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5 Nov 2025 | Institutions
 

Suite à la publication du rapport TAFE sur le marché parallèle du tabac (voir le 23 octobre) – lequel n’a pas manqué de susciter des étonnements de diverse nature (voir le 27 octobre) – la Direction générale des Douanes a publié, le 31 octobre, un communiqué (en disant un peu plus long sur la méthode utilisée) que nous reprenons ci-dessous :


La Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (MILDECA) publient les résultats de la recherche Tabac échappant à la Fiscalité nationale (TAFE). Cette étude, décidée conjointement, a pour objectif de quantifier la part du marché du tabac échappant à la fiscalité et d’analyser les modalités de vente du tabac en dehors du réseau des buralistes.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du plan d’action national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025 conduit par la Douane, ainsi que dans le programme national de lutte contre le tabac 2023-2027 mis en œuvre par le Gouvernement.

Conduite par les Professeurs Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin, cette recherche fournit une estimation scientifique indépendante du phénomène du marché parallèle du tabac et constitue un outil précieux pour orienter les politiques publiques de prévention et de contrôle.


Une méthodologie reconnue et transparente

L’étude s’appuie sur trois approches complémentaires permettant d’obtenir une estimation solide du phénomène :

  • l’analyse des livraisons de tabac aux buralistes par département sur la période 2016-2023 ;
  • la mesure de l’écart fiscal (« tax gap ») entre la consommation déclarée et les volumes livrés aux buralistes ;
  • la modélisation de cet écart au niveau national (hors outre-mer).

Ces méthodes, conformes aux recommandations de la Commission européenne et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), garantissent une évaluation rigoureuse et comparable au niveau européen.


Près d’un sixième du marché hors fiscalité nationale

Les résultats montrent qu’en 2023, 17,7 % du tabac consommé en France a échappé à la fiscalité nationale, soit environ 8 081 tonnes de tabac.

Cette part représente une perte de recettes fiscales estimée à 4,3 milliards d’euros.


Les achats transfrontaliers, première source de tabac non fiscalisé

L’étude révèle que la majeure partie du tabac échappant à la fiscalité provient des achats transfrontaliers, estimés à 6 863 tonnes en 2023.

Les ventes de rue et trafics locaux représentent environ 366 tonnes, tandis que les buralistes français ont livré 36 237 tonnes de tabac légalement fiscalisé la même année.


Un enjeu économique et de santé publique majeur

Ces résultats confirment la nécessité de poursuivre la lutte contre les circuits parallèles de distribution de tabac, notamment aux frontières et sur les réseaux en ligne.

Ils appuient également les efforts du Gouvernement visant à protéger la santé publique, à préserver les recettes fiscales nationales et à soutenir le réseau des buralistes.


À propos de la MILDECA

Placée sous l’autorité du Premier ministre, la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) anime et coordonne l’action du Gouvernement en matière de lutte contre les drogues et les conduites addictives, et élabore à ce titre la stratégie gouvernementale en la matière dans les domaines suivants : recherche et observation, prévention, santé et insertion, application de la loi, lutte contre les trafics, coopération internationale. La MILDECA accompagne les partenaires publics, institutionnels et associatifs de la politique publique dans la mise en œuvre des orientations, en leur apportant un soutien méthodologique ou financier.

 Commentaires fermés sur Rapport TAFE : le communiqué officiel des Douanes avec de premières précisions sur la méthodologie…  ,
24 Oct 2025 | Institutions, Profession
 


Partageant l’objectif de mieux comprendre les dynamiques du marché parallèle du tabac, nous saluons la création et la publication des premiers résultats de l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), pilotée par la DGDDI et la MILDECA, que nous appelions de nos vœux depuis de nombreuses années (voir les 23 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

Les recettes fiscales non perçues à hauteur de 4,3 milliards d’euros en 2023, aujourd’hui mises en lumière, correspondent à celles que nous évoquions déjà à l’époque — elles ont, sans surprise, augmenté depuis.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique, de sécurité et de fiscalité sont majeurs, nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie employée, afin de pouvoir analyser en détail les protocoles de collecte et de traitement des données.

Même si nous comprenons que ces premiers résultats nécessitent encore des garanties de fiabilité pour mieux appréhender l’ampleur réelle du phénomène, il est regrettable que la dimension digitale du marché parallèle ne soit pas mise en avant, ainsi que la contrefaçon de marques authentiques, alors que ces deux pans constituent une part croissante et préoccupante de ce trafic.

Imperial Brands – Seita demeure bien évidemment disponible pour contribuer à une lecture critique et constructive de cette étude, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

 Commentaires fermés sur ÉTUDE TAFE : « Nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie » (Imperial Brands – Seita)  , ,
 

Cette recherche s’attache à estimer la part du tabac consommé en France échappant à la fiscalité nationale (« TAFE »). L’analyse vise à quantifier le manque à gagner pour les finances publiques et à identifier les profils des consommateurs concernés.
En s’appuyant sur des données de livraison des produits du tabac, des enquêtes représentatives et des panels cibles, nous mettons au jour une réalité complexe, influencée par la géographie, les dynamiques économiques et les comportements sociaux.

C’est ainsi que débute la synthèse du rapport établi pour le compte de la Direction générale des Douanes et la Mildeca (voir 22 octobre 2025 et 12 novembre 2024). Nous la reproduisons.

Cette recherche a été financée par la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (MILDECA) à partir d’un appel à projets dont les résultats ont été publiés en mars 2024. Elle a été conduite par Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin de l’Université de Lille.

Évolution des livraisons départementales (2016-2023)

L’évolution des livraisons de tabac aux buralistes sur la période 2016-2023 fait apparaître des disparités marquées entre départements frontaliers et non frontaliers.
Les analyses montrent des baisses significatives de livraisons dans les départements limitrophes de pays où le tabac est moins cher : Moselle, Pyrénées-Atlantiques, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Territoire de Belfort… Ces départements ont vu les volumes de tabac livrés chuter de plus de 45 %, alors que des territoires non frontaliers comme la Vendée ou les Côtes-d’Armor n’ont connu qu’une baisse inférieure à 25 %.
En valeur, la tendance est similaire : une baisse de plus de 13 % dans les départements frontaliers contre des hausses dépassant 27 % dans certains départements non frontaliers.
L’analyse graphique montre également que la baisse des livraisons s’est accélérée après 2018 et s’est poursuivie jusqu’en 2023, renforçant l’hypothèse selon laquelle la proximité des frontières facilite l’achat transfrontalier de tabac.

Le confinement du printemps 2020, lié à la pandémie de Covid-19, a permis une observation « expérimentale » de ce phénomène. Durant cette période de fermeture des frontières, les livraisons de tabac aux buralistes ont augmenté, notamment dans les départements frontaliers, suggérant un report des achats transfrontaliers sur le réseau légal français.

À travers des simulations, nous avons estimé que si tous les départements avaient connu la même dynamique que la Vendée (département ayant connu la baisse la plus faible des livraisons de tabac), les livraisons de tabac à l’échelle nationale en 2023 auraient été supérieures de près de 7 000 tonnes.
Inversement, si tous les départements s’étaient comportés comme la Moselle, les livraisons auraient été inférieures de 12 000 tonnes. Cette méthode permet d’estimer le TAFE entre 11 et 16 % des volumes livrés, représentant de 1,5 à 3,9 milliards d’euros de pertes fiscales annuelles selon les années. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Marché parallèle du tabac : la synthèse officielle du rapport financé par la Douane et la Mildeca (sur l’année 2023)  ,
20 Oct 2025 | Institutions
 

Assemblée Nationale. Image linkedin

Ce lundi, la Commission des Finances de l’Assemblée nationale entame l’examen du Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, soit le début d’un marathon budgétaire qui s’annonce d’autant plus dense que le Premier ministre a annoncé ne pas faire appel au 49.3.

La météo parlementaire annonce une pluie d’amendements. Il en sera de même pour le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) examiné dans la foulée. Bref, il y aura des débats.

Nous avons déjà attiré l’attention de nos lecteurs sur l’article 23 du Projet de loi de finances (voir le 16 octobre), lequel tend – au-delà du sujet fiscal – à définir et à recadrer la vente de l’ensemble des produits à fumer. Et, par extension, à vapoter.

La proposition de taxation, comprise dans cet article, fait beaucoup débat (voir le 18 octobre). Mais au moment où tant le Gouvernement que le Parlement ont soif de nouvelles recettes fiscales, pas besoin d’être grand clerc pour savoir comment, le sujet posé, cela va se terminer…

L’intérêt de cet article du Projet de loi de finances est qu’il pose officiellement le sujet d’un réseau agréé de distribution des produits du vapotage et du CBD, avec un meilleur encadrement et l’interdiction du commerce en ligne.

Une démarche inédite qui mérite d’être suivie attentivement.

– Jean-Paul Vaslin

 Commentaires fermés sur Budget : le sujet d’un réseau agréé de distribution des produits du vapotage et du CBD  
19 Oct 2025 | Institutions
 

18,1 %

Pourcentage des fumeurs quotidiens au sein de la population française adulte, selon le dernier baromètre 2024 sur la prévalence tabagique de Santé publique France (voir les 16 et 15 octobre).

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17 Oct 2025 | Institutions
 

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur (voir le 16 octobre).
C’est ainsi que débute un article de Newsweed que nous reprenons.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Une « harmonisation fiscale » selon Bercy

Le Gouvernement présente cette réforme comme une simple harmonisation fiscale. L’article en question modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) afin d’y inclure les produits « susceptibles d’être fumés, même sans tabac ni nicotine ».

Concrètement, cela signifie que les fleurs et dérivés de CBD à fumer (pré-rolls, mix, extraits combustibles) seraient désormais soumis à une taxe spécifique, comparable à celle appliquée aux cigarettes ou au tabac à rouler.

Selon les documents budgétaires, cette mesure vise à « garantir la neutralité fiscale entre les différents produits à fumer » et à « assurer une meilleure traçabilité douanière ». Le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI), serait chargé de contrôler cette nouvelle catégorie de produits.

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Un taux de taxation encore flou

Le texte fixe le montant de la future accise sur le CBD fumable à 25,7 %, en plus d’une assiette fixe de 18 euros par kilo. Cette perspective inquiète fortement les acteurs du secteur, qui craignent de voir disparaître la compétitivité du CBD face au marché noir ou aux commerçants étrangers.

Au-delà de la fiscalité, cette mesure entraînerait un changement de statut administratif du CBD fumable. En intégrant ces produits au régime des accises, le Gouvernement les assimilerait de fait à des produits du tabac, avec toutes les obligations qui en découlent :

  • entreposage sous douane ;
  • banderoles fiscales ;
  • autorisations de distribution ;
  • et contrôle des circuits de vente.

Vente en ligne et vente au détail : un marché sous contrôle des buralistes

C’est sans doute la conséquence la plus lourde de cette réforme : la vente de CBD à fumer serait désormais réservée aux buralistes et à d’éventuels commerçants agréés par les Douanes. Les boutiques spécialisées dans le CBD, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du réseau de distribution, ne pourraient plus vendre de fleurs ou dérivés destinés à la combustion.

Autrement dit, seuls les débits de tabac conserveraient le droit de commercialiser ces produits, sous réserve de conformité aux normes douanières. Les magasins indépendants devraient se limiter aux huiles, infusions, gélules ou cosmétiques, non concernés par cette fiscalité.

Pour la vente en ligne, la situation serait encore plus stricte. Comme pour le tabac, la vente à distance de produits soumis à accise est interdite en France. Si les fleurs CBD intègrent ce régime, toute vente sur Internet – y compris via des sites français agréés – deviendrait illégale.
Les plateformes e-commerce, aujourd’hui au cœur du marché, seraient donc exclues du segment du CBD à fumer.

Ces restrictions représenteraient un coup d’arrêt brutal pour de nombreux entrepreneurs qui ont investi dans la distribution numérique ou physique depuis 2020.

Certains syndicats professionnels, comme l’Union des professionnels du CBD (UPCBD), demandent d’ailleurs un régime transitoire ou un statut spécifique, afin d’éviter une « captation du marché » par le seul réseau des buralistes.

Une mesure contestée dans la filière

Du côté des professionnels, la réaction est unanime : le texte favorise le monopole du tabac au détriment d’un secteur émergent qui a su créer de l’emploi et structurer une offre légale. Les producteurs français, qui ont investi dans des variétés à faible teneur en THC et dans la traçabilité, redoutent d’être privés de leurs débouchés directs et de devoir passer par des intermédiaires agréés.

Plusieurs juristes soulignent aussi une contradiction avec le droit européen : le CBD, reconnu comme non stupéfiant par la Cour de justice de l’Union européenne, ne devrait pas être assimilé à un produit du tabac, surtout en l’absence de nicotine. Une telle classification pourrait donc être contestée juridiquement, voire jugée disproportionnée au regard des objectifs de santé publique.

En attendant les décrets d’application, la mesure crée une incertitude majeure pour la filière du chanvre bien-être. Si elle était adoptée en l’état, le marché du CBD fumable serait quasiment nationalisé, concentré entre les mains des buralistes, tandis que les acteurs historiques du secteur devraient se réinventer ou se tourner vers l’export.

Ce projet de taxation du CBD comme le tabac pose donc une question plus large : la France veut-elle encadrer le CBD ou l’étouffer ?

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Santé publique France a publié le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France comme nous l’avons annoncé hier soir (voir le 15 octobre).

Avec une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Autres chiffres-clés publiés par Santé publique France :

  • Le nombre des fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions entre 2014 et 2024.
  • La part de personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie est de 44 % désormais.
  • 55 % de fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
  • 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18-79 ans déclarent avoir fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
  • 25 % des ouvriers sont fumeurs quotidiens.
  • 12 % des cadres sont fumeurs quotidiens.
  • 30 % des chômeurs sont fumeurs quotidiens.
  • 20,9 % de fumeurs quotidiens en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • 14,6 % de fumeurs quotidiens en région Île-de-France.
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15 Oct 2025 | Institutions
 

Baisse FlècheSanté publique France vient de publier le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France pour 2024.
Cinq mois seulement après la parution de son baromètre 2023 (voir le 21 mai).

Mais le plus étonnant réside dans une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Ceci après des années de stagnation : 34 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » et 30 % de « fumeurs quotidiens » en 2000.

Les explications de toute nature vont se multiplier pour expliquer ces chiffres. On reviendra dessus.
Mais il est probable que le développement du vapotage, ces toutes dernières années, a dû jouer un rôle important.

À suivre.

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15 Oct 2025 | Institutions, International
 

Diminution drastique des points de vente de tabac dans chaque pays ; interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date … Ce ne sont que des sujets de travail inscrits dans un agenda. Mais ils circulent allègrement à la faveur d’échanges de documents entre les capitales européennes.

En fait, il s’agit de rapports – officiels puisqu’apparemment validés par les services de la Commission européenne – appelés à servir de base de travail à la COP 11 qui va se tenir à Genève du 17 au 22 novembre prochains.

La « COP » – soit la conférence mondiale sur la lutte contre le tabac, tenue sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé / OMS – qui se veut l’instance suprême d’impulsion de toutes les mesures anti-tabac dans le monde et dont on connaît le peu d’appétence au dialogue avec ces parties-prenantes que sont les professionnels du tabac et du vapotage (ils sont carrément exclus des travaux).
La COP 10 s’était tenue à Panama (voir 18 février 2024).

Parmi les sujets à l’ordre du jour (les documents préparatoires ayant fuité au niveau de Bruxelles) :

  • la réduction de la vente au détail du tabac (ce qui suppose une diminution forcée des points de vente officiels … et une augmentation conséquente du marché parallèle encouragé ainsi officiellement) ;
  • l’interdiction « des incitations » aux détaillants (on ne sait s’il s’agit des aides publiques, par exemple …) ;
  • le « contrôle des prix » (avec des prix minimums) ;
  • l’interdiction des ventes fondée sur la date de naissance (generational ban) ; soit le relèvement systématique de l’âge minimum d’accès officiel au tabac ;
  • la suppression de toutes les aides publiques à la culture du tabac dans le monde ;
  • l’imposition de quotas sur la fabrication et l’importation du tabac ;
  • l’obligation d’une très faible teneur en nicotine dans les produits ;
  • l’interdiction des filtres à cigarettes ;
  • la généralisation des lieux publics non-fumeurs.

Pour ceux qui pensent que l’Europe peut être encore un levier d’action pour arriver à des mesures équilibrées …

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13 Oct 2025 | Institutions
 

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) organise un colloque « Marchés parallèles du tabac : ampleur, enjeux et solutions », le jeudi 23 octobre, à l’Assemblée nationale. Nous reprenons le texte de présentation de ce colloque.

Les marchés parallèles représentent un phénomène d’importance majeure pour les pouvoirs publics. Les achats hors réseau pénalisent une partie de l’efficacité des politiques de lutte contre le tabagisme, entraînent un manque à gagner considérable pour les finances publiques et soulèvent un enjeu sécuritaire de premier ordre.

Les fabricants de tabac sont les premiers bénéficiaires des marchés parallèles, dans leur versant légal comme illégal. L’implication de l’industrie du tabac dans l’organisation et la facilitation du commerce illicite à l’échelle internationale est démontrée, y compris à l’heure actuelle.

En France, les marchés parallèles sont en partie alimentés par l’industrie du tabac, à travers des pratiques de sur-approvisionnement de certains marchés frontaliers.

L’événement est co-présidé par Frédéric Valletoux, président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, auteur de propositions (loi, résolution) sur les marchés parallèles (voir 25 septembre 2025), et le professeur Yves Martinet, président du CNCT.

Au programme :

Table ronde numéro 1 : Les marchés parallèles, mythes et réalités

– Marchés parallèles, commerce illicite : définitions, enjeux et ampleur
Christian Ben Lakhdar – professeur des universités en économie à l’Université de Lille

NDLR : précisons que le professeur Ben Lakhdar est chargé d’une étude officielle sur le sujet par la Douane et la Mildeca (voir 12 novembre 2024). Ce n’est pas précisé dans le communiqué.

– Les marchés parallèles dans le débat public
François Topart – responsable de recherche au CNCT

Table ronde numéro 2 : Comment lutter efficacement contre les marchés parallèles ?

– Le système de suivi et de traçabilité et ses failles actuelles
Luk Joosens – consultant auprès de Smoke Free Partnership et expert du commerce illicite du tabac

– Comment mettre fin aux pratiques de sur-approvisionnement des fabricants de tabac ?
Emmanuelle Béguinot – directrice du CNCT

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