Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Oct 2026 | Profession
 

Les événements survenus depuis le 17 octobre ont durement touché certains commerçants et buralistes, avec des dégradations, des pertes de marchandises et parfois une interruption de leur activité (voir les 18 et 25 octobre).

Depuis le début, les équipes Logista sont pleinement mobilisées à leurs côtés.

Assurer la continuité des approvisionnements, maintenir le lien avec les professionnels impactés et les accompagner dans la reprise de leur activité restent nos priorités.
Le pôle clients Logista poursuit ses échanges avec les commerçants touchés afin d’identifier les solutions les plus adaptées à chaque situation.

Nous adressons tout notre soutien aux professionnels impactés et remercions nos collaborateurs pour leur engagement sur le terrain.

18 Oct 2026 | Profession
 

Nous reprenons une tribune libre de Mathilde Keszer-Goffard (présidente de Logista France / voir les 1er juillet 2026 et 26 juin 2026), publiée par La Tribune Dimanche.

Alors qu’une hausse de la fiscalité est envisagée sur le tabac, les buralistes dénoncent les conséquences de cette mesure sur le développement du commerce parallèle.
Depuis plusieurs mois, des députés relaient l’idée d’une génération sans tabac. Un amendement au PLFSS 2027 est même à deux doigts d’être voté par le Parlement (voir 16 octobre 2026 / interdiction générationnelle). Une telle proposition — si elle était définitivement adoptée — reviendrait à poser la première pierre de la prohibition du tabac.

À contrario, la mobilisation nationale des buralistes lancée en septembre (voir 12 septembre / buralistes) nous montre déjà quel en serait l’impact probable : l’explosion du commerce parallèle. Il s’agit d’un enjeu sanitaire, économique, fiscal et surtout de sécurité publique. Par commerce parallèle, on entend toute vente de tabac ayant lieu hors du réseau officiel des buralistes, qui détiennent le monopole de la vente au détail de tabac en France.
Ce qui saute aux yeux, c’est la mauvaise appréhension du phénomène, entretenue par les ONG antitabac qui ont un intérêt idéologique à maintenir la confusion. Lire la suite »

20 Sep 2026 | Profession
 

Un vol peu commun a été signalé à la police ce 15 septembre. Celui-ci s’est produit à Erpeldange (à 10 kilomètres de Luxembourg-ville), là où se trouve l’usine de cigarettes de Landewyck (voir les 14 janvier 2022 et 11 octobre 2017).

Selon les premières constatations, un individu inconnu s’est introduit à plusieurs reprises dans l’entrepôt.

Nous reprenons une information de Virgule.lu.

Plusieurs dizaines de caisses contenant des cigarettes ont ainsi disparu. D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait utilisé une porte latérale pour accéder au bâtiment, avant de transporter les marchandises hors du site.

Les investigations ont permis d’identifier un suspect. La police a dressé un procès-verbal et l’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les circonstances du vol.

31 Août 2026 | Trafic
 

Nous revenons sur le dernier Livre Blanc de Logista (« Marché de la nicotine : comment reprendre le contrôle » / Voir 1er juillet et 26 juin) avec un extrait significatif sur la gravité du marché parallèle du tabac en France. Utile rappel.

Selon les chiffres, plus de la moitié de la consommation de tabac échappe aux buralistes.

Se rendre au bureau de tabac pour acheter son paquet de cigarettes est un réflexe de moins en moins répandu.
Certains se détournent du tabac pour des raisons de santé, mais ils sont bien plus nombreux à s’éloigner des buralistes pour leur préférer des canaux alternatifs.
L’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), publiée en 2025 pour la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), estime que la consommation nationale de tabac échappant à la fiscalité française est comprise entre 12,3 % et 22,4 % (voir 5 novembre 2025).
D’autres sources évoquent des chiffres bien plus importants.
Une étude réalisée par EY-Parthenon estime que le marché parallèle représente 38 % du marché total des produits du tabac.
En juin 2026, un rapport produit par KPMG a même évalué la part du marché parallèle à 53,6 %. Il indique notamment que 41,4 % des cigarettes consommées en France sont identifiées comme des cigarettes de contrebande et 37,6 % de contrefaçon (voir 9 juin 2026).
Quant aux buralistes, leur Confédération estime que la contrebande de tabac représente entre 30 et 40 % des ventes de tabac en France.

De quoi rénover au moins 1 500 écoles chaque année.

Cette diversité de chiffres traduit le fait que la part du tabac ne relevant pas du marché officiel est naturellement difficile à estimer. Elle recouvre à la fois les achats réalisés à l’étranger et le commerce illégal issu de contrebandes et de contrefaçons. Ni l’un ni l’autre ne relève de statistiques officielles et, selon les sources, les méthodologies varient pour essayer de déterminer les montants en jeu.

En tout cas, le manque à gagner pour l’État est loin d’être anecdotique.

Selon que l’on prenne l’une ou l’autre de ces études, on peut estimer que le marché parallèle a entraîné une perte fiscale pour l’État comprise entre 4 et plus de 10 milliards d’euros. Cela équivaut, dans la fourchette basse, environ au budget du ministère de la Culture ou à la rénovation globale de plus de 1 500 écoles. Dans un contexte de tension budgétaire durable, la maîtrise du marché parallèle constitue ainsi un enjeu majeur pour les finances publiques.

La stratégie française a créé un marché parallèle en pleine croissance.

Depuis plus de vingt ans, la stratégie française de lutte contre le tabac repose sur une hausse régulière et soutenue de la fiscalité, avec un objectif clair : réduire la consommation par le levier du prix. Cette politique a produit des effets sur la prévalence tabagique.

Mais elle contribue aussi à engendrer un marché parallèle devenu structurel, massif et en croissance.

(À suivre)

10 Août 2026 | Profession
 

« D’une logique principalement industrielle et nationale à une approche globale centrée sur l’innovation. »
C’est le… 7 août 1926 que le gouvernement de l’époque (Raymond Poincaré, président du Conseil et ministre des Finances) crée le Service d’exploitation industrielle des Tabacs (SEIT) qui devient Seita en 1936 (Service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes), dépendant de l’État, incarnation du monopole de fabrication et de vente du tabac.

  • 1984 : le service d’exploitation devient une société nationale dont le capital est tenu à 100 % par l’État.
  • 1995 : Seita est privatisé au même titre que d’autres grandes entreprises françaises (BNP, Renault, Aérospatiale, etc.).
  • 1999 : Seita fusionne totalement avec le groupe espagnol Tabacalera : Altadis est créé.
  • 2008 : Altadis est racheté par Imperial Tobacco, l’un des quatre grands groupes internationaux des produits avec nicotine.
  • 2016 : Imperial Tobacco devient Imperial Brands.
  • 1er juin 2024 : Seita devient Imperial Brands-Seita.

« En cent ans, l’entreprise est donc passée d’une logique principalement industrielle et nationale à une approche globale centrée sur l’innovation et la transformation des usages.
Aujourd’hui, nous accompagnons l’évolution du secteur avec le développement de nouvelles catégories de produits, tout en répondant à des exigences croissantes en matière de réglementation et de qualité. » (Julia Neumaier, directrice d’Imperial Brands-Seita, dans un entretien avec la Revue des Tabacs).

22 Juil 2026 | Vapotage
 

Il ne restait plus au projet de loi Ripost (Réponses immédiates contre les Phénomènes troublant l’Ordre public) que de passer en Commission mixte paritaire (CMP)… (voir 20 juillet et 10 juillet 2026).

Or, contre toute attente, la Commission mixte paritaire a supprimé, ce 21 juillet, l’article 7 bis B qui prévoyait l’interdiction des distributeurs automatiques pour les produits du vapotage.

Commentaire de la Fivape : « Cette dernière mesure était regrettable pour les professionnels qui ont investi dans des équipements intégrés à leur boutique avec contrôle de la majorité. Ce service rendu aux clients est très apprécié, principalement pour les dépanner en dehors des jours et horaires d’ouverture. »

22 Juil 2026 | Profession
 

Ce 21 juillet, Logista France a eu le plaisir d’accueillir Julie Delpech (députée de la 1re circonscription de la Sarthe / Ensemble pour la République), Laurence Proust (présidente de la Fédération des buralistes de la Sarthe, administratrice de la Confédération) ainsi que Stéphane Courtin, représentant de la DGFIP, sur sa plateforme logistique du Mans.
Nous reprenons une communication de Logista sur LinkedIn.

Cette visite a permis de découvrir le fonctionnement de ce site stratégique, qui contribue chaque jour à l’approvisionnement de centaines de commerces de proximité dans la région, et de rencontrer les équipes qui le font vivre au quotidien.

Aux côtés des équipes du site, Anne de Beaumont, directrice des Affaires publiques de Logista France, a échangé avec les représentants présents sur plusieurs enjeux majeurs du secteur : la lutte contre les circuits illicites, la traçabilité des produits, la protection des mineurs et la distribution responsable.

Cette rencontre a également été l’occasion de présenter les constats et les propositions du Livre blanc sur l’avenir du marché de la nicotine, porté par Logista France (voir 26 juin 2026), et d’échanger sur les défis actuels et futurs de la filière.

Implanté au cœur du territoire sarthois, le site du Mans illustre l’engagement de Logista France en faveur d’une logistique performante, responsable et au service des commerces de proximité.

9 Juil 2026 | Trafic
 

Les spécialistes appellent cela la « méthode du surfeur ».

Elle consiste à prendre d’assaut un camion de livraison de tabac avançant sur la route, en s’approchant de lui discrètement par l’arrière (avec un véhicule de type pick-up équipé d’une plate-forme élévatrice) pour faire sauter discrètement l’ouverture et dérober vite fait plusieurs cartons de cigarettes…
En les jetant dans le véhicule assaillant.

Un scénario de western difficile à croire. Mais réel.
Cela s’est déroulé mi-juin dans le centre de l’Espagne : sur l’autoroute AP-36, à Quintanar de la Orden (une centaine de kilomètres de Tolède), tout récemment (400 000 euros de tabac volé).

Et cela ne devrait pas étonner : nous avons déjà signalé des opérations spectaculaires de cette nature, ici même, en Europe (29 décembre 2016) et aussi en France (16 novembre 2019).

Concernant cette opération espagnole, elle s’est soldée par la détention de 10 personnes.
Dont une majorité de Roumains.
Leur spécialité : les camions transportant du tabac et de l’électroménager.

1 Juil 2026 | Trafic
 

Face à l’explosion du marché parallèle, Logista France a publié un Livre blanc et formule cinq propositions pour réguler le secteur de la nicotine, déjà évoquées ici même (voir les 24, 26, 29 et 30 juin).
Nous reprenons le communiqué officiel de Logista.

Le marché de la nicotine est en pleine mutation, mais une part croissante de ce secteur échappe aux circuits légaux. Contrebande, contrefaçon, ventes sur les réseaux sociaux et commerce en ligne illégal constituent désormais une menace économique et sanitaire majeure. Dans ce contexte, Logista France, acteur majeur de la distribution de proximité, a publié son Livre blanc intitulé « Marché de la nicotine : comment reprendre le contrôle ? », un document qui dresse un état des lieux alarmant et propose des solutions concrètes aux pouvoirs publics.

Un marché parallèle aux lourdes conséquences

Alors que la France maintient des prix du tabac parmi les plus hauts d’Europe, le taux de prévalence tabagique reste supérieur à la moyenne du continent, un paradoxe qui s’explique en partie par l’essor d’un marché illicite.
Selon les données compilées par Logista, ce trafic n’est plus marginal :
En 2025, le trafic de tabac représentait l’activité de 28,6 % des organisations de criminalité organisée démantelées par les douanes.
Les conséquences sont multiples.

  • Les réseaux criminels investissent massivement ce secteur, avec plus de 40 attaques recensées par Logista contre ses propres activités de distribution.
  • À l’échelle locale, le nombre de points de vente illégaux a été multiplié par 16 en Île-de-France depuis 2019.
  • Les saisies de tabac de contrefaçon ont, quant à elles, été multipliées par 8,5 depuis 2020.
  • Près d’un quart des fumeurs (23 %) déclarent avoir déjà acheté du tabac via un canal illégal.

Ce phénomène, amplifié par l’explosion des annonces sur les réseaux sociaux et le développement encore peu régulé des produits de vapotage, engendre un manque à gagner fiscal considérable pour l’État, estimé entre 4 et 10 milliards d’euros chaque année.

Cinq propositions pour une nouvelle régulation

Pour endiguer ce phénomène, Logista France avance cinq propositions structurantes. L’entreprise préconise en premier lieu d’instaurer un moratoire sur les hausses de la fiscalité du tabac afin de freiner l’attrait pour le marché noir.
Elle suggère ensuite de mieux encadrer le marché du vapotage en mettant en place un système d’agrément obligatoire pour les vendeurs de cigarettes électroniques et en introduisant une accise modérée sur les e-liquides.
Les deux dernières propositions visent à renforcer les contrôles. Logista appelle à un contrôle effectif des canaux numériques, devenus des vecteurs majeurs de ventes illicites.
Enfin, l’entreprise demande que les nouveaux produits à base de nicotine soient soumis à une autorisation préalable avant toute mise sur le marché, garantissant ainsi leur conformité et leur sécurité pour les consommateurs.

« Reprendre le contrôle du marché de la nicotine ne signifie pas revenir en arrière. Cela suppose au contraire d’adapter les outils de régulation aux nouvelles réalités du marché, afin de mieux protéger les consommateurs, les mineurs, les recettes publiques et les acteurs économiques qui respectent les règles », souligne Mathilde Keszey-Goffard, présidente de Logista.

30 Juin 2026 | Profession
 

C’est une information exclusive que l’on apprend dans le « Livre blanc » que vient d’éditer Logista France (voir les 26 juin et 29 juin 2026).
Et cette information prend un relief particulier au moment où l’on apprend que le tribunal judiciaire de Rennes vient de réduire les peines récemment infligées à deux braqueurs d’un camion de transport de tabac Logista (voir le 20 février 2026).

(Extrait du Livre blanc de Logista)

Quarante-deux attaques ont eu lieu en 2025 à l’encontre des activités de distribution de tabac par Logista sur le territoire national. Leur nombre est relativement stable ces dernières années, mais un phénomène inquiétant se développe : les attaques de haute intensité ont plus que doublé depuis 2024 (voir les 4 octobre 2025 et 18 septembre 2025).
Ce sont maintenant des gangs très chevronnés et violents qui s’en prennent aux camions de distribution. Ils sont équipés de brouilleurs d’ondes pour empêcher chauffeurs et témoins de donner l’alerte. Ils posent en amont un traceur GPS sur le camion pour le suivre à la trace.
Et ils sont armés, parfois lourdement. Certaines attaques ont donné lieu à des prises d’otages avec séquestration. Des chauffeurs ont été blessés, frappés au marteau notamment, ou sous la menace d’armes de poing (voir le 24 avril 2025).

Un préjudice financier et humain

Ces attaques portent la marque du crime organisé, avec des auteurs professionnels, déterminés et très bien équipés.
Sur les 42 agressions enregistrées en 2025, 21 ont toutefois pu être mises en échec. Les attaques réussies ont, quant à elles, représenté un préjudice total de près de 5 millions d’euros. Au-delà du préjudice financier, ces agressions créent aussi des préjudices humains importants, laissant des chauffeurs traumatisés, parfois victimes de coups violents.

Désorganisation de la distribution

La violence des attaques a, par ailleurs, provoqué des ruptures de service en 2025, chauffeurs et entreprises refusant d’être exposés à de tels risques.
Ce qui a désorganisé la distribution sur de larges territoires, le temps que des mesures de protection soient prises.
Mais la rapide montée en puissance de l’intensité des attaques fait redouter des faits encore plus violents. Comme pour la contrebande, l’importance des gains potentiels attire de nouvelles équipes criminelles. La facilité à écouler les cigarettes volées dans les filières illicites de vente ne fait qu’aggraver le phénomène.