
L’organisation qui représente 22 800 professionnels – la Confédération nationale des buralistes – fustige un trafic de la contrebande et de la contrefaçon nourri par la hausse des prix, avec un paquet vendu en moyenne près de 13 euros, soit une augmentation d’environ 6 euros depuis 2017. C’est ainsi que débute un sujet de BFM-TV que nous reprenons (voir le 17 novembre et ci-dessous).
Plusieurs dizaines de buralistes se sont rassemblés lundi près du Sénat, avant l’examen en séance du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, pour réclamer un « moratoire » sur la hausse des prix du tabac, carburant selon eux de la contrebande et de la contrefaçon (voir le 17 novembre et ci-dessous).
Une imposante benne remplie de cartouches de cigarettes a été déposée pour l’occasion devant les grilles du jardin du Luxembourg, qui jouxte la chambre haute. À l’intérieur, « environ 100 000 paquets, soit deux heures de vente sur le réseau illégal », assure Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, à l’origine du rassemblement.
La part du tabac consommé en France métropolitaine qui échappe à la fiscalité nationale (TAFE) représente un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros en moyenne en 2023, selon les Douanes.
Un amendement qui proposait d’augmenter le prix du tabac à hauteur de 10 % par an jusqu’en 2032, afin d’atteindre un paquet à 25 euros, a été rejeté à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le projet de budget de la Sécurité sociale en présence de la ministre Amélie de Montchalin (voir 8 novembre).
Mais les buralistes redoutent qu’un amendement similaire revienne au Sénat.
Serdar Kaya, qui dit avoir échangé sur le sujet avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, assure que le gouvernement « a pris conscience de la situation » et est opposé à toute nouvelle hausse, hors inflation.
Il s’est par ailleurs félicité de la position exprimée à l’Assemblée par la ministre qui souhaite rétablir « la règle d’une seule cartouche de cigarettes par personne franchissant une frontière intra-européenne », contre quatre actuellement.




