Après 48 heures de lutte, les quelque 800 pompiers mobilisés sont parvenus à fixer les deux incendies qui ont parcouru un peu plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau, près de Paris, pour lesquels quatre gardes à vue sont encore en cours – dont celle d’un pompier volontaire. Nous reprenons le communiqué de l’AFP (extraits).
« Fixés, ça veut dire qu’ils sont bloqués dans leur périmètre », mais pas « éteints », a déclaré lors d’un point presse le préfet de Seine-et-Marne, Pierre Ory, soulignant que les pompiers vont devoir encore être à pied d’œuvre pendant des jours, voire des semaines.
« Avec près de 300 largages » ces deux derniers jours, « les moyens aériens ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de ces incendies », s’est félicité dans un message sur X le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, saluant par ailleurs « le travail des policiers et des gendarmes qui ont permis l’interpellation de plusieurs auteurs présumés de départs de feu ».
Deux suspects, interpellés et dont la garde à vue a été prolongée, auraient reconnu les faits : un pompier volontaire à Fontainebleau qui a avoué avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence », et un autre homme qui a reconnu « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette » sur un autre lieu de départ de feu, a indiqué la procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik.
Les deux hommes, nés en 2007 et sans antécédent judiciaire, sont suspectés de départs de feux distincts lundi, a précisé la magistrate dans un communiqué.
Le sapeur-pompier volontaire a été « suspendu », a indiqué dans un communiqué le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne, qui a exprimé « sa plus vive consternation ».
Aux dernières nouvelles, le sapeur-pompier serait revenu sur ses premiers aveux. À suivre.




