
Président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Frédéric Valletoux sollicite le Premier ministre dans un courrier pour qu’il agisse, auprès de la Commission européenne, afin de stopper le commerce parallèle de tabac alimenté par les fabricants aux frontières de l’Hexagone. Le manque à gagner pour l’État serait de 4,3 milliards d’euros par an.
C’est ainsi que débute un article de La Tribune Dimanche (de Jean-Victor Semeraro) de ce 8 mars que nous reprenons.
C’est une pratique que Frédéric Valletoux souhaite voir cesser au plus vite.
Dans une lettre adressée le 9 février à Sébastien Lecornu, dont a pris connaissance La Tribune Dimanche, le président de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, ancien ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, accuse les cigarettiers de nourrir le « commerce parallèle » de tabac par un « surapprovisionnement organisé » des pays limitrophes de l’Hexagone.
Dans son courrier au Premier ministre,
le député de Seine-et-Marne indique qu’un « rapport mené par les Douanes et la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca) d’octobre 2025 établit que 80 % du commerce parallèle de tabac constaté en France provient d’achats effectués dans les pays limitrophes ».
« L’exemple le plus emblématique est celui du Luxembourg où les cigarettiers livrent chaque année quelque 5 milliards de cigarettes, soit 8 fois plus que la consommation domestique, qui est de 600 millions. Ce différentiel est destiné pour l’essentiel à alimenter les marchés parallèles de la France, de la Belgique et de l’Allemagne », dénonce-t-il.









« Ce matin, j’ai reçu à la préfecture le président de la fédération des buralistes du Pas-de-Calais, Francois Guilbert, aux côtés des services de la Douane et des forces de sécurité intérieure. »


