Tel est le titre d’un article des Les Échos (le 15 juillet), signé Sébastien Dumoulin, se bornant à constater que les buralistes ont vendu, ce premier semestre, 40 millions de paquets de cigarettes de moins que l’année dernière (voir le 23 juin 2026).
Avant de constater benoîtement que « ce n’est pas une bonne nouvelle pour le budget de la Sécurité sociale. »
L’auteur de l’article aurait pu ajouter que « ce n’est pas une bonne nouvelle » pour les buralistes non plus.
Mais il a dû oublier.
Quoi qu’il en soit, l’article souligne que « les bureaux de tabac ont écoulé 550 millions de paquets de cigarettes sur les six premiers mois de 2026.
C’est 40 millions de moins que l’an dernier sur la même période, soit une baisse de 7 %, qui s’inscrit dans une trajectoire de baisse ininterrompue ces dernières années.
En 2018, les Français achetaient encore 2 milliards de paquets par an. Cette année, à peine plus d’1 milliard de paquets devrait trouver preneur, une chute de moitié en seulement huit ans.
Les recettes spécifiques du tabac devraient passer cette année sous la barre des 12 milliards d’euros. Et le rythme de cette décrue approche désormais 700 millions d’euros de moindres recettes chaque année. Bercy a mis du temps à prendre acte de cette nouvelle donne (…)
En 2024 comme en 2025, l’écart entre la prévision initiale et les recettes réelles du tabac a approché 700 millions d’euros. Pour 2026, les services du ministère ont pris les devants et acté, dès le PLF de l’automne dernier, que les recettes du tabac baisseraient à nouveau d’un montant similaire.
Un réalisme que les chiffres de vente à la mi-année viennent appuyer. »
(Voir aussi les 15 avril 2026 / fiscalité tabac et 13 juin 2026 / recettes fiscales.)




