 

« Une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée. » Tel est le message de Frédéric Valletoux (ancien ministre de la Santé, député Horizons, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale / voir 27 novembre 2025 et 25 septembre 2025) sur LinkedIn. Nous reprenons sa communication.

C’est ce que je suis allé porter jusqu’au niveau européen

Le 1er juin, en me rendant à Bruxelles. J’ai ainsi échangé avec des députés européens, des ONG et un diplomate européen sur quelques faits :
Selon le rapport Douane/Midelca d’octobre 2025, 80 % du commerce parallèle de tabac en France provient d’achats effectués dans les pays limitrophes.
Ce phénomène fait perdre à la France 4,3 milliards d’euros chaque année et fragilise nos buralistes (qui sont parfois les seuls commerçants de proximité dans nos territoires ruraux !).
Et chaque année, le tabac cause 73 000 décès en France.

Dans ce contexteJ’ai porté, en novembre dernier, une proposition de résolution européenne relative à la mise en œuvre du protocole de l’OMS

pour lutter contre ce commerce illicite de tabac, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée. Celle-ci est également soutenue par le Gouvernement. Lire la suite »

1 Juin 2026 | Profession
 

Réunion de travail, ce 28 mai, à la mairie de Bobigny (Seine-Saint-Denis) entre Philippe Alauze (président des buralistes de Paris / Île-de-France), Abdel Sadi, le maire, et Idir Madadi, adjoint délégué à la sécurité publique et à la prévention. Nous reprenons cette communication de la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France.

Cette rencontre s’inscrit dans une collaboration engagée depuis maintenant 4 ans pour lutter contre la vente à la sauvette et le commerce illégal de tabac, véritables fléaux pour les commerces de proximité et la sécurité publique.

Les échanges ont permis de faire le point sur les actions menées conjointement, les résultats obtenus sur le terrain ainsi que les perspectives de coopération entre les acteurs locaux et les représentants de la profession.

La mobilisation collective des collectivités locales, des forces de sécurité et des buralistes demeure essentielle pour combattre efficacement les trafics parallèles.

25 Mai 2026 | Associations
 

L’Association Buralistes en colère, par l’intermédiaire de son avocat, a envoyé à la société Snap Europe, basée à Paris, une mise en demeure préalable à une procédure judiciaire.

L’association exige notamment que le réseau social Snapchat retire dans les deux semaines toutes les annonces de vente de tabac. Dans le cas contraire, l’association va porter plainte au pénal contre Snap Europe et ses dirigeants.

Éric Hermeline, président de Buralistes en colère (voir 3 mai 2026), met en demeure Snapchat et lui demande « de procéder au retrait immédiat des contenus identifiés comme participant à la vente illicite de tabac ; de suspendre et supprimer les comptes concernés ; de mettre en œuvre des dispositifs renforcés de détection automatisée des contenus liés au trafic de tabac ; de communiquer les mesures concrètes engagées afin d’empêcher la réapparition de ces réseaux ; de préserver l’intégralité des données techniques et d’identification utiles à d’éventuelles réquisitions judiciaires ; de désigner un interlocuteur dédié aux signalements émanant de l’association Buralistes en colère. »

(Voir aussi les 6 novembre et 18 décembre 2025)

24 Mai 2026 | Associations
 

La Confédération des commerçants de France (CDF) se félicite de l’adoption par le Sénat du projet de loi RIPOST, qui marque une étape importante dans la lutte contre la vente à la sauvette, en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans des logiques de réseaux organisés (voir 26 mars 2026 et 5 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de la Confédération des commerçants de France (du 22 mai).

Plusieurs dispositions adoptées au Sénat, dont certaines directement issues d’amendements portés par la CDF, reprennent des propositions défendues de longue date par la Confédération.

Depuis plusieurs années, la CDF alerte les pouvoirs publics sur la montée en puissance rapide d’un phénomène qui a changé de nature. La vente à la sauvette ne relève plus de pratiques isolées, mais s’inscrit désormais dans des logiques de réseaux structurés, organisés et mobiles, capables de se déployer rapidement sur les territoires.

La vente à la sauvette ne constitue en effet que la partie visible de marchés parallèles plus larges, désormais installés dans de nombreux territoires et touchant une diversité croissante de produits. Ces circuits fragilisent durablement le commerce de proximité, désorganisent les équilibres économiques locaux et alimentent des flux illégaux significatifs, dans des proportions qui se sont nettement accrues ces dernières années. À titre d’illustration, la contrefaçon représenterait à elle seule près de 7 milliards d’euros de pertes fiscales et 38 000 emplois impactés chaque année.

Si le projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale, a introduit la possibilité pour les policiers municipaux de recourir à des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), notamment à hauteur de 500 euros pour les vendeurs à la sauvette, ces dispositions demeurent insuffisantes au regard de la structuration croissante des réseaux. Leur mise en œuvre opérationnelle reste complexe, et des mesures pourtant essentielles, telles que l’élargissement des capacités de saisie ou de confiscation immédiate des marchandises, n’y figurent pas.

Dans ce contexte, la CDF se félicite des avancées substantielles introduites dans le cadre du projet de loi RIPOST, fruit d’un travail de fond mené de longue date auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer le cadre législatif. Parmi les mesures adoptées au Sénat :

  • L’autorisation du recours à des techniques spéciales d’enquête pour les infractions liées à l’exploitation de la vente à la sauvette en bande organisée ;
  • Un renforcement significatif des sanctions, avec un passage de 1 à 3 ans d’emprisonnement et de 15 000 euros à 45 000 euros d’amende pour les faits commis en bande organisée ;
  • Un durcissement ciblé de la répression concernant la vente à la sauvette de tabac ;
  • L’extension des possibilités de saisie des marchandises par les agents de la police des transports, y compris à l’intérieur des gares ;
  • L’élargissement des compétences de ces agents pour constater les infractions dans les gares routières, et non plus uniquement à leurs abords.

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21 Mai 2026 | Trafic
 

Une dizaine de jours après la condamnation de onze prévenus dans une affaire de trafic de cigarettes contrefaites, devant le tribunal correctionnel d’Alès (de 6 mois avec sursis à 5 ans ferme / voir le 6 mai 2026)
Daniel Bruquel – expert et chef du service Prévention du commerce illicite chez Philip Morris France (voir 16 août 2025 et 15 octobre 2024) – revient sur les enjeux du procès et sur les incidences de ce trafic dans le Gard.
Nous reprenons son interview dans Objectif Gard.

Objectif Gard : La société Philip Morris France, productrice des cigarettes L&M et Marlboro, était partie civile dans ce dossier, pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Daniel Bruquel : La raison pour laquelle on est partie civile est extrêmement simple.

Nous sommes à un moment de développement des trafics sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs années, notamment le développement de la contrefaçon qui a un impact énorme en matière de santé publique. Ces produits, qui sont vendus extrêmement peu chers, conduisent les consommateurs à rester enfermés dans la cigarette. Pourtant, tout le concept du ministère de la Santé d’augmenter les taxes chaque année existe pour dissuader les fumeurs de fumer.
Une action qui n’a pas l’effet escompté, puisque les consommateurs contournent cette pression fiscale par le marché parallèle.
D’autant que ces trafics ont un impact économique important pour l’État. Ils représentent un manque à gagner d’environ 9 milliards d’euros tous les ans.
Du côté des trafiquants, ces trafics génèrent près de 2 milliards d’euros de revenus, on a donc un business extrêmement lucratif.
Le jeu de la défense a été de minimiser ce type de pratiques, en sous-entendant que c’était de la « débrouille ». Mais quand on fait vingt-deux allers-retours en Belgique avec des véhicules ouvreurs, porteurs… c’est tout sauf de la débrouille.
Ça s’appelle de la criminalité organisée, avec des structures qui sont extrêmement importantes. Lire la suite »

19 Mai 2026 | International
 

La Mesa del Tabaco (réunissant tous les professionnels de la filière tabac, des tabaculteurs aux estanqueros/débitants en passant par les fabricants/voir 31 octobre 2025) a tenu, ce 14 mai à Madrid, sa 2ème Journée contre le marché illicite du tabac.

Un peu plus de 100 personnes y ont participé : entre professionnels du tabac, forces de l’ordre (des douanes à la police) et experts logistiques ou juridiques.

Une réunion placée sous la présidence d’Agueda Garcia-Agullo (directrice générale de la Mesa del Tabaco) et d’Antonio Garamendi, président du CEOE (la confédération des organisations professionnelles espagnoles : l’équivalent de notre Medef).

Les ventes illégales de tabac sur Internet ont notamment été au cœur des discussions :
Par exemple, 8 950 annonces de vente de tabac à rouler sur Internet ont été repérées l’année dernière.
Et pas moins de 8 753 ont pu être bloquées et éliminées grâce à la surveillance des services spécialisés.
Quand il y a une vraie volonté commune… (voir 7 février 2025).

D’ailleurs, le rôle des entreprises de messageries a été particulièrement évoqué.
Avec des exemples de bonnes pratiques promues par la Guardia Civil et les services douaniers qui fonctionnent en synergie.

15 Mai 2026 | Institutions
 

Ces dernières années, le tabac s’est imposé comme l’un des dossiers les plus suivis par les services de l’État, qui mène des actions régulières pour réguler le marché et les trafics partout en France, mais aussi des opérations XXL qui mobilisent en plus les policiers et gendarmes.
C’est ainsi que débute un article de l’Union (du 7 mai).

Dans nos régions, une mobilisation croissante des services des Douanes témoigne d’une volonté particulière de lutter contre les trafics : l’introduction clandestine de tabac, mais aussi les cigarettes contrefaites.

« La lutte contre le tabac de contrebande est l’une des grandes priorités d’actions douanières au niveau national », explique Anne Ladure, de la direction régionale des Douanes et droits indirects d’Amiens.

Dans l’Aisne, la direction régionale d’Amiens revendique une hausse des saisies de 120 % de 2024 à 2025 : soit 1,3 tonne de tabac de contrebande en 2024, et 2,84 tonnes en 2025.

Concernant les brigades de Reims et de Charleville-Mézières, on dénombre 3,7 tonnes de saisies sur les premiers mois de l’année 2026.
En 2025, la direction régionale des Douanes de Reims a traité des dossiers équivalant à une valeur de 2 millions d’euros.

4 Mai 2026 | Profession
 

Une page entière du quotidien La Montagne consacrée aux buralistes du Puy-de-Dôme, dans le numéro de ce 2 mai…pas moins.
Ce qui impressionne, ce sont la clarté des messages, le bon déroulement d’arguments compréhensibles et la force évidente des exemples.
L’intérêt ? Avec ce genre d’article dans la presse locale, la situation des buralistes est mieux comprise par les Français.
Or, cela a toujours été la force du réseau : sa proximité et sa popularité auprès de nos concitoyens.

Première partie de la page :

Le témoignage poignant de Cathie et Martial Bidon, buralistes dans un bar-tabac de Clermont-Ferrand.
Le journaliste rappelant que les addicts au tabac fréquentent de moins en moins les commerces officiels. Ils se fournissent sur le marché illégal.
« Les clients ne se cachent même pas. Ils sont complètement décomplexés. »
« Les gens font des voyages réguliers en Espagne pour s’approvisionner. »
« Certains en ont fait leur métier et font des allers-retours toutes les semaines. »
« Il s’en vend aussi sous le manteau dans la rue, dans des épiceries de nuit, c’est le nouveau monde… »

Seconde partie :

Le travail et les prises de position responsables de Vincent Charbonnel, président des buralistes du Puy-de-Dôme et administrateur de la Confédération (voir les 9 et 23 avril).
Sa collaboration avec les autorités, notamment les Douanes qui ont annoncé la saisie de 4,5 tonnes de tabac de contrebande en 2025 : « 4 tonnes, ça représente le CA annuel de 4 à 5 bureaux de tabac sur l’année. C’est donc énorme. Le marché illégal explose. »
Ses revendications : « On demande un moratoire sur le prix du paquet de cigarettes. On considère que le prix est trop élevé par rapport aux autres prix européens. »
« J’aimerais que l’Etat fasse aussi une campagne de communication pour dire que le tabac s’achète uniquement chez les buralistes. »

29 Avr 2026 | Trafic
 
Un policier dans une épicerie

(Photo Police nationale)

À Nîmes, l’établissement RS Drive Shop a été contraint de fermer pour une durée de quatre mois. Cette décision fait suite à la détention frauduleuse de tabac en vue de sa revente.
Le commerce était par ailleurs en récidive pour des faits similaires.

À Alès, l’épicerie Stalingrad Alimentation est quant à elle fermée pour une durée d’un mois pour des faits identiques.

Ces mesures ont été prises sur décision du Préfet du Gard, dans le cadre de la lutte contre le commerce illégal de tabac, est-il précisé dans leréveildumidi.com.

(Voir aussi les 25 avril et 13 avril 2026)